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Les discours extrémistes français ou la guerre totale.
Ceux qui n'ont que le mot guerre à la bouche, doivent avoir l’honnêteté de penser le mécanisme dans sa globalité. Pour saisir afin que les actes de guerre sont divers et variés. Condamner
Quand la République frappe, mutile et tue ses propres enfants
C’est fait, l’Assemblée nationale a modifié les règles de l’élection présidentielle, les petits candidats sont « out »
C’est cela qu’ils appellent la démocratie? Dans les changements, non seulement les candidats n’ont plus l’obligation de rendre public les 500 signatures, et le temps de parole équitable ent
Dons à Tsahal : Une baisse d’impôts pour le contribuable français
Elle avait souligné qu'il s'agissait là «d'une niche fiscale payée par le contribuable français au profit d'une armée étrangère».
Faire un don à l'armée israélienne permettrait
France : installation d’un Etat policier (partie 1).
France : installation d’un Etat policier (partie 1).
Procédure d’exception sans état d’urgence.
Jean-Claude Paye, sociologue, auteur de

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Abdelaziz Rahabi : «Bouteflika va prolonger son mandat de deux ans» Abdelaziz Rahabi, ancien ministre et ancien diplomate, a animé hier au forum du journal Liberté une conférence-débat sur la situation prévalant sur la scène politique après les dernière mesures édictées par le président Bouteflika. Pour Rahabi, le récent remaniement du gouvernement intervient dans le seul but de «consolider les pouvoirs du Président et de son clan». Il estime que Bouteflika fera l’impasse sur la présidentielle 2014 en remaniant la Constitution pour une prolongation de deux ans. Coup de force contre la tradition algérienne.» C’est ainsi que Abdelaziz Rahabi, ancien diplomate et ancien ministre de la Communication qui a claqué la porte du gouvernement en 2001, a qualifié le dernier remaniement ministériel. Le forum de Liberté, «un des derniers espaces de liberté», il en reste très peu, a bénéficié d’une large couverture de la presse nationale et des télévisions étrangères. Pas seulement : des personnalités de divers horizons – Nourredine Bahbouh (chef du parti UFDS), Chafik Mesbah (politologue et ancien colonel du DRS) et d’autres – sont venues débattre et comprendre ce qui se passe dans le pays. Pour M. Rahabi, en général, «les changements opérés à la veille d’une élection présidentielle se font à la demande de partis politiques, comme ce fut le cas en 1999, pour demander plus de transparence et de garanties dans la gestion du scrutin». Cette fois-ci, indique-t-il, «Bouteflika a dérogé à la tradition en plaçant ses plus fidèles aux ministères de l’Intérieur, de la Justice et au Conseil constitutionnel». Les changements de gouvernement interviennent aussi, explique Abdelaziz Rahabi, dans des moments de crise pour réorienter une politique économique. Celui qui vient d’être effectué a un seul objectif : «Consolider les pouvoirs du Président et de son clan.» «L’équipe mise en place n’est rien d’autre qu’un comité de soutien.» «Nous sommes dans le prolongement du coup de force contre le FLN.» Abdelaziz Bouteflika, pense l’invité du forum de Liberté, a pour objectif de prolonger son mandat actuel. Le plan ne date pas d’aujourd’hui. En réalité, «le chef de l’Etat a fait son coup de force lorsqu’il a changé la Constitution, en 2008, pour briguer un troisième mandat. Et la tentation totalitaire n’a pas manqué de suivre». C’est ainsi que se construisent les pouvoirs totalitaires, conclut le conférencier, en faisant ce juste parallèle : «Le pays est aujourd’hui au point où était l’Egypte de Moubarak, la Libye d’El Gueddafi et la Tunisie de Bourguiba.» L’ancien ministre de la Communication affirme, en effet, que «dans le contexte actuel, l’élection présidentielle de 2014 n’aura pas lieu. Bouteflika veut une présidence à vie, en prolongeant par une révision constitutionnelle son mandat actuel».   Abdelaziz Rahabi, qui reconstitue le dispositif mis en place par le clan présidentiel qui veut se maintenir au pouvoir, indique que «la justice a été encore une fois soumise à la décision d’un bureaucrate, à savoir le wali d’Alger, dans l’affaire du comité central du FLN. A partir de là, les limites de la morale s’arrêtent». Rahabi précise que «celui qui a bénéficié de la compassion en tant que malade ne la mérite plus». A présent, dit-il, «il faut sortir et poser le problème». «Depuis mai 2012, le président Bouteflika n’a pas parlé aux Algériens, le Conseil des ministres n’a pas été tenu depuis très longtemps. 300 décisions attendent toujours dans les tiroirs de la Présidence, 60 projets de loi sont bloqués», déclare l’ancien diplomate, pour qui «prendre un café avec Sellal ou Gaïd Salah n’est pas une activité», soutient l’invité du forum de Liberté, qui indique que «tout le monde, les intellectuels, la classe politique, inhibés par la crise des années 1990 et le terrorisme, ont une grande responsabilité dans ce qui arrive au pays». Et le clan présidentiel le sait. «Nous vivons une situation très délicate par le fait de remettre l’armée au centre du débat politique», analyse l’ancien ministre. «Le scénario de 2004 reconstitué» «Le défunt Chadli avait décidé de retirer l’armée du FLN – ses membres étaient partie prenante du comité central du parti – pour la préserver des déchirements entre les courants qui traversaient l’ex-parti unique, Bouteflika fait le contraire», ajoute Abdelaziz Rahabi. «C’est grâce au consensus naturel qu’il y avait en son sein que l’Algérie a pu faire face au terrorisme», tranche-t-il avant de lâcher : «Les déserteurs le savent bien.» Pour le conférencier, impliquer l’armée dans le débat politique, comme le fait Bouteflika, met le pays dans une situation délicate. «C’est le scénario de 2004 qui est reconstitué», souligne-t-il, en insistant sur l’importance de «la cohésion de l’armée».   «Le Président a réuni tous les pouvoirs et les a transférés à ses proches. Et le pouvoir réel est, désormais, entre les mains de Saïd Bouteflika qui n’a même pas besoin de présenter sa candidature», analyse l’invité du forum de Liberté. «Le fonctionnement institutionnel mis en place par le président Liamine Zeroual a cessé de fonctionner en 1999», considère-t-il avant de prévenir : «L’Algérie est en crise.» A la question de connaître le rôle de l’étranger dans l’évolution de la situation politique nationale, Abdelaziz Rahabi souligne que depuis des années, l’Algérie s’est effacée de la scène internationale et est devenue «un pays docile». Il explique que, depuis sept ans, on n’a reçu aucun responsable palestinien. On n’a pas dit un mot sur l’Irak, on a été absent au Mali. Les étrangers sont très pragmatiques et ne suivent que ce que leur dictent leurs intérêts. Le président Bouteflika a fait sept voyages à Paris et aucun au Sahel. De même pour son ministre des Affaires étrangères, poursuit M. Rahabi. A propos des affaires de corruption, il souligne qu’elle a touché le niveau politique et est devenue une menace pour la sécurité nationale. Dans la perspective d’une présidence à vie pour Bouteflika, le conférencier s’attend, en effet, à ce que les dossiers ouverts par la justice soient refermés dans quelques mois. ...

Les rideaux se lèvent sur une rentrée sociale annonciatrice d’un exercice peu anodin. Une rentrée à la faveur de laquelle on nous a servi l’image d’un Président toujours convalescent, mais qui ose des décisions chamboulant la distribution de cartes faite tout au long d’une année riche en rebondissements. Subterfuge ou signe d’un retour en force du clan présidentiel ? Toutes les questions sont permises, d’autant que l’absence d’ouverture et de débat public pousse à s’interroger sur l’avenir qui se trame en coulisses pour les Algériens. Si l’Algérie veut arborer l’image d’un pays des plus stables dans la région pour les partenaires étrangers, elle est, en interne, un des pays où les institutions sont les plus instables et dépourvues de légitimité. Cette instabilité patente a pris toute sa forme dans les récentes décisions prises par le président de la République qui, au-delà de ce qu’elles laissent voir comme «prise de pouvoir» d’un clan sur un autre, reflète surtout la nature opaque et illégitime d’un mode de gouvernance. Le culte du secret, l’intrigue, la manipulation, les jeux de coulisses sont les maîtres mots d’une politique qui a trop enfermé le pays dans un cercle vicieux et hypothéqué son avenir. On ne vend pas une stabilité à l’opinion internationale lorsque l’on prive l’opinion nationale du droit à la vérité et à l’autodétermination. Une opinion qui se couche et se réveille sur des mouvements de pions sur un échiquier aux desseins douteux.  Une opinion, enfin, qui en arrive à se demander qui la gouverne et si l’image muette du Président convalescent est une réalité ou une fiction concoctée dans les coulisses d’une opération de marketing qui tâtonne. Ce qui est visible n’est pas forcément vrai et ce qui est vrai n’est pas nécessairement visible, telle est la devise d’un régime qui a érigé la ruse et la rouerie en politique et l’opacité en communication. Les pièces du puzzle qu’on tente de coller les unes aux autres depuis ces fameuses réunions du trio Bouteflika-Gaid Salah-Sellal, entamées à Paris et poursuivies à Alger avec plus de fréquence ces deux dernières semaines, semblent vouloir dérouler au Président actuel un tapis sans «mauvaise surprise» pour la présidentielle. Mais dans cette mise en scène réglée comme du papier à musique, une pièce a tout de même du mal à trouver sa place et rend le schéma, tel qu’il est présenté, incomplet, voire improbable. Il s’agit de l’état de santé de Abdelaziz Bouteflika. La superpuissance dont on l’affuble aujourd’hui ne cadre pas avec l’image de cet homme affaibli et convalescent, recevant ses quelques hôtes en tenue de chambre. Tout le dit puissant, excepté ces images qui défilent comme un roman photo dans lequel  même les acteurs changent à peine et les mouvements aussi. On n’est pas loin de l’illusion d’optique, on voit ce que l’on veut nous faire voir mais, au fond, on sait bien que c’est juste une illusion. Si tel n’est pas le cas, que l’on mette à la disposition des Algériens son bulletin de santé. Le puzzle n’est pas complet, les pièces cachées sont bien plus nombreuses que celles apparentes. ...

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