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Maroc

Le Maroc reçoit 2,5 milliards de dollars des pays du Golfe en trois jours

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Plus question de parler d’un «manque de liquidité» pour le reste de l’exercice en cours. Après le don fait par les Émirats arabes unis, c’est au tour du Koweït  d’octroyer au Maroc un subside du même montant que celui des Emiratis, à savoir  1,25 milliard.
Il n’y a pas mieux que deux bonnes nouvelles successives. Alors que le premier don a eu des effets positifs, du fait que le Maroc connaît l’une des conjonctures les plus difficiles au cours des deux dernières décennies, ce second est venu rassurer sur l’avenir d’une économie dont les prémices d’une entrée en crise étaient annoncées.
Avec ce cadeau koweïtien, le montant des aides reçues en moins de trois jours s’élève à 2,5 milliards de dollars. Un chiffre qui excède le montant levé lors des deux dernières sorties du Maroc sur le marché international.
 Ces subsides permettront au Maroc de se rassurer d’un futur qui était incertain, jusqu’à la veille de la signature des conventions en vue de débloquer le montant précité.
En effet, après avoir paraphé un mémorandum d’entente, mardi à Rabat, avec le Fonds d’Abou Dhabi pour le développement, le ministre de l’Economie et des Finances, Nizar Baraka, s’est envolé pour Koweït City, où il a rencontré Abdelouahab Ahmed Al Badr, directeur général du Fonds koweïtien pour le développement économique arabe, institution chargée de la gestion du don.
Ainsi il a conclu, jeudi, sept conventions en vertu desquelles l’Etat du Koweït fait don au Maroc d’un montant de 1,25 milliard de dollars destiné au financement de projets de développement au Maroc, précise un communiqué du ministère parvenu à Libé.
La même source a indiqué que «l’initiative du gouvernement koweïtien traduit la solidité et la profondeur des relations de coopération entre le Royaume du Maroc et l’Etat du Koweït en matière de financement de projets de développement au Maroc, à travers les interventions du Fonds koweïtien».
Ledit communiqué a aussi précisé que ce don servira à financer plusieurs projets dans différentes régions du Royaume, portant sur des secteurs stratégiques de développement, en l’occurrence les routes, les ports, les barrages, l’agriculture, la santé, l’éducation nationale et l’enseignement supérieur.
Ces projets contribueront au développement des infrastructures, à la promotion des ressources humaines ainsi qu’à l’amélioration du niveau de vie de la population des régions bénéficiaires.
La signature de ces conventions intervient suite à la visite de travail, effectuée en octobre dernier, par SM le Roi Mohammed VI dans certains pays du Golfe, dont le Koweït, et s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du partenariat stratégique entre le Maroc et le Conseil de Coopération du Golfe (CCG).
Avec ce don, les Emirats arabes unis ont ainsi rejoint l’Arabie Saoudite et le Koweït qui ont tenu leurs engagements envers le Maroc.
Certes ces dons sont rassurants, à condition d’être affectés aux projets mis en oeuvre et non au financement des déficits qui ne cessent de s’aggraver.
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M. Yang et “sa” Grande Muraille de Chine

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A force de coltiner des briques et des seaux de terre, Yang Yongfu parcourt désormais en boitant la portion de la Grande Muraille qu’il a reconstruite de ses mains et transformée en site touristique. Au risque de se la faire reprendre par l’Etat.
“Au début les gens n’ont pas compris pourquoi je me lançais dans une telle entreprise. Ils disaient que j’étais fou”, confie le Chinois de 52 ans, en balayant de son regard fatigué son imposant rempart de couleur ocre.
Le segment de Muraille qu’il a “privatisé” remonte à la dynastie des Ming (1368-1644). Il n’en restait plus grand-chose quand, en 2000, M. Yang a commencé à le restaurer, en suivant des techniques ancestrales de maçonnerie.
Issu d’une famille rurale de la province du Gansu, il a toujours vécu ici, à Jiayuguan, ville-frontière du Nord-Ouest de la Chine. Une région d’immensités désertiques battues par les vents de sable.
“En 1999 les autorités locales ont appelé les habitants à rénover eux-mêmes la Grande Muraille. J’ai eu envie de me lancer”, relate-t-il.
Son ouvrage colossal serpente sur 790 mètres, bordant d’abord une steppe rocailleuse avant de s’élancer à l’assaut d’une montagne minérale.
La structure comporte un fortin, des tours de guet et de hauts murs à meurtrières surmontés d’épais créneaux, selon le système de défense contre les “barbares” des empereurs chinois.
Yang Yongfu, dont le visage cuivré témoigne de son labeur au soleil —ou de sa dépendance à l’alcool de riz— explique avoir investi plus de 5 millions de yuans (630.000 euros), de ses fonds propres puis en empruntant à ses amis.
“Les gens doutaient, car ils disaient que c’était au gouvernement de rénover la Muraille. Mais on peut aussi y voir un acte de patriotisme”.
Ayant conclu un accord avec les autorités locales, le roué paysan-maçon a converti son rempart en un site touristique, avec porche d’entrée, parking, bouquets d’arbres et petit étang pour pêcher. Le billet d’admission coûte 25 yuans (3 euros).
L’épouse de M. Yang tient la caisse, assise derrière une petite table en plein air. “Aujourd’hui une trentaine de personnes sont venues”, calcule Tao Huiping, la main sur son talon de tickets.
Certains visiteurs avouent ignorer que le site est “privé”. D’autres comme M. Guo, un voisin, amènent leurs amis de passage pour une photo. “Cette muraille est aussi bien rénovée que d’autres portions”, affirme-t-il.
De quoi faire rayonner Mme Tao, fière du “travail phénoménal” de son mari. “Les gens l’appellent l’empereur Yang”, dit-elle en riant.
Pourtant tout n’est pas rose pour le couple. Après des années de laisser-aller, la Chine est devenue sourcilleuse sur ses monuments historiques. Depuis une loi de 2006, seules les autorités doivent gérer le patrimoine national.
M. Yang se retrouve donc dans l’illégalité. Et se dit endetté de près d’un million de yuans (125.000 euros).
“J’en ai versé, des larmes de chagrin”, glisse le quinquagénaire en assurant toutefois ne “rien regretter”. “Je n’ai reçu aucun soutien du gouvernement et ils m’ont accusé d’avoir bâti une fausse muraille. Cela me met hors de moi”.
La Grande Muraille n’est pas continue, mais un agrégat de portions construites sous différentes périodes, dès le IIIe siècle avant notre ère. On estime sa longueur totale à environ 9.000 kilomètres, voire 21.000 si l’on compte les parties disparues.
Le plus célèbre des monuments de Chine a subi bien des outrages, éventré par des routes, des usines ou des voies ferrées. On lui a volé ses pierres et sa terre, notamment lors de la Révolution culturelle maoïste (1966-1976).
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Driss Lachgar à la clôture du Forum social-démocrate arabe

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«La région du Maghreb arabe et du Moyen-Orient demeure exposée à toute éventualité et les décisions que nous avons prises aujourd’hui sont historiques pour nos partis, ainsi que pour les jeunes et les femmes». C’est ce qu’a déclaré mercredi, Driss Lachgar, le Premier secrétaire de l’USFP, à la clôture des travaux du Forum social-démocrate arabe tenu les 24 et 25 à Rabat et auquel ont pris part 12  partis sociaux-démocrates et socialistes du monde arabe. «Ces décisions constituent un vrai  programme d’action pour défendre les principes et valeurs que nous partageons», a-t-il précisé.
Il a tenu à rappeler aussi que les changements survenus dans nos sociétés arabes et la dynamique  que connaît  le monde arabe exigeaient même qu’on se réunisse avant cette date pour unifier nos actions militantes communes afin que notre influence dans ce sens soit plus efficace pour préserver, de la sorte, les droits et renforcer la transition vers la démocratie.  
Pour sa part, Nabil Chaat, membre du comité exécutif de Fatah, a souligné que la tenue du Forum social-démocrate arabe à Rabat, est la preuve tangible que la gauche arabe est aujourd’hui  capable de surmonter la situation d’éparpillement historique qu’elle a vécue pendant des décennies. Et de poursuivre que depuis Rabat, la gauche arabe a entamé une nouvelle ère vers la coordination et  l’action politique commune de l’ensemble des partis progressistes.
Dans cette perspective, la Déclaration de Rabat qui a sanctionné les travaux  du Forum social-démocrate arabe a mis en exergue l’importance et la portée symbolique  de cette initiative,  le militantisme commun des partis progressistes et démocratiques arabes et l’engagement de l’USFP à poursuivre son adhésion à la dynamique arabe  à même de renforcer l’Etat de droit et de consolider les valeurs de citoyenneté, de justice sociale et des droits de l’Homme.   
Voici, par ailleurs, la traduction intégrale de la Déclaration de Rabat adoptée à l’unanimité et qui a été lue, au nom du secrétariat du Forum, par Mohamed Benabdelkader.
“Nous partis, membres du Forum social-démocrate arabe, réunis les 24 et 25 juin sur invitation de l’Union socialiste des forces populaires et en application de la décision de la réunion du Caire du 20 janvier 2013, nous exprimons notre entière satisfaction et notre fierté  quant au haut niveau  de la représentation partisane des 12 partis sociaux-démocrates et socialistes du monde arabe, ce qui a constitué un événement historique dans le parcours de notre militantisme commun.    
Nous saluons également le franc et approfondi débat qui a enrichi les séances du Forum, soit au niveau de son identité politique et ses listes organisationnelles, ou en ce qui concerne   la structuration de ses organes relatifs aux femmes et aux jeunes.
Nous rappelons que notre initiative pour la création de ce Forum s’inscrit dans le cadre de la dynamique arabe et des révoltes de nos peuples qui aspirent à la liberté, à la dignité et à la démocratie, elles-mêmes des valeurs fondatrices de ce Forum.  Nous nous inclinons devant les martyrs qui ont perdu la vie sur les champs de bataille face à la tyrannie et au despotisme, et nous annonçons la poursuite de notre adhésion à ce mouvement, et ce à travers la consolidation d’un cadre de coalition du courant social-démocrate dans le monde arabe et la traduction des revendications des peuples arabes en visions renouvelables, en stratégies bien conçues et en programmes politiques  fondés sur les valeurs et les principes communs et ouverts sur la diversité culturelle et le multipartisme politique, à même de renforcer l’Etat de droit et de consolider les valeurs de citoyenneté, de justice sociale et des droits de l’Homme.
Dans ce cadre, le Forum a approuvé le document explicitant sa vision politique, adopté les listes organisationnelles  qui ont permis la création d’un conseil composé de l’ensemble des partis participants ainsi  que la commission organisationnelle et entériné les recommandations de l’Union des jeunes et la commission de la femme qui a annoncé la constitution de ses structures organisationnelles.
Dans le cadre des travaux du Forum, une rencontre sur Al Qods a été organisée, qui a permis de dévoiler les pratiques colonialistes israéliennes, racistes et génocidaires, visant à judaïser cette ville arabe palestinienne.
La rencontre a conclu qu’il est impératif de s’engager dans la voie du militantisme civil en vue de faire face à toutes ces pratiques et de consolider l’identité d’Al Qods en réponse à l’appel du Premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires qui a appelé à la clôture de cette conférence, à la recherche de nouvelles formes de militantisme pour imposer des sanctions à Israël, boycotter ses produits et procéder au retrait de ses investissements.
Le Forum a décidé de tenir sa prochaine rencontre à Al Qods occupé et de charger la Commission d’organisation  d’entamer les préparatifs nécessaires pour ce rendez-vous.”
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Kenny Rogers et Marcel Khalifé charmés par la richesse musicale marocaine

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Le célèbre chanteur américain, Kenny Rogers, roi incontesté du country, a exprimé son admiration pour la musique amazighe et les différentes sonorités dont elle est porteuse, faisant part de son intérêt d'en emprunter quelques airs dans ses futures chansons.
"Je crois que ce serait un don énorme si mes enfants pourraient grandir avec moi pour apprécier quelques-unes de mes inductions", a affirmé Rogers lors d'un point de presse peu avant sa performance à l'ouverture, mercredi soir à Agadir, de la 10ème édition du Festival "Timitar, signes et cultures", qui se poursuit jusqu'au 29 courant.
Le chanteur de "The Gambler", entre autres tubes ayant fait sa longévité artistique sans commune mesure, a assuré qu'il se produisait, dans le cadre de Timitar, pour la première fois au Maroc et en Afrique et que "ce serait probablement ma dernière tournée internationale".
Après avoir enregistré plus de 65 albums, vendus à plus de 120 millions d'exemplaires à travers le monde, Rogers est une icône américaine de la même trempe que les Beatles, Elton John et Elvis Presley.
Par ailleurs, le célèbre chanteur libanais et grand spécialiste du luth oriental Marcel Khalifé a exprimé, mercredi soir à Agadir, son souhait de travailler sur le projet d'"une œuvre musicale marocaine" avec d'autres intervenants culturels, instances et festivals concernés, au vu du riche répertoire dont dispose le pays.
"J'ai besoin d'une aide marocaine pour que je puisse élaborer un projet cohérent. J'espère que quelqu'un pourra entendre ceci pour mettre en place le projet d'une œuvre musicale marocaine cohérente", a expliqué l'artiste libanais lors d'un point de presse à l'ouverture du Festival Timitar.
Marcel, qui a entamé cette rencontre avec un poème où il chante la beauté du Maroc, son ouverture et sa singularité, a assuré avoir succombé au charme de ce pays, en raison de "cette belle et attrayante diversité de la musique, de la poésie, des costumes et du mélange du patrimoine et du folklore" qui lui confèrent une mystérieuse alchimie où se fondent avec intelligence les dimensions andalouses, amazighes et africaines.
"Parfois, j'aimerais tant être Marocain pour pouvoir puiser plus dans ce patrimoine", a-t-il dit, évoquant le besoin pour lui de "prendre suffisamment de temps et d'espace pour que je puisse puiser davantage dans ce patrimoine riche et diversifié de telle sorte à construire une œuvre cohérente".
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La Lydec veut noyer les consommateurs casablancais dans de nouvelles augmentations de tarifs

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Deux dirhams d’augmentation par mois pour la redevance fixe eau. Telle a été la décision de la Lydec pour que l’eau coûte plus cher aux Casablancais à partir du mois prochain.
Si le président du Conseil de la ville est resté muet à ce propos, il en est autrement pour les autres élus et même ceux faisant partie de sa propre majorité et qui vont jusqu’à en contester la légalité. C’est le cas de  Mustapha El Haya, vice-président du Conseil de la ville de Casablanca, qui estime que la décision autorisant une hausse éventuelle des factures d’eau et d’assainissement a été prise en transgressant les clauses du Protocole d’accord signé entre le Conseil de la ville et la société délégataire.
« Il y a un vice de forme qui rend caduque cette décision prise par le président du Comité de suivi du dossier de la Lydec au sein du Conseil de la ville de Casablanca », nous a expliqué Mustapha El Haya. Selon lui, le Protocole d’accord de 2008 exige que toute augmentation des prix de l’eau réponde impérativement à deux critères, à savoir  une hausse du taux d’inflation ou une augmentation des tarifs fixés par l’ONEE. « Deux exigences qui ne semblent pas être réunies  aujourd’hui», nous a-t-il précisé.
En effet, cette décision a été prise sans être discutée en session plénière du Conseil de la ville et de  manière douteuse. « La manière avec laquelle se sont déroulées les réunions du Comité de suivi, laisse penser que la décision d’augmenter les tarifs était prise et qu’il  fallait seulement le feu vert dudit Comité», nous a confié notre source. Premiers détails dérangeants : « On a été surpris de découvrir que la société délégataire ne disposait que d’un seul scénario alors qu’elle est censée en présenter au moins trois. De même qu’on n’a pas réussi à avoir une copie du dossier tarifaire», nous a affirmé notre source.      
Autres détails troublants et pas des moindres, les PV du Comité de suivi ont été falsifiés selon Mustapha El Haya. « On a été étonnés de constater que le contenu des débats n’a pas été repris fidèlement par les rédacteurs des PV puisqu’il n’a jamais été question, lors des débats,  d’augmenter les tarifs de l’eau destinée à un usage domestique », nous a déclaré le vice-président avant de poursuivre : «  Le pire, c’est que le président du Comité de suivi va s’appuyer sur la seule feuille de présence des élus du Conseil pour faire passer cette décision alors que ces derniers n’ont pas signé les PV et qu’ils se sont farouchement opposés à toute augmentation».
Il n’y a pas que Mustapha El Haya qui a été surpris par ces hausses. Plusieurs édiles l’ont été aussi. Pour eux, il y a eu une entente implicite entre les différentes composantes du Conseil de la ville pour qu’il n’y ait pas d’augmentation des tarifs de l’eau et de l’électricité notamment dans ce contexte de morosité économique et sociale. Des propos qui nous ont été confirmés en juillet 2012 par Mohamed Brija qui  avait démenti des informations relayées par certains journaux de la place concernant une éventuelle hausse des prix. Selon lui, il s’agissait de rumeurs non fondées. Ces assurances ont été réitérées par Abdelhak Mabchour qui nous avait déclaré en cette date qu’il était  hors de question de décréter de nouvelles augmentations des tarifs vu le contexte économique et social crispé. « De nouvelles augmentations feront l’effet d’un coup de massue sur le pouvoir d’achat des Casablancais déjà fragilisé par les hausses des prix des carburants et des autres produits de consommation courante», nous a-t-il expliqué avant d’ajouter qu’il n’y a rien qui puisse justifier une telle modification des tarifs vu les bénéfices colossaux réalisés par l’entreprise délégataire.   En effet, la société de distribution d’eau et d’électricité a enregistré un chiffre d’affaires de plus de 6 milliards de DH en 2012 soit une hausse de 4,4% et l’excédent brut d’exploitation s’est établi à 863 millions de DH. L’opérateur a ainsi enregistré 274 millions de DH de profits.
Mais que s’est-il passé pour qu’il y ait eu ce changement de position? Quelles sont les raisons qui peuvent justifier une éventuelle augmentation ? Du côté de la société délégataire, cette révision du montant des redevances fixes de 2 DH par mois pour les habitants de la métropole a été décidée par le Comité de suivi de la gestion déléguée, conformément aux dispositions du contrat de gestion déléguée, notamment en cas de décision gouvernementale, comme celle prise en 2011 et relative aux revalorisations salariales des agents statutaires du secteur. Un argument jugé inacceptable par plusieurs édiles de la ville qui pensent que cette revalorisation ne doit pas se faire sur le dos des citoyens dont le pouvoir d’achat a déjà été fragilisé par les augmentations des prix des carburants et des produits de grande consommation.      
Du côté de Sajid et sa majorité, c’est silence radio. Contacté par nos soins, les téléphones des responsables du bureau dirigeant du Conseil ont été aux abonnés absents. Selon certaines sources proches du dossier, le maire de la ville aurait déjà apposé sa signature sur la décision d’augmentation des tarifs. Une attitude qui risque de compliquer davantage sa position. En effet, le président du Conseil a été accusé à plusieurs reprises d’entretenir des relations de complaisance avec la Lydec. « Sajid a toujours été prudent sur ce sujet et il a  évité d’affronter les élus sur ce terrain. D’ailleurs, l’une des raisons qui expliquent le retrait de la  délégation de signature à son 5ème vice-président, à savoir Mustapha El Haya, pourrait être justifiée par ce fait  », nous a révélé un proche du dossier.
Cependant, quelles que soient les positions des uns et des autres, une question est sur toutes les lèvres : les augmentations en question seront-elles appliquées ou non? « Il est impossible de vous répondre pour l’instant car on ne dispose pas d’assez d’éléments sur le sujet pour dire qu’il y aura révision ou annulation de cette décision », nous a déclaré Abdelmalk El Kihal, membre du Conseil de la ville. A l’instar d’autres élus, ce dernier estime qu’il n’y aura pas de position claire et définitive  tant que les augmentations ne sont pas encore entrées en application « On doit attendre le mois prochain pour vérifier la véracité de ces informations avant de passer à l’acte », nous a lancé un autre édile. Pourtant, des sources de la Lydec nous ont confirmé que les préparatifs pour la mise en application de ces augmentations sont terminés et que les services chargés de l’émission des  nouvelles factures ont achevé leur travail pour que ces augmentations soient appliquées à partir du mois prochain.
Autre question qui se pose avec acuité : qu’en est-il des instances chargées du contrôle du respect du cahier des charges ?  Qu’en est-il aussi du rôle du Comité permanent de contrôle, du Comité de suivi politique, du Conseil communal et des autorités de tutelle ?
Au Maroc, l’eau, l’assainissement et l’électricité font partie de la liste des services dont les prix sont réglementés et toute révision ou ajustement sont décidés par les autorités de tutelle.
Concernant le cas de Casablanca, c’est au Comité de suivi de la gestion déléguée, composé de représentants de l’autorité délégante, du ministère de l’Intérieur, de neufs élus des conseils communaux de Casablanca, Mohammedia et Ain Harrouda et de la Lydec, de décider  de toute question inhérente à la tarification.
Pour la révision des prix, le Comité en question décide donc de l’évolution des tarifs et des modalités de son affectation par type de client en prenant compte d’un ensemble d’indicateurs (dont l’inflation, les salaires, le volume,...).
Le Comité de suivi peut également statuer sur la répercussion de la modification des prix de vente par les producteurs sur les tarifs de vente appliqués par la Lydec suite à une décision des pouvoirs publics impactant l’équilibre économique du contrat de gestion déléguée.
Mais pour cet élu de la ville qui a requis l’anonymat, ces mécanismes de contrôle sont inopérants. Selon lui, aucune partie ne peut faire face à la puissance de la société délégataire. « Aujourd’hui, le cas de la Lydec est une affaire dont les ramifications et les enjeux sont internationaux. Et même les autorités de tutelle demeurent incapables de faire respecter la loi en la matière. Ces autorités interviennent souvent de manière timide ou en retard », nous a confié notre source.
Des propos qui ne semblent pas du goût du Mohand Laenser, ministre de l’Intérieur, qui estime que la gestion déléguée est d’abord du ressort des collectivités locales qui opèrent conformément aux dispositions de contrat précisant les conditions d’octroi du marché et les mécanismes de contrôle.  Pour lui, si ces derniers font défaut, c’est à cause du manque de compétences et d’expertises au niveau des collectivités locales. « Le ministère ne peut pas tout contrôler depuis Rabat. Les mécanismes de contrôle existent mais il faut les mettre en application», a déclaré le ministre avant-hier en réponse à une question orale à la Chambre des représentants.   En d’autres termes, c’est aux élus de défendre les intérêts de leurs électeurs. Une mission qui s’avère impossible vu le profil d’un nombre important de nos édiles.
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