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Crédit Mutuel

Mardi 19  juin, au matin, alors qu’elle se rendait à un rendez-vous avec son conseiller, une femme portant le hijab s’est vue refuser l’entrée d’une agence Crédit Mutuel. Raison évoquée : l’employée exigeait qu’elle ôte son foulard. De son acte, il en découle une forte indignation et une manifestation devant les locaux de la banque. Les responsables du Crédit Mutuel lancent rapidement un communiqué afin d’exprimer leur regret et leurs excuses pour cette « erreur isolée ».

Ôter son hijab pour entrer

Mardi 19 juin, à Belfort, une guichetière d’une agence bancaire du Crédit Mutuel a demandé à une cliente portant le hijab qui voulait rentrer de l’ôter ou de relever. Cette requête injustifiable comme condition d’entrée a bien évidemment suscité l’indignation d’un grand nombre de personnes.

Dès l’ouverture, la cliente s’est rendu à l’agence pour consulter son conseiller financier. Alors que la jeune femme se trouvait entre les deux portes de sécurité avec deux autres clients, une salariée en service lui demande de retirer son hijab. Elle a alors réitéré sa requête et attendit, en bloquant la deuxième porte de sécurité. La jeune femme ne céda pas à cette pression, et ressortit de la banque, direction le commissariat. Mais une fois l’injustice expliquée au commissariat, on lui répondit que son « visage devait être dégagé ».

La femme, se retourna alors vers un organisme, la COJEP International.  Aussitôt avertie, l’ONG contacte l’agence et invite les gens à une manifestation. Des représentants de la COJEP se sont donc rassemblés devant l’agence, ainsi que des membres de la communauté musulmane locale.

Communiqué du Crédit Mutuel

Suite à ce fâcheux incident, les responsables de l’agence Crédit Mutuel de Belfort ont transmis un communiqué à la presse afin de clarifier la situation.

La banque déclare qu’il s’agit d’une « erreur isolée ». La salariée de l’agence a mal interprété les consignes de sécurité en vigueur. Elle a estimé que la jeune musulmane devait ôter son voile afin d’être identifiable et visible. Pourtant, précisons-le, il ne s’agissait pas d’un voile qui dissimulait le visage.

Le communiqué précise également : «  Dans la mesure où nous exerçons une profession à risque, des consignes strictes doivent être respectées afin de protéger les personnes au sein des agences. L’accès serait ainsi refusé à quelqu’un qui porterait un casque de moto, une cagoule, ou tout élément empêchant son identification ».

Le communiqué rappelle également l’attachement de la banque au principe de respect de la diversité de ses clients, et ajoute qu’elle accueille  tout le monde « sans discrimination aucune ». Les responsables ont par ailleurs rencontré la musulmane concernée afin de s’entretenir avec elle sur les faits.

Enfin, les responsables concluent en exprimant leur regret sincère pour cet incident, et présentent leurs excuses à leur cliente, « sa famille, et à l’ensemble des personnes touchées par ce malentendu ». Le Crédit Mutuel n’a pas indiqué si la salarié avait été sanctionnée.

Ce malencontreux incident reflète néanmoins un climat tendu en France sur les questions relatives à l’islam, et sa visibilité dans l’espace public. Il révèle aussi une crainte, et des suspicions, notamment sur les musulmanes de par leur visibilité. Il inquiète et interpelle également de par la confusion de cette employée ne sachant distinguer un simple foulard sur les cheveux et un voile dissimulant le visage. Le matraquage médiatique et les propos des personnalités politiques sur l’islam alimentent sans cesse cette atmosphère d’islamophobie.

La jeune musulmane a exigé des excuses personnelles de l’employée, qui s’est dite tout de même « embêtée » par son erreur.

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