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Malte : «Nous avons regardé, impuissants, la mer avaler nos enfants»

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Malte : «Nous avons regardé, impuissants, la mer avaler nos enfants» Ils ont embarqué à plus de 400 sur un bateau de moins de 30 mètres. Après avoir essuyé les tirs des Libyens, leur embarcation a pris l’eau. Le temps que les autorités maltaises arrivent, plus d’une centaine de migrants se sont noyés. El Watan Week-end s’est rendu à Malte où les rescapés du naufrage de vendredi dernier racontent leur tragédie. La Valette (Malte). «J’ai vu mes quatre filles avalées par cette mer maudite. J’ai entendu leurs cris sans être capable de les sauver. Elles avaient entre 2 et 10 ans seulement. Je voulais quitter la Libye où la mort nous guettait au quotidien pour leur assurer un avenir meilleur en Europe. J’aurai dû mourir avec elles. Survivre à mes filles est la chose la  plus effroyable qui puisse m’arriver.» Le regard éteint, Abou Hussein Wahid Youssef, raconte sa tragédie vécue en haute mer. Vendredi dernier, son embarcation chargée de passagers clandestins a fait naufrage au sud de Malte et de Lampedusa, entraînant la mort de plus d’une centaine de migrants*, essentiellement des Syriens partis de Libye et des Palestiniens. Aujourd’hui, il ne sait pas ce qui est arrivé à sa femme, saine et sauve mais récupérée par les Italiens, elle ignore toujours ce qui est arrivé à ses filles. «Elle pense qu’elles sont en vie. Le jour où elle apprendra qu’elles ont péri, elle deviendra folle», soupire-t-il. Entouré de quelques rescapés du naufrage, Abou Hussein est inconsolable. Originaire de Damas, il vivait avec sa famille en Libye depuis 1998. Il aspirait à un horizon plus paisible que celui d’un pays livré aux milices armées, comme de nombreuses familles embarquées à bord de ce maudit bateau parti de Zwara. Tirs de sommation Une traversée fatale et des heures interminables que racontent aussi les naufragés que nous avons rencontrés à Hal Far. C’est là, dans ce village à 10 km de La Valette, qu’une ancienne caserne, transformée par les autorités en un centre d’accueil, reçoit des migrants clandestins  au début des années 2000. «Nous avons rejoint le petit bateau, d’à peine 27 mètres, dans de petites barques, par petits groupes. Une fois tout le monde à bord, l’embarcation était tellement chargée qu’elle a pris eau. Nous étions plus de 400 à bord, la plupart des familles avec des enfants. Il était 23h, raconte Allaa, 27 ans, embarqué avec sa femme et leur petite fille, Maram, âgée seulement d’un 1 an et demi. A peine une demi-heure après, nous avons été surpris par un autre bateau qui nous a pris en chasse. Son équipage a effectué des tirs de sommation. Arrivé à notre niveau, nos assaillants se sont présentés comme étant des gardes-côtes libyens, mais ils portaient des tenues civiles. Ils nous ont demandé de nous arrêter, mais notre capitaine refusé.» Allaa se souvient de la tournure dramatique des événements. «Ils ont commencé à tourner autour de notre bateau en essayant de le déstabiliser. Puis subitement, ils ont disparu. On pensait qu’ils allaient nous laisser en paix. Puis vers 2h, ils sont réapparus et se sont mis à nous tirer dessus, provoquant une panique générale à bord. Pour les dissuader, on a montré nos enfants et nos bébés, mais c’était peine perdue. Ils continuaient à tirer, touchant trois d’entre nous. Le bateau était troué de partout par les tirs.» Intenable Inévitablement, la fragile embarcation qui continuait sa route a commencé à vaciller. L’eau entrait de plus en plus. «Tout le monde s’est affolé. On s’est dit que le bateau allait couler et nous avec. Qu’on allait mourir noyés en pleine nuit sans que personne ne le sache.» Aïcha, la femme de Allaa, ne peut pas à retenir ses larmes. «J’ai pris ma fille dans mes bras et je l’ai attachée à moi. Je ne voulais pas la perdre, je ne pouvais pas la laisser se noyer toute seule.» Finalement, la marine italienne, venue aider la marine maltaise, lui l’ont enlevée. «Elle est en Sicile. Les Italiens nous ont envoyé des photos des enfants qui sont chez eux, on a reconnu Maram.» En attendant de la retrouver, Aïcha s’occupe d’une petite fille, Limar, dans le centre d’accueil. «Elle a 5 ans, ses parents n’ont pas survécu au naufrage. Elle ne sait pas encore ce qui est leur arrivé. Elle passe le temps à appeler sa maman. C’est intenable. Notre vie est un drame qui n’en finit pas.» Cordon ombilical Voyant que son bateau allait inévitablement faire naufrage, le capitaine a lancé un appel au secours via un téléphone cellulaire. «C’était vers 15h, le bateau commençait sérieusement à prendre eau, des pièces ont sauté. Toute la partie arrière était déjà sous l’eau», relate Chady, jeune Syrien qui a échappé plusieurs fois à la mort lors des bombardements d’Alep. «Le capitaine a appelé le Croissant-Rouge italien, mais on nous a répondu que nous étions plus proches des côtes maltaises que de Lampedusa. On nous a suggéré d’appeler Malte. Les autorités nous ont promis d’arriver le plus vite possible.» Mais les minutes d’attente ont été fatales pour de nombreux passagers. Avant que la marine maltaise n’arrive, le bateau s’était déjà transformé en épave flottante, coinçant certains des passagers. «Les trois personnes blessées par balles, immobilisées, n’ont malheureusement pas pu s’en sortir. Une femme, enceinte de 8 mois, a accouché par panique. Son bébé est resté attaché à sa mère. Le cordon ombilical ne s’est pas coupé. Comme elle n’a pas pu bouger, elle y restée, elle et son bébé. Vous vous rendez compte ? Le bébé est mort au moment même où il naissait…», relate Imad, un rescapé. Puis soudain, il se tait. Les mots ne suffisent plus pour exprimer toute la souffrance. Oum Maryam, 55 ans, ne sort plus de son container qui sert d’abri pour les réfugiés. Engloutis Elle ne cesse de pleurer ses deux filles et son mari, engloutis par la mer. «Nous étions quatre au départ et voilà que je me retrouve seule. J’ai vu mes deux filles se noyer, mon mari partir à leur secours. Aucun d’entre eux n’est revenu. Tout ça est de la faute de Bachar, le boucher de Damas. C’est lui qui nous a poussés à fuir notre pays, on a échappé à ses bombes, il nous a poussés à mourir noyés», dit-elle en sanglots. Les survivants affirment tous que la plupart des victimes étaient des enfants. «Nous aurions tous préféré couler. Nous avons regardé, impuissants, la mer engloutir nos enfants, des femmes, nos proches sans pouvoir rien faire. Rester vivant après ce drame, c’est mourir chaque instant», se désole un jeune rescapé qui a pu sauver une fille pendant le naufrage. Abou Chady, Palestinien, sa femme, Syrienne, et leurs deux enfants  aussi voulaient fuir la guerre en Syrie. «Nous vivions dans le camp des réfugiés de Yermouk. Il a été bombardé par l’armée syrienne. Notre vie est devenue incertaine, nous étions contraints de quitter le pays. Nous voulions rejoindre la Suède où mon frère habite. Le moyen le plus sûr était de gagner la Libye pour rejoindre l’Europe clandestinement, assure-t-il. Deux mois après notre arrivée en Libye, nous sommes entrés en contact avec d’autres Syriens. Un trafiquant, Khaled Ezwari (de Zwara), pouvait nous faire entrer en  Europe. Il a rassemblé une dizaine d’entre nous une semaine avant le départ. Nous avons dû payer 1300 dollars par personne, 500 dollars pour les enfants. J’ai vendu tous mes bijoux pour payer le passage. Au final, j’ai payé pour envoyer ma famille à la mort…» Pour le trafiquant, envoyer toutes ces familles à la mort lui a rapporté quelque 500 000 dollars. Si les rescapés lui en veulent, ils en veulent aussi à la terre entière. Sanitaires Au régime politique de leur pays. Aux Libyens qui les ont maltraités. Aux Européens qui ne viennent pas à leur aide. A Dieu qui les a envoyés sur Terre. Ils en veulent à eux- mêmes aussi. Ils ont peut-être échappé aux tirs des Libyens et à la noyade, mais leur calvaire continue dans ce centre d’accueil de Hal Far. Entassés dans des conteneurs sans sanitaires – deux familles dans un conteneur – sous une chaleur étouffante, au milieu d’une autre population de réfugiés subsahariens, ils attendent. Certains espèrent rejoindre leur famille en Europe. «Nous ne pourrons pas rester ici plus d’une semaine, déplore une jeune femme avec un bébé de 6 mois. Les conditions de vie sont intenables dans ce centre dépourvu d’assistance médicale et psychologique.» Des volontaires maltais leur viennent en aide en leur offrant des couvertures, des médicaments, des puces téléphoniques et de la nourriture. Mais cela reste insuffisant. «Nous sommes un petit pays, nous faisons de notre mieux pour les prendre en charge, mais nos moyens sont extrêmement limités. Nous appelons l’Union européenne à nous porter assistance pour y faire face», a déclaré, à El Watan Week-end, Kurt Farrugia, porte-parole du Premier ministère maltais. Les rescapés du naufrage craignent d’être oubliés là. Tous en appellent à la conscience humaine. «Aidez-nous, répètent-ils. Sortez-nous de cet enfer.»      *Source : ministère de l’Intérieur maltais  ...

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Ce que va décider Bouteflika ne m’intéresse pas, car je suis candidat à la présidentielle

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Ce que va décider Bouteflika ne m’intéresse pas, car je suis candidat à la présidentielle Sur la jeunesse et la politique. Sur sa candidature à la prochaine présidentielle. Sur ce qu’il pense de son ancienne famille politique du FLN. Salim Khelfa, patron du PJD, balance ses vérités à El Watan Week-end. -La Télévision nationale a piraté le match entre le Burkina Faso et l’Algérie. Approuvez-vous cet acte ? Oui, quand il s’agit d’une question de souveraînté. Primo, Al Jazeera Sport n’avait pas à subordonner la vente de la rencontre à l’ouverture d’un bureau de la chaîne sportive à Alger, secundo, il est inadmissible que des millions d’Algériens soient privés de la retransmission. C’est pour cela que je soutiens la décision du directeur général de la Télévision.   -Pour vous, il est capital que la transition entre la vieille garde, qui tient les rênes du pays depuis l’indépendance, et la nouvelle génération se fasse en douceur.   Pourquoi ? Nous estimons qu’il est de notre devoir de respecter ceux qui ont fondé cet Etat. C’est pour cela que nous militons pour que le passage de témoin se fasse en douceur. Même si la vieille garde continue de penser que la jeune génération n’est toujours pas prête à prendre en charge l’avenir de ce pays, nous pensons qu’il faut continuer à établir des passerelles entre la famille révolutionnaire, la génération de l’indépendance et celle du futur. Nous ne pouvons pas oublier ce que cette vieille génération a apporté à ce pays. Elle a forgé notre conscience politique et nous a ouvert la voie. Le PJD n’aurait jamais pu exister si nous n’avions pas bénéficié de l’expérience des plus anciens. -Mais cette génération a confisqué le pouvoir et ne semble pas prête à le lâcher… Je ne partage pas cette analyse. En réalité, le tort revient à notre génération qui n’a pas pris ses responsabilités. Le problème réside essentiellement dans la désaffection des jeunes envers la politique et le mouvement associatif. Quand un jeune vient me voir pour se plaindre, je lui demande ce qu’il a fait pour son pays. Est-ce qu’il milite dans une association ? Est-ce qu’il a rejoint un parti ? La jeunesse algérienne a pris goût à l’assistanat. Elle veut être prise en charge sans rien donner en retour.   -Pour un parti qui se veut le porte-parole de la jeunesse, vous devez souffrir de ce désintérêt… C’est clair. La nouvelle génération ne se sent pas concernée par la chose politique. Il y a deux raisons à ce désintérêt. D’abord, la classe politique n’est pas exemplaire et les élus ne sont pas à la hauteur. Nous sommes face à des hommes politiques qui, par leurs agissements, sont en train de tuer la politique. Comment voulez-vous intéresser la jeunesse et la mobiliser quand elle a été trahie ? Quand un homme politique promet monts et merveilles, lors des élections, et oublie ses promesses une fois élu, il participe au sentiment de rejet qui touche la politique. C’est pour cela que nous essayons au PJD d’avoir un discours réaliste. Nous nous refusons de faire de la surenchère. -Parlons du FLN. Pourquoi avoir décidé de quitter le parti ? Est-ce parce que vous considériez qu’il n’accordait pas assez de place aux jeunes ? J’ai milité au FLN à l’âge de 17 ans. J’ai commencé comme simple militant et terminé au conseil national du parti. J’ai vu le parti abandonner ses idéaux nationalistes pour favoriser l’arrivée de l’argent dans ses structures. Au FLN, la règle était que les militants sincères et loyaux étaient toujours cantonnés au bas de l’échelle. Nous étions toujours en position de non-éligibilité lors des élections, alors que les hommes d’argent, qui n’avaient rien à voir avec le parti, se voyaient offrir les meilleures positions. Voilà les raisons qui m’ont amené à quitter le parti. -Dans un peu plus de six mois, il y a la présidentielle. Etes-vous favorable à un quatrième mandat du président Bouteflika ? Ce que va décider Bouteflika ne m’intéresse pas, car je suis candidat à la présidentielle de 2014. Ma candidature doit être le signal pour l’émergence, aux plus hautes fonctions de l’Etat, d’une nouvelle génération d’hommes politiques. Je suis jeune et capable d’accomplir des choses positives pour mon pays. Au parti, nous estimons que l’Algérie a besoin d’un Président jeune qui puisse se déplacer et être capable de régler les problèmes de la population. Nous ne voulons pas d’un Président qui reste cloîtré à la Présidence et se contente des rapports que lui transmettent les services concernés pour connaître l’état du pays. -Quelle est l’ambition politique de votre parti ? Nous avons créé ce parti pour que les Algériens retrouvent leur honneur. Mais également pour rétablir les travailleurs dans leurs droits, comme ceux de la Fonction publique qui, très souvent, se retrouvent coincés au même échelon jusqu’à leur retraite. Nous voulons permettre l’épanouissement des employés par la mise en place de cycles de formation. En outre, nous constatons que malgré les énormes réserves de changes que possède ce pays, nous n’avons pas pu relancer l’économie nationale. Aujourd’hui, faute de raffineries suffisantes, nous importons de l’essence de mauvaise qualité d’Italie. Nous sommes à la traîne, alors que dans les années 1970, nous étions des leaders en Afrique dans l’industrie, dans l’agroalimentaire… Nous sommes devenus un énorme pays qui ne sait plus que consommer. C’est pourquoi au PJD, nous voulons reconstruire un tissu industriel. Il faut également se tourner vers l’Afrique. Les perspectives les plus intéressantes pour les produits algériens sont sur le marché africain et non en Europe. -Vous avez le même discours que tous les partis politiques… Peut-être, mais au PJD notre discours est sincère. Ce n’est pas un discours de circonstance. En tant que président de parti, j’aurais pu adopter la posture d’opposant comme le font certains leaders de partis politiques. Mais je considère que la situation en Algérie est fragile. Elle a besoin d’hommes qui lui soient fidèles. Elle a besoin de nationalistes honnêtes. Je voudrais ajouter que si les partis politiques tiennent le même discours, c’est parce que nous nous trouvons tous confrontés aux mêmes maux. -Pensez-vous que l’amendement de la Constitution doit avoir lieu après l’élection, comme le réclament certains partis politiques ? Nous estimons au PJD que le peuple doit être consulté au préalable. Je milite pour qu’un référendum populaire ait lieu avant la présidentielle. -Mais êtes-vous favorable à l’amendement ? Nous sommes favorables à certaines modifications de la Constitution. Par exemple, nous approuvons la création du poste de vice-président de la République. Mais il nous paraît également important que le Président garde toutes les prérogatives que lui confère la Constitution. C’est pourquoi, nous ne sommes favorables ni à un régime qui donne plus de pouvoir au gouvernement ni à un régime parlementaire. Nous sommes en outre contre la limitation des mandats. Au parti, nous considérons que cela va à l’encontre des libertés et de la démocratie....

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Hafid Derradji : il y a une cabale contre moi et je sais qui mène cette croisade

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Hafid Derradji : il y a une cabale contre moi et je sais qui mène cette croisade Accusé de trahir son pays pour avoir dénoncé le piratage d’Al Jazeera par l’ENTV, le célèbre journaliste algérien de la chaîne qatarie, Hafid Derradji, accuse les responsables de la Télévision nationale d’«incompétence». -Vous qui avez été DG adjoint, patron de l’info et du service des sports à l’ENTV, auriez-vous piraté le match entre le Burkina Faso et l’Algérie, si vous étiez encore en fonction ? Jamais je ne l’aurais fait ! La seule action répréhensible que nous avions commise quand j’étais en poste fut d’avoir emprunté de très courtes séquences ne dépassant pas deux minutes à Canal+ ou TF1. Moi-même, en tant que patron du service des sports, j’ai été confronté à des situations compliquées au moment des négociations pour l’achat des droits de diffusion, mais comme on s’y prenait plusieurs mois à l’avance, on arrivait toujours à obtenir gain de cause. Pour cela, il suffit d’agir en professionnel. Dans cette histoire, les Algériens ne doivent pas croire tout ce qui se dit pour justifier l’acte de piratage. En réalité, le tort revient aux responsables de la Télévision nationale qui n’ont rien fait et ont attendu la dernière semaine pour entamer les négociations avec Al Jazeera Sport. Il y a eu manifestement de l’incompétence de la part de ceux qui étaient en charge des négociations. Aujourd’hui, ces responsables tentent de se déculpabiliser en accusant la chaîne sportive qatarie d’être responsable du piratage, alors qu’au lendemain du tirage au sort des matchs qualificatifs pour le Mondial, Al Jazeera Sport cherchait déjà à vendre ses matchs.   -Mais les responsables d’Al Jazeera Sport ont subordonné la vente du match à l’ouverture d’un bureau de la chaîne à Alger. C’est faux. Les responsables d’Al Jazeera Sport, qui deviendra BeIN Sport dans quelques jours, ont demandé aux responsables de la Télévision algérienne de les aider à obtenir une autorisation pour l’ouverture d’un bureau de BeIN Sport à partir du mois de janvier à Alger. Je reconnais que la demande était maladroite, d’autant qu’une telle décision ne dépend pas de l’ENTV. En outre, la télévision tente d’accuser la chaîne qatarie d’avoir piraté la dernière finale de la Coupe d’Algérie, ce qui est totalement faux. Les finales de la coupe sont mises à la disposition des chaînes publiques par l’ENTV. Les chaînes privées doivent obtenir une autorisation pour pouvoir diffuser la rencontre, ce qu’a obtenu Al Jazeera Sport. Nous n’avons jamais piraté un match. Je vais vous dire ce que j’aurais fait si j’avais été confronté à cette situation. J’aurais accepté la demande qatarie, diffusé le match et le lendemain, j’aurais dit aux responsables de la chaîne sportive que l’ouverture d’un bureau n’était pas de la compétence de la Télévision nationale. -Vous êtes l’objet de critiques de la part des responsables de la télévision. Pensez-vous qu’à travers cette affaire, on cherche à régler des comptes avec vous ? Effectivement, il y a une cabale contre moi et je sais qui mène cette croisade. On veut faire croire que j’ai pris position contre l’Algérie. Je suis sûr que le communiqué diffusé par la télévision, dans lequel je suis nommément cité, a été télécommandé d’ailleurs. -La décision de pirater le match a-t-elle été prise par le DG de la télévision ? Le DG de la télévision ne peut pas prendre une telle décision. Même le ministre ne peut pas le faire. Cette décision a été décidée au plus haut niveau.   ...

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17 Octobre 1961 : les associations réclament toujours la reconnaissance d’un «crime d’Etat»

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Alors que la France officielle a reconnu les souffrances des Algériens lors de la répression de la manifestation du 17 octobre 1961, dont on a commémoré hier le 52e anniversaire, le mouvement associatif anticolonialiste et antiraciste continue à réclamer la reconnaissance de «ce crime d’Etat». Hier matin, sur le pont Saint-Michel, l’ambassadeur d’Algérie à Paris, Amar Bendjama, et le maire de Paris, Bertrand Delanoë, ont déposé des gerbes de fleurs devant la plaque commémorative, dédiée à la mémoire des victimes du 17 Octobre 1961. «Cette plaque symbolique, que j’ai inaugurée en 2001, rend hommage aux Algériens victimes du drame de 1961. Il fallait dire la vérité. Cette répression sanglante et barbare reste une tache dans l’histoire de Paris. Mais maintenant, c’est le temps du vivre-ensemble», a déclaré le maire de Paris devant le nouvel ambassadeur algérien. Sur le même lieu symbolique, plus tard dans l’après-midi, devait se tenir un deuxième rassemblement, organisé par le Collectif du 17 Octobre, avec la participation  de plusieurs associations, syndicats et partis politiques. Les mêmes activités commémoratives, par ailleurs, devaient être organisées en Ile-de-France (Nanterre, Aubervilliers, Gennevilliers, etc.) et dans plusieurs grandes villes de province comme à Lyon et Rennes, ou encore à Strasbourg, où l’une des places publiques du centre-ville est rebaptisée «place du 17 Octobre 1961». Le Collectif 17 Octobre 1961 réclame la reconnaissance par la France d’un crime d’Etat. Alors que la guerre de Libération nationale algérienne touche à sa fin, après sept ans de lutte armée, les Algériens manifestent pacifiquement, à Paris, contre le couvre-feu qui leur était imposé depuis le 5 octobre 1961. La police française, sous la houlette de Maurice Papon, a été sans pitié. La répression s’abat sur des milliers de manifestants, dont des centaines sont tués et jetés dans la Seine. L’année dernière, le président français, François Hollande, déclarait : «Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes.» Si cette démarche est considérée comme un pas important vers la réconciliation des mémoires entre l’Algérie et la France, elle reste néanmoins «insuffisante», selon Henri Pouillot, l’un des membres très actifs du Collectif associatif du 17 Octobre 1961. «52 ans après, la vérité est en marche. Cependant, la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées, – en particulier la guerre d’Algérie – non plus que dans le cortège de drames et d’horreurs qu’elles ont entraînés, comme ce crime d’Etat que constitue le 17 octobre 1961. L’an dernier, le président de la République a certes fait un premier pas important… Mais le terme de crime n’est pas repris, et la responsabilité, sous-entendue, n’est pas clairement définie», écrit-il dans son blog. Dans un communiqué, rendu public le 9 octobre, le Collectif du 17 Octobre définit sa revendication indéfectible, encore insatisfaite, dans la «reconnaissance et la condamnation de ce crime d’Etat» par l’Etat français. Le collectif réclame également d’«ouvrir largement les archives (dans un cadre franco-algérien, indépendant) pour que toute la vérité soit enfin connue et que justice puisse être rendue».  ...

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Cours particuliers : les propositions des syndicats

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L’interdiction des cours particuliers telle que décidée par le ministre de l’Education nationale, annoncée dimanche dernier, ne peut pas «connaître de succès», selon les syndicalistes. Au contraire, au lieu de se concentrer vainement sur l’interdiction de ces cours devenus un phénomène national, les syndicalistes proposent de régulariser l’activité. Selon Larbi Nouar du Cnapest, «le ministre doit plutôt régulariser et organiser toute cette activité». Il n’est en effet «pas interdit par la loi de cumuler les fonctions, mais les choses doivent se faire dans de bonnes conditions. Car, il nous arrive de voir 150 élèves par groupe dans des salles obscures ou des garages sans climatisation, sans fenêtre ni sanitaire !», explique-t-il.  Qu’en pensent les parents d’élèves ? Meziane Meriane du Snapest les interpelle pour qu’ils se montrent plus responsables : «Les parents ne doivent pas céder aux pressions des enseignants. Par exemple en classe terminale, il n’y a pas de rachat, donc la note de l’enseignant pendant l’année ne sert plus à rien.» La même critique est lancée aux parents par le Cnapest : «Les parents sont démissionnaires. Il faut qu’ils s’imposent dans l’organisation de cette activité.» Que proposent les syndicalistes ? Un cadre juridique pour l’activité : par exemple, les enseignants ne devraient pas prendre leurs élèves en cours particuliers, une pratique «antipédagogique», selon Larbi Nouar. La circulaire ministérielle en question qui interdira les cours particuliers vise aussi à sensibiliser les enseignants sur les conséquences néfastes engendrées par le fait d’obliger leurs élèves à prendre des cours de soutien chez eux contre une somme d’argent. «Je ne vois pas comment cela peut être néfaste, témoigne un enseignant à Alger-Centre. J’exerce en dehors de mes horaires de travail. » Selon le ministre, la dispense de cours de soutien sur la base de la demande des élèves et de est «une chose positive», mais quand ils «sont imposés, ils engendrent un impact négatif sur l’élève». «Le ministre a raison, considère de son côté Faïrouz, une mère. J’espère qu’il réussira à stopper ce phénomène. Je paye 1200 DA pour une séance de maths qui dure au maximum deux heures avec seulement deux élèves et 4000 DA par mois pour l’anglais qui est enseigné en groupe de 22 élèves ! Sans cela, je constate que mon fils a de mauvais résultats et cela est fait exprès. Si un élève ose refuser la proposition de son prof, il est aussitôt sacqué dans les résultats, une manière à lui faire comprendre qu’il doit suivre des cours.» Abdellatif Baba Ahmed a indiqué que des efforts seront déployés pour encourager les enseignants bénévoles à animer des cours de soutien gratuits au-delà de 17h dans les établissements scolaires publics. «Tous le font pour de l’argent. La réussite de cette nouvelle démarche dépendra de l’intention du ministère d’améliorer les conditions sociales des enseignants», explique Idir Achour du CLA.  ...

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