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Arabie saoudite : vers la fin de la dynastie des Saouds!
Pour les héritiers d'Abdel Aziz Al-Saoud, l'heure de vérité approche.
Depuis la disparition du fondateur du royaume saoudien "moderne", en 1953, le pouvoir a successivement échu à ses fils jugés les plus capables en application de la règle de succession adelphique, c'est à dire horizontale, jusqu'à épuisement de la génération. La nombreuse descendance du roi a permis jusqu'à présent et en toute opacité d'y pourvoir sans dommage, voire de surmonter un accident dynastique de taille, comme lorsque le premier héritier, Saoud, fut contraint d'abdiquer en 1962 sous la pression conjuguée de ses demi-frères et le souhait des Britanniques. Même s'il reste encore des fils en situation d'assurer le pouvoir (le plus jeune encore en vie, le prince Miqrin, dirige les renseignements saoudiens) le vivier ne cesse mécaniquement au fil des années de se rétrécir.
En moins d'un an, les disparitions successives de deux princes héritiers, Sultan et Nayef, sont le prélude à une nouvelle redistribution des cartes. Dans l'immédiat, il est probable que cette dynastie, prompte à se retrouver en dépit de ses différends pour préserver l'essentiel, saura se regrouper derrière le roi et le prince Salman. Longtemps responsable du conseil de famille et gouverneur de Riyad, ce dernier a succédé, après sa mort, à Sultan au stratégique ministère de la Défense. En bonne logique, cette dernière promotion qui s'est faite aux dépens des fils de Sultan, dont Khaled bin Sultan, pourrait lui permettre d'accéder au poste de vice-Premier ministre c'est à dire, de prince héritier.
A terme, l'affaiblissement du clan des Soudeyri dont Salman est le dernier membre éminent, va cependant raviver les ambitions des autres branches de la famille, à commencer peut-être par les fils de Fayçal, le deuxième successeur de Abdel-Aziz, qu'il s'agisse de Khaled, gouverneur de Djeddah, voire Turki, ancien chef des services de renseignements, ou Saoud le ministre des Affaires étrangères saoudien souvent, handicapé par sa santé. Ces derniers avaient pu par le passé se rapprocher du roi Abdallah, dépourvu de frères influents, pour compenser le poids des Soudeyri.,
Ces petits-fils d'Abdel Aziz Al-Saoud doivent cependant compter avec les ambitions de leurs cousins : Mohamed bin Fahd gouverneur de la riche province orientale où sont concentrées les richesses pétrolières saoudiennes ou de Mitab bin Abdallah, qui dirige après son père, le roi, la Garde nationale, pour ne parler que des héritiers les plus en vue du roi et de son prédécesseur.
Un Conseil d'allégeance a été institué en 2006 par l'actuel souverain pour préparer les successions difficiles à venir. A l'époque, il avait été interprété comme une machine de guerre pour limiter le poids du clan Soudeyri même si Abdallah avait fini par se résigner à nommer, trois ans plus tard, Nayef comme héritier en second après avoir laissé longtemps le poste vacant. Toutes les branches de la famille sont représentées au sein de ce conseil, mais il reste à inventer les règles qui permettront à la dynastie de franchir l'obstacle que constitue le passage de témoin à la génération suivante. Et, au fait, ces obstacles sont-ils franchissables? La contestation qui ronge les piliers du pouvoir des Al-e Saoud s'amplifie et outre la province chiite de Qatif, c'est toute une société qui demande désormais la réforme. Successeur ou pas, une dynastie inventée par le colonialisme britannique, aux moeurs barbares et qui nie à l'Homme jusqu'à ses premiers droits ne peut survivre !

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