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Israël : pathologie d’une société malade de sa violence et de son racisme

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Israël : pathologie d’une société malade de sa violence et de son racisme
Les grands médias américains renvoient dos à dos les Palestiniens et les Israéliens brouillant tout simplement la vraie nature du conflit : celui entre un oppresseur colonial et ses victimes, déplacées et systématiquement dépossédées depuis sept décennies.
 
 
La vidéo de Ahmed Manasrah, jeune Palestinien de 13 ans, se vidant de son sang sur le trottoir d’un quartier de Jérusalem-Est a été qualifiée de « choquante, » « perturbante, » et « pénible à regarder. » Les injures et insultes impitoyables proférées par les Israéliens regardant l’enfant se tordre de douleur sont diversement qualifiées de « cruelles » et « sans coeur » ; elles le sont en effet. « Meurs fils de pute. Meurs ! Meurs ! » C’est ce que l’on entend les badauds israéliens crier sur la vidéo qui est depuis devenue virale sur les réseaux sociaux.
Alors que cette vidéo a fait l’objet de beaucoup de discussions, comme d’autres incidents similaires impliquant des exécutions extrajudiciaires de jeunes Palestiniens accusés par Israël d’avoir poignardé des Israéliens (la véracité de certaines de ces accusations étant contestée), les implications sociologiques sont elles décidément peu étudiées. Tout particulièrement, il est devenu tabou de demander qu’elles sortes de conclusions sociologiques et psychologiques il est possible de tirer sur la société israélienne – société où un tel comportement n’est pas marginal ; où, plutôt qu’être une anomalie, il est révélateur d’une attitude sinon générale du moins significative. Un traitement indiscutablement barbare n’est pas simplement de la haine, et on ne peut lui trouver des excuses ou le justifier. Mais c’est précisément ce que font les grands groupes de médias.
Inutile de dire qu’il y a beaucoup d’analystes politiques, de militants, et d’autres qui n’osent pas condamner franchement la société israélienne et ses attitudes. Ils craignent, à raison, d’être diabolisés comme antisémites, ils sont terrifiés à l’idée qu’au lieu de susciter un dialogue ouvert et un examen critique ils verront leurs arguments pervertis et qualifiés de haineux et racistes. Tandis que de telles accusations sont parfois légitimes – comme dans le cas de fanatiques fascistes et de néo-Nazis pour lesquels « juif » est synonyme de « mauvais » - le plus souvent celles-ci sont des excuses volontairement trompeuses visant à protéger la société israélienne des critiques que de toute évidence elle mérite.
Mais ceux qui ont la justice et la vérité à coeur ne peuvent garder le silence, ne peuvent se permettre d’être les victimes d’une autocensure induite par la peur. Car mettre en sourdine la critique d’Israël, c’est de fait renoncer à défendre comme il se doit les opprimées ; c’est abdiquer sa responsabilité de dénoncer l’injustice, la brutalité de la colonisation, et le caractère inhumain du sionisme contemporain. C’est aussi faillir au devoir de déconstruire les discours dominants pour servir la justice sociale, de contester la propagande des grands médias dont la fonction première est de protéger le pouvoir de la lumière dérangeante de la critique. Je ne peux pas, ne veux pas, me taire.
Propagande des médias et danger d’une fausse symétrie
En lisant le New York Times, le Washington Post, et d’autres grands organes de presse prétendument progressistes, on pourrait être pardonné de croire que la nature du conflit israélo-palestinien se résume à un prêté pour un rendu, que c’est le résultat d’un rapport cause-effet et contre-réaction. C’est exactement ainsi que le conflit est présenté dans presque la totalité des journaux dit « respectables ».
Prenez, par exemple, un article publié dans le « journal de référence » américain, le New York Times, quelques heures seulement après l’incident intitulé Stabbings, and Deadly Responses, Add to Israel’s Security Challenge. [Coups de couteau, et réponses mortelles accentuent le défi que représente la sécurité d’Israël]. Rien qu’en déconstruisant le titre, les préjugés et tromperies sautent aux yeux. Dans le titre même le New York Times fait porter aux Palestiniens la présomption de culpabilité. En fonction de la logique de la construction syntaxique du titre, ce sont les « coups de couteau » (présentés en premier) qui sont la racine du problème et, par conséquent, les « réponses mortelles » ne sont que ça, des réponses. L’effet consiste à justifier les meurtres de Palestiniens en les présentant comme de simples réponses à un facteur externe, à savoir la violence dont sont victimes les Israéliens.
Mais bien sûr quiconque a une connaissance même rudimentaire des enjeux sait que les coups de couteau sont eux mêmes des réponses aux attaques des colons et des forces de sécurité israéliens contre des Palestiniens, ainsi qu’une excroissance prévisible de l’occupation et de la brutalité apparemment sans fin, de la pauvreté et du désespoir. L’histoire du colonialisme regorge d’exemples de ce type.
Et pourtant les Israéliens, et l’état israélien lui même, sont présentés comme les victimes. Le titre pose le problème comme étant un « défi pour la sécurité » d’Israël, plutôt que, disons, un problème de colonisation, ou d’occupation brutale. Ainsi, pris globalement donc, le titre et l’article associé ont l’effet cumulatif de transformer les victimes en agresseurs, et les agresseurs en victimes, inversant de ce fait la relation oppresseur/opprimé. Cette inversion est absolument indispensable afin de blanchir Israël de ses crimes, et d’absoudre l’état et son extrême droite fanatique et fasciste de toute culpabilité.
Même le traitement prétendument équitable de la question par un organe de presse censé être modéré et progressiste comme NBC news, trahit une approche malhonnête du conflit et des violences récentes. Dans sa couverture de l’incident, NBC News a publié un article sur l’exécution de Ahmed Manasrah et les sarcasmes qui ont suivi sous le titre Viral Video of Shot Ahmed Manasrah Sums Up Israel-Palestinian Conflict. [vidéo, devenue virale, de l’exécution d’Ahmed Manasrah résume le conflit Israélo-palestinien]
L’article prétend présenter la question équitablement en présentant les évènements autour de l’exécution haineuse d’Ahmed comme étant emblématiques du conflit dans son ensemble. Fondamentalement, NBC News essaie ici de présenter les discours contradictoires des sources israéliennes et palestiniennes comme reflétant la bataille plus large pour l’opinion publique, essayant de convaincre les lecteurs que les allégations et allégations contraires en cours, sont du pareil au même, et que la vérité est insondable ; après tout, les sources israéliennes disent ceci, les sources palestiniennes disent cela. Je suppose qu’on ne saura jamais.
L’article de NBC mène le lecteur à la conclusion totalement malhonnête, quoique politiquement très utile, que les deux camps sont tous deux coupables, tout aussi dignes de blâme, et que le conflit lui-même échappe à toute analyse critique. De plus, en présentant ainsi le problème, l’organe de presse, ici NBC, est vu comme juste et ayant fourni un compte-rendu équilibré. En réalité, cependant, il a tout simplement brouillé la vraie nature du conflit : celui entre un oppresseur colonial et ses victimes, déplacées et systématiquement dépossédées depuis sept décennies.
Mais, fausse symétrie mise à part, en brouillant la vérité du problème, NBC News révèle involontairement quelque chose de fondamentalement vrai sur le conflit ; qu’en effet cet incident « résume le conflit israélo-palestinien » très bien. Bien que ce ne soit pas intentionnel, NBC News dévoile très justement que le comportement des Israéliens, capté par la caméra, est clairement emblématique de la société israélienne dans son ensemble, société qui considère les enfants palestiniens comme des « chiens » et des « fils de putes » indignes de respirer, qui ne méritent pas de vivre.
Pathologie du fascisme israélien
Ce que la vidéo de l’exécution d’Ahmed Manasrah révèle au monde entier, c’est l’inhumanité du sionisme, idéologie de suprématie juive qui nécessairement place les non-juifs dans une position d’infériorité par rapport aux juifs, qui accorde une valeur moindre à la vie des non-juifs. Ce n’est pas seulement la haine qui a motivé les commentaires répugnants de la part des badauds, mais un sentiment de supériorité intergénérationnel enraciné, engendré par la déshumanisation du Palestinien, et plus généralement de l’Arabe.
Ce élément fondamental n’est que très rarement discuté, mais il est au cœur du conflit palestinien. En considérant les Arabes comme des sous-hommes les Israéliens peuvent justifier, souvent au niveau de l’inconscient, toutes formes de brutalité, de violence, et d’oppression. Il faut noter, toutefois, qu’il y des Israéliens qui combattent ce mode de pensée (Gideon Levy est peut-être l’adversaire le plus éminent et le plus loquace d’une telle idéologie suprématiste), mais malheureusement leur voix est noyée par la barbarie enragée de la droite israélienne (et il faut le dire, d’une grande partie du centre).
Et ce phénomène, prompt à rhétoriquement vous clouer au pilori pour antisémitisme, est ce qui sous-tend toutes les politiques israéliennes, et l’acceptation active ou passive de celles-ci par le corps politique israélien. Tandis qu’il est possible que la vue d’Ahmed Manasrah se vidant de son sang sous une avalanche d’insultes de la part des Israéliens suscite une brève effusion d’expressions d’horreur sur les réseaux sociaux, cet évènement n’est qu’un exemple parmi d’autres d’une telle violence. Est-il vraiment différent de la violence des bulldozers démolissant d’innombrables maisons palestiniennes ? Est-il d’une quelconque façon plus barbare que l’incendie de maisons palestiniennes dans lesquelles dorment des bébés ?
Il serait peut-être préférable de ne pas exprimer la stupeur et l‘indignation que suscite la vidéo, mais plutôt de voir cet événement comme la conséquence logique de l’idéologie fasciste de suprématie embrassée par les dirigeants de l’état israélien. Car les Israéliens que l’on voit sur la vidéo ne font que suivre l’exemple des dirigeants comme la ministre de la justice Ayelet Shaked, qui au plus fort de la guerre criminelle d’Israël contre Gaza à l’été 2014, a ignominieusement écrit :
Le peuple palestinien nous a déclaré la guerre, et nous devons y répondre par la guerre. Pas une opération, pas une guerre lente, de basse intensité, pas d’escalade contrôlée, pas de destruction d’infrastructures de la terreur, pas d’assassinats ciblés. Assez des références obliques. C’est une guerre … Ce n‘est pas une guerre contre le terrorisme, et pas une guerre contre des extrémistes, et pas même une guerre contre l’Autorité palestinienne … C’est une guerre entre deux peuples. Qui est l’ennemi ? Le peuple palestinien … qu’y-a-t-il de si horrible à comprendre que tout le peuple palestinien est l’ennemi ? Chaque guerre est une guerre entre deux peuples, et dans chaque guerre le peuple qui l’a débutée, ce peuple entier est l’ennemi … Derrière chaque terroriste se trouvent des douzaines d’hommes et de femmes, sans lesquels il ne pourrait pas se livrer au terrorisme. Ce sont tous des combattants ennemis, et leur sang retombera sur leur tête à tous. Et bien sûr, cela inclut les mères des martyrs… elles devraient suivre leur fils, rien ne serait plus juste. Elles devraient disparaître, tout comme les maisons physiques dans lesquelles elles ont élevé les serpents. Sinon, d’autres petits serpents y seront élevés.
Une telle rhétorique, qui va de pair avec une totale déshumanisation, n’est pas sans rappeler les diverses idéologies fascistes, du nazisme allemand des années 1930 à la politique ukrainienne contemporaine de Secteur droit et du Régiment Azov. La notion de « guerre totale » contre un peuple entier, y compris les femmes non-combattantes et les enfants, dépasse la simple propagande de guerre, c’est un appel au génocide et au nettoyage ethnique.
Et c’est exactement ce dont il est question : le nettoyage ethnique à la fois comme concept et objectif militaire est devenu une devise politique de l’Israël moderne. Pourquoi donc cela devrait-il être étonnant que de jeunes Israéliens souhaitent à un jeune Palestinien perdant son sang de mourir, le traitant de « fils de pute. » Après tout, Ahmed Manasrah n’est-il pas simplement un autre « petit serpent » ?
… Une chose encore
Si l’histoire passée peut servir de référence, ce qui a été écrit ci-dessus suscitera sans nul doute des réactions négatives, des condamnations, des courriels de haine, et des insultes de toutes sortes. « Antisémite, » « traitre », et « qui a la haine de soi » sont quelques uns des épithètes les plus courants que j’ai entendus un nombre incalculable de fois lorsque je me suis exprimé à l’écrit ou verbalement sur Israël, le sionisme, la suprématie juive et des sujets de ce type. Non seulement de telles calomnies ne me dissuadent pas, mais elles me motivent encore plus à prendre la parole, parce qu’elles sont le signe que les mots touchent un point sensible, qui est à vif, et qui nécessite terriblement d’être mis à nu.
Je reconnais également le privilège qui est le mien d’écrire ces lignes. En tant qu’athée déclaré, qui rejette le tribalisme et l’ethno-nationalisme inhérents à l’idéologie politique du sionisme, mes origines juives me procurent un minimum de protection contre les accusations d’antisémitisme (non pas que ça les arrête, bien sûr). Non seulement cela me permet de jouir d’une plus grande latitude pour écrire et parler librement de ces questions, mais ça me rappelle que j’ai le devoir de le faire.
Car ceux qui ne s’opposent pas, comme ils en le devoir, aux crimes de l’impérialisme, du colonialisme, de l’oppression, et du génocide sont sans aucun doute leurs complices. Quant à moi, je ne le serai pas.
 
15-10-2015 - Counterpunch - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.counterpunch.org/2015/10...
Traduction : Info-palestine.eu - MJB

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Un commando israélien enlève un Palestinien dans un hôpital et en tue un autre (VIDEO)

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Un commando israélien enlève un Palestinien dans un hôpital et en tue un autre (VIDEO) C'est à une scène surréaliste à laquelle a assisté le personnel d'un hôpital de la ville de Hebron. Un commando spécial de l'armée israélienne déguisé en palestiniens a enlevé un homme soupçonné d'une attaque au couteau et a tué son cousin.  
Les hommes, membres de l'armée et du Shin Bet, les services secrets israéliens, ont pénétré facilement dans l'hôpital al-Ahli de Hébron. Sur la vidéo de surveillance de l'hôpital, on voit ces hommes portant keffiehs, barbes et calottes sur la tête. Des membres du commando étaient également déguisés en sages-femmes. Le but de cette opération était l'arrestation d'Azam Shaldallah, Palestinien âgé de 20 ans. 
Les 20 à 30 membres du commando, à bord de deux camionnettes avaient prétendu avoir à bord une femme enceinte pour se faire ouvrir en pleine nuit les portes de l’établissement.
En savoir plus: Violences en Cisjordanie : un Palestinien tué et une dizaine de blessés sur deux jours (VIDEOS)
Ce dernier est accusé d'avoir poignardé et grièvement blessé un Israélien âgé de 58 ans à un carrefour proche du Goush Etzion en Cisjordanie. à la fin du mois d'octobre. Blessé, il était alors soigné dans le centre hospitalier.
Le cousin d'Azam Shaldallah, Abdallah Shalaldeh, âgé de 28 ans, a été tué lors de l'opération.
 
Djaouad Aouad, ministre de la Santé palestinien, a accusé le commando israélien d'avoir «exécuté» Abdallah Shalaldeh: «La communauté internationale doit intervenir pour protéger les nôtres de la machine à tuer israélienne», a-t-il déclaré.
Ce n'est pas la première fois que les forces spéciales israéliennes agissent dans un hôpital palestinien. En octobre dernier, Karam Razek, âgé de 23 ans, avait été également «exfiltré», selon la terminologie en vigueur, par les forces israéliennes alors qu'il était hospitalisé à Naplouse pour une fracture de bras. Il avait assassiné un couple d'Israéliens sous les yeux de leurs 4 enfants. 
Selon les Accords de Genève, les hôpitaux et centres de soins sont considérés comme inviolables, même en temps de guerre.
Depuis début octobre, dans les Territoires occupés et en Israël, 73 Palestiniens et 9 Israéliens ont trouvé la mort.
https://francais.rt.com/international/10171-commando-israelien-enleve-palestinien-hopital

Alter Info l'Information Alternative

Victoire!

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La résistance de la vie contre la barbarie.
Victoire! Qui vaincra? Le peuple fort militairement mais faible moralement? Ou le peuple faible militairement mais fort moralement? Lequel des deux s’effondrera le premier? Que répondraient Gandhi, Walesa ou Mandela?
Les israéliens ont voulu détruire un peuple et prendre leur place, mais ils ont échoué car ils sont tombés sur le peuple palestinien. Regardez bien cette photo d’enfants heureux et contemplez l’étendue de la défaite israélienne après 67 ans de massacres! Aux bombardiers lourds et au blocus de Gaza répondent imperturbablement des farandoles d’enfants joyeux en blouses d’écoliers! Cette photo montre que les israéliens ont échoué à détruire le peuple palestinien. La Palestine résiste, vibre d’émotions, vie et rie! C’est une victoire éclatante pour la Palestine, et c’est une grande victoire de la vie devant toute l’humanité! Honneur au peuple palestinien, honneur à ses morts innocents ou glorieux, et honneur aux vivants devant tout les hommes comme devant Dieu!
Avez-vous entendu le vrombissement des bombardiers et des drones dans le ciel? Les chenilles des chars écrasant les oliviers? Les cris de guerre et de haine des soldats qui viennent tuer les enfants jusque dans les bras des parents? En vérité, si c’est tout ce que vous avez vu et entendu, alors vous n’avez encore rien vu ni rien entendu! Le bruit des bombes, c’est le bruit d’Israël. Gaza, c’est la vie! Le véritable bruit de Gaza ce sont des rires d’enfants! Ce sont les petits bruits quotidiens des enfants modèles et les rires de victoire des adultes dont ils sont la joie et la fierté! C’est l’espoir et l’avenir! C’est la solidarité! C’est l’éducation! Cette photo est un cri de victoire comme il s’en produit 1 000 chaque jour dans toute la Palestine! La victoire est totale et fusent les rires d’enfants vers le ciel! Voilà Gaza! Voilà la résistance patiente et non-violente de la vie! Voilà la victoire de tout un peuple génération après génération. Gaza c’est la vie!
La colonie européenne, bête immonde, montre des cadavres d’enfants pour signer ses victoires, mais voilà ce que brandit la Palestine pour signifier la sienne! L’éclat de rire d’un géant entouré d’enfants bien vivants, bien portants, souriants et heureux! Gaza résiste plus par amour que par les armes, car ce n’est pas tout de repousser l’ennemi par les armes, encore faut-il continuer à vivre heureux entre deux bombardements. C’est pour ça que les israéliens ont perdu d’avance car à l’inverse d’eux-mêmes, les palestiniens sont un peuple vivant, heureux et humain!
La Palestine résiste et emporte des victoires quotidiennes grâce à des hommes et des femmes formidables qui se consacrent coûte que coûte à l’éducation et aux petits bonheurs des enfants malgré le blocus, les bombardements et les traumatismes des petits bouts de choux. Plus de 700 chaises de camarades d’école désespérément vides après le dernier bombardement de Gaza, plus de 700 enfants pulvérisés par les barbares israéliens et plus encore de blessés et d’orphelins... Israël est la honte de l’histoire de l’humanité et du peuple juif. Mais les palestiniens ne lâchent rien, ils ne perdent pas espoir dans l’avenir, ils savent qu’ils seront vainqueurs d’une manière ou d’une autre par l’éducation contre la barbarie. C’est un “effort,” c’est un djihad. Les adultes et les enfants le savent, et sont admirables d’abnégation et de réussites effrontées dans l’étude au milieu de la guerre! Et les rires des enfants palestiniens qui jouent et crient comme tout les enfants du monde dans les coures de récréation sont autant de chants de victoire. Vive la Palestine libre et heureuse!
Et c’est toute la signification du merveilleux éclat de rire de cet homme heureux entouré de petites écolières modèles entrain de jouer. Il est heureux de vivre à Gaza, heureux de résister, heureux de vaincre! C’est le rire d’un résistant de la vie ramassant un grand butin de bonheur, et dont nous devrions tous être jaloux!
Qui vaincra? Le peuple fort militairement mais faible moralement, ou le peuple faible militairement mais fort moralement? Lequel des deux s’effondrera le premier? Ô Israël, où sont passé les envahisseurs phéniciens, les égyptiens, les hébreux, les grecs, les romains, les perses, les croisés, les mongols, Bonaparte, les turcs et les anglais? Qui es-tu, pauvre apatride? Ne vois-tu pas que la Palestine résiste victorieusement depuis 3 000 ans à des empires plus puissants que toi? Ô Israël, déjà retranché derrière les murs de la honte, de la peur et de la défaite, regarde le passé des envahisseurs de la Palestine et tu verras ton propre futur comme dans un miroir; ils sont tous rentré chez eux! Vive la résistance de la vie! Vive l’école! Vive la Palestine libre et heureuse! Allahu Akbar!”
La clef de la victoire palestinienne est dans l’éducation et la résistance de la vie. Engagez-vous!Soutenez la résistance palestinienne en finançant des micro-projets civils, des écoles et en parrainant des écoliers palestiniens. Devant Dieu comme devant les hommes, participez à la victoire historique et quotidienne du peuple Palestinien en vous engageant dans la résistance de la vie!
Vincent Després Levard, CBBR.
10 novembre 2015

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Culpabilisation et intimidation de la communauté palestinienne

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Culpabilisation et intimidation de la communauté palestinienne Culpabilisation et intimidation de la communauté palestinienne

Samah Jabr 
Middle East Monitor – 2 novembre 2015
 
À la différence de la façon dont les Palestiniens sont traités, les agresseurs israéliens n’ont été ni tirés à vue, ni qualifiés de terroristes ; leurs noms n’ont pas été rendus publics et leurs maisons n’ont pas été démolies ; au lieu de cela, nous avons été informés qu’ils étaient psychologiquement « tourmentés ». 
 
L’incitation est une accusation « taillée sur mesures », montée spécialement pour effrayer les Palestiniens qui expriment une opposition face à un durcissement de la politique israélienne qui déjà suffoquait la communauté. Les forces de sécurité israéliennes, par exemple, ont mis en place une « section arabe » dans leur département cybernétique, section qui est chargée de scanner les médias sociaux. L’un parmi tous ceux qui ont été arrêtés en raison de leurs publications sur leur compte Facebook est un jeune qui a écrit « Apportez des oignons avec vous » ; les oignons étant considérés comme un antidote contre les gaz lacrymogènes lancés sur les manifestants par les soldats et la police.
Le directeur du ministère israélien de l’Éducation, le général Michal Cohen, a demandé une enquête sur un proviseur et enseignant d’une école primaire de Jérusalem-Est, qui était accusé d’incitation contre les soldats. D’après le ministère, l’école se livrait à une « propagande politique illégale » en permettant que soit jouée une pièce de théâtre dans laquelle un soldat est présenté comme « violent et meurtrier, (alors qu’) il tire sur un enfant palestinien ». Le ministre de l’Éducation, Naftali Bennet, a prévenu que « les enseignants qui autoriseront cette pièce seront traités sans réserve ».
Même si beaucoup des mises à mort, des arrestations et démolitions de maisons qui ont lieu en Palestine visent des enfants en âge scolaire, il est clair que leurs conseillers et enseignants ont l’interdiction de se donner l'occasion de s’exprimer et d’agir à travers de telles expériences difficiles. Quand les enfants reproduisent symboliquement leur réalité dans un jeu post-traumatique, ou quand les adultes tentent d’apaiser leur anxiété en partageant des informations sur les médias sociaux, ils font le constat que ces réactions ne sont pas autorisées par les Israéliens et sont sanctionnées en tant qu’ « incitation », comme si les épouvantables réalités créées par Israël ne suffisaient pas en elles-mêmes pour « inciter » la population à résister à l’occupation.
Quelles sont ces réalités ? De nouvelles lois et politiques visant à humilier et à discriminer les Palestiniens ont été publiées par le cabinet israélien, telle « la loi pour l’interpellation et la fouille » ; la fermeture progressive de Jérusalem aux Palestiniens venant de Cisjordanie ; l’ajout de nouveaux check-points avec des blocs de béton qui barrent le passage et des détecteurs de métal ; la restriction de l’accès des Palestiniens au Noble Sanctuaire d’Al-Aqsa ; l’intensification des opérations de police dans les quartiers palestiniens ; l’assouplissement des restrictions à l’utilisation des munitions de guerre contre les manifestants ; la mise hors la loi des organisations civiles ; l’interdiction de voyager pour les militants ; le nombre croissant des arrestations administratives arbitraires ; la démolition rapide des maisons des familles des combattants palestiniens ; l’autorisation pour de nouvelles colonies de peuplement juives illégales en vertu de la législation internationale ; et les projets pour révoquer les droits à résidence d’environ 230 000 Jérusalémites qui vivent à l’extérieur des limites nouvellement définies de Jérusalem. Le maire de Jérusalem, Nir Barkat, se promène dans Jérusalem une arme à la main, et les juifs portent de plus en plus ostensiblement des armes ; les acquisitions d’armes par les citoyens israéliens ont augmenté de 5000 % au cours du mois passé.
Pendant que les Israéliens débattent de la peine de mort pour les Palestiniens dans leurs commissions ministérieles et à la Knesset, l’armée, les forces de police et les colons procèdent à la traque des Palestiniens dans les rues et à leurs exécutions extra-judiciaires. Puis, avec l’aide des médias, ils fabriquent des récits pour expliquer l’assassinat de nos jeunes. Les soldats israéliens pratiquent une politique du tirer pour tuer contre les manifestants sans armes à la frontière de Gaza, tuant et blessant des Palestiniens qui ne présentent aucun danger, ainsi que de présumés agresseurs, et des passants. Dans les quelques cas où une preuve par vidéo a été disponible, il a été possible de réfuter les allégations portées par la police et les soldats israéliens. C’est ainsi que l’organisation israélienne pour les droits de l’homme, B’Tselem, tire la conclusion que la fusillade contre Bassel Al-Sider et Fadi Alloun « soulève une vive inquiétude avec les forces de sécurité qui tirent pour tuer, même quand manifestement les Palestiniens ne constituent plus une menace et qu’ils pourraient être appréhendés d’une autre façon ». Amnesty International a fait le constat que le meurtre de Hadeel Hashlamoun constituait une exécution extra-judiciaire. Nous avons entendu le témoignage de témoins oculaires et vu des vidéos de situations où les soldats israéliens ont placé un couteau près des corps de jeunes palestiniens après qu'ils ont été abattus et tués.
La facilité avec laquelle les Palestiniens sont tués a débouché sur l’assassinat de non-Palestiniens qui « ressemblaient à des Arabes ». Un Israélien juif possédant un fort accent et l’apparence d’un « Arabe », Simcha Hodadtov, a été tué par l’armée à la gare routière centrale de Jérusalem ; les médias ont publié aussitôt qu’il s’agissait d’un Palestinien qui avait tenté de s’emparer de l’arme d’un soldat. Par la suite pourtant, les médias ont dû revenir sur leur première version quand un membre de l’organisation ZAKA, qui accompagne les corps des morts, s’est rendu compte que le défunt était en réalité un juif et il a dû échanger la housse mortuaire noire servant à identifier les corps des Palestiniens contre la housse blanche réservée aux Israéliens juifs.
Ceci est arrivé une semaine après le lynchage de Haftom Zarhum, un immigrant érythréen de 29 ans, par les Israéliens qui avaient supposé qu’il avait participé ou été complice dans une attaque à Beersheba. Juste avant ce meurtre, Ben Tzion Mutsafi, un rabbin important de Jérusalem et directeur d’une Yeshiva, avait déclaré, « pour les terroristes qui sont arrêtés, il est ordonné de leur taper la tête contre le sol jusqu’à ce qu’il n’y ait plus une goutte de vie en elle ». Telle avait été sa réponse quand l’un de ses élèves avait demandé s’il lui était permis de frapper, de donner des coups de pied ou de tirer sur un terroriste qui avait été attrapé et immobilisé, ou s’il y avait une interdiction biblique et/ou rabbinique pour de tels actes. Ce qui est arrivé à l’Érythréen n’a été que la traduction d’un tel enseignement dans sa pratique ; nous avons vu un soldat frapper à coups de pied Zarhum à la tête alors qu’il était étendu ensanglanté sur le sol de la gare routière. Un autre homme a soulevé un banc et l’a laissé retomber sur la tête de la victime. Apparemment, la seule erreur commise a été que cet affreux traitement était destiné à un vrai Palestinien, afin d’ « effrayer et dissuader la communauté ».
Dans le cas de l’Israélien juif orthodoxe qui a poignardé un autre juif, Uriel Razkan, à Kiryat Ata en périphérie de Haïfa, et dans celui des « adolescents israéliens » poignardant quatre Palestiniens à Dimona, la police a seulement retenu un moment les auteurs. Ils n’ont été ni tirés à vue, ni qualifiés de terroristes ; leurs noms n’ont pas été rendus publics et leurs maisons n’ont pas été démolies ; au lieu de cela, nous avons été informés qu’il s’agissait de personnes psychologiquement « tourmentées ».
Toutes ces formes d’intimidation sont destinées à créer un effet dissuasif sur les assaillants potentiels. Les graves conséquences pour les familles et les communautés de ceux qui sont accusés d’être des combattants visent à induire leur culpabilité et à aboutir à la condamnation de ceux qui résistent à l’occupation. Cependant, Israël est en train de plus en plus de franchir les limites de l’éthique, violant toujours plus les droits humains et devenant toujours plus sanglant et détesté. Pour rassurer l’opinion israélienne, le cabinet va promettre de punir plus encore les Palestiniens. En  recourant à un néofascisme et à une répression intensifiée, Israël peut, peut-être, vaincre et tuer quelques Palestiniens, mais il va s’enfoncer définitivement et plus encore dans un échec moral, et il fera de la Palestine occupée le lieu le moins sûr de la terre pour les juifs.
 
Samah Jabr est Jérusalémite, psychiatre et psychothérapeute, dévouée au bien-être de sa communauté, au-delà des questions de la maladie mentale. 
Traduction : JPP pour les Amis de Jayyous
https://www.middleeastmonitor.com/articles/middle-east/22036-incriminating-and-intimidating-the-palestinian-community
 

Alter Info l'Information Alternative

La France réprime désormais plus durement les appels au boycott qu'Israël lui-même

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La France réprime désormais plus durement les appels au boycott qu'Israël lui-même La France réprime désormais plus durement les  appels au boycott qu'Israël lui-même.
Ali Abunimah,  The Electronic Intifada
 
Le 20 octobre, la Cour de cassation, la plus haute juridiction de France, a confirmé la condamnation de douze militants du mouvement de solidarité avec la Palestine, pour avoir appelé publiquement au boycott des produits israéliens.
 
La décision de la Cour de cassation ajoute à l’inquiétude déjà grande que suscitent les graves violations de la liberté d'expression soutenues par le président français François Hollande, depuis l’assassinat des journalistes dans les bureaux du magazine Charlie Hebdo en janvier.
 
Elle fait aussi de la France, le seul pays, avec Israël, à pénaliser les appels à ne pas acheter de produits israéliens.
 
Mais la loi française, qui comprend des sanctions pénales, est plus sévère que celle d'Israël qui permet de poursuivre les partisans du boycott pour préjudice financier, mais pas de les emprisonner.
 
« Une triste journée »
 
« Cette décision est une mauvaise nouvelle pour le respect de la liberté d'expression dans notre pays », a déclaré la Ligue des Droits de l'Homme, le groupe français de défense des droits humains qui a cent ans d’existence. « Cela révèle une volonté de museler toute critique de la politique des gouvernements d'Israël et toute opposition aux graves violations des droits humains dont ils se rendent coupables. » (Mais il faut noter que la Ligue des Droits de l'Homme a elle-même porté plainte contre deux militants BDS de Montpelier pour un post prétendument antisémite sur Facebook durant la guerre d'Israël contre Gaza de l'été 2014 -. un geste tout à fait incompatible avec son engagement déclaré en faveur de la liberté d'expression).
 
Le porte-parole de la Campagne BDS France a dit que la décision du tribunal faisait de cette journée, « une bien triste journée » pour la démocratie française puisqu’un appel à boycotter un état criminel qui viole les droits humains n’était plus considéré comme quelque chose qui va de soi », et que le gouvernement pouvait «fausser l'esprit de la loi chaque fois qu’elle dérangeait un allié politique. »
 
Le CRIF, le principal lobby pro-israélien de France, a salué la décision.
 
Les groupes français anti-palestiniens ont activement soutenu la répression judiciaire - sous couvert de lutte contre l'antisémitisme - en espérant qu'elle mettrait un terme à la campagne de Boycott, de Désinvestissement et de Sanctions (BDS).
 
La criminalisation de la protestation pacifique
 
En 2009 et 2010, une douzaine de militants du BDS, arborant des T-shirts exhortant au boycott des produits israéliens, sont entrés dans des supermarchés dans la ville de Mulhouse, à l’est de la France, et ils ont scandé des slogans et distribué des tracts.
 
Leur but, selon BDS France, était « d'informer les clients sur les problèmes éthiques liés à l'achat de marchandises en provenance d'Israël », notamment le fait que leur production « est partie intégrante de la situation d'apartheid imposée au peuple palestinien, de la dépossession de ses terres [et] du rejet du droit au retour des réfugiés. »
 
Mais en 2010, Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Justice, a donné la consigne aux procureurs de poursuivre les militants du BDS dans tout le pays.
 
En décembre 2011, les militants de Mulhouse ont été acquittés des accusations portées par les procureurs locaux, mais en 2013 une cour d'appel les a reconnus coupables en vertu d'une loi de 1972 qui permet de condamner jusqu'à un an de prison ainsi qu’à de lourdes amendes toute personne qui « incite à la discrimination, la haine ou la violence contre une personne ou un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance ou non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion particulière ».
 
Les militants ont été condamnés aux dépens, à des amendes et à des dommages et intérêts pour un montant total de 35 000 dollars.
 
La Cour de cassation a confirmé la condamnation de 2013.
 
« La nation israélienne »
 
Les militants ont été reconnus coupables de discours appelant à la « discrimination » contre des producteurs et des fournisseurs en raison de leur appartenance à la « nation israélienne ».
 
Ironie suprême dont les juges français n’ont apparemment pas conscience, la haute cour d'Israël elle-même a rejeté en 2013 l'existence d'une nation « israélienne ».
 
Israël ne reconnaît que la nationalité juive ainsi que d'autres catégories ethniques et sectorielles auxquelles il attribue ou refuse arbitrairement la citoyenneté.
 
Le magistrat français, Ghislain Poissonnier, décrit le contexte et fait l'analyse juridique de l'affaire de Mulhouse dans un article publié par l’AURDIP, un organe regroupant des universitaires qui défendent les droits des Palestiniens.
 
Il écrit que la loi de 1972, un amendement à la  loi française sur la presse de 1881, avait pour but de lutter contre la « discrimination à l'encontre des personnes physiques et n’avait en aucun cas pour objet d'interdire les appels pacifiques à boycotter les produits d'un Etat dont la politique [est] critiquée ».
 
Poissonnier ajoute que la Cour de cassation a violé des principes établis du droit français et européen, et que sa décision est d'autant plus contestable que les appels au boycott des produits d'autres états accusés de violer les droits de l'homme se sont multipliés ces dernières années.
 
Les juges, dit-il, n’ont pas tenu compte de faits essentiels : les actions dans les supermarchés étaient totalement pacifiques et les gérants de magasins n’ont pas porté plainte ; il n'y a pas eu d'atteinte à la liberté du commerce ; l'objectif des militants était de promouvoir le respect du droit international ; et les produits israéliens portent souvent des étiquettes frauduleuses pour cacher qu'ils viennent de colonies qui sont illégales en vertu du droit international. Les militants - et la campagne BDS en France - se sont, d'ailleurs, publiquement engagés contre toutes les formes de discrimination raciale et religieuse, y compris l'antisémitisme.
 
Autre ironie, le gouvernement français appuie, en ce moment, de toutes ses forces la mise en place de nouvelles règles à l'échelle européenne obligeant les produits des colonies à être clairement étiquetés pour que les consommateurs puissent les boycotter.
 
L’abolition de la liberté d'expression
 
Le journaliste et militant de la liberté d’expression, Glenn Greenwald, a dénoncé avec virulence l'hypocrisie de la liberté d'expression à la française depuis la marche de Paris, suite au massacre de Charlie Hebdo, « menée par des dizaines de dirigeants du monde entier, dont beaucoup emprisonnent ou même tuent les gens qui  expriment des opinions qui ne leur plaisent pas ».
 
Le leader de l'AP Mahmoud Abbas a rejoint les dirigeants du monde à Paris le 11 janvier pour marcher en faveur de la liberté d'expression, y compris le droit des caricaturistes français de représenter le prophète Mahomet d'une manière bestiale. Philippe WOJAZER Reuters
 
Dans un article de l'Intercept, Greenwald dit que l '« absurdité que la France se félicite de sa liberté d'expression » est clairement mise en lumière par la condamnation des militants de BDS.
 
« Il faut bien se rendre compte à quel point tout cela est pernicieux. Il est parfaitement légal de préconiser des sanctions contre l'Iran, ou la Russie, ou le Soudan ou à peu près n’importe quel pays », remarque Greenwald. « Mais il est illégal - criminel - de préconiser des boycotts et des sanctions contre un seul pays: Israël ».
 
Il note que les dirigeants des groupes anti-palestiniens en Europe veulent que la répression française serve de modèle à d'autres pays, un objectif partagé par le puissant lobby américain pro-Israël, l’AIPAC.
 
Le gouvernement canadien conservateur sortant du premier ministre Stephen Harper a déjà menacé de recourir à des lois contre les discours de haine pour cibler les militants BDS.
 
Compte tenu de son propre bilan d’attaques contre les militants BDS et de la cour qu’il fait à Israël ces derniers temps, il y a peu de raisons d'espérer que Justin Trudeau, le premier ministre entrant, issu du parti libéral, se montre moins intolérant.
 
Quant à la France, même le think tank Freedom House financé par le  Département d'Etat américain exprime son inquiétude devant les restrictions croissantes de la liberté d'expression.
 
Dans son dernier rapport annuel sur la liberté de l'Internet, la place de la France se dégrade sérieusement. Freedom House affirme que le gouvernement et la police sont passés en « surmultipliée » depuis la tuerie de Charlie Hebdo, qu’ils traduisent les gens en justice pour des choses qu’ils ont dites en ligne et qu’ils passent des décrets donnant aux ministres le pouvoir de bloquer des sites Web.
 
De telles mesures, affirme Freedom House, «menacent la liberté d'Internet dans le pays ».
 
L'un des cas cité par le rapport est celui du lycéen arrêté pour avoir publié une caricature ironique sur Facebook.
 
Le récent documentaire Je ne suis pas Charlie de James Kleinfeld suit le journaliste Max Blumenthal dans son tour de France. Le film, qu’on peut voir en ligne, se penche sur l'ambiance de racisme et d'oppression qui y règne depuis la tuerie de Charlie Hebdo.
 
Invaincus
 
Ghislain Poissonnier déplore qu’avec la décision de la Cour de cassation, « notre pays soit devenu le seul au monde - avec Israël - à pénaliser les appels civiques à ne pas acheter de produits israéliens ».
 
Il espère que les militants fassent appel de leurs condamnations devant la Cour européenne des droits de l'homme.
 
Elle est, selon lui, « traditionnellement plus protectrice de la liberté d'expression » que la justice française et donc « il y a des raisons d'espérer pour tous ceux qui ont été choqués par une décision qui laisse la France totalement isolée."
 
BDS France exige qu’il soit mis un terme aux poursuites des militants au titre du  décret Alliot-Marie de 2010 et réaffirme son soutien aux personnes condamnées pour de simples paroles.
 
La répression gouvernementale ne réussira pas à soumettre BDS France qui  « appelle tous les hommes, en France et partout dans le monde, à appliquer la décision du peuple palestinien : promouvoir la campagne de Boycott, de Désinvestissement et de Sanctions contre l'état d'Israël jusqu'à ce qu'il respecte le droit international et les principes universels des droits de l'homme ».
 
« Promouvoir le BDS est non seulement le droit mais le devoir moral de tout citoyen qui a une conscience et qui défend les droits et la dignité des peuples ».
 
Traduction : Dominique Muselet
 
https://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/france-now-more-repressive-boycott-calls-israel
 

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