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Maroc

26ème journée du championnat Elite 1 : Le Raja perd ses illusions, le FUS égare sa tête, le MAT en profite

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Sur les huit résultats de la 26è journée de ce bon vieux championnat, disputés depuis vendredi, ce sont ceux de lundi qui ont été les plus probants puisqu’ils ont permis un renversement de situation en haut du tableau. En effet, le Moghreb Tétouan a frappé un grand coup en s’emparant du fauteuil de leader grâce à une victoire historique sur le Raja en plein cœur de Casablanca au Complexe Mohammed V. Le succès de 2 buts à 0, lors de ce choc au sommet, ne souffre d’aucune contestation, il est amplement mérité. Ce sont, Zaïd Kerouch dans les temps moribonds et Abderrazak Mnasfi sur penalty, dans le temps vraiment mort, qui ont été les artisans de ce bel événement, d’ailleurs longtemps fêté par les supporters de la Paloma dans une ambiance bon enfant. A propos, on ne peut que saluer au passage le public rajaoui pour son sens de fair-play, lui, qui a si longtemps applaudi les Tétouanais pour leur belle prestation. C’est que pour la réussir, il fallait être deux. Le RCA sans avoir démérité, aura tout de même subi ce revers de par un côté, naïf voire nigaud. En effet, l’espièglerie des Nordistes l’aura emporté quand elle exploita à merveille l’expulsion pour cumul d’avertissements d’Amin Rbati, alors que les deux équipes se neutralisaient encore. Ces trois points décantent le haut du classement et profitent au mieux au MAT, qui longtemps et à maintes reprises, avait tant charrié cette première place, mais en vain, car à chaque fois, un concours de circonstances l’en a privé. Le grand perdant avec le Raja est sans aucun doute le FUS, qu’on disait pourtant  impassible. Ce dernier, quoiqu’accroché en déplacement à Khemisset au stade du 18 Novembre, du plus banal des scores (0-0) par l’IZK en a été du coup renversé. Certes le club r’bati n’a pas pour autant perdu l’espoir d’accrocher le titre, mais vu la cadence par laquelle il carbure, il est comme une impression de fatigue dans le groupe à Jamal Sellami. Son adversaire du jour, l’IZK est actuellement le bonnet d’âne patenté de l’exercice, et quand un leader se fait accrocher par la lanterne rouge à en perdre sa place, cela ne fait pas beau. Ce résultat peu positif n’en a profité ni à l’un, ni à l’autre puisque l’équipe zemmourie reste scotchée en dernière position à un point du premier relégable, la JSM. In fine, on peut dire que rien n’est encore joué aussi bien en haut qu’en bas du classement et seul le sprint final déjà lancé pourra nous éclairer au fur et à mesure que tomberont les différents animateurs des deux concours. 
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Malgré le déploiement des observateurs onusiens : Les violences se poursuivent en Syrie

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Les Etats-Unis se sont dits inquiets lundi de la poursuite des combats dans certaines zones en Syrie, malgré le déploiement d'observateurs internationaux chargés de surveiller le cessez-le-feu dans le pays.
"Nous nous attendons à ce que les observateurs disposent d'une liberté de mouvement totale, d'un accès sans restriction aux Syriens et aux zones de Syrie qu'ils jugent importantes à surveiller", a indiqué la porte-parole du département d'Etat Victoria Nuland à des journalistes. "Nous nous attendons à ce qu'ils aient une liberté totale de communiquer et choisir leur personnel".
Elle a ajouté que les Etats-Unis s'inquiétaient du fait que les forces du président Bachar al-Assad puissent arrêter leurs attaques au mortier pendant la présence des observateurs avant de les poursuivre à leur départ.
"Cela nous inquiète et c'est quelque chose que nous allons suivre au jour le jour", a souligné Mme Nuland.
Un contingent de 30 observateurs internationaux se trouve en Syrie. Un total de 300 autres doit y être déployé la semaine prochaine, à la suite de la résolution 2043 du Conseil de sécurité adoptée samedi.
Trente-quatre personnes ont encore péri lundi dans des violences dans le pays, en dépit de la trêve entrée officiellement en vigueur le 12 avril.
Par ailleurs, trois personnes ont été blessées mardi dans l'explosion d'une voiture dans le quartier commercial de Marjé, dans le centre de Damas, a rapporté la télévision officielle al-Ikhbariya.
"Un groupe terroriste armé a fait exploser une charge dans une voiture dans le quartier de Marjé, blessant trois personnes et causant des dégâts matériels dans les immeubles environnants", selon la télévision.
Cette explosion survient alors qu'une équipe avancée d'observateurs internationaux sont déployés en Syrie pour surveiller un cessez-le-feu quotidiennement violé, dans le cadre d'un plan de sortie de crise proposé par l'émissaire international Kofi Annan. Au cours des derniers mois, plusieurs attentats ont eu lieu dans la capitale visant principalement des installations de services de sécurité.
De son côté, Le président tunisien Moncef Marzouki a estimé que le régime de Damas était "fini" et que Bachar al-Assad finirait par partir "mort ou vivant", dans un entretien publié mardi dans le quotidien pan-arabe Al-Hayat.
"A mon avis, cet homme (Assad) n'est pas prêt à faire de concessions" et "les Russes, les Chinois et les Iraniens doivent se rendre à l'évidence qu'il est fini", a-t-il déclaré, conseillant à Moscou, Pékin et Téhéran, qui soutiennent le chef d'Etat syrien, à "le convaincre de quitter le pouvoir".
"Tu partiras d'une manière ou d'une autre. Tu partiras mort ou tu partiras vivant, et c'est mieux pour toi et pour ta famille de partir vivants", a dit le président tunisien à l'adresse de Bachar al-Assad.
"Si tu as décidé de partir mort, cela veut dire que tu auras causé la mort de dizaines de milliers d'innocents. Assez d'effusion de sang", a ajouté M. Marzouki, dont le pays avait accueilli en février une réunion des Amis de la Syrie.
Il a estimé que le plan de l'émissaire international sur la Syrie, Kofi Annan, "ne réussira pas" car les 300 observateurs -- que le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé d'envoyer sur le terrain -- seront "très insuffisants" pour assurer le respect du cessez-le-feu, constamment violé depuis son entrée en vigueur le 12 avril.
Le plan Annan prévoit, outre la fin des hostilités, le retrait des troupes des villes, la libération des détenus incarcérés dans le cadre de la révolte et l'accès des humanitaires et de la presse au pays.
La Syrie est en proie depuis le 15 mars 2011 à une révolte populaire réprimée dans le sang par le régime de Bachar al-Assad. Les violences ont fait plus de 11.100 morts en 13 mois à travers le pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
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Entretien avec Brahim Chkiri, réalisateur de la comédie «Road to Kaboul» : “J’ai voulu faire un film positif qui nous apprend bien des choses sur la vie”

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Le film «Road to Kaboul» de Brahim Chkiri sort aujourd’hui dans les salles. Rabie Kati, Younès Bouab, Aziz Dadas, Anne Naji, Boubker Rafik, Said Bey, Fatima Bouchan et Kalila Bounaylat sont les
protagonistes de cette comédie qui relate les
aventures
rocambolesques de quatre amis.


Libé : Vous êtes le réalisateur et scénariste de la comédie «Road to Kaboul». Comment est né ce projet?

Brahim Chkiri : C’est mon oncle Lahcen Chkiri (ancien comédien dans le Sud du Maroc) qui m’a inspiré l’idée de ce film dont l’histoire veut que l’on mette des citoyens ordinaires marocains dans des situations et un environnement extraordinaires et de voir ce qui pourrait leur arriver. Nous avons longuement travaillé sur ce projet avant de l’abandonner puis de le reprendre une année après. Après son décès, j’ai repris l’idée et l’ai retravaillée pour arriver au résultat que vous avez vu lors de la projection en avant-première du film. C’est-à-dire quatre jeunes chômeurs, Ali, Hmida, Mbarek et Masoud, qui ne connaissent rien du monde, décident un jour de migrer en Hollande pour sortir d’une situation sociale et économique qu’ils vivent très mal. Malheureusement, la jeune bande se trouvera embobinée par un escroc dénommé Ouchen «Le hrag» qui, prétendant les emmener en Hollande, va finalement les abandonner en Afghanistan.

Votre film aborde plusieurs sujets, ce qui suggère plusieurs messages, n’est-ce pas?

C’est vrai que le film évoque différents sujets dont ceux de l’immigration clandestine, du chômage, du terrorisme, de la solidarité, des relations Islam-Occident, etc. Mais le plus important, c’est que j’ai voulu faire un film positif qui nous apprend bien des choses sur la vie et nous encourage à forger notre voie pour atteindre le bonheur. Je veux dire que par-là que nous sommes les seuls à transformer notre situation et qu’il ne faut pas toujours attendre les circonstances extérieures.

Un mot sur les comédiens ?

J’avais déjà en tête quelques noms de comédiens lorsque j’ai commencé à écrire le scénario du film. Ce sont de vrais acteurs qui s’étaient surtout illustrés dans des films d’action et dans le registre politique et social. Je peux dire que je n’ai pas été déçu, ils ont très bien interprété leur rôle.

Le film a été tourné à Casablanca et à Tata. Quelle a été l’ambiance du tournage ?

Nous avons travaillé dans un environnement très dur et désertique à Tata avec de fortes températures de l’ordre de 55° en moyenne et un ciel immobile tellement qu’il faisait chaud. Cela dit, nous avons découvert une région avec de beaux paysages, bien loin de l’environnement cinématographique habituel de Ouarzazate ou Marrakech… c’est une découverte, une grande aventure humaine que nous avons vécue avec une cinquantaine de personnes.
Même si le matériel et les véhicules tombaient en panne et malgré la présence des scorpions, tout s’est finalement bien terminé. Toute l’équipe est revenue du tournage avec une expérience. Je peux dire que nous avons aussi fait notre route. On a appris à communiquer, à relativer des choses.

Vous avez longtemps travaillé en Belgique. Cette expérience au Maroc vous a-t-elle marqué ?

C’est vraiment magnifique. Ce genre d’aventure, je n’aurais tout simplement pas pu le faire en Europe. Là-bas, on est limité dans nos idées parce que tout a été fait. Ils ont quasiment 100 ans de cinéma, autant dire que tout a été exploré. Qu’est-ce que je pourrais alors apporter à la Belgique qu’elle n’a pas traité? Si ce n’est qu’un petit regard pas forcément important pour la France ou la Belgique. Alors qu’ici, il suffit de poser votre caméra et d’interviewer une personne, pour que vous apportiez une histoire. Ma place est en Afrique; elle est au Maroc, parce que c’est, à mon avis, là que les choses vont se passer.

Un dernier mot ?

J’espère qu’un jour ce film fera partie de la culture cinématographique du Maroc.
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Les femmes sont-elles victimes de la mondialisation ?

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Selon ses détracteurs, la mondialisation, en libéralisant les flux de commerce et d’investissement et en exacerbant la concurrence internationale, a creusé les inégalités entre hommes et femmes, poussé celles-ci vers le travail informel et précaire, ce qui a débouché sur la féminisation de la pauvreté. Peut-on vraiment affirmer que les femmes sont victimes de la mondialisation ?
Souvent les altermondialistes mettent en avant le développement de la sous-traitance et des zones franches économiques (ZFE) comme le témoin de l’exploitation de la femme par le système capitaliste véhiculé par la mondialisation. Ils vont plus loin dans leur raisonnement en soutenant que le développement de ce modèle économique a fini par jeter une majorité des femmes dans la pauvreté.
A entendre ce raisonnement l’on croirait qu’auparavant les femmes étaient riches et que suite à la mondialisation elles se sont appauvries. Or, l’on sait que la condition de la femme avant l’essor de la mondialisation a été pire qu’aujourd’hui, et que grâce aux opportunités d’emploi offertes par l’extension des marchés, permise par la mondialisation, le taux d’activité des femmes s’est amélioré même si la situation reste perfectible (par exemple, leur taux d’activité est passé de 53,5 à 53,9% entre 1993 et 2003). L’accès à davantage d’emplois, même s’ils sont informels ou précaires, a donné aux femmes la possibilité de générer un revenu propre, ce qui a permis d’accroître leur autonomie et améliorer leur niveau de vie. Par ailleurs, la mondialisation a réduit la pauvreté contrairement à ce que soutiennent les altermondialistes : en Inde par exemple, le taux de pauvreté est passé de 51% en 1977 à 26% en 1999-2000 (Bhagwati, 2010).
Enfin, quand les altermondialistes soutiennent que la mondialisation a creusé les inégalités entre les hommes et les femmes, il faut leur demander par rapport à quel point de référence ils font la comparaison. Car s’ils comparent avec une situation où les femmes travaillaient gratuitement, il devient évident que la mondialisation a permis de réduire le fossé béant entre la rémunération versée à qualifications égales aux hommes et aux femmes. Par ailleurs, si les entreprises se faisant concurrence au niveau mondial remplacent de plus en plus de main-d'œuvre masculine par de la main-d'œuvre féminine moins onéreuse, cela a pour effet d’augmenter peu à peu les salaires des femmes.
Donc, la question pertinente à poser n’est pas de savoir si les femmes sont victimes ou non de la mondialisation, mais pourquoi elle ne leur profite pas davantage ?
La réponse réside dans la persistance du système patriarcal, d’une part, et la faiblesse de l’état de droit, d’autre part. En effet, la nature précaire et informelle du travail des femmes s’explique par le système patriarcal véhiculant une division sexuelle du travail reposant sur deux principes : le principe de séparation et le principe de hiérarchie. Le premier assigne prioritairement les hommes à la sphère productive et les femmes à la sphère reproductive. Selon le second, un travail d’homme vaut plus qu’un travail de femme.  Par conséquent, on comprend mieux pourquoi malgré l’existence d’opportunités d’emploi, les femmes s’en trouvent exclues ou réduites à des emplois précaires ou marginaux.
Toujours du fait de ce système patriarcal, les femmes continuent dans certains pays, d’avoir un statut de mineures de par les lois nationales ou les codes religieux, au sein de leur famille et dans la sphère publique, ce qui les exclut de la transmission de richesses via l’héritage, notamment au Moyen Orient et dans les pays musulmans. Cela les empêche quelquefois de travailler ou d’avoir accès à la propriété, aux crédits ou à la terre (les femmes perçoivent 10 % de la masse salariale mondiale et possèdent 1 % de la richesse de tous les pays).
La discrimination envers les femmes s’explique en amont par le déni de leur droit à l’éducation (70% des analphabètes sont des femmes), ce qui les handicape dans leur accès aux opportunités d’emploi. Par ailleurs, les stéréotypes sexistes issus du patriarcat les confinent dans des filières dites féminines, tournées vers les services, peu qualifiantes et peu rémunérées. Par conséquent, l’existence de l’exploitation et la discrimination des femmes est bien antérieure non seulement à la mondialisation, mais également au capitalisme si l’on en juge par l’antériorité du patriarcat.
A travers le monde, les femmes comptent pour 49,6% de la population, mais seulement 40,8% des actifs employés dans le secteur formel (Banque Mondiale, 2012). Cette faible participation des femmes n’est pas la conséquence de la mondialisation, qui a accru le taux d’activité des femmes, mais bel et bien des inégalités des hommes et des femmes devant le droit. En témoigne que les économies les plus compétitives à l’échelle mondiale, celles qui profitent le plus de la mondialisation,  sont aussi celles ou l’écart d’opportunité entre hommes et femmes est le moindre. Selon le rapport de la BM « Women, Business and the Law 2012: Removing Barriers to Economic Inclusion », seulement 20 des 128 économies étudiées ont les mêmes droits juridiques pour les hommes et les femmes dans plusieurs domaines importants pour les entrepreneurs et les travailleurs
Comment espérer que la mondialisation profite aux femmes  alors que dans un certain nombre de pays africains, comme le Rwanda, le Cameroun et le Togo, les hommes ont le droit légal d'interdire à leurs épouses de travailler ? L’accès inégal des femmes à la propriété, au crédit, les pousse forcément vers le travail informel. Donc le problème n’est pas la mondialisation, mais l’hostilité de l’environnement juridique des affaires aux femmes, l’existence de régimes corrompus, de bureaucraties, de l’absence d’état de droit qui favorisent les monopoles, les privilèges rend l’investissement pour les femmes très couteux : elles se trouvent donc exclues des opportunités d’investissement offertes par la mondialisation.
Somme toute l’on s’aperçoit bien que poser les femmes comme victimes la mondialisation est un faux problème. Le véritable enjeu est institutionnel dans le sens où persistent des institutions formelles et informelles qui consolident la marginalisation et la discrimination des femmes. Celles-ci ne pourraient jamais profiter des opportunités offertes par la mondialisation tant qu’il n’y a pas une réforme institutionnelle radicale favorable à l’accès de la femme au triptyque : éducation, travail et propriété.

Analyste sur  
www.unmondelibre.org
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Autoroutes du Maroc : Le bras de fer continue

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Si vous êtes en partance pour des vacances ou si vous envisagez une rencontre cruciale, prenez vos dispositions. Vous risquez d'avoir des ratages.  Un homme averti  n'en vaut-il pas deux ?  Ces files d'attente sur les autoroutes ne sont pas tellement dues au  rush des départs mais plutôt à la grève des employés de la Société des autoroutes du Maroc. Ces derniers persistent et signent. Le bras de fer qui les oppose à leur employeur perdure. La grève entamée depuis le 6 avril ne semble pas trouver une issue de sitôt. Chacun campe sur ses positions. A l'issue d'une réunion du Conseil national du Syndicat des employés tenue le 22 avril, il a été décidé de continuer  la grève durant 168 autres heures passibles de prorogation.  
Dans ce communiqué, les protestataires n’hésitent pas à manifester leur ras-le-bol. Ils dénoncent de ce fait l'indifférence qu'affiche à leur égard leur employeur.  Arrêt de travail, sit-in, manifestations n'ont pas réussi à l'infléchir, ou le ramener à de meilleurs sentiments. Pourtant, leurs droits sont légitimes, clament-ils. D'après eux, la Société des autoroutes et le département de tutelle assument entièrement la responsabilité des répercussions qui ne manqueront pas de découler d'une telle situation.
La Société des autoroutes du Maroc a, d'après eux, franchi le Rubicon et s'est retrouvée en pleine violation de la loi. Elle n'a pas hésité de ce fait à briser la grève en faisant appel à ses cadres et employés. Ces violations récurrentes du droit de travail sont monnaie courante. Les inspecteurs de travail appelés  à constater de visu ces dépassements n'ont pas eu, selon le communiqué,  le courage de prendre les décisions appropriées. Ce laxisme a laissé le champ  libre aux forces de l'ordre qui sont intervenues dans les centres de Bouznika et d'Agadir où elles ont procédé à des arrestations parmi les employés.
En attendant de trouver une issue favorable à ce feuilleton-fleuve, c'est le statu quo. Cette situation de blocage impacte aussi bien la Société des autoroutes avec un sérieux  manque à gagner, que les employés qui ne verront probablement pas la couleur de leur salaire du mois d'avril.
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