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Moyen-orient

La face B de l’occupation : quand les colons terrorisent les Palestiniens de Cisjordanie (vidéo)

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La face B de l’occupation : quand les colons terrorisent les Palestiniens de Cisjordanie (vidéo) Une scène de violence coloniale ordinaire dans la ville d’Al Khalil (Hébron) occupée.
Dimanche 10 octobre fut encore un jour plein d’émotions pour les Palestiniens d’Hébron qui ont enterré le jeune martyr Muhammad al-Jabari, tué par balles par les forces israéliennes, près de l’entrée de la colonie illégale de Kiryat Arba.  
Des milliers de personnes ont envahi les rues tandis que le corps du jeune homme âgé de 19 ans était porté au milieu d’une foule immense jusqu’au cimetière des martyrs. Il y a rejoint la jeune étudiante palestinienne de 18 ans, Hadeel Hashlamoun, assassinée sans raison le 22 septembre dernier par les soldats israéliens au checkpoint qui fait l’angle de la rue Shuhada.
Immédiatement après les funérailles, les Palestiniens se sont rassemblés dans le quartier de Bab al-Zawwiya pour une manifestation contre l’usage excessif de la violence fait par les forces d’occupation israéliennes qui a abouti à la mort d’une vingtaine de jeunes Palestiniens en une seule semaine. La manifestation s’est heurtée à une violence extrême de la part des militaires israéliens, ceux-là même qui étaient la veille au soir les spectateurs inactifs de l’invasion agressive du quartier de Tel-Rumeida par de nombreux colons.
La maison de la famille Shamsiyyeh est depuis longtemps la cible de diverses violences perpétrées par les colons israéliens : jets de pierres et de détritus, eau de leur citerne rendue fréquemment inutilisable et même tuyaux d’alimentation en eau détruits sur leur toit. Samedi, les colons, dont certains portaient des fusils mitrailleurs, ont une fois de plus investi le toit de leur maison pour avoir une meilleure vue sur l’assaut porté par les militaires israéliens contre la manifestation palestinienne de Bab al-Zawwiya. Comme il fallait s’y attendre, les forces d’occupation israéliennes n’ont rien fait pour apaiser la situation ou faire dégager les colons du toit de la maison familiale. Un colon a fait usage de poivre en spray à l’encontre de la famille palestinienne, ce qui ne l’a pas empêché d’être autorisé par les forces israéliennes à quitter les lieux par la suite, bien tranquille et sans même une question.
Quelques heures après, un colon, armé d’un fusil mitrailleur comme d’un simple accessoire balancé négligemment à bout de bras, est revenu sur le toit. Les soldats stationnés à proximité ont refusé de lui demander de partir du toit, propriété privée et intégrante de la maison familiale palestinienne. Le colon a soudain pointé son arme en direction des Palestiniens, dont des enfants, qui se trouvaient sur les toits de maisons environnantes. Les soldats d’abord spectateurs de l’incident ont finalement bougé mais seulement pour aller rejoindre le colon sur le toit et y recevoir ses directives de surveillance.

Dans Hébron occupée, il est clairement évident que les militaires sont aux ordres des colons, que ce soit au vu de leurs demandes satisfaites de contrôles d’identités et d’arrestations de Palestiniens aux checkpoints ou de l’impunité totale dont ils bénéficient de la part des forces d’occupation, quelles que soient leurs transgressions des droits humains des Palestiniens. Ce qui est d’autant plus choquant depuis que le Maire de Jérusalem a publiquement appelé les colons à sortir armés de leurs fusils, dans un contexte sous haute tension et de violence explosive dans tous les territoires occupés palestiniens. Dans le quartier de Tel-Rumeida, la semaine dernière, des colons se sont rassemblés en nombre pour arpenter la colline en chantant « Mort aux Arabes » et brûler des drapeaux palestiniens.

 

Source : ISM Palestine - Equipe de Al Khalil

Traduction : CR pour ISM


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Comment fonctionne l’économie de guerre en Syrie - Désastre climatique, destructions et profiteurs

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De grenier à blé qu’elle était depuis l’Antiquité, la Syrie est en passe de se transformer en désert après plus de quatre ans de guerre sanglante qui ont succédé à des années de sécheresse et d’aléas climatiques. Alors que les combats anéantissent les vestiges des premières civilisations nées sur ces terres d’abondance, l’agriculture elle-même peine à subsister. Force est de constater que les sécheresses successives, les mouvements de population, les exodes résultant d’une démographie rampante et de la pauvreté — vidant la campagne agricole pour les villes — comptent parmi les causes premières du conflit
Comment fonctionne l’économie de guerre en Syrie - Désastre climatique, destructions et profiteurs
Contrairement à ce qui s’est passé en Tunisie puis en Égypte, la «  révolution  » syrienne n’était pas inévitable. Au départ, le jeune dictateur Bachar Al-Assad, malgré le poids de son héritage et les insuffisances de son régime, possédait quelques atouts que n’avaient plus les vieillissants Hosni Moubarak ou Zine el-Abidine Ben Ali. La Syrie fonctionnait plutôt mal, mais elle n’était pas au bord de l’explosion comme les autres pays du «  Printemps arabe  ». Son économie bénéficiait d’investissements provenant des pays du Golfe et d’accords commerciaux et de libre-échange avec la Turquie, le puissant voisin et allié du nord. Le secteur touristique, longtemps en friche, fleurissait. De Palmyre dans le désert jusqu’à Doura Europos, cité antique sur l’Euphrate en passant par Alep, le pays s’ouvrait et attirait les investissements. La croissance, quoique très insuffisante pour résorber le chômage des jeunes, était satisfaisante selon les critères occidentaux. Mais la prospérité restait très inégalement répartie.

Le culte de l’enrichissement

La révolte syrienne est restée assez longtemps pacifique  ; c’était sans compter avec l’incurie d’un régime incapable de véritables réformes, notamment en faveur des paysans et des classes défavorisées. Un régime paranoïaque et replié sur lui-même, voué au seul culte de l’enrichissement à tout prix. Et l’obsession de sa survie coûte que coûte, après un demi-siècle de pouvoir de la minorité alaouite — qui avait néanmoins réussi à tisser des alliances avec une classe de commerçants et d’industriels appartenant à la majorité sunnite et à la minorité chrétienne —, cette obsession lui a coûté très cher. Le régime des Assad a sans doute vécu, du moins dans sa forme d’avant le conflit.
Qu’on permette à l’auteur de cet article, originaire d’Alep où il a grandi, de se poser cette question, moins nostalgique qu’il n’y paraît de prime abord : qu’est devenue la Syrie, celle de mon père qui chassait la gazelle  ; celle qui donnait bon an mal an de bonnes récoltes de céréales et de coton, en faisant l’un des principaux producteurs mondiaux, en même temps que le pays entamait son industrialisation  ?
L’agriculture syrienne tend à devenir une sorte de mirage dans un désert toujours plus envahissant. Plus d’un Syrien sur deux sur une population de près de 21 millions (quatre fois plus que dans les années 1950) est déplacé dans son propre pays ou réfugié à l’étranger (quelque 7 millions de déplacés et 4 millions de réfugiés). La guerre a fait des Syriens «  la plus grande population de réfugiés pour un seul conflit en une génération  » selon le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres.

Augmentation des températures, baisse des précipitations

D’autre part, des chercheurs américains ont récemment émis l’hypothèse que la sécheresse record qui a dévasté le secteur agricole de la Syrie entre 2007 et 2010 a pu contribuer au déclenchement de l’insurrection. En effet, cette sécheresse, l’une des plus sévères dans les annales climatologiques, a frappé la principale région agricole dans le nord de la Syrie, forçant des centaines de milliers d’agriculteurs et d’éleveurs ruinés à émigrer vers des villes comme Homs, Damas et Deraa, là où la pauvreté a nourri les révoltes, selon une étude de l’Académie américaine des sciences1. «  Nous ne disons pas que la sécheresse est la cause de la guerre mais qu’elle s’est ajoutée à tous les autres facteurs, contribuant ainsi au conflit  » qui a fait plus de 200 000 morts et déplacé des millions de personnes, a souligné Richard Seager, un climatologue de l’université Columbia, co-auteur de l’étude. «  Et le réchauffement climatique en cours, résultant des activités humaines, a probablement contribué à la sévérité de la sécheresse dans cette région  ».
Selon les experts, depuis 1900, le Croissant fertile a connu une augmentation de 1 à 1,2 °C de la température ainsi qu’une réduction d’environ 10 % des précipitations. Ceci s’ajoutant aux désaccords persistants entre Ankara, Damas et Bagdad sur le partage des eaux de l’Euphrate qui trouve sa source en Turquie. La région a certes connu des sécheresses importantes dans les années 1950, 1980 et 1990, mais celle de 2007-2010 a été de loin la pire et la plus longue, un phénomène qui ne peut s’expliquer sans le réchauffement climatique, selon ces climatologues qui soulignent aussi la réduction drastique des réserves d’eau souterraines qui auraient pu en atténuer les effets. D’autres recherches avaient déjà en partie attribué au changement climatique cette tendance à long terme d’un assèchement du bassin méditerranéen. Résultat, la production agricole avait diminué de plus de 30 % peu avant la guerre. Or, l’agriculture contribuait auparavant à un quart du PIB de la Syrie  ; en 2010 elle n’en représentait qu’à peine 16 %. «  À un point donné, la production de blé a chuté de moitié  », note l’économiste syrien Jihad Yazigi sur le blog de son hebdomadaire électronique The Syria Report2.

Sécurité alimentaire non assurée

Dans les régions les plus durement touchées du nord-est du pays, les troupeaux ont été presque entièrement abattus et les prix des céréales ont doublé, forçant jusqu’à 1,5 million de personnes à quitter les campagnes pour les banlieues des villes déjà envahies par des réfugiés de la guerre en Irak. Le régime n’a quasiment rien fait pour aider ces migrants forcés à quitter leurs terres et été largement défaillant bien avant cette «  révolte des pauvres  ». Ainsi en 2008, après trois années consécutives de sécheresse, le gouvernement n’avait rien trouvé de mieux que d’annoncer «  une hausse des prix des pompes d’irrigation, qui ont été multipliés par trois, ainsi que des prix des engrais aux niveaux mondiaux  », selon Yazigi.
Après encore une mauvaise récolte en 2014 en raison d’une nouvelle sécheresse qui a frappé toute la région, la pluie est tombée en abondance en 2015, ce qui a donné de bonnes récoltes. Elles restent pourtant en deçà de ce qui serait nécessaire pour assurer la sécurité alimentaire à une population largement paupérisée. Pour cette année, la «  bonne  » récolte de céréales est en effet estimée à 2,44 millions de tonnes, un chiffre encore inférieur de 40 % au niveau d’avant le conflit. Le pays est en déficit de 800 000 tonnes alors que ses besoins annuels sont de l’ordre de 5 millions de tonnes selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Ultime ironie dans un pays morcellé et contrôlé par des forces qui souvent s’interpénétrent, les récoltes ont bénéficé aux régions tenues par les groupes rebelles, comme à Raqqa ou à Deir ez-Zor sous domination de l’organisation de l’État islamique (OEI), ou encore dans les régions kurdes du nord. Ces mêmes récoltes sont souvent, à l’instar du pétrole qui se trouve en zone rebelle, vendues à la partie adverse, moyennant ou pas — selon les circonstances — taxes ou impôt de guerre. Ainsi, une étude d’Anne-Laure Linget Riau, experte en approvisionnement international de textile-habillement, citée tout récemment dans le quotidien Le Monde3 indique que 6 % des importations de coton en Turquie proviennent de champs contrôlés à près de 90 % par l’OEI. Ce qui a assuré à l’organisation quelque 150 millions de dollars (135 millions d’euros) de revenus au cours des douze derniers mois. Les industriels turcs négocient les prix à la baisse, cette matière première non égrenée n’étant pas traçable. Un cinquième des tee-shirts fabriqués en Turquie le sont avec du coton cultivé dans le nord de la Syrie. Si bien que 1,2 % des tee-shirts vendus en France alimentent les caisses de l’OEI, estime l’experte. À quand l’entrée de l’OEI dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC)  ?
Selon les rapports de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de l’Organisation mondiale pour la santé (OMS), 9,8 millions de Syriens sont en situation d’insécurité alimentaire, dont 6,8 millions très gravement –- à un niveau qui nécessite une aide internationale conséquente. Depuis janvier 2015, plus d’un demi-million de personnes ont encore été déplacées, d’après ces agences onusiennes. Ainsi, la poursuite du conflit continue de perturber l’activité agricole et les marchés. «  Même si la récolte de cette année est meilleure que prévu grâce à des pluies abondantes, le secteur reste décimé  », constate l’un des responsables de la FAO, Dominique Burgeon4 qui souligne la nécessité d’une aide urgente des donateurs aux agriculteurs pour la saison des semailles qui débute en octobre. L’insécurité alimentaire est encore aggravée par toutes sortes de pénuries : carburant, main d’œuvre, matériels et semences agricoles, sans compter les dommages infligés aux systèmes d’irrigation. Les surfaces céréalières ont été fortement réduites et sont à leur plus bas depuis les années 1960, toujours selon la FAO. «  L’évidence est que cinq années de conflit ont détruit l’économie syrienne et la capacité des gens d’acheter les produits dont ils ont besoin pour survivre  », estime Arif Husain, chef économiste du Programme alimentaire mondial (PAM)5.

Quand l’OEI rejoindra-t-elle l’OMC  ?

Selon une étude exhaustive sur les effets de la guerre6 publiée en mars 2015 par le Syrian Center for Policy Research (SCPR) en coordination avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), l’économie syrienne a perdu 202,6 milliards de dollars entre le début du conflit en mars 2011 et fin 2014, soit près de quatre fois le PIB du pays. Le déficit budgétaire était de 35,7 % en 2013, de 40,5 % en 2014 et le ratio de couverture des importations par les exportations a dégringolé, passant de 82,7 % en 2010 à 29,7 % en 2014, indique l’étude. Le déficit commercial a amené le gouvernement syrien l’hiver dernier à restreindre les permis d’importations accordés aux commercants alors que le cours de la devise ne cesse de flamber : il est passé de 50 LS pour un dollar avant le conflit à 340 LS actuellement.
Des acrobaties sur le taux de change par des «  hommes de l’ombre  » autorisent toutes sortes de manipulations dont les Syriens moyens, les commercants et les industriels font les frais. Du moins ceux d’entre eux qui parviennent à tenir le coup, puisque l’industrie s’est aussi en très grande partie effondrée, pillée ou partie en fumée. Parmi les milliers d’usines disparues, on peut citer celles des multinationales Nestlé et Total, cette dernière fabriquant des lubrifiants dans la région entre Damas et Homs. «  Notre chiffre d’affaires, grâce à ce que nous importons et distribuons, s’est effondré à 20 % de ce qu’il était avant le conflit  », a dit à Orient XXI l’un des responsables de la joint venture syro-française. D’autres usines, notamment celles de la région industrielle d’Alep, la capitale économique, ont été soit détruites, soit démantelées et réinstallées dans des pays comme la Turquie. Détail insolite, le quart des sociétés créées en Turquie en 2014 sous forme d’investissements étrangers l’a été par des entrepreneurs syriens, selon des statistiques officielles turques. À l’intérieur du «  pays utile  » à l’ouest, contrôlé par le régime, des industriels et des commercants ont ainsi trouvé pour leurs affaires un havre de paix dans une région relativement épargnée par les combats féroces mais où les prix de l’immobilier flambent. Face à cette situation catastrophique d’une économie désormais fragmentée où les groupes armés ont créé chacun une sorte d’état d’exception pour contrôler et gérer les institutions et les ressources sur leurs territoires respectifs, le gouvernement central, de plus en plus impécunieux, a adopté des mesures libérales, comme la suppression des subventions sur de nombreux produits et services de base. Avec pour effet, une hausse d’environ 87 % du prix du pain dans certaines boulangeries publiques, note la FAO.
Bien que gardé secret, le montant des réserves en devises s’est effondré, de l’avis de la plupart des économistes. Il était estimé à 21 milliards de dollars avant le conflit. Avec des caisses quasiment vides (mais le gouvernement continue de payer ses fonctionnaires et d’accorder même des augmentations salariales vite rattrapées par l’inflation), l’État a accru de façon spectaculaire sa dépendance vis-à-vis de ses principaux alliés, la Russie (où serait imprimée la monnaie en raison des sanctions internationales contre le régime) et l’Iran dont dépend la survie financière, politique et militaire du pouvoir.

Une aide massive de l’Iran

«  Nous sommes devenus un véritable satellite de Téhéran  », se plaignent de nombreux Syriens rencontrés pour Orient XXI à l’étranger ou en Syrie, ce à quoi les défenseurs du pouvoir rétorquent «  il vaut mieux être un satellite de Téhéran que des monarchies du Golfe  ». Ces derniers sont souvent les mêmes qui n’ont que ressentiment envers ces prédateurs financiers que sont l’Arabie saoudite, le Qatar, voire la Turquie, trois pays qui investissaient il y a juste quelques années à coups de milliards de dollars en Syrie. Dans le détail des chiffres, pour autant qu’ils soient fiables, l’Iran a accordé en 2013 à la Syrie 4,6 milliards de dollars, soit 3,6 milliards sous forme de facilités de paiement — uniquement consacrés aux importations de pétrole — et un milliard pour financer des importations diverses. En juillet 2015, le Parlement syrien a approuvé l’ouverture par Téhéran d’une nouvelle ligne de crédit d’un milliard de dollars. C’est dire l’importance des prêts, auxquels s’ajoutent de nouveaux accords commerciaux Damas-Téhéran, dont une ligne maritime directe entre les deux pays. «  C’est l’une des rares sources de devises qui restent pour le gouvernement syrien  », note Jihad Yazigi, qui précise aussi que la quasi-totalité des appels d’offres du gouvernement sont réservés à l’Iran.
Si nul ne peut nier la réalité d’une insurrection populaire pour la liberté et la justice à laquelle sont venues se greffer des facteurs de géostratégie régionale, on ne peut faire l’impasse sur les causes économiques et sociales d’un conflit dont personne ne saurait prédire l’issue et qui avance en roue libre. À la satisfaction de ceux qui en profitent et pour qui l’argent est le nerf mais aussi la rançon de la guerre.

1Colin P. Kelley, Shahrzad Mohtadi, Mark A. Cane, Richard Seager, Yochanan Kushnir «  Climate change in the Fertile Crescent and implications of the recent Syrian drought  », Proceedings of the national Academy of Science of the United States (PNAS), vol. 112 no. 1, 30 janvier 2015.

2«  Syria’s Agriculture Sector Decimated by War, Report Finds  », article réservé aux abonnés.

3Nicole Vulser et Jade Grandin de l’Eprevier, «  Le coton syrien continue d’habiller les Français  », 23 septembre 2015 (article réservé aux abonnés).
4«  Syrie : malgré les pluies abondantes, la situation de la sécurité alimentaire demeure sombre  », FAP, 23 juillet 2015.
5«  Syrie : malgré des pluies abondantes, l’insécurité alimentaire reste forte  », PAM, 23 juillet 2015.
6SCPR Alienation and Violence Report 2014.

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Le shabak monte des operations false flag a Jerusalem pour justifier du massacre des Palestiniens. (en anglais)

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ARE WE WITNESSING A FALSE FLAG INTIFADA? During the past few days, eyewitnesses reported that Israeli security personnel actually fabricated several “stabbing incidents” in order to justify shooting and killing more Palestinians. “I don’t deny that some people were trying to or did stab some Israeli soldiers or settlers. But it is crystal clear that probably a majority of the estimated two dozen Palestinians murdered by Israel since the beginning of October were completely innocent.”
Le shabak monte des operations false flag a Jerusalem pour justifier du massacre des Palestiniens. (en anglais) Netanyahu is lying like a whore
By Khalid Amayreh in Occupied Jerusalem
Israeli Prime Minister Binyamin Netanyahu has been lying rather brazenly in an effort to justify the summary execution of Palestinians suspected of trying to attack Israeli soldiers and settlers.
During the past few days, eyewitnesses reported that Israeli security personnel actually fabricated several “stabbing incidents” in order to justify shooting and killing more Palestinians.
“We are talking about totally innocent people who were just walking the street or crossing a pedestrian line or simply standing in the wrong place at the wrong time,” said Anwar Hamzeh, a human rights monitoring group in Ramallah.
“I don’t deny that some people were trying to or did stab some Israeli soldiers or settlers. But it is crystal clear that probably a majority of the estimated two dozen Palestinians murdered by Israel since the beginning of October were completely innocent.”
What terror?
In another burst of what he usually does best, namely lying, Netanyahu claimed Israel was fighting what he called terror.
As usual, he ignored the overwhelming terror by the Israeli state, its soldiers and settlers against unprotected and unarmed Palestinian civilians, like burning entire Palestinian families alive, shooting to kill rather indiscriminately on Palestinians innocuously hurling stones on heavily protected soldiers as happened near the security fence east of Gaza.
There is only one word for this behavior: Murder, intentionally and premeditatedly.
Netanyahu went further by proposing to cooperate with Jordan and Egypt.
He carefully overlooked the clarion fact that the enduring Israeli occupation of Palestine and denial of its citizens the most basic human rights, including the right to life, is the root cause of violence and terror, not only in the Middle East but in much of the world as well.
And in the past few years, Netanyahu introduced an additional incendiary provocation, namely recurrent efforts by fanatical Messianic Jews to take over the Aqsa Mosque, one of Islam’s holiest places under the sun.
This extremely sensitive issue has always been and will continue to be a matter of life or death for the vast majority of the Palestinian people.
I asked Sheikh Ikrema Sabri, the former Mufti of Palestine, to explain the gravity surrounding recurrent Israeli efforts to seize the Aqsa Mosque in order to build a Jewish temple on the mosque’s site.
The Sheikh said: “The Aqsa Mosque is the ultimate issue. No other issue would mobilize and provoke the Palestinian people like this issue does. The seizure of the Aqsa Mosque, God forbids, would symbolize the total expulsion of the Palestinian people from this land.”
Insult to Egypt, Jordan
Needless to say, Netanyahu’s statement before the Knesset on Monday that Israel was ready and willing to cooperate with Amman and Cairo against terror constitutes a real insult to both the Jordanian and Egyptian regimes.
In truth, Netanyahu, by offering to cooperate with regional powers against terror, actually wants Amman and Cairo to openly support Israel’s doomsday designs against the Aqsa Mosque as well as Israel’s ongoing crimes against Palestinian civilians.
Israel has already killed any remaining realistic prospects for the establishment of a viable Palestinian state on the territories Israel occupied in 1967.
Now, Israel under Netanyahu wants to complete the “final solution” for the Palestinian question by getting some Arab regimes to endorse the liquidation of the Palestinian cause under the rubric of fighting terror.
Is there a greater insult to Amman and Cairo than calling on the two Arab capitals to back Israel’s slow-motion holocaust against the Palestinian people?
http://islamic-intelligence.blogspot.fr/

Le shabak monte des operations false flag a Jerusalem pour justifier du massacre des Palestiniens. (en anglais)

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Marwan Barghouti: « Il n’y aura pas de paix tant que l’occupation israélienne de la Palestine durera »

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Marwan Barghouti: « Il n’y aura pas de paix tant que l’occupation israélienne de la Palestine durera » Nous avons été patients, mais la communauté internationale nous a laissé tomber. La liberté n’a que trop tardé pour le peuple palestinien
 
Des Palestiniens portent un manifestant blessé, lors d’affrontements près de la barrière frontalière de Gaza, la semaine dernière. Photo: Majdi Fathi / NurPhoto / Corbis
L’escalade actuelle de violence n’a pas commencé avec le meurtre de deux colons israéliens ; elle est en cours depuis des années. Chaque jour, des Palestiniens sont tués, blessés, arrêtés. Chaque jour la colonisation progresse, le siège de notre peuple continue à Gaza, l’oppression persiste. Puisque beaucoup, aujourd’hui, voudraient que nous soyons submergés par les conséquences potentielles d’une nouvelle spirale de violence, je plaiderai, comme je l’ai fait en 2002, pour que l’on regarde en face ses causes profondes : le déni de liberté infligé aux Palestiniens.
 
Certains ont suggéré que si un accord de paix ne pouvait être atteint, c’était en raison de la réticence du président Yasser Arafat ou de l’incompétence du président Mahmoud Abbas ; or, tous deux étaient prêts à signer un accord de paix et en mesure de le faire. Le vrai problème, c’est qu’Israël a choisi l’occupation plutôt que la paix, et utilisé les négociations comme écran de fumée pour poursuivre son projet colonial. Tous les gouvernements, partout dans le monde, connaissent ce fait de base, et pourtant tant d’entre eux prétendent que le retour aux veilles recettes qui ont échoué dans le passé pourrait aboutir à la liberté et la paix. La folie se répète encore et encore, et on espère des résultats différents !
Il ne peut y avoir de négociations sans un engagement clair de la part d’Israël de se retirer complètement du territoire palestinien qu’il a occupé en 1967, y compris Jérusalem-Est; sans un arrêt total de toutes les politiques coloniales; sans une reconnaissance des droits inaliénables du peuple palestinien, y compris leur droit à l’autodétermination et leur droit de retour; et sans la libération de tous les prisonniers palestiniens. Nous ne pouvons pas coexister avec l’occupation, et nous ne nous rendrons pas.
On nous a appelés à être patients, et nous l’avons été, offrant une occasion après l’autre de parvenir à un accord de paix. Peut-être est-il utile de rappeler au monde que l’oppression qui a suivi notre dépossession, notre exil et notre transfert forcé dure maintenant depuis près de 70 ans. Nous sommes les seuls à nous retrouver à l’ordre du jour de l’ONU depuis sa création. On nous a dit que par le recours à des moyens pacifiques et aux voies diplomatiques, nous recueillirions le soutien de la communauté internationale pour mettre fin à l’occupation. Et pourtant, comme déjà en 1999, à la fin de la période intérimaire, cette communauté n’a toujours pas procédé à quelque mesure significative que ce soit, ni créé de cadre international pour mettre en œuvre le droit international et les résolutions de l’ONU, ni adopté de mesures visant à assurer la reddition de comptes, notamment le boycott, le désinvestissement et les sanctions, qui ont joué un rôle crucial pour débarrasser le monde de l’apartheid sud-africain.
 
Donc, en l’absence d’une action internationale pour mettre fin à l’occupation israélienne et à l’impunité, ou même pour nous fournir une protection, que nous demande-t-on ? D’attendre tranquillement qu’une autre famille palestinienne soit brûlée, qu’un autre enfant palestinien soit tué ou arrêté, qu’une nouvelle colonie soit construite ? Le monde entier sait que Jérusalem est la flamme qui peut inspirer la paix ou déclencher une guerre. Pourquoi, alors, le monde reste-t-il immobile tandis que les attaques israéliennes contre le peuple palestinien sur la ville et sur les lieux saints musulmans et chrétiens, notamment Al-Haram al-Sharif, se poursuivent-elles sans relâche ? Les actions et les crimes d’Israël ne détruisent pas seulement la solution à deux États fondée sur les frontières de 1967, elles ne font pas que violer le droit international ; elles menacent de transformer un conflit politique réglable en une guerre de religion sans fin qui va déstabiliser une région déjà en proie à des turbulences sans précédent.
 
Aucun peuple sur le globe n’accepterait de vivre sous l’oppression. Par nature, les êtres humains aspirent à la liberté, luttent pour la liberté, se sacrifient pour la liberté, et la liberté, le peuple palestinien l’attend depuis trop longtemps. Au cours de la première Intifada, le gouvernement israélien a lancé une politique consistant à « briser leurs os pour briser leur volonté », mais génération après génération, le peuple palestinien a prouvé que sa volonté est indestructible et n’a pas besoin d’être mise à l’épreuve.
Cette nouvelle génération palestinienne n’a pas attendu les pourparlers de réconciliation pour incarner l’unité nationale que les partis politiques ont échoué à atteindre ; elle a dépassé les clivages politiques et la fragmentation géographique. Elle n’a pas attendu d’instructions pour faire respecter ses droits, et son devoir, de résister à cette occupation. Elle le fait sans armes, tout en étant confrontée à l’une des plus grandes puissances militaires du monde. Et pourtant, nous restons convaincus que la liberté et la dignité doivent triompher, et nous vaincrons. Le drapeau que nous avons fièrement hissé à l’ONU flottera un jour au-dessus des murs de la vieille ville de Jérusalem pour symboliser notre indépendance.
 
Je me suis joint à la lutte pour l’indépendance de la Palestine il y a 40 ans, et ai été emprisonné pour la première fois à l’âge de 15 ans. Cela ne m’a pas empêché de plaider pour une paix qui soit conforme au droit international et aux résolutions des Nations unies. Mais Israël, la puissance occupante, a méthodiquement détruit cette perspective, année après année. J’ai passé 20 ans de ma vie dans les prisons israéliennes, y compris les 13 dernières années, et ces années m’ont convaincu encore davantage de cette vérité immuable : le premier jour de paix sera le dernier jour de l’occupation. Ceux qui recherchent la paix doivent agir, et maintenant, pour défaire l’occupation.
Traduction: Francoise M. pour l’Agence Média Palestine
Source: The Guardian
http://www.agencemediapalestine.org/blog/2015/10/12/marwan-barghouti-il-ny-aura-pas-de-paix-tant-que-loccupation-israelienne-de-la-palestine-durera/

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Les forces d’occupation israéliennes tuent 24 Palestiniens en neuf jours

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Les forces d’occupation israéliennes tuent 24 Palestiniens en neuf jours Yahia Hassan dit au revoir à Rahaf, sa fille de 2 ans assassinée par un bombardement israélien à Gaza le 11 octobre 2015. Israël a aussi assassiné sa femme qui était enceinte. ‪#‎Gaza‬
Une ONG palestinienne a accusé Israël d’avoir donné aux colons et aux soldats le « feu vert pour abattre les enfants palestiniens ».
Les Forces israéliennes ont tué au moins 24 Palestiniens depuis le 3 octobre, alors que la frustration se transforme en violence et ce, parce que le gouvernement israélien continue de construire les colonies juives à travers toute la Cisjordanie, en violation du droit international.
Dans le même temps, le directeur de l’ONG « Défense internationale des enfants (DCI) », Ayed Abu Qtaish, a accusé le gouvernement  israélien d’avoir donné « aux colons et aux soldats le feu vert pour abattre les enfants palestiniens ».
Le nombre de tués a été augmenté avec la mort d’un adolescent palestinien, Ahmad Sharaka, 13 ans, abattu par les troupes israéliennes lors des confrontations à un check-point près de Ramallah. En fin de semaine dernière, les Forces israéliennes avaient tué six Palestiniens.
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Les autorités israéliennes ont refusé de dire si leurs forces utilisaient des munitions de guerre, mais des responsables hospitaliers ont déclaré que plusieurs Palestiniens étaient arrivés chez eux touchés par des balles réelles. (Reuters)
 
Ces intenses affrontements sont entrés dans leur septième jour dimanche, dans les villes et villages de la Cisjordanie occupée, après les semaines de manifestations qui ont éclaté avec les tensions à la mosquée al-Aqsa, à Jérusalem-Est.
Une porte-parole israélienne a déclaré à Al Jazeera que leurs forces utilisaient diverses méthodes pour tenter de disperser les manifestants, mais elle a refusé de confirmer l’utilisation de balles réelles.
Mais le responsable d’un hôpital à Ramallah, où Sharaka a été reçu, a indiqué à Al Jazeera que « le garçon (Sharaka) avait été blessé par une balle réelle au cou quand il est arrivé en salle d’urgences. Malheureusement, sa blessure était grave au point qu’il n’avait rien pu faire, et le garçon est décédé malgré toutes les procédures médicales ».
Ce dirigeant ajoute que l’hôpital a reçu quatre autres blessés par balles.
Le Croissant-Rouge palestinien a rapporté qu’au moins 332 Palestiniens ont été blessés durant les affrontements avec les forces israéliennes, dimanche.
Ce sont environ 1990 Palestiniens qui ont été blessés depuis début octobre par des grenades assourdissantes, des bombes lacrymogènes, des balles d’acier enrobées de caoutchouc, et des munitions de guerre, tirées sur eux par les forces israéliennes.
Diverses organisations internationales de défense des droits de l’homme ont accusé les Forces israéliennes d’ouvrir le feu, délibérément et à l’aveugle, sur les observateurs comme sur les manifestants.
Traduction : JPP pour l’Agence Média Palestine
Source: Telesur
http://www.agencemediapalestine.org/blog/2015/10/12/24-palestiniens-tues-par-larmee-israelienne-depuis-le-debut-du-mois-doctobre-plus-de-1300-blesses/

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