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Maroc

Smara : Campagne de sensibilisation aux dangers des mines antipersonnel

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Dans l’objectif de limiter les dangers des mines antipersonnel dont des dizaines, voire des centaines de milliers sont enfouies dans le territoire  des provinces sahariennes, notamment entre les provinces de Smara et Assa Zag, le Croissant-Rouge marocain a organisé à Smara plusieurs campagnes de sensibilisation à ce danger.
Les dernières campagnes initiées en coordination avec la Croix-Rouge internationale ont concerné la ville de Smara et ses environs et les communes rurales avoisinantes telles que Tifariti, Amgala, Rbeib Ballaou, Sabkha Khzeinatt et l’agglomération de Sidi Ahmed Rguibi.
Ces mines remontent aux années de conflit armé au Sahara. Elles sont à l’origine de plusieurs décès et handicaps, notamment parmi les populations nomades.
Les pluies des dernières années ont contribué à accentuer le danger de ces mines en les déplaçant vers des endroits où elles sont devenues invisibles et plus dangereuses.
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Coupe du Trône de basket-ball : RSB-ASS en finale

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La RSB et l'ASS se sont qualifiées à la finale de la Coupe du Trône édition 2011-2012. Les deux matches comptant pour les demi-finale retour joués samedi dernier ont permis à l'ASS et la RSB de composter leur ticket pour la finale.
Pour ce qui est de la première rencontre ayant mis aux prises le SP et l'ASS, les observateurs de la grosse balle orange avaient déjà donné la qualification à l'Association Sportive de Salé compte tenu du large écart obtenu au match aller à Salé (29 points).
Effectivement, le match retour à Casablanca n'était qu'une simple formalité pour les visiteurs qui ont su comment gérer les quarante minutes de la partie.
Malgré l'ambition sans bornes des Plazzerois, l'ASS a réussi à limiter les dégâts enregistrant une petite défaite de 80/76, synonyme d’une qualification bien méritée à la finale.
Pour ce qui est de la confrontation RSB-WAC et vu la victoire de la RSB au match aller par 6 points, tout était encore jouable à Berkane.
Cependant, le refus de certains joueurs signataires d’une pétition à l’encontre du comité dirigeant demandant le règlement de leurs salaires, a changé la donne. En réaction, le comité du WAC a décidé d’engager l’équipe juniors pour cette rencontre en vue d’éviter un second forfait synonyme de relégation. Le score de 102/36 se passe de tout commentaire.
Suite à ces deux matchs, l’ASS et la RSB disputeront la finale de la Coupe du Trône.
Par ailleurs, Chabab Rif d’Al Hoceima a perdu la finale du trophée Sahara marocain devant le club qatari  d’Al Sad sur le score de 73/61.


Résultats :
SP – ASS : 80/76
RSB – WAC : 102/36
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Edwy Plenel : “Les ruptures tunisienne et égyptienne ont des résonances avec 1789”

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Edwy Plenel est un journaliste politique français. Il est directeur de la rédaction du quotidien Le Monde de 1996 jusqu'à sa démission en novembre 2004. En désaccord avec les orientations prises par le journal et le groupe dirigés à l'époque par Jean-Marie Colombani et Alain Minc, il est remercié le 31 octobre 2005 après vingt-cinq de service. Il a depuis cofondé le site Mediapart, journal payant accessible sur Internet, qui a ouvert le 16 mars 2008.
Edwy Plenel est l'une des personnalités victimes des écoutes illégales de l'Élysée dans les années 1980. Il a été mis sur écoute en raison de ses enquêtes sur la cellule antiterroriste de l'Élysée, notamment son implication dans le dévoilement de l'affaire des Irlandais de Vincennes. L'écoute s'est prolongée en 1985 lors de l'affaire du Rainbow Warrior pour connaître ses sources alors que ses révélations provoquaient la démission du ministre de la Défense, Charles Hernu, et du chef des services secrets, l'Amiral Pierre Lacoste. Poursuivis devant la justice, les collaborateurs concernés de François Mitterrand prétextent d'une affaire d'espionnage soviétique, le dossier Farewell, pour justifier cette écoute, allant jusqu'à affirmer que l'ex-trotskiste Plenel travaillait pour la CIA.
Edwy Plenel a également été l'une des victimes des dénonciations calomnieuses des faux listings de l'affaire Clearstream. Les faits remontent à 2003 et 2004, mais n'ont été portés à sa connaissance qu'au printemps 2006. Partie civile depuis lors, il a notamment critiqué dans ce dossier, le poids que fait peser sur la justice Nicolas Sarkozy.



Quel est votre regard aujourd'hui sur le Printemps arabe ? Vous en  parlez dans votre livre-débat  avec Benjamin Stora "Printemps 89".

Notre livre s’adresse à nos compatriotes pour  leur dire qu'il faut qu'ils n'aient pas peur, qu'ils sortent de leurs préjugés. Il part d'abord d'un constat, c'est que l'histoire s'est réouverte. Ce qui a commencé en Tunisie, qui s'est poursuivi en Egypte et qui, depuis, a ébranlé l'ensemble du monde arabe et du monde musulman est un événement, inattendu et imprévisible. C'est une histoire ouverte. Je ne l'écris pas. Elle est en train d'être écrite. Dans la diversité des situations nationales, leur spécificité, le jeu des acteurs, les circonstances déterminent les hommes, mais les hommes font les circonstances aussi. Quel point commun entre le processus syrien où il y a plus de 10.000 martyrs et la nouvelle Constitution marocaine ? Tout cela est très différent. Mais le point commun c'est que les peuples partagent une même aspiration à des idéaux qui n'ont pas de patrie particulière, qui appartiennent à toute l'humanité, qui sont des idéaux de liberté, d'égalité et de fraternité, de démocratie, des idéaux de droits sociaux, c'est cela qui s'est mis en  marche. Contrairement à beaucoup de gens en France, voire dans le camp des progressistes traditionnels du monde arabe, je pense que ce qui est sorti des urnes en Tunisie, au Maroc ou en Egypte aujourd'hui  n'est pas une nouvelle terrifiante. En effet, nous ne devons pas oublier la nature des dictatures qui ont été  renversées. Ce sont des dictatures qui se réclamaient pour beaucoup d'un laïcisme autoritaire, qui ont souvent opprimé la religion principale et les religieux et qui se sont posées en situation de domination sur la société elle-même, pas seulement sur les forces politiques. Nous devons avoir la lucidité de cela. Moncef Marzouki, en tant que laïc et homme de  gauche, a eu raison de poser ce diagnostic. Il a été mal compris en France  car il oblige les Français à sortir de leurs préjugés à propos du mot «islamisme» qui ne veut rien dire. Quel point commun entre un salafiste extrémiste et un musulman conservateur ? Quel point commun entre quelqu'un qui a une vision intégriste radicale et quelqu'un qui accepte le pluralisme politique ? Il y a une islamophobie qui n'est pas seulement française ; elle traverse aussi d'autres pays européens. Par ailleurs, il y a un problème  français qui est lié à  une histoire coloniale qui n'est toujours pas réglée. La France est toujours dans une vision de supériorité qui est exprimée par le pouvoir politique. Je pense que l'événement essentiel, c'est que des forces se réclamant de l'islam politique ont accepté de jouer un jeu pluraliste. Evidemment, il va falloir se battre sur  des questions politiques, le droit des femmes, l'égalité … Si l'on accepte cela dans la logique de sociétés et de  débats politiques pluralistes, c'est une très bonne nouvelle. C'est la fin de  familles politiques qui prétendaient être le tout de la société. J'ai plutôt un regard à l'heure d'aujourd'hui optimiste. Je pense que le fait que des peuples sortent de la soumission, de la servitude ne peut être qu'une très bonne nouvelle.

Même si les conservateurs prennent le pouvoir  en Egypte  avec les Frères musulmans et les salafistes ?

Le vrai problème en Egypte, ce n'est pas les Frères musulmans, c'est le Conseil militaire qui fait persister le pouvoir de Moubarak sans Moubarak. Ce sont eux qui répriment les ONG, qui ont provoqué les chrétiens. Ce ne sont pas les Frères musulmans. Le Conseil militaire n'est pas un garant contre l'intégrisme s'il le fait par l'autoritarisme, par la répression et la corruption. Il faut sortir de cela. Pendant des décennies, on a dit de Moubarak, Benali, voire de Kaddafi qu'ils étaient des protecteurs face à l'islamisme.

Et la situation en  Libye, ne fait-elle pas peur?

La Libye est la pire erreur qui ait été faite. J'étais opposé à cette intervention militaire qui a rajouté de la violence là où il faut laisser des dynamiques pacifiques. Regardez le courage du peuple syrien qui accepte cette souffrance pour ne pas tomber dans le piège de la violence. L'intervention de l'OTAN sous direction française a été un raccourci qui a ajouté de la violence pour effacer la compromission dans le passé, pour effacer le lien avec les dictatures. Le résultat des  courses, c'est qu'il y a eu des choses très dangereuses, des diffusions  d'armes auprès de l'aile la plus radicale, par exemple Al-Qaïda au Maghreb islamique. Il y a eu aussi le renforcement de forces islamiques radicales y compris dans le paysage politique libyen et surtout il y a actuellement un processus qui n'a rien de démocratique puisqu'il est établi qu'il y a de la torture, des exécutions sommaires. Il n'y a aucune transparence dans les procès et la vie démocratique elle-même.

Alors vous êtes pessimiste quant à l'évolution de la situation dans la région ?

J'ai un regard très inquiet quand je vois évidemment le martyre du peuple syrien avec des milliers de morts. J'ai un regard très inquiet quand j’entends les bruits d'attaque et de guerre et que je vois l'extrémisation  du régime iranien et du régime israélien. Ça m'inquiète comme tout le monde. Je vois l'instabilité et en même temps je me dis que nous sommes devant des événements uniques comme ceux vécus par les peuples tunisien et égyptien. C'est la vraie mort politique de Ben Laden, c'est une histoire ouverte sur le pluralisme.
Les ruptures tunisienne et égyptienne sont des événements sans leader, sans parti politique, sans avant-garde. Ils ont des résonances avec  l'histoire française de 1789. Il y a une sorte de pluralisme qui se crée au sein de l'islam politique  en Egypte, en Tunisie et  au Maroc. Ces partis islamistes ont dit qu'ils acceptent le pluralisme et une nouvelle Constitution. Je refuse de les qualifier d’islamistes. Ce sont des partis musulmans conservateurs comme les partis chrétiens-démocrates en Europe. Ces courants ont accepté de participer à des processus électoraux  pluralistes, de discuter une Constitution démocratique en résonance avec la Turquie où il y a un processus démocratique après la dictature. Mais  il y a aussi  des courants extrémistes comme les salafistes en Egypte

Comment voyez-vous le processus marocain ?

Une monarchie qui accepte le jeu parlementaire et qui accepte réellement de laisser vivre la démocratie, c'est très bien. Mais il faut qu'elle l'accepte réellement. Il ne faut pas qu'elle considère que la démocratie est un jeu à part, qui ne doit pas atteindre des intérêts économiques. Devant le processus marocain, il y a une question essentielle qui est d'ailleurs au cœur de ce qui est souvent porté par les courants de l'islam politique, c'est la question sociale, la question de l'égalité au niveau social qui a été trop désertée par la gauche, comme en Europe d'ailleurs. Le peuple s'est alors tourné vers des forces plus conservatrices, parce qu'il a une attente sociale, une attente des droits sociaux, une attente d'égalité des droits, une attente vis-à-vis de la prévarication, du monopole de la  richesse nationale. Au Maroc, derrière ce processus très prudent, très progressif, il y a une question nouvelle qu'il va falloir débloquer aussi.

Les déclarations de M. Guéant sur la valeur des civilisations ont beaucoup choqué, alors que la France représente pour beaucoup d'étrangers l'universalisme, les droits de l'Homme. Qu'en pensez-vous?

Il n'y a pas une seule France. C'est bien pour cela qu'il y a eu les révolutions. Il n'y a pas une France éternelle, il y a une France qui se bat. Moi, je représente l'antithèse de la France de M. Guéant. Celle de M. Guéant, c'est celle de Vichy, de la collaboration avec le nazisme, des massacreurs de la Commune de Paris, de la droite anti-républicaine qui refusait de se convertir aux principes de la République. C'est une vieille histoire qui est toujours présente. Nous avions réussi qu'elle soit à la marge. Le scandale de la présidence Sarkozy, c'est qu'il l'a remise au cœur.

Comment se porte la presse électronique?  A-t-elle un avenir ?

C'est l'avenir dans nos pays. C'est une révolution industrielle sans point de retour. Nous inventons avec Médiapart ce que sera la presse de demain. Ce n'est pas la fin de la presse écrite, mais il y aura un support universel qui est le numérique. Cela n'empêche pas de faire des livres, d'avoir du papier. Mais plus les matériels, les équipements seront abordables, plus ils seront démocratisés, plus cela passera par le digital et le numérique.
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Abdelilah Benkirane accuse le pôle public de discréditer son image : “La télévision n’est pas l’attaché de presse de la Primature”

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L’exercice de communication d’Abdelilah Benkirane mérite analyse et les communicants y ont trouvé matière à décryptage. Ce n’est jamais le chef de gouvernement qui fait des sorties médiatiques en multipliant petites phrases ou saillies mais le secrétaire général du parti. Dans la posture de chef de gouvernement, son propos diffère de celui prononcé en leader du PJD. Autant que le ton d’ailleurs. Vendredi, face aux militants du secrétariat régional du PJD à Rabat, A. Benkirane a accusé le président du pôle public, Fayssal Laaraichi, de tronquer ses propos et de manipuler son image dans des activités officielles. « La couverture des activités du gouvernement est animée par des intentions autres que la simple information», a-t-il  en effet déclaré devant ses troupes r’baties. « Ce qu’il faut ici remarquer c’est que la communication du chef de gouvernement se fait, quand elle est clairement offensive, depuis les structures du PJD. Quand M. Benkirane veut attaquer, menacer ou mettre en cause, il le fait non pas en tant que chef de gouvernement à la tête d’une coalition gouvernementale mais en tant que secrétaire général du PJD agissant dans le cadre d’une activité partisane. C’est assez nouveau comme exercice, mais c’est un exercice plutôt dangereux qui cultive le mélange des genres. M. Benkirane est-il Premier ministre ou leader d’un parti ? Et pourquoi ses dénonciations ne se font-elles pas dans le cadre de ses fonctions ? », se demande ce spécialiste en communication politique.
     L’accusation est grave. Le pdg de la SNRT et de 2M est clairement désigné par le leader islamiste comme une poche de résistance à la réforme et ce, en essayant  de discréditer l’image du chef de gouvernement. Pour ce journaliste de 2M, la confusion est à son paroxysme. « M. Benkirane ne doit pas confondre service public et service de presse. La télévision n’est pas l’attaché de presse de la Primature ou du gouvernement.  A l’évidence, il faut procéder à la publication d’un guide du traitement de l’image du chef de gouvernement pour que les télévisions publiques ne se fassent accuser ni de censure ni d’atteinte à l’image de M. Benkirane », ironise-t-il avant de relever que « les nouveaux cahiers des charges élaborés par El Khalfi prévoient la diffusion intégrale des conférences et activités du Premier ministre ».

Surfer sur la vague de la victimisation

Selon nos informations, le chef de gouvernement n’a pas pour l’heure de service de presse qui servirait d’interface avec les journalistes et les télévisions, M. Benkirane ayant choisi de faire lui-même sa propre communication. « Ce qui est en train de  lui jouer des tours. Le chef de gouvernement doit savoir qu’il ne peut pas contrôler lui-même son image et demander la diffusion de telle prise de vue au lieu de telle autre. Il y a des spécialistes pour ce faire », fait remarquer un attaché de presse, passé il y a quelques années par la Primature.
L’exercice de communication d’Abdelilah Benkirane mérite analyse et les communicants y ont trouvé matière à décryptage. Ce n’est jamais le chef de gouvernement qui fait des sorties médiatiques en multipliant petites phrases ou saillies mais le secrétaire général du parti. Dans la posture de chef de gouvernement son propos diffère de celui prononcé en leader du PJD. Autant que le ton d’ailleurs. Vendredi, face aux militants du secrétariat régional du PJD à Rabat, A Benkirane a accusé le président du pole public, Fayssal Laaraichi de tronquer ses propos et de manipuler son image dans des activités officielles. « La couverture des activités du gouvernement est animée par des intentions autres que la simple information ,»a-t-il  en effet déclaré devant ses troupes r’baties. « Ce qu’il faut ici remarquer c’est que la communication du chef du gouvernement se fait, quand elle est clairement offensive, depuis les structures du PJD. Quand M. Benkirane veut attaquer, menacer ou mettre en cause, il le fait non pas en tant que chef de gouvernement à la tête d’une coalition gouvernementale mais en tant que secrétaire général du PJD agissant dans le cadre d’une activité partisane. C’est assez nouveau comme exercice, mais c’est un exercice plutôt dangereux qui cultive le mélange des genres. M. Benkirane est-il premier ministre ou leader d’un parti ? Et pourquoi ses dénonciations ne se font-elles pas dans le cadre de ses fonctions ? » se demande ce spécialiste en communication politique.
L’accusation est grave. Le pdg de la SNRT et de 2M est clairement désigné par le leader islamiste comme une poche de résistance à la réforme et ce en essayant  de discréditer l’image du chef de gouvernement. Pour ce journaliste de 2M, la confusion est à son paroxysme. « M. Benkirane ne doit pas confondre service public et service de presse. La télévision n’est pas l’attaché de presse de la primature ou du gouvernement.  A l’évidence, il faut procéder à la publication d’un guide du traitement de l’image du chef de gouvernement pour que les télévisions publiques ne se fassent accuser ni de censure ni d’atteinte à l’image de M. Benkirane », ironise-t-il avant de relever que « les nouveaux cahiers des charges élaborés par El Khalfi prévoient la diffusion intégrale des conférences et activités du premier ministre ».

Surfer sur la vague de la victimisation

Selon nos informations, le chef de gouvernement n’a pas pour l’heure de service de presse qui servirait d’interface avec les journalistes et les télévisions, M. Benkirane ayant choisi de faire lui-même sa propre communication. « Ce qui est en train de  lui jouer des tours. Le chef de gouvernement doit savoir qu’il ne peut pas contrôler lui-même son image et demander la diffusion de telle prise de vue au lieu de telle autre. Il y a des spécialistes pour ce faire », fait remarquer un attaché de presse, passé il y a quelques années par la primature.
En devenant le principal sujet du débat sur les médias publics –« je suis maltraité par les télévisions  qui veulent nuire à mon image » - M. Benkirane tente visiblement  de faire diversion, les vrais termes du débat sur l’audiovisuel étant le respect du pluralisme et l’indépendance des médias publics du pouvoir politique. «En investissant la polémique, en choisissant de la circonscrire aux fameuses poches de résistance qui auraient peur du changement, le chef de gouvernement veut faire l’économie d’un vrai débat de fond qui interpelle et intéresse toute la société. La mission de service public de la télévision ne saurait se réduire aux propos rapportés ou pas de celui qui est à la tête du gouvernement ou à une caméra qui le montre en train de sourire. En criant au détournement d’image, en mettant directement en cause le Pdg du pôle audiovisuel public, Abdelilah Benkirane fait deux choses. D’abord il surfe sur une vague en s’érigeant en victime des télévisions. Ensuite, et c’est le plus grave, il veut forcer la main au  chef de l’Etat, responsable des nominations des patrons des chaînes de télévisions en lui faisant parvenir le message suivant : les responsables des télévisions publiques nuisent à mon action et à celle de mon gouvernement. Comment pouvez-vous les maintenir en place à moins que vous n’encouragiez les poches de résistance ? La tactique est dangereuse et montre que M. Benkirane vient en renfort de son ministre de la communication qui n’a toujours  pas accepté que ses cahiers des charges retournent à la case amendement », commente ce député de l’Union socialiste des forces populaires avant d’affirmer « qu’il est temps aujourd’hui de poser la question de savoir si un chef de gouvernement ne doit pas céder son fauteuil de secrétaire général de parti, à l’image de ce qui se fait dans les démocraties ».
Un nouveau bras de fer est-il en train de s’esquisser ? La bataille du contrôle des télévisions ne fait visiblement que commencer.
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Face à face crucial demain : Hollande et Sarkozy sur la dernière ligne droite

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Le socialiste François Hollande, confiant dans sa victoire, et le président Nicolas Sarkozy, distancé dans les sondages, durcissent le ton dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle marquée par un débat crucial mercredi entre les deux hommes avant le vote du 6 mai. «Jamais un scrutin n’aura décidé autant à la fois de la France et de notre Union européenne. Partout, on nous espère, on nous attend!», a lancé M. Hollande en meeting à Paris, estimant que «depuis des mois, les peuples européens regardent vers la France». A Toulouse (sud-ouest), le chef de l’Etat a appelé ses concitoyens à «être fiers d’être français», fustigeant les «staliniens du XXIe siècle» qui lui reprochent de reprendre les thèmes de l’extrême droite. «Je ne veux pas laisser la France se diluer dans la mondialisation», a-t-il dit à ses partisans.
Mais le temps fort de la semaine sera le débat télévisé de mercredi, première confrontation directe entre les deux hommes depuis 2005.
«Si l’on en juge par le ton et le fond de la campagne, alors le débat sera rugueux. J’y suis prêt», a prévenu M. Hollande.
«Il va falloir que François Hollande fasse ce qu’il déteste : être franc», a lancé le chef de l’Etat, en position de challenger face à son rival constamment donné vainqueur dans les sondages de la course pour devenir le septième président de la Ve République (créée en 1958) avec 54% à 55% des intentions de vote.
Le ton s’est durci ces derniers jours entre les deux candidats. Le score historique de l’extrême droite au premier tour, avec presque 18% des suffrages, a conduit M. Sarkozy à s’aligner sur plusieurs propositions de Marine Le Pen, chef de file du Front national. Cette droitisation de son discours, notamment en matière de sécurité et d’immigration, a été fortement critiquée par la gauche et par plusieurs soutiens du président-candidat.
«Il n’y aura pas de ministre du Front national, il n’y aura pas d’accord avec le Front national, ils (ses membres) ne seront pas dans la majorité», s’est défendu M. Sarkozy.
Il a balayé d’un revers de la main les mauvais sondages et a affirmé qu’il sentait «monter une mobilisation» qu’il «n’a jamais vue dans toute (sa) vie politique». «Il y aura une participation massive», martèle-t-il.
Deux affaires ont fait irruption dans la campagne : les accusations de l’ancien patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, et les soupçons de financement illégal par le régime de l’ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi de la campagne présidentielle de M. Sarkozy en 2007.
Le quotidien britannique The Guardian a publié ce qu’il a présenté comme une interview de DSK par le journaliste américain Edward Epstein, dans laquelle l’ancien ministre socialiste accuse ses adversaires de s’être servis de l’affaire du Sofitel de New York pour faire échouer sa candidature à la présidentielle.
La diffusion de cette interview a déclenché une passe d’armes entre la gauche et la droite. M. Sarkozy a estimé que DSK «devrait avoir la pudeur de se taire».
Signe que les socialistes considèrent DSK comme infréquentable, l’ancienne candidate à la présidentielle de 2007 et ex-compagne de François Hollande, Ségolène Royal, a quitté précipitamment une soirée d’anniversaire samedi soir en apprenant que DSK y était invité. Deux proches du candidat, son porte-parole et son directeur de campagne, étaient également invités à cette soirée organisée par un député dans un bar du centre de Paris.
Sommé par le camp présidentiel de «cautionner ou dénoncer» la présence de ses proches à cette soirée, François Hollande juge que DSK «n’est plus dans la vie politique française» et «n’a pas à y revenir de quelque manière que ce soit».
Autre dossier qui perturbe le déroulement de la campagne : le financement de la campagne de 2007 qui avait conduit Nicolas Sarkozy au sommet de l’Etat.
Le site d’information Mediapart a publié un document faisant état d’un «accord de principe» de Tripoli pour financer à hauteur de 50 millions d’euros la campagne de M. Sarkozy de 2007. Mediapart ne dit pas que le financement a effectivement eu lieu, mais Nicolas Sarkozy a dénoncé une «infamie» et accusé Mediapart d’être une «officine au service de la gauche».
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