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Conférence à Doha sur le réchauffement climatique : un enjeu de taille

Depuis lundi 26 novembre, une conférence de l’ONU sur le changement climatique s’est ouverte à Doha, au Qatar. Une conférence qui s’annonce bien difficile en raison de la grande mission pour laquelle les 195 pays doivent œuvrer, et se concerter : atténuer le réchauffement climatique. Les divergences entre pays quant aux modes d’action empêchent bien souvent les négociations d’aboutir une solution concrète. Pourtant, le problème du réchauffement climatique est planétaire, et la situation urge.

Une conférence inutile ?

Les représentants de 195 pays réunis à Doha, devront tenter de trouver des solutions à la question du réchauffement climatique. Ils auront jusqu’au 7 décembre pour traiter et débattre sur ce problème planétaire. Une mission qui s’annonce déjà bien difficile en raison de la complexité de la situation, et la difficulté de trouver une entente entre les pays sur la question.

Les enjeux de cette 18ème conférence sur le climat seront principalement de mettre en place de nouvelles restrictions en matière d’émissions de gaz à effet de serre (GES). Il faudra entre autre prolonger le Protocole de Kyoto qui arrive à expiration le 31 décembre 2012, et dont le bilan n’est pas vraiment positif.

Le protocole de Kyoto est le seul texte international contraignant les Etats signataires à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique, et ainsi éviter une hausse de température de 2 degré Celsius d’ici à 2100. Cependant, tout le monde n’était pas signataire, et il subsistait des désaccords sur les conditions de diminution des GES.

Le pessimisme autour de cette nouvelle conférence règne donc sur les résultats espérées, en raison de la difficile entente entre tous les pays. Globalement, il y a d’un côté, les pays industrialisés et développés qui refusent de s’engager dans un nouveau protocole de Kyoto (qui était déjà remis en question, par la refus de signature de certains Etats tels que les Etats-Unis) et de l’autre, les pays en voie de développement qui refusent des contraintes susceptibles de freiner leur croissance économique. Ils invoquent pour cela le « principe de responsabilité commune mais différenciée ». Autrement dit, les pays du Nord ont pu se développer antérieurement, alors à leur tour de s’industrialiser, et d’avoir une belle croissance économique. Des pays en développement, comme la Chine, proposent de proposer des restrictions en prenant en compte les réalités et les besoins distincts des différents pays.

Les conséquences à venir du réchauffement climatique

Pourtant, le réchauffement climatique a, et aura, des conséquences dramatiques sur notre planète.

Hormis la fonte des glaces déjà visible, c’est aussi la faune et la flore qui seront considérablement touchés, avec le déclin de la biodiversité (baisse de 28% d’espèces animales entre 1970 et 2008).

Ces conséquences auront un impact direct sur la vie des hommes. Nombreux seront les « réfugiés climatiques » en raison des catastrophes naturelles, de la sécheresse, et de la montée des eaux. Sur ce dernier point, selon une étude publiée dans « Environmental Research Letters », du 28 novembre, le niveau des mers augmente 60% plus vite que ce qui était avancé en 2007 par des experts.

Quant à la La déforestation, elle constitue la troisième source indirecte d’émissions de CO2, la fourniture d’énergie et l’industrie, étant les deux premières. La déforestation s’est considérablement accélérée au cours de cette dernière décennie : plus de 13 millions d’hectares de forêts ont disparu chaque année entre 2000 et 2010. La consommation mondiale d’énergie explose, et devrait doubler d’ici 2030. La population mondiale ne cesse de s’accroitre, et il sera impossible de satisfaire les besoins de la consommation alimentaire mondiale, si ce n’est peut être en augmentant de plus de 60% la production agricole selon des experts.

Les 195 pays devront donc trouver des solutions à un problème planétaire, mais tant que les Etats ne se mettent toujours pas d’accord sur les objectifs et les contraintes à mettre en place, tant que chaque Etat pense à son développement et sa croissance économique, les conférences ne seront d’aucune utilité. Face un problème qui concerne tout le monde, tout le monde doit faire l’effort d’y répondre. Prendre conscience de la réalité du réchauffement climatique et de ses conséquences doit pousser les Etats à agir pour lutter contre efficacement, quitte à faire certaines concessions. Pour l’instant, les intérêts de chacun semblent primer sur le bien être de la planète (et des générations à venir).

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