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En Suède, les écoles privées sous le feu des critiques

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Accueillie avec prudence par les Suédois, l’ouverture aux acteurs privés de la gestion d’établissements scolaires est sous le coup de nombreuses critiques nourries par les résultats chancelants des élèves dans les évaluations internationales.
Depuis 1992, le royaume scandinave autorise les entreprises à gérer les écoles libres. Ces établissements, sous contrat d’association et financés par l’Etat mais à but lucratif, suivent un programme similaire à celui des écoles publiques.
Ils ont plus de liberté pour développer certaines disciplines, répondre à des préoccupations de groupes religieux ou d’origines nationales divers, suivre des approches pédagogiques différentes, tels Montessori ou Waldorf.
Les défenseurs du système estiment qu’il propose une plus grande diversité de choix aux parents et aux élèves. Pour ses détracteurs, il accentue les disparités et la palette des cours proposée est loin d’être adaptée aux besoins du marché du travail.
En témoigne la popularité des filières coiffures. Avant le lancement des écoles libres, la concurrence était rude pour entrer dans un lycée préparant au diplôme de coiffeur et les élèves trouvaient un emploi à leur sortie. Depuis, chaque ville possède au moins un établissement préparant au diplôme. Résultat, en 2012, 2.700 coiffeurs ont été diplômés pour seulement 700 postes disponibles.
«Bien que nous ayons dit aux écoles qu’il n’y avait pas assez de demande, ils ont augmenté le nombre de leurs étudiants», regrette une représentante syndicale, Linda Palmetzhofer, représentante de Handels, un syndicat des cols bleus, précisant toutefois que la situation s’améliorait depuis deux, trois ans.
En outre, l’enquête internationale PISA (Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves), réalisée par l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), montre que les résultats des adolescents suédois de 15 ans en compréhension de l’écrit ont chuté de plus de vingt points entre 2000 et 2009.
Assez pour faire porter le chapeau aux écoles libres et enflammer plus d’un dîner en ville. D’autant que des études ont montré que ces écoles emploient, en moyenne, moins de personnel et ont un pourcentage plus élevé de professeurs non diplômés.
«Les dépenses qu’on peut réduire le plus, ce sont les salaires des prof», déplore Rossana Dinamarca, une députée de la Gauche, un allié traditionnel des sociaux-démocrates qui ont gouverné la Suède 69 des 100 dernières années.
Si les Suédois restent favorables au système, ils sont de plus en plus hostiles à la possibilité qu’il offre aux entreprises de réaliser un profit alors qu’elles bénéficient de l’argent public. Et ce malgré les difficultés qu’éprouvent certains acteurs privés. Ainsi, l’une des plus grandes chaînes d’école libres JB Education a déposé le bilan en juin.
Il n’y a aucun frais de scolarité pour entrer dans ces établissements. Chacun reçoit une enveloppe selon le nombre d’inscrits. Dès lors, tous les moyens sont bons pour attirer le chaland: des ordinateurs portables gratuits à la distribution de bonnes notes, les écoles libres sont accusées de négliger la qualité des cours.
Des accusations balayées d’un revers de manche par les professionnels qui estiment que si l’enseignement dispensé était de mauvaise qualité, leurs bancs seraient vides.
Pourtant, pour Gabriel Sahlgren, directeur de recherches à l’Institute of Economic Affairs, un think tank londonien, «les écoles sont plus encouragées à faire gonfler les notes qu’à améliorer la qualité de l’éducation». Et c’est sur ce point que le système doit être amélioré.
Selon lui, l’augmentation du nombre des écoles libres n’est pas responsable des mauvais résultats des élèves. C’est la nouvelle méthode d’enseignement qui privilégie l’autonomie des enfants sur un apprentissage traditionnel par l’enseignant qu’il faut pointer du doigt.
Ainsi, les résultats des jeunes Norvégiens ont également reculé dans les enquêtes internationales d’évaluation, le pays ayant également plébiscité des méthodes d’enseignement similaires, sans toutefois avoir le même système d’écoles libres que la Suède, relève-t-il.
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La Banque centrale doit-elle baisser son taux directeur ?

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La détérioration du solde de la balance commerciale, la baisse des recettes touristiques et des transferts des MRE, le durcissement des conditions  du crédit, le fléchissement des liquidités, l’atonie du secteur industriel sont autant de signaux des déséquilibres qui affectent l’économie nationale. De tels déséquilibres ne manquent pas de susciter des interrogations sur les mesures que la Banque centrale peut mettre en œuvre  en vue de relancer le crédit et de soutenir l’activité. Ainsi, la baisse du taux d’intérêt, largement revendiquée à longueurs de colonnes, est présentée comme étant une réponse appropriée pendant que des réserves sont émises sur la capacité de la politique monétaire d’agir sur l’économie du fait des contraintes d’ouverture internationale et de fixité de la parité du dirham. Prenant en compte les incertitudes sur l’inflation et sur la reprise du financement bancaire par le truchement de la révision du taux d’intérêt à la baisse, Bank Al-Maghrib maintient son taux directeur inchangé et met en place un dispositif  d’incitation à l’offre du crédit aux entreprises. De telles décisions présupposent que la Banque centrale dispose d’une autonomie d’action susceptible de contrer les fluctuations conjoncturelles.

De l’inefficacité de la baisse du taux d’intérêt
au soutien actif au crédit aux entreprises

A observer l’évolution de la distribution du crédit bancaire, on constate que les entreprises sont de plus en plus sujettes à des rationnements financiers qui portent  aussi bien sur le financement des équipements que sur   les lignes de trésorerie. Ces rationnements, dus à la hausse du risque de crédit consécutif au repli de l’activité dans les secteurs industriel et immobilier,  renforcent l’atonie de l’économie à cause de la suspension corrélative de projets d’investissement et du ralentissement de la production. Ces effets cumulatifs, qui  altèrent les revenus futurs et favorisent la montée des créances en souffrance, accentuent l’aversion des banques au risque les incitant ainsi à relever le coût du crédit et à restreindre les financements.
La réduction du taux d’intérêt ne saurait atténuer le rationnement du crédit. Il est, en effet, avéré  dans de nombreux cas que les actions monétaires ne possèdent pas la même efficacité à la hausse qu’à la baisse. Si face à une surchauffe, la Banque centrale relève le taux d’intérêt, les banques ne tardent pas à réviser à la hausse leurs taux propres, ce qui les conduit à réduire  le montant des prêts octroyés. Il s’ensuit des retombées restrictives sur la demande globale et l’activité réelle. A l’inverse, la baisse du coût de refinancement des banques  ne se  traduit pas souvent par des ajustements susceptibles de relancer l’économie. Les banques sont peu enclines à réduire le coût du crédit. Les inflexions de la politique monétaire se répercutent beaucoup plus sur l’économie réelle en cas de politique restrictive qu’en cas d’expansion monétaire. Cette asymétrie explique pourquoi la Banque centrale opte pour le lancement d’un programme destiné à faciliter l’accès au financement bancaire  des très petites et moyennes entreprises industrielles ou exportatrices. A cet effet, elle met à la disposition des banques, sur une durée minimale de deux ans, un plafond de six milliards de DH. Ce programme repose sur des incitations à l’offre de crédit. Ainsi, les banques qui réduisent leurs prêts peuvent se voir appliquer un taux pénalisateur de 0,50 point de base à 150 points de base tandis que celles qui augmentent leur offre peuvent bénéficier d’une allocation supplémentaire de 10%.

La politique monétaire
 est-elle autonome?

«La politique monétaire apparaît inopérante face aux resserrements des contraintes de financement de l’économie nationale». Cette thèse défendue ici et là, stipule que la politique mise en œuvre par Bank Al-Maghrib est  inadaptée au contexte d’ouverture financière de l’économie nationale : la poursuite de l’objectif de maîtrise de l’inflation dans le cadre d’un régime de change fixe s’accompagne d’une dégradation de la balance extérieure et d’une contraction des réserves de change. Cette affirmation s’appuie sur un principe d’incompatibilité  selon lequel un pays ne peut cumuler la fixité du taux de  change de sa monnaie, la liberté de circulation des capitaux, une politique monétaire autonome. Cette triple caractéristique implique que le taux d’intérêt est contraint par la mobilité internationale des capitaux de sorte que la Banque centrale est dans l’incapacité d’agir sur l’économie par le biais du taux d’intérêt.   Ainsi, une réduction de ce dernier en vue de stimuler l’activité entraîne une fuite des capitaux à la recherche d’un taux plus rémunérateur qui accroît la demande des devises et tend à déprécier la monnaie domestique. Du fait de la libre circulation des capitaux, les autorités monétaires ne peuvent assurer simultanément la maîtrise de la  masse monétaire et du taux de change. Elles sont ainsi confrontées à un trilemme : soit restreindre les entrées et sorties de capitaux, soit contrôler le change au prix d’une perte de l’autonomie de la politique monétaire, soit encore contrôler la masse monétaire en faisant flotter la monnaie nationale.
Ce triangle d’incompatibilité ne pourrait être appliqué à l’économie marocaine. D’une part, l’ouverture financière de l’économie nationale ne correspond pas à la totale mobilité des capitaux que suppose ce triangle. D’abord, le mouvement des capitaux reste soumis à des procédures de contrôle. Ensuite, les actifs libellés dans la monnaie nationale ne constituent pas des substituts des actifs libellés dans les devises étrangères. Enfin, il n’y a pas de processus d’égalisation entre les rendements de ces deux sortes d’actifs. Dans ce contexte d’imparfaite mobilité des capitaux, la Banque centrale a la capacité, de piloter le refinancement des banques par l’intermédiaire du taux d’intérêt. Pour autant, l’objectif de contrôle de l’inflation est inséparablement lié à la défense de la valeur externe de la monnaie nationale. D’autre part, l’option en faveur de la flexibilité du change que recouvre la thèse de l’absence d’autonomie de la politique monétaire, risque d’être contreproductive. Une telle mesure est de nature à produire des chocs sur l’offre comme sur la demande  qui aggrave les déséquilibres macroéconomiques. Elle  conduit nécessairement à une dépréciation de la monnaie nationale à même d’entraîner  un  renchérissement des importations susceptible d’entretenir l’inflation importée et de se propager à l’ensemble de l’économie. Ce canal de transmission  se traduit par  une hausse directe des coûts des biens intermédiaires qui entraîne une réduction de la production. La hausse de ces coûts est transmise aux  biens de consommation du fait des réajustements que les entreprises seraient amenées à opérer. Dans le cas où les salariés réagissent à ces réajustements en exigeant le rattrapage de leur revenu réel, les coûts salariaux s’en trouvent accrus et le niveau d’activité négativement affecté. A cet effet s’ajoute celui que suscite la contraction du crédit bancaire. Les banques sont incitées, dans un contexte de hausse du niveau général des prix, à accroître les taux d’intérêt et les primes de risque. Ce faisant, elles   rationnent  les entreprises et pèsent ainsi sur le niveau de l’offre globale.
Les chocs de demande exercent un impact plus immédiat que ces chocs qui affectent les coûts de production. Le renchérissement des importations de produits dont la demande est peu sensible aux variations de prix détériore inévitablement le solde de la balance commerciale. L’importation de produits qui ne font pas l’objet d’une production locale tels que le pétrole et certains  biens d’équipement ne peut être comprimée. Dans le cas de biens importés élastiques au prix, leur baisse induit, en l’absence  de produits locaux substituables, une baisse de la demande interne. La contraction de la production serait d’autant plus importante que le quotient importations/produit intérieur brut est élevé. Par suite de l’inflation importée, la réduction de l’offre réelle exerce des effets dépressifs sur la demande intérieure. La baisse du pouvoir d’achat des couches qui ont une forte propension à consommer contribue à cette détérioration de l’activité. Si les autorités monétaires maintiennent leur orientation restrictive, l’effet récessif  s’en trouve accentué.
La baisse de la parité de la monnaie nationale  risque d’exercer  également un impact négatif sur la dette externe. Elle renchérit les emprunts privés libellés en devises étrangères et le service de la dette. Dans le même temps, elle restreint  la marge de manœuvre des autorités budgétaires  renforçant ainsi l’affaiblissement de la demande globale. De surcroît, elle réduit la valeur des actifs libellés en monnaie nationale décourageant par-là les investisseurs étrangers.
«Des réformes urgentes s’imposent». Voilà un lieu commun largement fréquenté suite à la conjoncture morose de l’économie marocaine. Usant de la charge positive de la rhétorique de la  réforme, ce propos échappe au questionnement. Or pour peu que l’on se penche sur le contenu des réformes, on s’aperçoit qu’il s’agit de politiques structurelles dont l’objectif est d’accroître le degré de concurrence sur les marchés des biens, du travail et du crédit et d’augmenter le potentiel de croissance. Ces politiques ne produisent pas les effets escomptés. Une illustration à cet égard est donnée par les mesures de réforme du secteur bancaire depuis 1993.  Ces mesures n’ont guère réduit le degré de monopole ni largement contribué au développement financier au profit de l’économie réelle. La définition des réformes ne saurait aujourd’hui faire fi de l’examen des retombées négatives des politiques structurelles. Comme l’écrit Edgard Morin : «A force de sacrifier l’essentiel pour l’urgence, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel».

*Professeur agrégé des universités
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L’Association «Touche pas à mon enfant» revient à la charge

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Condamnée mais souvent tue, le voile de la hchouma drape honteusement cette ignominie. Mais il commence difficilement à être relevé. Ce tabou à la peau dure n’est autre que l’agression sexuelle des enfants. L’Association Touche pas à mon enfant, revient encore une fois à la charge pour «faire bouger les choses» à travers une rencontre organisée à Rabat sous le thème «C’est urgent,  nos enfants sont en danger». L’occasion pour Najat Anwar, présidente de l’association  de rappeler toute l’importance que revêt cette problématique de par l’intérêt de plus en plus croissant que lui accordent les médias et la société civile. Et de dénoncer  les pressions dont a fait l’objet l’association qui se bat bec et ongles pour défendre les intérêts des enfants du moins quand les affaires sont portées sur la place publique. Ce qui constitue la seule  partie visible de l’iceberg car  beaucoup de familles préfèrent taire l’ignominie.
Des propos relayés par Mostafa Rachidi, conseiller juridique  et avocat de l’association «avec des moyens rudimentaires, nous avons pu investir  des quartiers et avons tendu la main à des familles afin de les aider à  franchir le pas. Ce qui n’est certes pas chose aisée vu l’hypocrisie sociale qui sévit à  ce sujet » a-t-il indiqué. Et d’ajouter : «On nous met les bâtons dans les roues et on essaie par tous les moyens de nous museler voire de minimiser l’importance de notre combat près des victimes.  Un état qui s’étend même jusqu’aux tribunaux où on a du mal à appeler les choses par leur  nom. «Mais bon Dieu la prostitution des mineurs existe bel et bien mais on a du mal à la reconnaître», s’insurge Me Rachidi. Pourtant le Maroc dispose d’un arsenal juridique à même de protéger les enfants. Mais à cet égard, certaines dispositions qui consacrent les droits de l’enfant, notamment au niveau de la nouvelle Constitution tardent à être mises en oeuvre. En outre, l’application de la loi pose problème comme l’a encore rappelé Me Mostafa Rachidi. Selon lui, les  sanctions ne sont pas toujours exemplaires au point que les agresseurs écopent parfois de peines  légères et se retrouvent dehors au grand dam des victimes. «Outre la corruption qui empêche parfois une application sévère et sereine de la loi, le juge ne l’adapte pas toujours selon les intérêts des victimes», a-t-il encore indiqué.
Une situation que la société civile essaie de faire évoluer. Loin de toute psychose, elle fait de la sensibilisation contre ce fléau son cheval de bataille. Un fléau qui prend la forme soit de prostitution, de pornographie, de pédophilie ou encore de voyeurisme et d’exhibitionnisme, comme l’a rappelé pour sa part Ahmed El Hamdaoui en sa qualité de psychologue.   Des crimes plus ignobles les uns que les autres et dont les victimes souffrent souvent d’un stress post-traumatique. On parle d’une effraction psychique dont les symptômes peuvent aller de la panique, la peur, les troubles de sommeil, jusqu’à la dépression, a encore indiqué M El Hamdaoui.  Par ailleurs, les victimes d’abus sexuel s’isolent, se désorganisent, leur niveau scolaire régresse et parfois  le suicide est au bout du chemin. Plus grave encore, les 2/3 des victimes deviennent à leur tour des agresseurs sexuels. «C’est dans ce cadre que l’expertise médicopsychologique  devrait être obligatoire dans nos tribunaux», a souligné par ailleurs notre psychologue. Elle est salutaire tout d’abord pour l’agresseur afin d’éviter la récidive. Le cas du monstre de Taroudant est très indicatif. Il a été agressé 13 fois et c’est aussi le nombre de ses victimes. Ladite expertise est également recommandée pour les victimes afin de protéger notre capital humain que constituent les enfants. Mais on est encore loin du compte.
D’une seule voix, tous les intervenants ont insisté sur la sensibilisation et sur le dialogue avec les enfants. S’approcher d’eux, savoir les écouter, gagner leur confiance est déjà une façon de les protéger. Un seul leitmotiv : «Votre corps vous appartient».
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Cherche désespérément Premier ministre du côté du Nil

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Alors que l’Egypte est divisée entre pro et anti Morsi et que la rue n’en démord pas de manifestations qui tournent de plus en plus à de drames funestes entre les Frères musulmans et opposants au régime déchu (la quarantaine de morts vendredi a porté le nombre de tués à quelque quatre-vingt depuis le début de la révolte), le président  provisoire Adly Mansour, qui, tentait toujours hier, la délicate manœuvre d’imposer le pressenti leader réformiste Mohamed El-Baradei à la tête de sa future équipe gouvernementale.
L’après Mohamed Morsi et contrairement à la chanson n’a reçu en héritage que de la haine entre partisans, hier encore unis et «frères» d’armes mais aujourd’hui rivaux. Les meurtriers combats entre deux franges d’une société égyptienne avait, pour le meilleur et pour le pire, conduit le pays au renversement d’un autre despote, l’ex-président autocratique Hosni Moubarak en sont l’illustration même.
D’autre part, le choix d’Adly Mansour -toujours tributaire du bon gré d’un parti islamiste salafiste et ultraconservateur, Al-Nour dont la nouvelle administration verrait d’un bon œil la désignation  comme premier ministre d’El-Baradei, découle d’une situation où règne plus la confusion qu’une réelle volonté d’asseoir son autorité pour contrôler la rue.
Jusqu’à présent, le scénario au bon vouloir du chef de l’armée et ministre de la Défense, le général Abdel-Fattah el-Sissi ne semble pas dévier du schéma prévu. Tout en douceur, on démantèle ce qui restait encore de l’équipe Morsi (remplacements d’hommes clés, chef du renseignement, chef de cabinet de la présidence…) de plus et, histoire de rassurer l’Occident, on est soucieux de placer le Prix Nobel de la paix et ancien chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique, El-Baradei, à la tête du gouvernement. Serait-ce suffisant pour calmer les esprits ? Rien n’est moins sûr.
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Les baleineaux de Patagonie en danger, le goéland dans le viseur

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Les attaques incessantes des goélands sur les baleines de la péninsule de Valdès, en Patagonie argentine, ont fait exploser le taux de mortalité des baleineaux, troublés pendant l'allaitement, estiment les scientifiques.
Dans la baie de Golfo Nuevo, à quelques dizaines de mètres du rivage, cinq goélands tournoient au-dessus des baleines franches australes et piquent vers leur cible comme des oiseaux de proie. A chaque remontée à la surface, les baleines et leurs baleineaux sont blessés par les coups de bec des goélands qui se nourrissent dans leur épaisse couche de graisse. La baleine se cambre, fait des mouvements brusques pour se soustraire à son agresseur et rompt le contact avec le baleineau.
"C'est dans ces eaux que les baleines s'accouplent et donnent naissance à leur petits. C'est aussi le lieu de sevrage des baleineaux. N'ayant pas de lèvres pour téter sa mère, le petit absorbe les jets de lait très épais de sa mère. A chaque attaque, ce processus est interrompu. Or c'est un moment crucial dans la croissance des cétacés. La grande majorité des baleineaux retrouvés morts souffraient de malnutrition", explique Mariano Sironi, directeur d'études de l'Institut de conservation des baleines (ICB) en Argentine.
Un baleineau a besoin de plus de cent litres de lait maternel par jour.
Dans son rapport annuel, Mariano Sironi a recensé en 2012, 116 baleines mortes, dont 113 baleineaux. La mortalité a doublé par rapport à 2011. "Si ces attaques de goélands continuent, on verra les baleines abandonner la péninsule comme lieu de reproduction et s'exiler vers d'autres régions comme on le voit déjà parfois au sud du Brésil", s'inquiète le chercheur. Six mois par an, à partir de juin, les baleines franches australes se donnent rendez-vous dans les baies de la Péninsule de Valdés, paradis des cétacés de l'Atlantique Sud, classé au Patrimoine mondial de l'humanité. Chaque année plus de 100.000 touristes accourent pour assister au spectacle.
De 1.500 à 2.000 spécimens y sont recensés. Ces baleines qui aiment les eaux froides de l'Antarctique, du Pacifique Sud et du sud de l'océan Indien mesurent de 13 à 16 mètres de long et pèsent jusqu'à 50 tonnes à l'âge adulte. La taille des baleineaux à la naissance est de 3 à 5 mètres.
Ces dernières années, des goélands qui pullulent dans la région viennent perturber cet écosystème sans égal.
Le goéland se nourrit habituellement des déchets des bateaux de pêche. Désormais, il complète son alimentation en picotant le dos des baleines. "Le goéland s'attaque à la peau puis à la graisse des baleines. Il effectue plusieurs +picotages+ à chaque fois. Il attaque les baleineaux qui sortent plus souvent à la surface pour respirer", explique le guide José Anibal Cepeda, qui accompagne des touristes sur un bateau qui s'approche des cétacés.
Ces attaques provoquent des blessures profondes -jusqu'à 10 centimètres- et inquiètent les spécialistes. Certaines baleines présentent des escarres d'1,5 mètre de long. La biologiste du Centre national de Patagonie (Cenpat) Ana Fazio a noté des changements de comportements: les baleines ont adopté une "nage arquée" pour ne pas exposer leur dos, remarque-t-elle, "on ne voit plus de la baleine que la tête et la queue, nage en profondeur, fuite permanente, les baleines réagissent aux attaques du goéland au prix d'une perte d'énergie importante".
Le directeur scientifique du CENPAT Marcelo Bertoletti a organisé l'an dernier des "prélèvements" de goélands avec des chasseurs professionnels. Cent quarante oiseaux ont été supprimés fin 2012, un chiffre insignifiant au regard de leur population.
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