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Si vous êtes en partance pour des vacances ou si vous envisagez une rencontre cruciale, prenez vos dispositions. Vous risquez d'avoir des ratages.  Un homme averti  n'en vaut-il pas deux ?  Ces files d'attente sur les autoroutes ne sont pas tellement dues au  rush des départs mais plutôt à la grève des employés de la Société des autoroutes du Maroc. Ces derniers persistent et signent. Le bras de fer qui les oppose à leur employeur perdure. La grève entamée depuis le 6 avril ne semble pas trouver une issue de sitôt. Chacun campe sur ses positions. A l'issue d'une réunion du Conseil national du Syndicat des employés tenue le 22 avril, il a été décidé de continuer  la grève durant 168 autres heures passibles de prorogation.  
Dans ce communiqué, les protestataires n’hésitent pas à manifester leur ras-le-bol. Ils dénoncent de ce fait l'indifférence qu'affiche à leur égard leur employeur.  Arrêt de travail, sit-in, manifestations n'ont pas réussi à l'infléchir, ou le ramener à de meilleurs sentiments. Pourtant, leurs droits sont légitimes, clament-ils. D'après eux, la Société des autoroutes et le département de tutelle assument entièrement la responsabilité des répercussions qui ne manqueront pas de découler d'une telle situation.
La Société des autoroutes du Maroc a, d'après eux, franchi le Rubicon et s'est retrouvée en pleine violation de la loi. Elle n'a pas hésité de ce fait à briser la grève en faisant appel à ses cadres et employés. Ces violations récurrentes du droit de travail sont monnaie courante. Les inspecteurs de travail appelés  à constater de visu ces dépassements n'ont pas eu, selon le communiqué,  le courage de prendre les décisions appropriées. Ce laxisme a laissé le champ  libre aux forces de l'ordre qui sont intervenues dans les centres de Bouznika et d'Agadir où elles ont procédé à des arrestations parmi les employés.
En attendant de trouver une issue favorable à ce feuilleton-fleuve, c'est le statu quo. Cette situation de blocage impacte aussi bien la Société des autoroutes avec un sérieux  manque à gagner, que les employés qui ne verront probablement pas la couleur de leur salaire du mois d'avril.
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