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Abdelaziz Rahabi : «Bouteflika va prolonger son mandat de deux ans»

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Abdelaziz Rahabi : «Bouteflika va prolonger son mandat de deux ans» Abdelaziz Rahabi, ancien ministre et ancien diplomate, a animé hier au forum du journal Liberté une conférence-débat sur la situation prévalant sur la scène politique après les dernière mesures édictées par le président Bouteflika. Pour Rahabi, le récent remaniement du gouvernement intervient dans le seul but de «consolider les pouvoirs du Président et de son clan». Il estime que Bouteflika fera l’impasse sur la présidentielle 2014 en remaniant la Constitution pour une prolongation de deux ans. Coup de force contre la tradition algérienne.» C’est ainsi que Abdelaziz Rahabi, ancien diplomate et ancien ministre de la Communication qui a claqué la porte du gouvernement en 2001, a qualifié le dernier remaniement ministériel. Le forum de Liberté, «un des derniers espaces de liberté», il en reste très peu, a bénéficié d’une large couverture de la presse nationale et des télévisions étrangères. Pas seulement : des personnalités de divers horizons – Nourredine Bahbouh (chef du parti UFDS), Chafik Mesbah (politologue et ancien colonel du DRS) et d’autres – sont venues débattre et comprendre ce qui se passe dans le pays. Pour M. Rahabi, en général, «les changements opérés à la veille d’une élection présidentielle se font à la demande de partis politiques, comme ce fut le cas en 1999, pour demander plus de transparence et de garanties dans la gestion du scrutin». Cette fois-ci, indique-t-il, «Bouteflika a dérogé à la tradition en plaçant ses plus fidèles aux ministères de l’Intérieur, de la Justice et au Conseil constitutionnel». Les changements de gouvernement interviennent aussi, explique Abdelaziz Rahabi, dans des moments de crise pour réorienter une politique économique. Celui qui vient d’être effectué a un seul objectif : «Consolider les pouvoirs du Président et de son clan.» «L’équipe mise en place n’est rien d’autre qu’un comité de soutien.» «Nous sommes dans le prolongement du coup de force contre le FLN.» Abdelaziz Bouteflika, pense l’invité du forum de Liberté, a pour objectif de prolonger son mandat actuel. Le plan ne date pas d’aujourd’hui. En réalité, «le chef de l’Etat a fait son coup de force lorsqu’il a changé la Constitution, en 2008, pour briguer un troisième mandat. Et la tentation totalitaire n’a pas manqué de suivre». C’est ainsi que se construisent les pouvoirs totalitaires, conclut le conférencier, en faisant ce juste parallèle : «Le pays est aujourd’hui au point où était l’Egypte de Moubarak, la Libye d’El Gueddafi et la Tunisie de Bourguiba.» L’ancien ministre de la Communication affirme, en effet, que «dans le contexte actuel, l’élection présidentielle de 2014 n’aura pas lieu. Bouteflika veut une présidence à vie, en prolongeant par une révision constitutionnelle son mandat actuel».   Abdelaziz Rahabi, qui reconstitue le dispositif mis en place par le clan présidentiel qui veut se maintenir au pouvoir, indique que «la justice a été encore une fois soumise à la décision d’un bureaucrate, à savoir le wali d’Alger, dans l’affaire du comité central du FLN. A partir de là, les limites de la morale s’arrêtent». Rahabi précise que «celui qui a bénéficié de la compassion en tant que malade ne la mérite plus». A présent, dit-il, «il faut sortir et poser le problème». «Depuis mai 2012, le président Bouteflika n’a pas parlé aux Algériens, le Conseil des ministres n’a pas été tenu depuis très longtemps. 300 décisions attendent toujours dans les tiroirs de la Présidence, 60 projets de loi sont bloqués», déclare l’ancien diplomate, pour qui «prendre un café avec Sellal ou Gaïd Salah n’est pas une activité», soutient l’invité du forum de Liberté, qui indique que «tout le monde, les intellectuels, la classe politique, inhibés par la crise des années 1990 et le terrorisme, ont une grande responsabilité dans ce qui arrive au pays». Et le clan présidentiel le sait. «Nous vivons une situation très délicate par le fait de remettre l’armée au centre du débat politique», analyse l’ancien ministre. «Le scénario de 2004 reconstitué» «Le défunt Chadli avait décidé de retirer l’armée du FLN – ses membres étaient partie prenante du comité central du parti – pour la préserver des déchirements entre les courants qui traversaient l’ex-parti unique, Bouteflika fait le contraire», ajoute Abdelaziz Rahabi. «C’est grâce au consensus naturel qu’il y avait en son sein que l’Algérie a pu faire face au terrorisme», tranche-t-il avant de lâcher : «Les déserteurs le savent bien.» Pour le conférencier, impliquer l’armée dans le débat politique, comme le fait Bouteflika, met le pays dans une situation délicate. «C’est le scénario de 2004 qui est reconstitué», souligne-t-il, en insistant sur l’importance de «la cohésion de l’armée».   «Le Président a réuni tous les pouvoirs et les a transférés à ses proches. Et le pouvoir réel est, désormais, entre les mains de Saïd Bouteflika qui n’a même pas besoin de présenter sa candidature», analyse l’invité du forum de Liberté. «Le fonctionnement institutionnel mis en place par le président Liamine Zeroual a cessé de fonctionner en 1999», considère-t-il avant de prévenir : «L’Algérie est en crise.» A la question de connaître le rôle de l’étranger dans l’évolution de la situation politique nationale, Abdelaziz Rahabi souligne que depuis des années, l’Algérie s’est effacée de la scène internationale et est devenue «un pays docile». Il explique que, depuis sept ans, on n’a reçu aucun responsable palestinien. On n’a pas dit un mot sur l’Irak, on a été absent au Mali. Les étrangers sont très pragmatiques et ne suivent que ce que leur dictent leurs intérêts. Le président Bouteflika a fait sept voyages à Paris et aucun au Sahel. De même pour son ministre des Affaires étrangères, poursuit M. Rahabi. A propos des affaires de corruption, il souligne qu’elle a touché le niveau politique et est devenue une menace pour la sécurité nationale. Dans la perspective d’une présidence à vie pour Bouteflika, le conférencier s’attend, en effet, à ce que les dossiers ouverts par la justice soient refermés dans quelques mois. ...

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Maladie du Président, la pièce qui ne colle pas au puzzle

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Les rideaux se lèvent sur une rentrée sociale annonciatrice d’un exercice peu anodin. Une rentrée à la faveur de laquelle on nous a servi l’image d’un Président toujours convalescent, mais qui ose des décisions chamboulant la distribution de cartes faite tout au long d’une année riche en rebondissements. Subterfuge ou signe d’un retour en force du clan présidentiel ? Toutes les questions sont permises, d’autant que l’absence d’ouverture et de débat public pousse à s’interroger sur l’avenir qui se trame en coulisses pour les Algériens. Si l’Algérie veut arborer l’image d’un pays des plus stables dans la région pour les partenaires étrangers, elle est, en interne, un des pays où les institutions sont les plus instables et dépourvues de légitimité. Cette instabilité patente a pris toute sa forme dans les récentes décisions prises par le président de la République qui, au-delà de ce qu’elles laissent voir comme «prise de pouvoir» d’un clan sur un autre, reflète surtout la nature opaque et illégitime d’un mode de gouvernance. Le culte du secret, l’intrigue, la manipulation, les jeux de coulisses sont les maîtres mots d’une politique qui a trop enfermé le pays dans un cercle vicieux et hypothéqué son avenir. On ne vend pas une stabilité à l’opinion internationale lorsque l’on prive l’opinion nationale du droit à la vérité et à l’autodétermination. Une opinion qui se couche et se réveille sur des mouvements de pions sur un échiquier aux desseins douteux.  Une opinion, enfin, qui en arrive à se demander qui la gouverne et si l’image muette du Président convalescent est une réalité ou une fiction concoctée dans les coulisses d’une opération de marketing qui tâtonne. Ce qui est visible n’est pas forcément vrai et ce qui est vrai n’est pas nécessairement visible, telle est la devise d’un régime qui a érigé la ruse et la rouerie en politique et l’opacité en communication. Les pièces du puzzle qu’on tente de coller les unes aux autres depuis ces fameuses réunions du trio Bouteflika-Gaid Salah-Sellal, entamées à Paris et poursuivies à Alger avec plus de fréquence ces deux dernières semaines, semblent vouloir dérouler au Président actuel un tapis sans «mauvaise surprise» pour la présidentielle. Mais dans cette mise en scène réglée comme du papier à musique, une pièce a tout de même du mal à trouver sa place et rend le schéma, tel qu’il est présenté, incomplet, voire improbable. Il s’agit de l’état de santé de Abdelaziz Bouteflika. La superpuissance dont on l’affuble aujourd’hui ne cadre pas avec l’image de cet homme affaibli et convalescent, recevant ses quelques hôtes en tenue de chambre. Tout le dit puissant, excepté ces images qui défilent comme un roman photo dans lequel  même les acteurs changent à peine et les mouvements aussi. On n’est pas loin de l’illusion d’optique, on voit ce que l’on veut nous faire voir mais, au fond, on sait bien que c’est juste une illusion. Si tel n’est pas le cas, que l’on mette à la disposition des Algériens son bulletin de santé. Le puzzle n’est pas complet, les pièces cachées sont bien plus nombreuses que celles apparentes. ...

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L’extradition comme prochaine étape ?

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Si la direction d’Interpol (Lyon) refuse de se prononcer sur les mandats d’arrêt émis par la justice algérienne et diffusés par Interpol Algérie contre 9 mis en cause dans l’affaire Sonatrach, (dont l’ex-ministre de l’Energie), des sources proches du dossier nous ont confirmé l’information. Paris. De notre correspondante   Le responsable du bureau Algérie d’Interpol, Abdelkader Kara Bouhadba, affirmait à El Watan (édition du 11 septembre 2013) que les 9 mandats d’arrêt lancés par la justice algérienne dans le cadre de l’affaire Sonatrach ont été «immédiatement» diffusés. Contacté par nos soins, le service communication d’Interpol Lyon nous a indiqué qu’il ne lui appartient pas de «commenter ce genre d’information», nous renvoyant pour plus de précision au bureau national Algérie, et de nous préciser que cette règle est valable pour tous les bureaux nationaux membres d’Interpol. Toutefois, le président du Mouvement citoyen des Algériens de France, à l’origine d’une plainte près le tribunal de Paris pour détention de biens illégaux en France des mis en cause dans l’affaire Sonatrach-ENI, est affirmatif : dans un premier temps seuls deux mandats d’arrêt ont été transmis aux services compétents français, mais deux jours plus tard il y a eu confirmation que ces derniers ont accusé réception de la totalité des mandats dont celui concernant l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil. Omar Aït Mokhtar, dont l’association – le MCAF – s’est également constituée partie civile près le tribunal de Milan, considère que pour être efficients, ces mandats d’arrêt doivent être suivis d’une demande d’extradition auprès des autorités nationales où les mis en cause sont résidents, notamment les Etats-Unis pour ce qui est de Chakib Khelil et les Emirats arabes unis (EAU) pour le cas de Farid Bedjaoui. Et de dire que le MCAF a écrit à l’ambassadeur des EAU à Paris pour une demande d’audience au cours de laquelle il lui transmettra une requête d’extradition de Farid Bedjaoui. «Nous allons faire la même démarche auprès de l’ambassadeur des Etats-Unis à Paris et saisir ensuite par son intermédiaire le Congrès américain en ce qui concerne Chakib Khelil.» Omar Aït Mokhtar revient «pour plus de clarté» sur les raisons et les motivations qui ont conduit le MCAF à engager une action près les juridictions française et italienne. Il estime que «les personnes impliquées dans le scandale de Milan doivent justifier la provenance du financement de leurs biens en France». Et c’est en ce sens que s’appuyant sur la loi française contre le blanchiment d’argent, son association s’est saisie de la justice française. Considérant que la plainte du MCAF pour détention de biens illégaux en France par des mis en cause dans l’affaire ENI-Sonatrach a abouti, puisqu’elle a été requalifiée sous l’intitulé de blanchiment d’argent, M. Aït Mokhtar nous indique qu’il a été auditionné, la semaine dernière, par des inspecteurs de la cellule anti-blanchiment qui est placée sous l’autorité du procureur de la République près tribunal de Paris et dépendant de l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière. Un magistrat a été désigné pour instruire cette plainte. Selon Omar Aït Mokhtar, les premières investigations ont abouti à la mise sous scellés de deux immeubles situés avenue Iéna appartenant à Farid Bedjaoui, des documents importants rangés dans deux coffres-forts ont été saisis au cours de cette perquisition. Le président du MCAF fait également état de la mise sous scellés, à la suite d’une opération judiciaire conjointe italo-française, d’une villa située à Ramatuelle appartenant à Farid Bedjaoui. La partie civile près le tribunal de Milan, le MCAF et son président, sont dans l’attente d’une convocation par le juge italien. «Je veux être clair, c’est à la justice algérienne qu’il appartient de juger ses ressortissants. Nous voulons que cette affaire serve de jurisprudence, que ces gens soient jugés en Algérie, par la justice algérienne. Je suis très nationaliste, je souhaite qu’une personnalité algérienne qui a occupé de hautes fonctions soit jugée en Algérie. Chakib Khelil a-t-il peur de la justice algérienne ? Pourquoi ne rentre-t-il pas en Algérie et affronter la justice algérienne ? »  ...

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L’Office central de lutte contre la corruption s’en mêle

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Créé par décret présidentiel en décembre 2011 et lancé effectivement en mars 2013 à la suite de l’ouverture de son siège à Hydra, l’Office central de répression de la corruption (OCRC) a inauguré ses activité avec l’ouverture du dossier Sonatrach «pour lequel il s’est autosaisi, à la lumière de toutes les révélations publiques ayant alimenté la presse nationale et internationale sur le sujet», apprend-on de source sûre. Depuis début juillet dernier, de nombreux cadres dirigeants de Sonatrach ont été entendus par les enquêteurs sur la gestion de tous les contrats signés durant les mandats de Chakib Khelil en tant que ministre de l’Energie et en tant que président-directeur général de la compagnie. L’intérêt porte sur de nombreux contrats, notamment celui lié à la construction d’installations de traitement du gaz naturel à Rhourde Nouss (Adrar) confié au groupe canadien SNC-Lavalin, dont le chef de projet a été également entendu. Selon nos sources, les enquêteurs ont auditionné l’ancien PDG de Sonatrach, Mohamed Meziane, placé sous contrôle judiciaire dans le cadre de l’affaire Sonatrach 1 actuellement pendante au niveau de la Cour suprême, mais aussi son successeur et de nombreux anciens et actuels vice-présidents du groupe pétrolier algérien. Ayant fait l’objet de mandats de dépôt, certains d’entre eux ont été entendus par les membres de l’OCRC à l’intérieur de la prison où ils sont détenus. Les questions allaient dans le détail des conditions dans lesquelles les marchés ont été attribués à SNC-Lavalin, Saipem-Eni, mais aussi à d’autres sociétés ayant joué le rôle de sous-traitants, comme ce fut le cas d’Orascom ou encore de l’énigmatique groupe OGEC, sur lequel plane l’ombre de Chakib Khelil. Les «fuites organisées» de la justice italienne sur le dossier Saipem-ENI, en instruction au tribunal de Milan ont fait état de transactions délictueuses impliquant deux sociétés syriennes avec lesquelles Saipem a sous-traité, pour 1,5 milliard d’euros, les travaux que lui avait confiés Sonatrach en Algérie. Ces sociétés sont Lead et Ouais. «Lead est un groupe syrien qui a obtenu une commission de 850 millions d’euros versée par Saipem en Algérie. Et Ouais, qui était à la base une simple et petite société familiale de construction jusqu’en 2006, s’est subitement transformée, en 2007-2008, en société de grande envergure, à savoir Ouais Group Engineering and Contracting (OGEC), groupe d’ingénierie pétrolière basé à Dubaï et Beyrouth. Ce groupe a encaissé 623 millions d’euros de Saipem en Algérie. La moitié du capital d’OGEC appartient aux frères Bassam et Ghassam Ouais, 48% sont inscrits au nom du trésorier, prête-nom habituel de Farid Bedjaoui. Et les 1% restants appartiennent au directeur financier d’OGEC, un Italien ancien dirigeant de Saipem», ont révélé des sources judiciaires italiennes à la presse locale. En Algérie, le groupe OGEC, représenté par une jeune femme qui, dit-on, était très proche de l’ancien ministre, domicilié au Liban et à Malte, roulait sur un tapis rouge dans le secteur de l’énergie. Il était appuyé par l’ex-ministre en personne, dit-on, qui l’imposait en tant que sous-traitant à nombre de sociétés étrangères ayant décroché des contrats. Ce fut le cas d’ailleurs avec Saipem, qui procédait à des supposées surfacturations pour intégrer les commissions versées directement à Farid Bedjaoui et rapatriait l’argent de la corruption en Italie. Un «puzzle gigogne» que l’OCRC tente de reconstruire depuis déjà deux mois. Pour nos sources, il ne s’agit nullement d’un empiètement sur les prérogatives du juge d’instruction chargé du dossier au pôle pénal d’Alger, mais plutôt d’une complémentarité dans l’effort de recherche de la vérité. Le règlement qui régit cet organe permet à ses membres de s’autosaisir en exploitant les informations rapportées par la presse ou par d’autres sources, comme il peut être saisi par l’IGF, la CTRF, les services de police ou les citoyens. Il est formé par des officiers de police judiciaire, des magistrats, des greffiers et des représentants de plusieurs autres administrations. Dirigé par l’ancien procureur général d’Alger, Abdelmalek Sayeh, l’organe a pour mission la collecte, la centralisation et l’exploitation de toute information relevant de son champ de compétence, la conduite des enquêtes et la recherche des preuves sur les faits liés à la corruption. Dans le cadre de la sécurité financière, l’OCRC travaille en concertation et en coordination avec les autres organes de contrôle, tels la Cellule de traitement du renseignement financier (CTRF), l’Inspection générale des finances (IGF) et les Commissions nationales des marchés. «Son enquête sur l’affaire Sonatrach serait, selon des sources au fait du dossier, très avancée et les premières conclusions pourraient tomber dans les semaines à venir.»  ...

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Sept notices différentes d’Interpol

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Le mandat d’arrêt international n’est qu’une réplique d’un mandat d’arrêt ordinaire émis par un juge et diffusé par le Bureau central national (BCN) du pays demandeur à travers les services de police de 190 Etats membres d’Interpol, en vue d’interpeller et d’extrader la personne vers le pays émetteur. L’exécution de ce mandat reste néanmoins un acte de souveraineté. Dans chaque pays membre, il y a des voies de recours que le concerné peut utiliser pour échapper à l’extradition et, dans beaucoup d’Etats, l’extradition est conditionnée par une convention bilatérale d’entraide judiciaire et d’extradition ; dans d’autres, elle peut faire l’objet d’une demande de grâce de la plus haute juridiction. C’est dire que son exécution n’est pas une affaire aussi aisée. La décision finale relève du domaine politico-judiciaire, alors que les services d’Interpol ne sont qu’un instrument d’exécution. Leur rôle est d’aider les forces de police nationales dans l’identification et la localisation des criminels, mais aussi de partager des informations jugées importantes liées à la criminalité. Pour cela, sept notices différentes sont utilisées, chacune ayant un but distinct ; elles sont publiées par le secrétariat général d’Interpol à la demande du BCN et des entités autorisées (comme l’ONU).  Ainsi, la notice rouge est utilisée pour demander l’arrestation provisoire en vue d’extradition d’individus recherchés, fondée sur un mandat d’arrêt ou une décision judiciaire. La notice bleue aide à recueillir des informations complémentaires sur des individus concernant leur identité, leur lieu de séjour ou leurs activités illicites dans le cadre d’une affaire pénale. La notice verte est utilisée pour alerter et communiquer des informations de police sur des individus ayant commis des infractions pénales et susceptibles de récidiver dans d’autres pays. La notice jaune sert à retrouver des personnes, en particulier des mineurs, ou à identifier des personnes qui ne peuvent le faire en raison de leur incapacité. La notice noire a trait au recueil d’informations sur des personnes décédées dont le corps n’a pas été identifié. La notice orange est utilisée pour alerter la police, les organismes publics et les autres organisations internationales sur les matières dangereuses, les actes criminels ou les événements qui sont susceptibles de constituer une menace pour la sûreté publique. La notice violette sert, quant à elle, à communiquer des informations à modus operandi, procédés, objets, appareils et cachettes utilisés par des criminels.  Enfin, il existe aussi la notice spéciale Interpol-Conseil de sécurité des Nations unies qui sert à attirer l’attention des services de polices sur des individus ou groupes visés par les sanctions prises par le Conseil de sécurité de l’ONU à l’encontre d’Al Qaîda et des talibans. Il faut préciser, par ailleurs, que seuls les avis approuvés pour la diffusion publique apparaissent sur le site d’Interpol, dont le principe est que de considérer «toute personne faisant l’objet d’un avis (d’Interpol) comme innocente jusqu’à preuve du contraire et toute modification non autorisée de tout ou partie d’un avis (de l’organisation) est considéré comme un abus et fait l’objet de poursuites»....

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