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Les questions adressées par l’ancien chef du gouvernement libanais, Salim Hoss, à la direction des Frères musulmans d’Egypte sur la cause palestinienne, Jérusalem et les souffrances permanentes du peuple palestinien, sont des préoccupations premières dans le monde arabe, surtout depuis la multiplication des rapports sur un deal conclu entre les Américains et la Confrérie islamiste sous le parrainage de la Turquie.
Les Frères musulmans se doivent de divulguer leurs vraies positions
Dans ce registre, une longue dépêche de l’Agence France presse fait état d’un dialogue entre les États-Unis et les Frères musulmans. « C’est sûr qu’aujourd’hui les Frères musulmans sont les seuls interlocuteurs valables » et que les responsables américains n’ont pas d’autre choix que de dialoguer avec eux, résume Marina Ottoway, de la Fondation Carnegie.

Le 30 juin, la secrétaire d’État Hillary Clinton avait déclaré que les États-Unis « continuaient leur approche de contacts limités » avec les Ikhwan dans le cadre de la transition en Égypte, une pratique, selon elle, « adoptée par moments depuis cinq ou six ans », poursuit l’AFP. « Pour les États-Unis, reprendre le dialogue, c’est une étape importante, c’est même une étape qui aurait dû être franchie il y a longtemps, mais ils s’y étaient refusés », pointe Mme Ottoway, ajoutant que « cela représente un grand changement, adopté par nécessité ».

Pour Nathan Brown, professeur à l’université George-Washington, les Frères musulmans ont « envoyé juste assez de signaux rassurants pour accroître légèrement le confort des États-Unis à l’idée de dialoguer avec eux ». Mais même si les Frères musulmans ont conscience que les États-Unis sont un acteur majeur sur le plan diplomatique avec lequel il faut travailler, « il n’y a aucun doute sur le fait qu’il s’agit d’un mouvement socialement et politiquement très conservateur », dont les positions à l’égard des femmes ou de la minorité chrétienne d’Égypte peuvent susciter l’inquiétude. Toutes ces informations ont renforcées les récits sur le coup d’Etat qui a conduit au renversement de l’ancien guide des Frères d’Egypte, Mehdi Akef, et plusieurs de ses compagnons, en raison de son soutien au chef du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, contre la campagne menée par le régime de Hosni Moubarak. Le changement à la tête des Frères aurait été encouragé par l’ancien raïs.

Lorsqu’un homme de la trempe de Salim Hoss se pose des questions sur les réelles positions des Frères musulmans, la direction suprême de la confrérie se doit de fournir des explications et de lever les zones d’ombre.
La tendance au Liban

Pressions et ingérences contre la Syrie et la Résistance

De fortes pressions régionales et internationales sont exercées sur le Liban dans le but de mettre en œuvre le plan du secrétaire d’Etat adjoint américain pour le Proche-Orient, Jeffrey Feltman, qui consiste à transformer le pays du cèdre en plateforme pour intervenir en Syrie, en y installant des camps d’entrainement et en transférant combattants, armes et argent du côté syrien.

Ce n’est pas un hasard si trois acteurs essentiels de ce plan se trouvaient à Beyrouth presque en même temps, la semaine dernière : le secrétaire général des Nations unies, le ministre turc des Affaires étrangères et le chef du commandement central américain. Les entretiens de ces trois personnalités avec les responsables libanais ont porté sur les moyens de protéger et d’activer les réseaux de subversion mis en place avec la contribution du leader des Forces libanaises Samir Geagea et du chef du Courant du futur, l’ancien Premier ministre, Saad Hariri. L’autre but des entretiens est l’habituelle campagne contre les armes de la Résistance. Lors de ses entretiens à Beyrouth, Ban Ki-moon a incité les responsables libanais à couvrir les ingérences dans les affaires syriennes à travers le mensonge des réfugiés au Liban-Nord, dont le nombre est sciemment gonflé par la coalition pro-américaine du 14-Mars. Alors que la vérité vient par la plume de journalistes occidentaux, avec les récentes révélations du Washington Times sur la présence de 500 miliciens de l’opposition syriennes dans la partie septentrionale du pays.

Toujours prêt à s’ingérer dans les affaires intérieures de la Syrie dans ses nombreuses déclarations et interviews, le secrétaire général des Nations unies n’a rien trouvé à dire sur les violations répétées par Israël de la souveraineté libanaise. Et les plaintes des responsables libanais sont restées sans échos. Ban Ki-moon a appelé à la reprise du dialogue interlibanais dans le but d’avancer sur le registre du « désarmement des milices », alors que le dialogue national, du point de vue libanais, devrait servir à élaborer une stratégie de défense nationale basée sur la formule armée-peuple-résistance. D’ailleurs, le leader du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, a répondu en réaffirmant que la Résistance n’abandonnera jamais ses armes et s’est dit « heureux » d’apprendre que Ban Ki-moon, donc « les Américains et les Israéliens inquiets à l’égard de l’armement du Hezbollah ».

Quant à Ahmet Davutoglu, sa visite ne peut être comprise que dans le cadre des efforts de Jeffrey Feltman visant à entrainer le 14-Mars et Walid Joumblatt dans la création de foyers de terroristes libanais et syriens au Liban-Nord afin de commettre des actes de sabotage et des tueries en Syrie. Dans un second temps, après la défaite des extrémistes en Syrie, l’idée serait de démanteler ces camps terroristes en contrepartie du désarmement de la Résistance. Feltman et ses disciples sont assez naïfs –ou désespérés- pour croire qu’un tel marché à une chance de réussir.

Il existe au sein de l’Etat et des institutions libanaises des pôles d’influences de l’poque haririenne qui soutiennent et assurent une protection à ces groupes d’extrémistes. Le gouvernement et les forces nationales et patriotiques libanaises ne peuvent en aucun cas laisser ces saboteurs commettre leurs méfaits en toute impunité. Il est temps de réagir.
Déclarations et prises de positions

Bachar al-Assad, président de la République arabe syrienne

« Il n’est plus possible pour les parties régionales et internationales qui ont voulu déstabiliser la Syrie de falsifier les faits et les réalités. Les masques sont tombés. Aujourd’hui, plus de 60 chaînes de télévision dans le monde sont mobilisées contre la Syrie, certaines travaillaient contre l’intérieur syrien et d’autres à la déformation de l’image de la Syrie à l’extérieur, auxquels s’ajoutent des dizaines de sites Internet, de journaux et d’autres médias. Nous parlons donc de centaines de médias qui œuvrent pour nous pousser à l’autodestruction. Ils ont échoué mais ils ne désespèrent pas. Je leur dit que je ne suis pas de ceux qui abandonnent leurs responsabilités. En l’an 2000, j’ai dit que je ne cherchais pas un poste, mais aussi que je ne me dérobais pas aux responsabilités. Je suis à ce poste par le soutien du peuple et si je le quitte ce sera également par la volonté du peuple. Cette question est tranchée. Nous avons fait preuve de patience et d’endurance dans un combat sans précédent dans l’historie moderne de la Syrie. Ceci nous a rendus plus solide et bien que cette lutte comporte de grands risques et des défis vitaux, la victoire est proche, tant que nous sommes capables de résister, d’exploiter nos points forts qui sont nombreux, et de connaitre les points faibles de nos adversaires, qui sont encore plus nombreux. Le peuple s’est lancé dès les premiers jours contre eux. Et lorsque votre unité les a indisposés, ils ont essayé de vous diviser par l’arme odieuse du confessionnalisme. Et lorsqu’ils ont désespéré, ils sont passés aux actes de sabotage et aux meurtres. Ils ont commencé par commettre des assassinats, tenté d’isoler les villes, ont volé, pillé et détruit les établissements publics et privés. Et malgré un immense soutien médiatique et politique, régional et international, ils ont réalisé que leur révolution ne peut avoir lieu ici. Leurs tentatives tombées, c’était au tour de l’extérieur à intervenir. Cet extérieur est devenu un mixte de l’étranger et de l’Arabe et le plus regrettable encore c’est que parfois l’Arabe paraît plus hostile que l’étranger (…) C’est le summum de la décadence arabe… mais de la décadence rejaillit la renaissance. C’est moi qui avais proposé l’initiative et les observateurs arabes lors de mes deux rencontres, il y a quelques mois, avec une délégation de la Ligue arabe (…) Beaucoup d’Arabes reconnaissent que l’Arabité pour la Syrie n’est pas un slogan mais une pratique. Si certains croyaient pouvoir faire sortir la Syrie de la Ligue arabe, ils ne peuvent pas la faire sortir de l’arabité. L’arabité n’est pas une décision politique mais un patrimoine et une histoire. Si vous croyez acheter la géographie et importer une partie de l’histoire, vous vous trompez car l’argent ne crée pas les nations et n’invente pas des civilisations (…) Ce qui se passe en Syrie fait partie d’un complot planifié depuis des dizaines d’années, car le rêve du démembrement persistait chez les descendants de Sykes-Picot. Leur objectif est de faire de la Syrie un pays occupé par des questions marginales et isolés à l’intérieur de ses frontières. Il ne faut pas être tolérant avec ceux qui ont recours aux armes pour provoquer le chaos et la division dans le pays. La guerre contre le terrorisme ne sera pas seulement celle de l’Etat et de ses institutions, mais ce sera notre guerre à tous. C’est un combat national. Nous frapperons les terroristes d’une main de fer. »

Sayyed Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah

« L’opposition syrienne de l’intérieur et de l’extérieur doit répondre aux appels de dialogue lancés par le président Bachar al-Assad et doit coopérer pour assurer la stabilité du pays. L’action de certains pays et gouvernements qui lancent des communiqués, des déclarations, des conseils et des mises en garde contre une guerre confessionnelle en Syrie, poussera les choses dans ce sens. Le Liban est le pays le plus affecté par ce qui se passe en Syrie. Les pays arabes, la Ligue arabe et les pays islamiques comme l’Iran et la Turquie doivent aider à trouver un règlement à la crise syrienne et à contribuer à un vrai dénouement (…) Certains ne veulent pas de dialogue au Liban et insistent sur l’abandon par le Hezbollah de son armement. Le Hezbollah est disposé à entamer un dialogue national pour définir une stratégie de défense pour protéger le pays. La Résistance n’abandonnera jamais ses armes et renforcera son arsenal. J’ai éprouvé un immense bonheur en entendant Ban Ki-moon exprimer son inquiétude à l’égard des armes du Hezbollah. Que les Américains, les Israéliens et leurs agents soient inquiets de nos armes est pour nous, très rassurant. »

Michel Aoun, principal leader chrétien libanais

« Il existe une tentative de transformer le conflit arabo-israélien en conflit arabo-arabe pour démembrer les pays arabes à travers l’exacerbation des dissensions confessionnelles. Ensuite, ils imposeront aux Arabes la paix sur des conditions désavantageuses. Ce qui nuit aux Syriens nuit certainement aux Libanais, et vice versa. Les tentatives de semer la discorde ont commencé au Liban lorsqu’on a cherché à provoquer la chute de l’ancien président Émile Lahoud, puis à travers la guerre de juillet 2006. Cela est apparu également lors des événements de Nahr el-Bared en 2007, l’objectif étant à l’époque de susciter un conflit entre Libanais et Palestiniens comme dans les années soixante-dix. Après cela, les tentatives de semer la discorde ont été menées au sein même du gouvernement avec la décision de s’en prendre aux lignes de communication secrètes relevant de la Résistance, ce qui a conduit aux incidents du 7 mai 2008 avec lesquels les flammes de la guerre civile ont été éteintes. À l’heure actuelle, ils tentent d’allumer le feu en Syrie et ont commencé à déstabiliser ce pays en s’attirant les bonnes grâces de certains opposants et en récupérant les slogans de réforme. Il ne faisait pas de doute que des heurts allaient se produire du fait des efforts déployés par les grandes puissances pour renverser le régime syrien. Je salue l’action passée et présente du président Assad. Le processus de réforme doit se faire par paliers et de manière progressive, car il n’est pas possible d’arriver à une vraie démocratie sans que les peuples ne soient d’abord éduqués et formés. »

Benoit XVI, pape de l’Eglise catholique

« Il faut que soit ouvert un dialogue fructueux entre acteurs politiques de Syrie, favorisé par la présence d’observateurs indépendants. J’invite la communauté internationale à dialoguer avec les acteurs des processus en cours, dans le respect des peuples et en étant consciente que la construction de sociétés stables et réconciliées, opposées à toute discrimination injuste, en particulier d’ordre religieux, constitue un horizon plus vaste et plus lointain que celui des échéances électorales. J’éprouve une grande préoccupation pour les populations des pays dans lesquels se poursuivent tensions et violences. Il est difficile actuellement de tracer un bilan définitif des récents événements et d’en comprendre pleinement les conséquences pour les équilibres de la région. L’optimisme initial a cédé le pas à la reconnaissance des difficultés de ce moment de transition et de changement. Le respect de la personne doit être au centre des institutions et des lois, il doit conduire à la fin de toute violence et prévenir le risque que l’attention due aux demandes des citoyens et la nécessaire solidarité sociale se transforment en simples instruments pour garder ou conquérir le pouvoir. Dans de nombreux pays, les chrétiens sont privés des droits fondamentaux et mis en marge de la vie publique. »

Nikolaï Patrouchev, secrétaire général du Conseil de sécurité russe

« Il y a un risque d’escalade militaire en Iran, les Etats-Unis, poussés par Israël, visant à un changement de régime dans ce pays. Les Etats-Unis considèrent l’Iran comme le problème numéro un. Ils voudraient faire passer Téhéran du statut d’ennemi à celui de partenaire loyal, et pour cela changer par tous les moyens le régime en place. Ils ont recours à l’embargo économique et à une aide massive aux forces d’opposition. On entend depuis des années les affirmations selon lesquelles les Iraniens vont créer pratiquement la semaine prochaine une bombe atomique mais personne n’a encore prouvé l’existence d’un volet militaire dans le programme nucléaire iranien. On veut punir Damas pas tant pour la répression de l’opposition que pour son refus de renoncer à ses relations d’allié avec Téhéran. Il y a des informations selon lesquelles les membres de l’Otan et des Etats arabes du Golfe, agissant selon le scénario rodé en Libye, veulent transformer leur ingérence actuelle dans les affaires syriennes en intervention militaire directe. Cette fois, l’essentiel des forces de frappe sera fourni non par la France, la Grande-Bretagne et l’Italie mais, peut-être, par la Turquie voisine, qui entretenait jusqu’à récemment des relations d’amitié avec la Syrie. La Turquie est en rivalité avec l’Iran et a des ambitions immenses. Washington et Ankara travaillent dès maintenant à divers plans de zones d’exclusion aérienne où pourraient se former et s’amasser des unités armées de la rébellion syrienne. »
Revue de presse

As Safir (Quotidien libanais proche de la majorité-11 janvier 2012) , Ghassan Rifi

De nombreuses factions politiques n’ont pas saisi la portée du message envoyé par la Jamaa islamiya lors des funérailles de son ancien secrétaire général, Fayçal Maoulawi, en mai, quand des dizaines de membres des « forces al-Fajr », vêtus d’uniformes noirs, ont défilé. Dernièrement, les déclarations du député de la Jamaa à Beyrouth, Imad el-Hout, sur le fait que l’organisation disposait d’une aile militaire, ont indisposé plus ses alliés que ses adversaires, craignant un rôle accru pour la Jamaa sur la scène sunnite, sous le signe de la résistance et en harmonie avec le Hezbollah. Plus récemment, la Jamaa a distribué un calendrier 2012 illustré des photos de martyrs tombés contre Israël. Il est clair que la Jamaa n’a rompu ses liens avec aucun parti libanais et le ton de son discours contre le régime syrien s’est atténué. Les récentes déclarations du secrétaire général, Ibrahim al-Masri, faisant état d’un complot américain contre la Syrie et son soutien à la formule « armée-peuple-résistance » ont fixé un plafond politique à ceux qui, à l’intérieur de la Jamaa comme à l’extérieur, interprétaient à leur guise certaines positions jugées ambigües. Des sources dirigeantes assurent que la Jamaa n’est pas contre le régime syrien mais elle est résolument aux côtés du peuple syrien. Que le peuple change ou préserve le régime, la Jamaa se tiendra à ses côtés. Ces mêmes sources ajoutent que la Jamaa croit que la scène islamique est une, mais possède deux ailes, sunnite et chiite. Elle estime que la mobilisation sur des bases sectaires au Liban et le fait que certains lient le sort des sunnites à celui du régime syrien, ne servent en aucun cas les intérêts de la communauté. En tant que branche des Frères musulmans, la Jamaa souhaite jouer le rôle de ponts entre les protagonistes, réaffirme sa totale indépendance à l’égard du 14 et du 8-Mars et assure que son aile armée a vocation de lutter contre l’ennemi.

Al Akhbar (Quotidien libanais proche de la majorité-13 janvier 2012), Fidaa Itani

Deux versions des faits qui ont été données à propos de la seule rencontre qui a réuni le président du Conseil des ministres Najib Mikati et le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, pendant la période des fêtes. La première évoque un Hassan Nasrallah à la mine renfrognée, qui n’a esquissé aucun sourire tout au long de l’entrevue. Le secrétaire général du Hezbollah aurait évoqué la prorogation du protocole du TSL, en rappelant sa position vis-à-vis d’un tribunal politisé, aux objectifs israélo-américains. Lorsque Najib Mikati a fait valoir que cette reconduction était automatique et que le gouvernement libanais n’avait pas la possibilité d’y intervenir, Nasrallah a laissé entendre que cette fois-ci, ça ne va pas passer. Il a souligné que le Hezbollah et ses alliés tenaient à ce que le dossier des faux témoins soit ouvert maintenant. La deuxième version véhiculée par la présidence du Conseil des ministres rapporte que sayyed Hassan Nasrallah était bien maussade au début de la rencontre et a même lancé à son visiteur : « Vous nous avez poignardés dans le dos, et cela a commencé lorsque vous vous êtes dit favorable, dans les médias, au versement de la contribution libanaise au TSL. Mikati aurait alors interrompu son interlocuteur pour lui demander : « Avant de le faire, je m’étais concerté avec le président Nabih Berry. Ce dernier agirait-il donc à l’insu de ses alliés ? » « Bien sûr que non », a répondu Nasrallah. La suite de la rencontre se serait déroulée dans la bonne humeur, la page du financement du TSL et de tout ce qui concerne le tribunal ayant été tournée.

Al Akhbar (10 janvier 2012), Jean Aziz

La montée en puissance des islamistes dans le monde arabe a suscité deux types de réactions : la première, dictée par la crainte des islamistes, a opté pour la confrontation directe ou masquée. La seconde, mue par la même peur latente, a choisi de s’exprimant en optant pour la fuite en avant, en s’identifiant aux slogans du printemps arabe et en misant sur ses conséquences. Il existe deux lacunes dans le discours islamiste : les libertés et la Palestine. Les libertés sont une motivation incontournable, surtout si elles sont associées à la faim : ce tandem pourra représenter le fer de lance idéal pour faire face à l’idéologie islamiste. La Palestine ensuite, parce qu’au fond de l’hiver islamiste, on retrouve un règlement dans le cadre du conflit régional et international, aux dépens de la Palestine.

Al Hayat (Quotidien saoudien-09 janvier 2012), Hassan Haida

Le Liban est sans doute le pays le plus affecté par ce qui se passe en Syrie. C’est le cas depuis l’arrivée au pouvoir de Bachar al-Assad qui a su contrôler son voisin. Une prise de contrôle s’exprime des plus petits détails aux principes politiques généraux. La crise syrienne n’a rien changé à la situation. Au contraire, pour les alliés libanais de Damas, ce lien est devenu organique. Ils se sont mobilisés pour soutenir le régime, utilisant deux arguments chocs – les conséquences régionales de la chute du régime et l’extrémisme des insurgés. Toutefois, ces perspectives alarmistes sont loin d’avoir modifié la vision du Liban qu’a l’opposition syrienne. Les positions du président du Conseil national syrien, Borhan Ghalioun, sur l’évolution des relations avec le Hezbollah et l’Iran. Ses déclarations sont-elles viables à long terme ? A l’heure où ces lignes sont publiées, l’opposition syrienne n’a toujours pas émise d’avis précis sur la souveraineté et l’indépendance du Liban. Mais si elle venait à prendre le pouvoir, les Libanais peuvent rêver à une fin de la tutelle et de l’escalade sécuritaire. L’opposition syrienne devra prouver qu’elle est à égale distance entre tous les partis libanais, même si elle n’est aujourd’hui soutenue que par une partie d’entre eux, et qu’elle saura contenter ceux qui, en Syrie, en ont plus qu’assez de l’importance qu’a prise le Liban dans la vie politique syrienne.

L’Orient-Le Jour (Quotidien francophone libanais proche du 14-Mars) (13 janvier 2012)

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a présidé jeudi soir à Bkerké le comité chargé du dialogue entre le patriarcat et le Hezbollah. La réunion s’est tenue en présence des membres du comité, en l’occurrence Mgr Samir Mazloum et l’émir Harès Chéhab, représentant le patriarcat maronite, et les responsables du Hezbollah Ghaleb Abou Zeinab et Moustapha Ali Hajj. Le chef du protocole du patriarcat, Walid Ghayyad, a également assisté à l’entretien. Le patriarche maronite a prononcé une allocution de bienvenue dans laquelle il a tracé le « cadre fondamental du dialogue », selon le communiqué de Bkerké. Mgr Raï a ainsi mis l’accent sur « la nécessité d’initier le dialogue entre les Libanais sur base des principes et des valeurs spirituelles et nationales qui prévalent pour tous ». Le dialogue a ensuite débuté et a abouti à une « délimitation du cadre du dialogue », lequel portera sur « l’ensemble des sujets nationaux », sur « le Liban, son pacte et son message, du point de vue des principes sur lesquels il est possible de construire afin de pouvoir aborder les questions qui se posent, préserver ce qui rassemble et bâtit, et régler ce qui est de l’ordre du négatif et de l’aléatoire. Une source proche de la réunion a indiqué que l’objectif de ces réunions n’est pas d’aborder la politique dans les détails du quotidien, mais plutôt les problèmes de fond, dans un climat dépassionné. Cette réunion, qui relance une dynamique déjà initiée il y a quelque temps entre Bkerké et le Hezbollah, visait à délimiter un cadre général au dialogue, en attendant les nouvelles rencontres qui devraient avoir lieu incessamment. D’ici là, chacune des deux parties devra dresser une liste des sujets à étudier, ce qui permettra de déterminer un agenda pour la suite de la dynamique.

L’Orient-Le Jour (10 janvier 2012), Omar Achour

Connue pour son rigorisme social, son interprétation stricte et littérale de l’islam, la Coalition pour l’Égypte, ou l’Alliance islamiste, d’obédience salafiste, a remporté 34 sièges au Parlement, élu pour rédiger la nouvelle Constitution égyptienne. Dans le camp islamiste, ce résultat est à ajouter aux 78 sièges obtenu par l’Alliance démocratique, menée par le Parti de la justice et de la liberté, issu des Frères musulmans. Sur les 168 sièges en jeu, les islamistes en ont donc remporté 112, soit 66,6%. Les groupes salafistes ont participé au scrutin sous la bannière de plusieurs partis, dont le plus organisé et expérimenté est al-Nour (la lumière), qui a formé une coalition avec le parti al-Asala (authenticité) et le Parti de la construction et du développement. La grande inquiétude est bien sûr aujourd’hui – pas seulement dans les pays occidentaux, mais également dans certaines parties du monde arabe – que les Frères musulmans et les salafistes joignent leurs forces à l’issue de la dernière phase des élections à la mi-janvier. Mais c’est peu probable. Il est en fait plus vraisemblable que la composition du gouvernement dépende surtout de la mobilisation des partisans et des clivages idéologiques entre les partis islamistes, des actions – et de l’inaction – du Conseil suprême des forces armées (CSFA) et du comportement des partis libéraux. Pour l’instant, les Frères musulmans semblent avant tout déterminés à limiter le rôle de l’armée dans l’écriture de la Constitution. Ils souhaitent également étendre les pouvoirs du Parlement et contrôler plus efficacement les services de sécurité. Les salafistes, de leur côté, mettent l’accent sur l’adoption d’un ordre du jour social plus conservateur pour satisfaire leur électorat. Il sera essentiel pour les partis libéraux de tenter de limiter cette polarisation en établissant des liens de confiance avec les Frères musulmans, au lieu de dépendre uniquement des pouvoirs cédés par le CSFA.

Al-Watan (Quotidien syrien indépendant-09 janvier 2012)

Chrétiens et musulmans ont célèbre à l’église de la Croix sacrée, à Damas, une prière collective pour le repos de l’âme des victimes tombées depuis le début de la crise en Syrie, en mars 2011. Le mufti de la République syrienne, Ahmad Badreddine Hassoun, qui a perdu son propre fils Saria, assassiné il y a quelques semaines, a appelé les opposants à « déposer les armes. » « Si vous désirez participer au pouvoir, présentez-nous vos programmes sans lever vos armes et s’ils nous convainquent, nous les adopterons », a ajouté le mufti. S’adressant à la Ligue arabe et aux ministres arabes des Affaires étrangères, impliqués dans la crise syrienne, cheikh Hassoun a condamné leur silence à l’égard de la judaïsation de Jérusalem. Pour sa part, L’archevêque Luka Khoury a accusé les dirigeants d’Europe et des Etats-Unis, ainsi que « ceux qui prétendent être Arabes », des tueries qui ont lieu. « Ils ont franchi toutes les limites ; ils ont tué des civils, détruit des infrastructures et menti au monde entier par l’intermédiaire de leurs médias », a-t-il souligné.

Le Figaro (Quotidien français de droite-11 janvier 2012), Georges Malbrunot

Anticipant un retrait militaire américain d’Irak, le Mossad israélien a renforcé sa présence ces derniers mois dans les provinces kurdes du nord de l’Irak, limitrophes de l’Iran, nous a affirmé une source française bien informée au Moyen-Orient. Difficile de dire si Mostapha Ahmadi Roshan, cet ingénieur nucléaire iranien tué dans l’explosion d’une bombe près d’une université à l’est de Téhéran, l’a été grâce à des informations fournies par un de ces agents kurdes pro-israéliens infiltrés en Iran. Mais le modus opérande de l’attentat en rappelle d’autres, jamais revendiqués bien sûr par Israël, mais qui, pour les spécialistes, portent la marque du Mossad. Les responsables iraniens n’ont d’ailleurs pas tardé à pointer Israël. La collaboration entre le Mossad et les services de renseignements kurdes d’Irak n’est pas nouvelle. Elle était assez forte sous le Chah, avant de connaître un ralentissement à l’avènement de la République islamique en 1979. Mais profitant de l’invasion américaine de l’Irak en 2003, les espions israéliens ont de nouveau infiltré les régions kurdes du nord de l’Irak, avec l’aval des autorités locales, en particulier de Massoud Barzani, le chef de la région kurde autonome.

Pierre Khalaf
Source
New Orient News (Liban)

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