Mon compte

La connexion est en cours ...
×
Inscription

Articles

Maroc

Coupes africaines des clubs : La performance du CODM et la déroute du MAS

Vote utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
Fortunes diverses pour le CODM et le MAS en Coupes africaines. L’équipe meknassie a réussi, samedi au stade Felix Houphouet-Boigny à Abidjan, à forcer un précieux nul, un but partout, face à la formation ivoirienne de l’ASEC Mimosas pour le compte du match aller des huitièmes de finale de la Coupe de la CAF. Quant au MAS, pour le compte de ce même tour mais en Ligue des champions, il a été doublé, samedi au Complexe sportif de Fès, par l’équipe égyptienne du Zamalek qui a scellé le sort de cette explication sur le score de deux buts à zéro.
Joli coup des Codémistes qui ont joué à fond leurs chances devant un adversaire faisant partie des grosses écuries du football continental. Les hommes de Taleb, tombeurs lors du premier tour de la modeste formation guinéenne de FC.Séquence, ont confirmé cette fois ci devant l’ASEC, en ramenant le nul. Les Ivoiriens ont été les premiers à ouvrir la marque à trois minutes de la fin du first half, grâce à Okou Zahui. Les Nationaux ont remis les pendules à l’heure à la 60ème minute de jeu par l’entremise de Pape Ndiaye.
Un résultat encourageant, mais qui ne met aucunement le CODM à l’abri d’un retournement de situation au cours du match retour prévu dans moins de deux semaines à domicile.
Pour rappel, le WAC, deuxième représentant du football national en cette C2 continentale, devait affronter hier au Complexe Mohammed V à Casablanca, l’équipe malienne du Real Bamako.
A propos des autres matches disputés, les Egyptiens d’Enppi ont eu raison des Maliens de CO Bamako (3-1), alors que les Tunisiens du Club Africain se sont imposés en dehors de leur base sur Royal Leopard du Swaziland (0-1).
En Ligue des champions, comme précité, le MAS a compromis au plus haut point ses chances de qualification, pour ne pas dire que les carottes sont bel et bien cuites. Après le Raja, cueilli à froid d’entrée par les Ghanéens de Chelsea, c’est au tour du Moghreb de Fès de se mettre dans de beaux draps ce qui ne lui permettra pas d’atteindre le stade des quarts qui se déroulera sous la formule des groupes. Les Fassis devraient être reversés en Coupe de la CAF qui abordera après ce tour des huitièmes de finale bis, avant les quarts disputés également en poules.
Face au Zamalek, le Moghreb de Fès, détenteur de la Coupe de la CAF et de la Super Coupe d’Afrique, s’est montré incapable de dicter sa loi pour déjouer une arrière-garde qui tenait bon. Les quelques occasions de but créées n’ont pas été exploitées, contrairement à des Cairotes, quintuples lauréats de l’épreuve, qui ont su comment réussir le hold up, suite aux réalisations en fin de match du vétéran Ahmed Hassan (78è) et Ahmed Jaafar (89è).
A l’issue de cette rencontre, le coach du MAS, Rachid Taoussi, a fait savoir dans une déclaration rapportée par la MAP que "nous avons perdu devant une grande équipe qui était forte grâce à une défense soudée et une ligne d'attaque bien organisée. Avec l'inefficacité de nos attaquants, c'était difficile pour le MAS de franchir la défense imperméable du Zamalek. Les représentants de l'Egypte étaient sur la bonne voie et ont livré un bon spectacle. Nous devons cravacher dur en match retour".
Quant à l’entraîneur du Zamalek, Hassan Chehata, il a affirmé que "nous avons livré un bon match devant une équipe accrocheuse. Le Zamalek a réussi à tenir la dragée haute à l'équipe adverse, qui s'était distinguée lors des dernières compétitions africaines. Le MAS reste une grande équipe. Nous avons relevé le défi et nous devons continuer sur notre lancée, notamment lors du match retour".
Outre la rencontre MAS-Zamalek, trois autres matches ont été joués samedi. Il y a lieu de citer en premier le carton des clubs tunisiens, l’Espérance, tenante du titre, qui a atomisé le Dynamos du Zimbabwé (6-0), tout comme l’Etoile du Sahel qui s’est offerte Afad Djekanou de la Côte d’Ivoire sur le large score de 4 à 1. Le troisième match disputé a vu le club de Djoliba de Mali accroché (1-1) par son homologue de Sunshine Stars.
...

Lire la suite : Coupes africaines des clubs : La performance du CODM et la déroute du MAS

Une année après l’attentat de l’Argana : Haro sur la barbarie obscurantiste

Vote utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
En ciblant la place Jamaâ El Fna, et plus précisément le café Argana, le 28 avril 2011, la main criminelle et sanguinaire de l’obscurantisme a endeuillé la ville de Marrakech, et par là tout le Maroc.
Ce jour-là, dix-sept innocents qui auraient eu « le tort » de se trouver là, au mauvais moment nous ont quittés. Vingt et un autres, blessés, seront marqués à vie par cet acte lâche, abject et barbare.  Le 28 avril 2012, ce sont des milliers de personnes, toutes nationalités confondues, qui se sont rassemblées sur le même lieu pour commémorer ce triste événement.  En effet, un an après l’attentat qui a touché le cœur de Marrakech, la ville la plus touristique du Maroc, de nombreuses personnes se sont donné rendez- vous à la place Jamaâ El Fna pour rendre hommage aux victimes, mais surtout pour montrer à tous ces obscurantistes imbus d’une logique meurtrière que notre pays était, est et restera pour toujours le pays de la paix, de l’amour et de la tolérance.
Ce samedi matin, sur les lieux du drame, l’heure était au recueillement. Au début de cette cérémonie, le ministre de la Justice et des Libertés, Mustafa Ramid, a donné lecture de la lettre Royale adressée aux participants, affirmant que le terrorisme n’arrêtera jamais l’élan du Maroc et des Marocains qui continueront à œuvrer pour que notre pays reste un havre de paix et de tolérance, prônant l’égalité, la justice, la fraternité, l’entente, le droit à la différence et le respect de l’Autre.
De son côté, Michel Mercier, ministre français de la Justice et des Libertés, a fait lecture du message du président français dans lequel il a présenté ses sincères condoléances aux familles des victimes tout en condamnant fermement le terrorisme.
Après la lecture des deux messages et la minute de recueillement observée à la mémoire des victimes, d’autres personnes, parmi lesquelles figuraient des victimes des actes terroristes, des représentants d’associations marocaines et étrangères des familles des victimes et des membres de familles de ces derniers ont pris la parole pour exprimer, dans la douleur, chacun à son tour, le chagrin causé par le départ prématuré d’un proche, d’une sœur, d’un frère ou d’un enfant… Les différents intervenants ont loué cette initiative, considérée comme un geste contre l’oubli et qui  a permis à tous de penser à tous ceux qui nous ont quittés.
Après ces témoignages, personnalités gouvernementales nationales et étrangères, membres de familles des victimes, blessés et invités d’honneur ont procédé à l’inauguration d’une stèle commémorative portant les noms des 17 victimes de l’attentat du café Argana. Un olivier, symbole de paix, a été également planté au sein du jardin de Arset El Bilk, alors que les maâlems des Halqkas de Jamaâ El Fna ont tenu à lâcher 17 colombes à la mémoire des victimes.  La cérémonie, à laquelle ont pris part aussi des milliers de Marocains venus de plusieurs villes du Royaume et des touristes étrangers, s’est achevée par un dépôt de gerbes de fleurs accompagné par l’hymne national des pays touchés par cet attentat.
...

Lire la suite : Une année après l’attentat de l’Argana : Haro sur la barbarie obscurantiste

Les combats se poursuivent en Syrie : Damas rechigne à s’engager dans le processus onusien

Vote utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
De nouveaux combats meurtriers entre forces gouvernementales et déserteurs passés à la rébellion ont éclaté samedi en Syrie, où était attendu le nouveau chef de la mission d’observation de l’ONU, le général norvégien Robert Mood.
Ces violences interviennent alors que l’armée libanaise a annoncé avoir intercepté trois containers d’armes provenant de Libye et destinées aux insurgés qui cherchent à renverser le régime de Bachar al-Assad. Ce chargement comprenait des mitrailleuses lourdes et des obus, selon une source de sécurité libanaise. Deux ressortissants hongrois travaillant en Syrie ont par ailleurs été enlevés par des «hommes-armés non identifiés», ont indiqué les autorités de Budapest.
Samedi, les combats ont fait au moins 10 morts parmi les déserteurs dans la région de Damas, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui a également rapporté des affrontements le matin aux abords d’un palais présidentiel près de Lattaquié, sur la côte, et dans la région d’Idleb (nord-ouest) dans l’après-midi.
Vendredi, 19 personnes avaient péri dans des violences, selon l’OSDH, dont 10 civils, pour la plupart touchés par des tirs gouvernementaux lors des traditionnelles manifestations hebdomadaires qui ont rassemblé cette semaine des dizaines de milliers de personnes.
Les forces du régime avaient ouvert le feu en dépit de l’engagement de Damas de respecter le plan de l’émissaire international Kofi Annan, qui prévoit l’arrêt des violences, le retour de l’armée dans les casernes, la libération des détenus, ou encore le respect du droit de manifester.
Dans le même temps, une explosion à Damas, attribuée par les autorités à des «terroristes», avait fait 11 morts et 28 blessés, selon les médias officiels. Comme lors des précédents attentats, les autorités ont promis de «frapper d’une main de fer les terroristes» à l’origine du carnage.
Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l’opposition, a de son côté accusé samedi le «régime criminel» d’être derrière l’attentat, un «acte criminel, qui vise à saper davantage la sécurité et la stabilité dans notre pays et à terroriser notre peuple».
Affirmant que cette attaque visait «à entraver le plan (Annan) dont aucun des points n’a été appliqué pour le moment», le CNS a également réclamé «une enquête internationale d’urgence» pour déterminer les responsabilités dans l’attentat.
Selon Amnesty International, les violences ont fait au moins 362 morts depuis que les premiers observateurs ont entamé leur mission le 16 avril. Après que la Turquie a menacé d’avoir recours à l’Otan pour protéger sa frontière avec la Syrie, Damas a estimé que cet appel était «en contradiction» avec le plan Annan.
Les Etats-Unis ont accusé M. Assad de ne pas respecter «la moitié de sa part du contrat» et prévenu qu’ils étaient prêts à retourner devant le Conseil de sécurité si Damas faisait échouer le plan Annan. L’Union européenne s’est déclarée «extrêmement préoccupée» par la poursuite de la violence en Syrie, où «il est clair» que le gouvernement «ne respecte pas ses obligations».
La Syrie est en proie depuis mars 2011 à un mouvement de contestation de plus en plus militarisé face à la répression du régime, qui affirme lutter contre des «groupes terroristes» armés par l’étranger.
En 13 mois, les violences ont fait plus de 11.100 morts dans le pays, selon l’OSDH.
...

Lire la suite : Les combats se poursuivent en Syrie : Damas rechigne à s’engager dans le processus onusien

Les cahiers des charges des médias publics entreront en vigueur le 1er septembre : Au Parlement, El Khalfi envoie la patate chaude au gouvernement

Vote utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
Devant les députés venus en commission parlementaire de l’information, la culture et l’enseignement pour lui demander des explications sur les nouveaux cahiers des charges des médias publics, le ministre PJD de la Communication ne dira rien. Ou presque. Dans un interminable exposé de plus d’une heure et trente mn sur le mode des « meilleurs cahiers des charges que le Maroc n’ait jamais connus », Mostafa El Khalfi laissera échapper dans une demi-phrase ce que tous savaient mais dont ils attendaient confirmation : les cahiers des charges sont bien entre les mains du gouvernement. Personne n’en saura plus. Et ce vendredi 27 avril, la séance d’audition du ministre de la Communication devant la commission que préside la PPS Guejmoula Ben Abbi avait de forts accents kafkaïen.  M. El Khalfi a défendu bec et ongles son projet de programmation dans les télés et les radios publiques. « Je n’attends les remerciements de personne sinon de Dieu. La souveraineté informationnelle de notre pays vaut toutes les polémiques. J’assume mes responsabilités et si ces cahiers des charges étaient anti-constitutionnels, j’aurai été le premier à en demander la révision ».
Méthodologie, principes, référentiel, l’auteur des cahiers des charges a tout dit… sauf l’essentiel. Et l’essentiel étant que les cahiers des charges de la SNRT et de SOREAD-2M doivent repasser par la case « amendement ». Et depuis que le Roi a reçu le chef de gouvernement, accompagné des ministres Baha et El Khalfi, pour leur signifier l’impératif du  respect du pluralisme  que prône la Constitution, un silence assourdissant entoure le sort de ces cahiers des charges dont une partie devait entrer en vigueur demain mardi 1er mai.
Politiquement, le PJD a joué gros...et perdu.  En faisant de la réforme une question purement partisane et non pas gouvernementale,  les islamistes du gouvernement n’ont pas tenu compte de leurs alliés de la majorité dont ils ne peuvent, après coup, solliciter le soutien. El Khalfi est aujourd’hui invité à revoir sa copie. Sa famille politique aussi. Difficile de l’admettre publiquement d’autant que le ministre de la Communication –comme celui de la Justice d’ailleurs- a brandi, lors du débat sur le budget de son département, la menace de la démission s’il était dans l’incapacité de faire aboutir ses réformes.

El Khalfi prend ses distances sans le dire

« J’ai fait ce que j’avais à faire. J’ai préparé les cahiers des charges du pôle audiovisuel public en respectant la méthodologie réglementaire et la Constitution et après avoir obtenu la validation de la HACA. Aujourd’hui, les cahiers des charges sont entre les mains du gouvernement .» La déclaration du ministre de la Communication devant les députés doit être lue avec la plus grande attention.
C’est l’Exécutif qui hérite de la patate chaude. Si amendement il y a des cahiers des charges –et il y aura bel et bien rectification dans le sens du pluralisme- elle viendra du gouvernement. A l’évidence, M. El Khalfi qui avait fait de ces cahiers des charges une affaire personnelle  ne veut pas prendre le risque de se voir  accuser de reculade ou d’avoir cédé à une quelconque pression, oublieux du fait que la seule pression prise ici en considération est celle de l’opinion publique. Comment balayer d’un revers de la main ces acteurs politiques, ces associatifs,  ces professionnels qui se sont inquiétés de cette tentative de coup de force à la télévision ? Comment rester sourd devant ce débat sur la nécessaire indépendance des médias publics, un débat que ces nouveaux cahiers des charges sous forme de grilles des programmes ont  eu le mérite de soulever ? La posture du ministre de la Communication construite sur la base « ce n’est pas moi qui revient sur ces cahiers des charges mais le gouvernement » signifie bien que M. El Khalfi refuse d’écouter les clameurs du débat qui traverse la société.   Ce qui ne manquera pas de soulever la question de la gestion des amendements des cahiers des charges placés sous la tutelle d’un ministre qui donne l’impression de prendre ses distances avec toute révision de son projet.
Le dossier des cahiers des charges qui est aussi et surtout celui de la volonté de contrôle des télévisions publiques est le premier test grandeur nature du PJD, le parti qui conduit la majorité. Le bras médiatique des islamistes du gouvernement, le quotidien Attajdid que dirigeait, avant son destin ministériel, Mostafa El Khalfi avait fait de leur application un enjeu nodal de la réforme et du changement. Les accusations de résistance, de lobby contre la bonne gouvernance, de rentes médiatiques  sur fond de retour des vieux démons ont été pendant plus de 15 jours  la trame de fond des éditoriaux incendiaires de ce journal porte-parole du PJD.
Depuis une semaine, l’étrange réserve du chef de gouvernement et des ministres islamistes, pourtant champions de la communication et des informations fuitées pose question. C’est par Nabil Benbadallah, le leader du PPS et ministre de l’Habitat, invité jeudi sur le plateau de Médi 1 TV, que les Marocains apprendront la révision des cahiers des charges dont le contenu sera revu « à hauteur de 30% ».
Reste que les patrons des chaînes publiques n’ont pas été pour l’heure officiellement informés de ce report. Et selon nos informations, les équipes de la SNRT et de 2M sont à l’ouvrage afin que soit respecté le deadline du 1er  mai pour que soit appliquée une partie de ces cahiers des charges.
Mercredi 2 mai, El Khalfi revient devant les députés et la commission parlementaire de l’information. Il écoutera les interventions des groupes parlementaires qui avaient demandé sa convocation pour lui faire prendre conscience comme le rappelle le député usfpéiste Hassan Tariq, de l’impérieuse distance qui doit être observée entre la tutelle d’un département, la communication, et la gestion d’un secteur, ici celui de l’audiovisuel.
...

Lire la suite : Les cahiers des charges des médias publics entreront en vigueur le 1er septembre : Au Parlement,...

Réunion de l’Internationale socialiste à l’ONU : La commission de l’IS se penche sur les questions financières mondiales

Vote utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
L’Internationale socialiste a récemment tenu une réunion de sa Commission sur les questions financières mondiales au siège des Nations unies à New York, se concentrant sur une vue d’ensemble de la phase actuelle de la crise financière internationale. Les participants ont accordé une attention particulière aux perspectives d’une reprise de l’économie des Etats-Unis, à la crise de la dette souveraine dans la zone euro et son impact régional et mondial, aux économies émergeantes et leur rôle croissant dans la reprise, aux besoins urgents des pays les plus pauvres et en développement, aux politiques des institutions financières internationales façonnant la reprise, et aux stratégies et priorités pour placer la croissance au centre de l’agenda mondial et autres fondamentaux pour un plan progressiste de «sortie de crise »
A la réunion ont participé le président et secrétaire général de l’Internationale socialiste et des membres de la commission, ainsi que des dirigeants d’institutions internationales, le président de la Commission d’enquête sur la crise financière des Etats-Unis, des universitaires et économistes renommés participant en tant qu’invités (liste des participants). Lors des remarques introductives, les membres de la Commission de l’IS ont noté que des politiques fiscales inadéquates étaient responsables du prolongement du ralentissement économique, à présent dans sa quatrième année, et empêchaient une reprise plus robuste. Il a été reconnu que dès le début, la crise financière était également le résultat de problèmes sous-jacents dans l’économie mondiale, notamment les problèmes systémiques dans les systèmes bancaires et financiers et les problèmes macroéconomiques liés à l’inégalité croissante menant à une déficience dans la demande agrégée.
Une observation importante concernant la phase actuelle de la crise financière est qu’aujourd’hui, selon des données récentes, l’inégalité s’est aggravée. Les salaires ont stagné ou baissé, et toute croissance du revenu provenant de la reprise est allée vers les 1% disposant des rentrées les plus élevées. Aux Etats-Unis, ces 1% représentent aujourd’hui près d’un quart du revenu national et contrôlent en termes de richesse 40%. Cette redistribution du bas vers le haut change la face de la société et a un effet négatif sur la demande agrégée puisque les gens en haut de l’échelle font plus d’épargnes que ceux en bas.
Sans aucun doute, cette situation démontre clairement la nécessité d’une nouvelle approche de la façon dont nos sociétés sont formées et comment nos économies répondent ou servent les besoins de nos citoyens. Les dépenses publiques celles pour la protection sociale sont inscrites dans  l’agenda, mais contrairement aux agendas politiques des conservateurs, elles ne sont pas seulement conformes avec notre éthique mais sont une nécessité économique. L’augmentation des salaires entraînera un accroissement de la demande agrégée sans dettes supplémentaires, et de plus, des politiques faisant grimper les salaires seraient soutenues par la majorité des gens. Dans ce domaine, il a été suggéré que l’IS pouvait oeuvrer avec efficacité pour faire avancer des politiques qui entraîneraient des augmentations coordonnées des salaires pour stimuler la reprise. Le nivellement par le bas, où les salaires sont fortement réduits dans une tentative, en vain, d’améliorer la compétitivité internationale, doit prendre fin. Il a été prouvé, par exemple au Brésil et dans d’autres économies, qu’une augmentation continue des salaires minimums ajoutée à la réduction des inégalités ne sont pas un obstacle à la croissance, et ont mené à une amélioration  du pouvoir d’achat de ceux gagnant plus que le salaire minimum, dont le revenu a augmenté proportionnellement aux augmentations du salaire minimum.
Rétablir la vérité
Il y avait un sentiment général parmi les participants que les conservateurs à travers le monde développé avaient un succès significatif dans la réécriture de l’histoire de la crise financière mondiale, négligeant intentionnellement les  véritables causes afin de justifier leurs politiques d’austérité basées sur leur idéologie et qui sont nuisibles à la croissance et la reprise.
Il est crucial de redresser cette approche, dont l’acceptation a des conséquences graves sur les perspectives de sortie de crise. Lors de l’analyse objective des politiques qui ont provoqué le ralentissement, les faits justifient nos arguments. La crise financière qui a commencé en 2008 n’a pas été causée par des dépenses publiques excessives. Elle n’a pas été causée par le gaspillage et l’inefficacité dans le secteur public. Elle n’a pas été causée par le coût de la sécurité sociale ou parce que les gens ne travaillaient pas suffisamment. Elle n’a pas été causée par trop de réglementations. Les causes réelles de la crise financière sont des politiques délibérément à haut risque et des actions qui ont directement provoqué le quasi-effondrement du système financier.
L’offre agressive de prêts, de nombreux cas de comportements frauduleux et un risque de profil considérablement modifié étaient parmi les contributeurs clés à l’instabilité inhérente. Un manque de réglementation des prêts permettait l’octroi de prêts inabordables, sachant souvent qu’ils n’allaient pas pouvoir être remboursés. De telles pratiques dénuées d’éthique ont directement conduit à la misère et la faillite de milliers de familles qui trouvent injustes la manière dont les institutions financières ont été renflouées pour ensuite continuer sans surveillance les politiques procycliques du passé.
Ceci a été exacerbé par les tactiques alarmistes intégrées au sein du système financier, selon lequel les institutions financières principales ont été appelées « too big to fail», laissant les gouvernements à la merci des menaces de l’effondrement de l’économie si elles ne recevaient pas de soutien de l’Etat. Bien qu’il y ait beaucoup d’interdépendance dans l’économie, les marchés mondiaux du capital ont des intérêts très différents de la société et il y avait une colère compréhensible que ces institutions soient renflouées après avoir agi de manière irresponsable.
Dans la zone euro, le déficit moyen était seulement de 0,6% du PIB juste avant la crise de 2007 et il est donc clair que les dépenses publiques ne peuvent pas être rendues responsables pour les taux de déficit actuels. Aucun gouvernement démocratique n’a gaspillé des ressources valant des milliards de dollars comme ils ont été gaspillés par la mauvaise gestion dans des institutions financières du secteur privé, et pourtant le récit que nous entendons ne reflète rien de cela.
Redéfinir l’économie
Rétablir les faits n’est qu’une partie de la question, et les participants ont également traité la nécessité pour les progressistes de devancer le cours des événements et de fournir des solutions proactives pour les défis actuels auxquels l’économie mondiale doit faire face. La concentration doit rester sur les objectifs d’améliorer le niveau de vie et la création d’une meilleure qualité de vie. Bien que la mondialisation fût un des facteurs contribuant à la crise, qui touche des pays à travers le monde développé et en développement, elle a facilité la compréhension que les gens partout au monde étaient à la recherche de la même qualité de vie fondamentale et désiraient les mêmes niveaux de protection sociale, de soins de santé, de sécurité de l’emploi, d’éducation et de retraites.
Une fois les faits fermement établis et les causes de la crise comprises, les fondations seront posées pour la mise en oeuvre des politiques qui ont les intérêts des gens en leur centre. Pendant des décennies, il a été accepté par une large majorité que la maximisation des profits soit une condition préalable pour la croissance et que les profits soient recherchés aux dépens de la main-d’oeuvre, et les participants ont souligné que cela est une idée fausse qui doit être remise en question. En ce moment de faible croissance et de chômage élevé, il est impératif d’accroître l’investissement, stimuler la croissance et faire en sorte que l’économie soit mieux préparée pour l’avenir.
Les progressistes doivent souligner que la croissance mondiale est un moyen pour améliorer le niveau de vie dans le monde développé et en développement pour attirer l’enthousiasme des citoyens ordinaires. A un niveau très fondamental, il y a un besoin urgent de remettre en question un système qui ne fonctionne pas pour la majorité des citoyens, où une économie croissante ne se traduit pas en une baisse du chômage ou une augmentation du niveau de vie des plus défavorisés, mais en plus de concentration des richesses entre les plus aisés.
Dans tous les cas où l’austérité a explicitement été appliquée comme mesure, elle a échoué à apporter la croissance, et même le FMI a reconnu que l’austérité à elle toute seule ne pouvait résoudre les problèmes économiques dans le monde développé. Aujourd’hui, cela se constate surtout au Royaume-Uni, où la croissance économique stagne sous les politiques agressives d’austérité du gouvernement actuel. Bien que les faits montrent que l’austérité ne fonctionne pas, tout gouvernement agissant tout seul contre cette affirmation sera écrasé par les marchés et les agences de notation. Une action conjointe est donc nécessaire pour apporter le changement de l’agenda d’austérité qui n’aboutit pas ainsi que pour des politiques proactives nécessaires afin de pousser les banques centrales à soutenir un agenda de croissance qui est le seul chemin vers une reprise durable.
Il y a une prise de conscience grandissante à travers le spectre politique que le BIP à lui seul n’est pas un bon moyen pour mesurer l’état de l’économie. Le mouvement progressiste doit ainsi ne pas se concentrer seulement sur la croissance mais sur une croissance bénéfique pour toute la société. Il y a un danger que la soi-disant reprise économique soit une reprise sans emplois, une transformation structurelle du secteur manufacturier par laquelle l’augmentation de la productivité se traduira en un recul de l’emploi. Aux Etats-Unis, par exemple, si le rythme actuel de la reprise est maintenu, le plein emploi ne sera pas atteint avant 2025.
La poursuite d’une réforme coordonnée au niveau mondial du système de réglementation financière reste vitale, à la lumière du manque de progrès fait jusqu’à présent sur la réglementation des paradis fiscaux, des agences de notation et de la prise de risque, de la mise en oeuvre de la taxe sur les transactions financières et de la fin de l’abus des pratiques anticoncurrentielles ainsi que la garantie de la transparence des couvertures de défaillance. A long terme, l’investissement dans l’avenir est nécessaire pour créer une économie plus stable et vigoureuse. Des formes d’investissement alternatives tel que l’investissement vert sont importantes ainsi que l’investissement dans des projets d’infrastructure et l’éducation.
De nombreux analystes ont été rapides à développer l’idée d’un arbitrage dans l’économie, où l’égalité et la justice sociale sont perçues comme incompatibles avec l’efficacité et la croissance. En fait, l’inégalité croissante reflète la baisse d’opportunités et un manque de mobilité sociale, de distorsions dans l’économie qui minent l’efficacité et le sous-investissement dans les domaines de bénéfices mutuels mentionnés, telles que l’infrastructure, l’éducation et la technologie. Résultant de politiques qui creusent les inégalités, la politique démocratique est en jeu, alors que l’inégalité croissante conduit au désillusionnement concernant le processus démocratique. Nous voyons à présent des campagnes pour supprimer les droits des travailleurs surtout aux Etats-Unis, où la protection des travailleurs est plus faible que dans tout autre pays développé, transformant ce désillusionnement en colère, là où les droits des travailleurs sont menacés et la protection de l’emploi diminue.
Faire avancer l’agenda progressif
Conscients du fait que la réponse conservatrice de réductions et d’austérité ne peut pas mener à des meilleures conditions de vie pour les plus démunis, les participants ont discuté en détail les exigences économiques et politiques pour un plan d’action coordonné pour garantir que les réponses social-démocratiques à la crise soient entendues et mises en oeuvre.
La dominance actuelle des conservateurs et néolibéraux dans les gouvernements du monde développé rend cette période difficile pour les progressistes en vue de faire avancer cet agenda qui redressera certains de ces déséquilibres. Dans l’UE, par exemple, il y a seulement trois premiers ministres socialistes, se traduisant en des sommets européens dominés par ceux qui veulent réduire l’investissement et les dépenses du gouvernement à tout prix dans une continuation des politiques procycliques appliquées avant 2008. La crise de la dette souveraine a souligné une crise de solidarité dans la zone euro, en contradiction avec les principes sur lesquels repose l’UE.
Une conséquence particulièrement nuisible de la crise est l’augmentation de l’inégalité et la baisse correspondante de mobilité sociale dans de nombreuses économies développées où la protection sociale est établie moins fermement. Les pays suivant le modèle nordique ont réussi à maintenir un niveau de protection sociale avec une consolidation du budget atteinte par des moyens telle que la taxe solidaire en Finlande, et le défi pour tous les gouvernements doit être de trouver des réponses à la crise qui assurent la protection sociale des plus vulnérables. L’argument erroné que les gouvernements doivent réduire la protection sociale en conséquence de la crise doit être réfuté partout où il est présenté. Définir la nouvelle narrative posera les bases pour prendre des mesures progressives qui corrigeront certains déséquilibres et nous aideront à avancer vers une économie qui travaille dans l’intérêt de plus que seulement un certain nombre restreint. Pour empêcher le retour à une prise de risques excessifs et aux pratiques déloyales qui étaient courantes dans de nombreuses institutions financières, la foi aveugle et non fondée dans la capacité du marché de s’autoréguler doit être éradiquée. Aux Etats-Unis, la dévotion profonde à l’idéologie de la dérèglementation a mené à un secteur financier incontrôlé et où les responsables ont ignoré les risques. Un changement plus profond et plus poussé est nécessaire, pour garantir que ceux partout au monde qui ont dirigé ces politiques ne soient pas chargés de la reprise.
Une action coordonnée est nécessaire puisque ceux intéressés par le maintien du statu quo dans le secteur financier sont une élite mobile, capables de s’organiser avec succès au niveau international en utilisant leurs réseaux naturels existants d’entreprises et de sociétés. Pour avoir du succès, l’agenda progressiste doit mobiliser les forces de base et améliorer la coopération et l’action conjointe entre les forces progressistes de différents pays et régions. Un revers possible contre la mondialisation et l’interdépendance des économies du monde qui doit être évité, est le protectionnisme, l’isolationnisme et le nationalisme économique par lesquels les problèmes mondiaux auxquels toutes les économies doivent faire face ne seront pas résolus. Ainsi, un objectif clé des sociaux-démocrates doit être d’oeuvrer pour trouver un terrain d’entente entre la démocratie et la mondialisation.
La Commission se réunira encore une fois avant le XXIVème  Congrès de l’IS pour développer ces idées, s’appuyer sur ces discussions et maintenir l’élan derrière ces politiques, travaillant en coordination avec les ministres de Finance de partis membres de l’IS dans le monde développé et en développement pour permettre une coopération fructueuse afin de garantir une reprise juste et durable.
...

Lire la suite : Réunion de l’Internationale socialiste à l’ONU : La commission de l’IS se penche sur les questions...