Vous devez vous connecter.

en attente ...
×
S'enregistrer

Articles

Moyen-orient

Meurtres d’enfants palestiniens en direct et en toute impunité sur Internet.

Note utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
Meurtres d’enfants palestiniens en direct et en toute impunité sur Internet. Les images d’enfants palestiniens abattus arbitrairement s’enchainent à un rythme endiablé, s’accumulent comme des piles de cadavres sur une charrette, se poussent les unes les autres sans qu’on puisse les retenir. Ici des bébés dans leurs linceuls, là un enfant touché à mort conspué par la foule tout en se vidant de son sang, ailleurs une adolescente rentrant de l’école, agonisante et en pleure. Tout les jours. TOUT LES JOURS!!! Et d’autres jeunes devenus fous attaquant les soldats israéliens à l’arme blanche ou à la voiture bélier, jusqu’à la mort.
Les vidéos d’enfants agonisants, postées par les israéliens eux-mêmes comme autant de trophées, sûrs de leur impunité, sont un summum de cynisme et de barbarie de leur part comme de celle des journalistes et gouvernants arabes et occidentaux qui se taisent, et pire, soutiennent et couvrent ces crimes contre l’humanité palestinienne. Mais qu’on le veuille ou non, c’est aussi et surtout le silence des peuples qui permet et accompagne cette nouvelle nuit barbare de l’histoire de l’humanité. C’est le silence de la majorité inconsciente et l’impuissance de la minorité consciente qui permettent la collaboration des gouvernements.
Qui peut dire qu’il aide la Palestine en envoyant 10 euros par mois, alors qu’il paye plusieurs centaines ou milliers d’euros d’impôts par an à un gouvernement qui collabore activement et ouvertement à la colonisation barbare de la Palestine par les juifs d’Europe? Ce n’est pas possible, on ne peut pas tuer des enfants par dizaines en toute impunité. Il n’est pas question de jeter la pierre à tel ou tel citoyen passif, MAIS DE NOUS REVEILLER!
Les français de toutes obédiences conscients du crime contre l’humanité qui se déroule à Jérusalem doivent augmenter d’un cran leur engagement pour la Palestine. Devant l’histoire. Nous devons intensifier nos coups de gueule, nos écrits, nos conférences, nos manifestations, nos boycotts, nos dons, nos désobéissances civiles, nos voyages en Palestine… Nous ne pouvons pas admirer les résistants au fascisme des siècles précédents mais rester des citoyens témoins et passifs devant les grands crimes de notre siècle. Nous, serviteurs de la paix, sommes les justes et les résistants de notre siècle, nous ne devons avoir ni complexes ni hésitations. Nous devons rechercher la grève de l’impôt, l’abstention, la désobéissance civile, la désertion ou au contraire l’encombrement des administrations, à chacun son chemin, mais il faut « résister » avec l’ambition d’emporter des batailles sur les cœurs de l’opinion inconsciente, et contre la tumeur sioniste qui nous gouverne.
Mais ce n’est pas tout d’être « antisioniste », il faut d’bord être pro-palestinien. Il faut soutenir ce peuple martyrisé mais toujours debout grâce à son courage autant qu’à sa sagesse. Il faut se pencher sur les victimes. C’est le principal de l’engagement pro-palestinien: soutenir la résistance de la vie au quotidien des civils, hommes, femmes et des enfants, des personnes âgées, des blessés, des réfugiés, des orphelins.
Quant aux musulmans, je n’aime pas parler comme un imam que je ne suis pas, mais inquiétons-nous du « Jour du Jugement » mieux que de notre petit confort à l’occidental, lorsqu’Allah nous présentera Ses versets, :
« Et qu’avez vous à ne pas combattre dans le sentier d’Allah, et pour la cause des faibles : hommes, femmes et enfants qui disent : « Seigneur! Fais-nous sortir de cette cité dont les gens sont injustes, et assigne-nous de Ta part un allié, et assigne-nous de Ta part un secoureur. » (Coran 4 : 75)
Que ceux qui ont des péchés à se faire pardonner s’engagent pour la Palestine comme un acte de repentir. En paix. Et que ceux qui visent un bel appartement au Paradis n’hésitent pas à s’engager pour la Paix, la justice et la dignité à Jérusalem en particulier et en Palestine en général.
Et Allah est témoin de tout, de ce que vous venez de lire et de ce que vous en ferez inshallah.
vincent Després Levard, CBBR, le 14 février 2016

Alter Info l'Information Alternative

Leurs terres, leurs oranges, leurs oliviers... et maintenant leurs keffiehs ?

Note utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
Leurs terres, leurs oranges, leurs oliviers... et maintenant leurs keffiehs ?
L’appropriation de ce que ne lui appartient pas : une spécialité d’Israël. C’est maintenant le symbole de la résistance palestinienne, le keffieh, qu’on essaie de détourner à Tel Aviv, la ville des" lumières", à en croire Madame Hidalgo qui a même essayé de nous vendre "le hommous, spécialité israélienne" à l’occasion de son grand flop de "Tel Aviv sur Seine".

Tanya Habjouqa, photographe, raconte qu’elle a eu un haut le coeur en voyant, dans une boutique d’une galerie commerciale chic de Tel Aviv, une boutique remplie de vêtements tous fabriqués à partir du tissu keffyeh que l’on trouve en Palestine et en Jordanie.

"Des robes sexy, des jupes "très mode", et rien à moins de 150 dollars", décrit-elle sur sa page facebook en précisant qu’à aucune endroit l’origine de ces tissus n’était indiquée.
"Le comble de l’appropriation culturelle", commente-t-elle, en ajoutant qu’elle croyait pourtant avoir tout vu en matière de vol et détournement des produits palestiniens.
Sur le site de la boutique "Dodo Bar Or", elle a vu que la conceptrice de mode israélienne avait en fait plusieurs magasins, en Israël, et des connections à l’international, et ses nouvelles "créations" sont basées sur le keffieh, avec souvent une touche "érotique", particulièrement déplacée concernant l’un des symboles de la résistance palestinienne :

Et quelle importance si cela est amené à choquer les 20 % de Palestiniens citoyens d’Israël, sans parler des millions d’autres Palestiniens sous occupation ?
Depuis sa création, l’Etat d’Israël s’est approprié quasiment tout ce qu’il n’arrivait pas à détruire dans le patrimoine historique, commercial et culturel de la Palestine : des oranges de Jaffa aux oliviers déracinés pour être replantés en Israël, en passant par la destruction des fabriques de savon de Naplouse, réputées dans le monde entier, et celle des sites historiques palestiniens remplacés par des routes réservées au colons ou les fameux "parcs écologiques" du KKL..
Jusqu’à la mosquée Al-Aqsa, à Jérusalem Est, le 3ème lieu saint de l’islam, qu’Israël tente progressivement de s’approprier.
Et on voudrait nous empêcher de boycotter un tel Etat ? Il n’est pas encore né celui qui y parviendra !
(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)
Source : http://mondoweiss.net/2016/02/israeli-designer-eroticizes-the-palestinian-keffiyeh/?utm_source=Mondoweiss+List&utm_campaign=e5579a5958-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_b86bace129-e5579a5958-398519573
CAPJPO-EuroPalestine

Alter Info l'Information Alternative

Israël détruit les maisons palestiniennes financées par l’Europe : Les citoyens européens doivent réagir

Note utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
Israël détruit les maisons palestiniennes financées par l’Europe : Les citoyens européens doivent réagir

L’info vient d’un excellent reportage de Cyrille Louis, envoyé spécial du Figaro en Cisjordanie, territoire palestinien occupé. Voici donc ce texte, et je ferai après quelques commentaires juridiques.

XVM8a10cee4-c9f1-11e5-93d9-5da90adc38d0.jpg

Cisjordanie : Israël détruit une dizaine d'habitations financées par l'UE

Par Cyrille Louis

Le hameau palestinien de Jinba, posé au bout d'une piste accidentée qui s'étire à l'extrême-sud de la Cisjordanie, semble avoir été balayé par un tremblement de terre. Ses habitants, hagards, s'affairent autour de leurs maisons éventrées et tentent de sauver ce qui peut l'être encore. Mardi matin, l'armée israélienne a détruit quinze préfabriqués dans lesquels résidaient une soixantaine de personnes, dont trente-huit mineurs, ainsi que plusieurs latrines et des panneaux solaires. Sept autres habitations ont été démontées dans le village voisin de Khirbet Halaweh, laissant une vingtaine de personnes sans abri. «Il s'agit clairement d'une des plus vastes opérations de démolitions menées ces dernières années», constate, navré, un diplomate européen.

Des tentatives de médiation infructueuses

Pour les habitants de Jinba, l'arrivée matinale des buldozeurs ne fut pas totalement une surprise. Voici en effet plus de vingt-cinq ans que l'armée israélienne cherche à aménager dans les collines situées au sud d'Hébron  une «zone de tir» vierge de toute présence humaine. En novembre 1999, quelque 700 résidents palestiniens furent évacués par la force d'une douzaine de villages situés dans cette zone aride et vaste de 3.000 hectares. Mais la cour suprême autorisa la population semi-nomade à regagner temporairement les lieux. Plusieurs tentatives de médiation se sont depuis succédé sans résultats tangibles, jusqu'à ce que le gouvernement israélien décide, lundi 1er février, de sonner la fin de la partie. «Quelques heures après, des soldats se sont présentés à Jinba pour marquer une quarantaine de structures condamnées à la démolition au motif qu'elles ont été édifiées sans permis de construire», se désole Yehuda Shaul, de l'ONG israélienne «Rompre le silence».

Lundi, sitôt les militaires repartis, les adultes du hameau ont commencé à reconstituer des abris de fortune tandis que leurs enfants emmenaient paître les moutons comme si de rien n'était. «Que voulez-vous qu'on fasse d'autre?», interroge Khaled Hussein Jabarin, tandis que d'autres villageois inspectent les multiples grottes qui mitent la colline à la recherche d'un abri pour les prochaines nuits. «Cette terre nous appartient et nous n'avons nulle part où aller», rebondit Mahmoud Ahmed Issa, 30 ans, dont la maison n'est plus qu'un amas de pierres et de parpaings. «Mon grand-père et mon père sont nés ici, alors nous allons faire le dos rond en attendant de pouvoir reconstruire nos maisons…»

Des milliers d'habitations menacées

L'administration civile israélienne, qui contrôle 60% de la Cisjordanie (zone C) en vertu des accords d'Oslo, ne voit pas les choses de la même façon. Aiguillonnée par l'aile ultranationaliste de la coalition gouvernementale, elle se targue de faire appliquer le droit en imposant la démolition d'un nombre croissant de structures édifiées sans autorisation. Un vaste programme, dans la mesure où l'immense majorité des demandes de permis de construire formulées par des Palestiniens établis en zone C se soldent par une réponse négative. «Des milliers d'habitations palestiniennes en Cisjordanie risquent d'être démolies en raison d'obstacles qui peuvent être légalement fondés, mais qui sont discriminatoires en pratique», s'est alarmé lundi le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon , dans les colonnes du New York Times.

La situation de ces communautés palestiniennes établies en zone C donne lieu, depuis plusieurs mois, à un bras de fer feutré entre Israël et l'Europe. Invoquant le droit humanitaire, l'UE finance l'installation de structures provisoires destinées à des populations menacées de déplacement forcé. Mais l'État hébreu, qui entend défendre ses revendications sur le territoire palestinien, n'hésite désormais plus à s'attaquer à ces constructions. Selon un premier décompte, une dizaine des préfabriqués démolis lundi matin dans le sud d'Hébron avaient d'ailleurs été financés par le service humanitaire de la Commission. Chacun d'entre eux avait coûté entre 2.000 et 3.000 euros aux contribuables européens.

tribunale_interno.jpg

Merci Cyrille, voici maintenant quelques remarques.

1/ L’occupant fait un bras d’honneur aux contribuables européens

Dix maisons détruites, c’est 30.000 € financés par les contribuables européens explique l'article. Raisonnablement, il faut alourdir la note pour tenir compte des frais de transport et d’administration générale, car il faut des heures et des heures pour réaliser ce type de programme. Je précise que c’est juste un début alors qu’environ 1000 habitants sont concernés par ce « programme » de l’occupant. Donc, payez vos impôts dans la joie et la bonne humeur, la puissance occupante en Palestine vous gratifie d'un bras d’honneur.

2/ Une violation flagrante du droit

La « seule démocratie du Proche-Orient » s’est spécialisée dans la destruction de maisons lorsque l’un des membres de la famille a été qualifié de « terroriste » par ces tribunaux qui n’ont de tribunal que le nom, et en fonction de lois qui n’ont de loi que le nom.

Là, c’est une autre variante. Du fait des merveilleux accords d’Oslo, on est en zone C, donc 60 % de la Cisjordanie, placée sous le contrôle de l’occupant qui refuse de permis de construire aux Palestiniens, présents sur cette terre depuis des millénaires. La situation est tellement grotesque que l’Union européenne finance des constructions de maisons. Une personne vivant sur son sol a le droit de construire une maison pour y vivre et protéger sa famille, non? Je me trompe ?

L’occupant réplique par d’invraisemblables procédures, toutes validées par l’invraisemblable Cour suprême d’Israël, qui n'est que la Cour suprême de la colonisation. Abusant de la force armée, la puissance occupante ne cesse de conquérir par la force de nouveaux territoires , avec pour but de changer la structure des populations. Se prétendre puissant alors que l’on ne fait que voler des terres fertiles … Comme les cow-boys…

3/ Tout ceci relève de la Cour pénale internationale

Tout ceci relève de la Cour pénale internationale, mais hélas, l’Autorité palestinienne a décidé de ne rien faire à part des discours, et elle refuse obstinément de déposer plainte devant la Cour. Elle entretient la culture de l’impunité, préférant gérer les subventions européennes que défendre la souveraineté palestinienne...

4/ L’Europe est en dessous de tout

Les responsables européens voient bien qu’il y a un problème sérieux… mais ils ne font rien de sérieux en réponse, alors que les facilités permanentes qu’ils accordent à la puissance occupante en Palestine engagent leur responsabilité sur le plan international. L’Europe a de temps à autres un petit remord, mais en réalité, elle accorde tout à la politique colonialiste de la puissance occupante. Spécialement par son scandaleux avis du 12 novembre 201 5, qui donne un statut par « étiquetage spécial » aux produits de la colonisation, cherchant à assurer une sécurité juridique aux colonisateurs.

5/ Les règles budgétaires européennes

L’Union européenne fonctionne grâce un budget, qui répond à un certain nombre de principes :

- Principe d’équilibre : les prévisions de recettes doivent être égales à celles des dépenses ;

- Principe de spécialité des dépenses : elles sont destinées à un but spécifique et ne peuvent être utilisées à d'autres fins.

- Principe de bonne gestion financière : Des objectifs vérifiables sont mis en œuvre selon des principes d'efficacité, d'économie et d'efficience.

- Principe de transparence : L'établissement, l'exécution du budget et la reddition des comptes doivent respecter le principe de transparence.

L'Union européenne ne prélève elle-même aucun impôt. Ses recettes sont composées de ressources propres et d’une TVA communautaire, mais le gros morceau est le prélèvement sur revenu national brut (RNB) des Etats membres de l'Union européenne, qui représente environ 75 % des recettes.

Donc, c’est doublement ton pognon : par des dépenses budgétaires gaspillées, et par des prélèvements qui sortent bel et bien de ta poche. Toutes ces principe doivent à être respecté, et le citoyen européen doit entrer en action car il ne peut accepter que l’argent public soit ainsi dilapidé et que les instances européennes ferment les yeux sur les violations commises par la puissance occupante en Palestine, au point qu’il s’agit de véritables provocations. Dans l’affaire Kadi et Al Barakaat, du 3 septembre 2008, la Cour de Justice de l’Union Européenne a posé le principe de la primauté du droit dans l’ensemble de l’espace européen.

6/ Suspendre l’accord UE/Israël

L’accord d’association conclu entre l’Union européenne et Israël est conditionné par le respect de l’article 2 : « Les relations entre les parties, ainsi que toutes les dispositions de l'accord lui-même, doivent être fondées sur le respect des droits de l'homme et des principes démocratiques, qui inspire leurs politiques interne et internationale, et constitue un élément essentiel de cet accord ».

Cet accord doit donc être suspendu :

- avec ces destructions de maisons, la puissance occupante en Palestine viole les droits fondamentaux, bafouant l’article 2 qui est la condition d’application de l’accord ;

- ces destructions lèsent directement les droits des contribuables européens, qui bénéficient d’un droit établi à la meilleure utilisation des fonds publics, de telle sorte que l’inaction des instances européennes serait cas de responsabilité.

Or, ces instances se contentent de faire des ronds dans l’eau, tout en reconnaissant la réalité du problème. Il revient donc aux citoyens et aux groupes militants de prendre le relais, en Europe comme en Palestine, d’une part en faisant pression sur les parlementaires, et d’autre part en agissant directement devant les tribunaux pour rendre effectives les dispositions de l’article 2. Dès maintenant, il faut exiger que l'Union européenne introduise une clause de réserve de propriété lorsqu'elle finance de tels équipements, pour qu'elle puisse agir elle-même en remboursement en cas de destruction. 

De même, les sociétés livrant des engins qui procèdent à ces destructions criminelles doivent être attaquées en justice pour complicité, et Volvo est le premier sur la liste :  

La loi doit être la même pour tous : il faudra bien s’habituer !


Alter Info l'Information Alternative

L'inacceptable impunité d'Israel et ses causes

Note utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
L'inacceptable impunité d'Israel et ses causes

Devant le Conseil de Sécurité, notre ami Ban Ki-moon a presque failli se fâcher à propos de la situation en Palestine… C’est dire… Des propos plus que mesurés qui ont mis en transe les Israéliens, pendant que les Etats-Unis approuvent, et que les Palestiniens tirent contre leur camp … ce qui est le vrai problème.

Israeli settlement.jpg

Ban a condamné les attaques menées depuis plusieurs mois par des Palestiniens contre des civils israéliens mais a ajouté qu’il était « dans la nature humaine de réagir face à l’occupation qui sert d’incubateur à la haine et à l’extrémisme », ajoutant : « Les mesures sécuritaires ne pourront pas réduire à elles seules les violences. Elles ne peuvent pas résoudre le profond sentiment d'aliénation et de désespoir ressenti par certains Palestiniens - en particulier les jeunes. La force de la loi doit être exercée sur tous ceux qui commettent des crimes - avec une justice s'appliquant de manière égale aussi bien à l'encontre des Israéliens qu'à l'encontre des Palestiniens. La frustration palestinienne grandit sous le poids d’un demi-siècle d’occupation et la paralysie du processus de paix. »

Le secrétaire général s'est ensuite déclaré « profondément inquiet » de nouveaux projets israéliens de construction de logements en Cisjordanie : « Ces initiatives provocatrices ne peuvent que faire monter encore la tension et nuire à toute perspective de règlement politique ». Et Ban a souligné : « Pour faire des progrès vers la paix il faut un gel de l'entreprise de colonisation. La poursuite des implantations est un affront fait à la population palestinienne et à la communauté internationale et soulève des questions fondamentales sur l'engagement d'Israël envers une solution à deux Etats. Les parties doivent agir, et agir immédiatement, pour éviter que la solution à deux Etats ne disparaisse pour toujours. Mettre en œuvre cette vision – deux Etats vivant côte à côte dans la paix et la sécurité - offre le seul moyen à Israël de conserver à la fois sa majorité juive et son statut démocratique. Alors que l'ensemble du Moyen-Orient continue d'être en proie à une vague incessante de terreur extrémiste, Israéliens et Palestiniens ont l'occasion de redonner espoir à une région déchirée par l'intolérance et la cruauté. Je leur demande instamment d'accepter ce défi historique ».

Ban n’a pas oublié les réalités palestino-palestiniennes : « Je continue à penser que les conditions à Gaza posent une menace grave pour la paix et la sécurité sur le long terme dans la région ».

Ce texte n’est pas un exploit, mais le service minimum du rappel des réalités, et il faut prendre cinq minutes pour rappeler les responsabilités vis-à-vis du peuple palestinien.

settlements(AFP).jpg

La première est celle de l’ONU, qui en 1947 a adopté un plan de partage de la Palestine. Or, l’ONU - celle d’avant la décolonisation qui était le club des puissances impérialistes - n’avait aucun droit pour donner ce qui ne lui appartenait pas et elle ne pouvait donner ni la terre de Palestine, ni la souveraineté du peuple palestinien. Jusqu’à preuve du contraire, on ne partage que ce qui existe, et il est bien évident que la Palestine existait, une Palestine de toutes les religions. Cette recommandation a donc conduit à la violence, la Nakba, et n’a jamais pris fin.

La seconde est celle d’Israël, avec son armée professionnelle du crime de guerre.

La troisième est celle des puissances occidentales qui soutiennent les yeux fermés la politique annexionniste de l’État d’Israël, quels qu’en soient les méthodes, quel qu’en soit le coût. Pour en rester à 1967, il ne serait pas difficile pour les Etats européens de condamner la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, reconnue comme violation flagrante du droit international par le Conseil de sécurité, non par des jolis mots mais par des mesures efficaces, en poursuivant toutes les entreprises européennes impliquées et en refusant tout statut aux produits issus de ce crime de colonisation.

La quatrième est celle des dirigeants palestiniens qui se sont laissés engluer dans des négociations-reddition, conduisant au dépeçage de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, et la marginalisation de Gaza, la plus grande prison à ciel ouvert : 1,8 millions de personnes. Après des évènements qui ont brassé toute la société palestinienne et tant de fausses pistes, déserteur de la justice, Abbas s’est finalement résolu à ratifier le Traité de la Cour Pénale Internationale, mais en renonçant à déposer plainte contre Israël, et en dissimulant cette énième rouerie par des déclarations de perroquet énervé. La CPI peut agir demain: il suffit d’un fax de Ramallah déposant plainte.
http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/


Alter Info l'Information Alternative
Colors