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S’il n’en reste qu’un, ce sera le régime iranien. Téhéran continue de soutenir Bachar al-Assad. A travers de l’aide militaire des milices al-Qods, bras armé des gardiens de la révolution ; mais également en permettant à la Syrie de continuer à relayer sa propagande.
L’Iran, soutien high-tech du régime syrien
Depuis plusieurs semaines, on sait que des militaires iraniens sont présents en Syrie. C’est un officiel du régime de mollahs, le vice-commandant de l'unité Qods, chargée des opérations clandestines en dehors du pays, Esmail Ghaani, qui a confirmé cette implication, dimanche 27 mai.

"Si la République islamique n'avait pas été présente en Syrie, le massacre de la population aurait été beaucoup plus catastrophique", a-t-il expliqué avant d’ajouter "avant que nous arrivions en Syrie, le nombre des Syriens massacrés par les insurgés était plus important. Mais la présence de la République islamique, de manière physique ou non, a empêché des grands massacres de civils".

Au moins, les choses sont claires, l’Iran soutient militairement la Syrie. Ce que l’on sait moins en revanche, c’est que Téhéran aide également le régime de Bachar al-Assad à relayer sa propagande. En effet, le site d’information basé à Londres Al-Quds al-Arabi a révélé le 4 Juin que l’Iran et la Syrie étaient en contact afin de permettre à Damas de continuer à diffuser ses chaines de télévision gouvernementales. En effet, la Ligue Arabe a demandé aux deux opérateurs Arabsat et Nilesat de suspendre la transmission des télévisions syriennes. L’Iran est donc prête à travailler à une alternative pour que le régime de Bachar al-Assad puisse continuer à relayer sa propagande cherchant à déstabiliser de nombreux pays, en premier lieu le Liban.

On peut dire que l’Iran s’y connait en matière de satellites. En effet, depuis plusieurs mois, Téhéran s’est lancé dans une véritable guerre des satellites en empêchant sa population d’avoir accès à des chaînes de télévision étrangère. Dès 2010, le directeur de la télévision publique iranienne a admis que son pays brouillait les satellites. En juin 2009, pendant l’élection présidentielle, le satellite Hotbird utilisé par BBC Persian – regardée par plus d’un iranien sur dix chaque semaine- a été brouillé, forçant la chaîne en farsi à se replier vers un satellite moins puissant et permettant d’atteindre moins de foyers. L’enjeu est de taille pour Téhéran. En effet, entre 45 et 60% d’Iraniens regardent des chaînes satellites ayant ainsi accès à des informations non censurées par les mollahs.

L’Iran ne se contente pas d’adopter une posture défensive mais également offensive et multiplie les fréquences sur Arabsat (l’un des satellites capables d’émettre en Iran) afin de propager ses messages de déstabilisation de plusieurs régimes de la région. Les pays membres du Conseil de Coopération du Golfe s’en inquiètent de plus en plus et butent sur le mutisme d’Arabsat. Bahreïn a d’ailleurs annoncé sa décision de cesser la transmission de ses chaînes de télévision sur l'opérateur satellitaire Arabsat pour protester contre la diffusion sur cet opérateur de chaînes iraniennes, accusées par Manama d'"incitation confessionnelle". L'Autorité des affaires de l'information (AAI, gouvernementale) demandait en vain depuis février 2011 à Arabsat de prendre des mesures contre les chaînes iraniennes pour "leur campagne hostile à Bahreïn et à l'Arabie saoudite".

Avec la force de l’information, c’est toute la région que l’Iran peut déstabiliser. Un bras armé sur lequel peut largement compter Bachar al-Assad.

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