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Expert turc: le gaz iranien ne remplacera pas le russe

Après la levée des sanctions, l'Iran ne retrouvera pas immédiatement sa position d'autrefois sur le marché mondial du gaz, mais il ne cessera d'augmenter ses livraisons, estime un expert de l'université Yalova, en Turquie.

 
Le groupe énergétique autrichien OMV envisage de miser sur le gaz russe, a annoncé le PGD de la société Rainer Seele.
  Selon lui, les livraisons iraniennes ne peuvent pas constituer une alternative aux exportations russes, car les infrastructures nécessaires pour acheminer du gaz extrait en Iran vers l'Europe font actuellement défaut.  
D'après la société de diffusion allemande Deutsche Welle, Rainer Seele a exprimé des doutes quant à la possibilité du gaz iranien de conquérir rapidement le marché qu’est l'UE.
L'agence Sputnik a demandé à Omid Shokri Kalesar, thésard de l'université Yalova (Turquie), de commenter les propos du dirigeant d'OMV.
  "Avant d'être frappé de sanctions internationales, l'Iran occupait des positions solides sur le marché mondial du gaz. Avec la mise en place des sanctions, le pays a de facto cédé sa niche à des acteurs plus forts, dont l'Arabie saoudite, l'Irak et la Russie. Il va sans dire qu'aucun de ces pays ne veut renoncer à sa part du marché. C'est la raison pour laquelle après la levée des sanctions, l'Iran n'arrivera pas à retrouver immédiatement sa position d'autrefois, mais ses exportations ne cesseront d'augmenter", estime l'expert turc.  
Selon lui, les pays européens se sont déclarés prêts à acheter du pétrole et du gaz à l'Iran en grande quantité. Voici pourquoi les livraisons iraniennes pourraient rivaliser avec celles provenant de Russie et d'Arabie saoudite. Cependant, estime Omid Shokri Kalesar, cela ne doit pas affecter les relations d'amitié entre Téhéran et Moscou.
  "On sait que la coopération énergétique entre l'Iran et la Russie a débuté en 1995-1996 quand la société russe Gazprom a signé avec la partie iranienne un contrat prévoyant des investissements dans l'exploitation de gisements de pétrole et de gaz en Iran. Un autre projet réussi a été celui de la construction de la centrale nucléaire de Bouchehr par le groupe public russe Rosatom. Or, suite aux sanctions infligées à l'Iran, Gazprom s'est retiré du projet South Pars. Par contre, une autre société russe, Lukoil, a récemment annoncé son désir de reprendre sa coopération avec l'Iran. Gazprom a lui aussi déclaré qu'il voulait réintégrer le projet South Pars", a souligné l'analyste turc.  
D'après lui, avec la levée des sanctions, Lukoil et Gazprom relanceront nécessairement les projets de prospection géologique dans les secteurs pétrolier et gazier.

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