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L’ancien chef des URS interpelle le Président

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L’épouse de l’ancien chef des URS, dissoutes en octobre 2014, vient de saisir le premier magistrat du pays par une lettre ouverte dans laquelle elle évoque une «machination judiciaire» contre son mari, le commissaire divisionnaire Rachid Belouar, ancien chef de ces Unités. Dans cette lettre, elle commence par s’interroger sur «les limites de l’arbitraire, de l’abus de pouvoir, du déni du droit et de l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire», puis se demande «s’il reste encore de la place pour l’espoir chez les victimes lorsque les gardiens de la loi qui ont renié leur serment se transforment en hommes et femmes de main des oppresseurs», avant de faire état des circonstances dans lesquelles le commissaire divisionnaire Rachid Belouar s’est retrouvé dans les geôles une année après l’imposante et historique marche des éléments des URS, dont il avait la charge, qui avaient été dissoutes juste après cet événement. A titre de rappel, le 5 novembre 2015, Rachid Belouar ainsi que d’autres cadres de la police, dont le divisionnaire Belouadeh Belabdi (ex-directeur des Renseignements généraux de Mostaganem), le commissaire principal Djillali Djeffal (ancien chef de la sûreté de daïra de Maghnia), le commissaire principal Khadim Yettou Mohamed Djani (ex-adjoint du chef de la sûreté de wilaya de Mostaganem), Belahoual Messaid Abdelkader Fergag (divisionnaire, ancien chef de la sûreté de wilaya de Sidi Bel Abbès et de Mostaganem) et le divisionnaire Bachir Dahmani (ex-chef de la sûreté de wilaya d’Adrar), ont été inculpés par le tribunal de Mostaganem de «haute trahison», «détention de documents confidentiels» et «atteinte à la défense nationale». Des faits sur lesquels devrait statuer la chambre d’accusation jeudi prochain et pour lesquels ils risquent une peine criminelle de 5 à 10 ans. Du côté de la Sûreté nationale, on écarte tout lien entre la marche des policiers et cette affaire. «Il s’agit de détention illégale de documents officiels par des fonctionnaires publics et d’infraction punie par la loi qui engage la responsabilité de celui ou ceux qui se sont rendus auteurs d’infractions contre les devoirs de leurs fonctions», nous dit-on. Ce que réfute la défense des mis en cause, évoquant plutôt «une machination judiciaire» en lien direct avec la marche du 13 octobre 2014 menée par les éléments des URS. Un avis exprimé à travers la lettre ouverte adressée au président de la République par Mme Belouar, épouse du commissaire divisionnaire ex-chef d’état major des URS : «Mis à la retraite après 30 années de service, mon mari s’est rendu le 5 novembre 2015 au siège de la sûreté de wilaya de Mostaganem, après qu’il ait été informé par un de ses anciens collègues que le chef de la sûreté de wilaya souhaitait le voir (…). Il s’y était rendu vêtu d’un survêtement et de chaussures de sport, sans se douter du piège qui allait se refermer sur lui (…). Des officiers de la police judiciaire l’entourèrent et lui annoncèrent qu’ils  avaient ordre de l’entendre et de le placer en garde à vue. Incrédule, il pensait qu’il s’agissait d’une blague (…). L’attitude des officiers lui fait prendre conscience qu’il ne s’agissait pas d’une plaisanterie (…). Il dut s’accrocher au bras d’un des officiers pour s’extraire de son siège et rejoindre le bureau où débuta l’interrogatoire. L’officier chargé de l’enquête était une de ses vieilles connaissances : un ancien condamné à une peine de prison ferme pour un délit de droit commun réintégré dans la police. L’humiliation suprême pour un officier qui était pris en exemple de compétence, de droiture et de dévouement. Pas un appel pour informer sa famille…» Selon Mme Belouar, durant les 48 heures de garde à vue, «les officiers tentèrent de lui faire dire qu’il dirigeait une cellule secrète en vue de déstabiliser la Sûreté nationale», particulièrement le directeur général. «Sa garde à vue a été prolongée de 48 heures sur la base d’un rapport préliminaire de quatre lignes qui disait que ‘des informations parvenues à nos services selon lesquelles Belouar a constitué une cellule secrète avec d’anciens officiers de police à la retraite et en activité en vue d’inciter à la déstabilisation de l’institution et son premier responsable. Les membres de cette cellule se rencontraient dans différents cafés et restaurants de la ville de Mostaganem’…» L’épouse du divisionnaire rappelle que «quelques mois avant la marche des policiers faisant partie des URS, son mari avait adressé au premier responsable de la Sûreté nationale un rapport établi par deux officiers relevant de la structure qui attirait l’attention sur les conditions de vie difficiles des troupes stationnées dans le M’zab. Est-ce ce document que cherchaient les policiers lors de la perquisition effectuée le 8 novembre 2015 ?» Mme Belouar revient sur la raison pour laquelle son mari a conservé des documents relatifs à son travail : «Après la marche des agents relevant des URS, ces dernières furent dissoutes, leur personnel et matériel affectés à d’autres structures. Mon mari a dû quitter son bureau sans passation de consignes. Son sens de la responsabilité ne lui permettait pas de laisser des documents professionnels à l’abandon, notamment dans les conditions où la dissolution a eu lieu. Il a rassemblé les documents et les a mis à l’abri de toute indiscrétion dans sa propre chambre à coucher.» Mme Belouar ajoute : «Nous avons appris que le secrétaire général de la Sûreté nationale s’était déplacé en personne deux jours avant l’arrestation de Belouar à Mostaganem et qu’il y a rencontré le procureur général, la présidente de la cour et le procureur de la République. Le déroulement des événements indique que tout cela n’est pas fortuit. Cherchait-on à fabriquer un alibi pour dissimuler des carences graves dans la gestion de la Sûreté nationale ? En sa qualité de chef des URS, Belouar avait tout fait pour éviter la manifestation de la colère des agents relevant de ses Unités. Il en avait informé le premier responsable de l’institution à plusieurs reprises, des mois avant cet événement. Il est aujourd’hui accusé de crime contre la défense nationale !» Mme Belouar, «en tant que mère et épouse désespérée», conclut que le divisionnaire a fait l’objet «d’une machination sordide ourdie par certaines parties pour dissimuler, dit-elle, leurs carences». Elle exhorte le Président à «mettre fin à sa souffrance».    

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«C’est une attaque contre le multipartisme»

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Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs, est sortie victorieuse de la bataille l’opposant à ses adversaires.  Elle a pris à contre-courant ses ennemis et les commanditaires de l’attaque visant sa «destitution» et la «déstabilisation» de sa formation politique en organisant un congrès extraordinaire. C’est sous des youyous nourris et une salve d’applaudissements que Mme Hanoune a été saluée, hier, par les participants au congrès, au lendemain de son plébiscite à la tête du parti par les nouveaux membres du comité central, une instance souveraine entre  les congrès. Mais la nouvelle équipe dirigeante du PT reste sur ses gardes, persuadée que les mercenaires, instigateurs de la cabale contre le parti, ne baisseront pas les bras et vont certainement rebondir. Mais pour sa légitimité, Mme Hanoune est persuadée qu’elle est immunisée et qu’ils ne peuvent plus rien faire. La conférence nationale transformée en congrès extraordinaire était, pour la leader du PT, plus qu’une nécessité pour assainir le parti des opportunistes. «La menace contre notre parti était sérieuse non pas à cause du nombre des exécutants, mais des commanditaires avec des points d’interrogation. Des moyens colossaux et les méthodes de la mafia les plus vils ont été utilisés pour détruire le parti à travers sa direction. Ils ont voulu étêter le parti via un coup d’état et à travers la cooptation et le chantage», a affirmé, hier, la première dame du PT lors d’une conférence de presse animée à l’issue du congrès, en présence de Zohra Drif-Bitat et de Khalida Toumi auxquelles elle a rendu un vibrant hommage. Interrogée sur l’identité des commanditaires de l’opération de «déstabilisation» contre son parti, Mme Hanoune a refusé de citer des noms,  estimant que «tout le monde connaît  les commanditaires». «Certains d’entre eux sont dans des institutions de l’Etat et d’autres dans des partis. Chacun peut les identifier sans que je les nomme», note-t-elle, tout en se défendant d’avoir changé de ton et  de position. «La politique indépendante du PT est inchangée. Nous n’acceptons aucun chantage d’où qu’il vienne. Nous avons mis en garde contre toute sorte de provocation et la question de la souveraineté nationale, de la défense de l’Etat et de son intégrité est primordiale», lance Mme Hanoune qui persiste et signe que l’attaque inégalée qu’a subie le parti de la part de certains courtisans était dirigée contre le multipartisme et les libertés acquises après Octobre 1988, dans le but de domestiquer et mettre à genoux l’ensemble des partis. S’agissant du retour au pays de Chakib Khelil, l’ex-ministre de l’Energie et des Mines, Mme Hanoune relève le flou qui entoure ce retour et l’absence de communication officielle. Partant de ce fait, elle a refusé de s’étaler, arguant qu’il s’agit d’une «affaire qui est du ressort de la justice. Le parti ne s’est jamais substitué à la justice. C’est à la justice d’éclairer les Algériennes et les Algériens à ce propos. Ce n’est pas à moi de me substituer à elle». Et de préciser que le juge devrait entendre Chakib Khelil et l’informer que le mandat d’arrêt lancé en 2013 contre lui a été «annulé». «Ce n’est pas le PT qui a ouvert le dossier Khelil, mais la justice italienne, la Suisse et les Etats-Unis. Aujourd’hui nous attendons la suite des événements. J’ai tiré la sonnette d’alarme à ce sujet et j’ai prévenu contre toute provocation émanant du pouvoir quant à la réhabilitation uniquement de Chakib Khelil», tranche Mme Hanoune.  

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Béjaïa : L’AVO 88 fustige le pouvoir

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L’Association des victimes et des parents de victimes du 5 Octobre 1988 (AVO 88) s’offusque du «retour triomphaliste» de Chakib Khelil. «27 ans après le vent de liberté qui a soufflé en Algérie, amenant plein d’espoir et ouvrant des horizons de démocratie et d’Etat de droit, n’est-ce pas une déconvenue que d’assister au retour triomphaliste de Chakib Khelil», s’est-elle interrogée dans une déclaration transmise à la presse. L’AVO88 considère que le retour, le 17 mars dernier, de l’ancien ministre de l’Energie et des Mines, qui s’était auto-exilé aux Etats-Unis après les accusations de corruption dans l’affaire Sonatrach, «est une insulte à l’intelligence des Algériens et une provocation de trop» disant tout le mal que l’on pense de la justice «aux ordres du pouvoir». Pour l’AVO 88, «il ne subsiste plus d’espoir et il est vital pour l’Algérie que la rue s’exprime de nouveau pour amorcer le changement tant attendu». L’association laisse libre cours à son désespoir et à son exaspération ; elle appelle la classe politique et la société civile à s’engager dans l’action pacifique de rue pour espérer déloger un «pouvoir autiste et dictatorial qui a ruiné le pays de 1962 à ce jour». «Le silence sera considéré comme approbation et soumission et Chakib Khelil sera votre futur président, avec l’appui des Etats-Unis et de l’Occident» alerte-t-elle. «Que de morts vainement tombés par milliers sans que le système ne change d’un iota», regrette l’AVO 88.

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Le ministère avalise l’exportation de 80 000 tonnes d’ammoniac

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Fermée depuis mercredi dernier pour absence d’autorisation d’exportation de sa production d’ammoniac, l’unité de Annaba du complexe des fertilisants d’Algérie (Fertial) va redémarrer, aujourd’hui, ses installations. Le ministère de tutelle a décidé de lui accorder son aval pour exporter 80 000 tonnes d’ammoniac, avons-nous appris, hier, d’une source proche du ministère de l’industrie et des Mines. Saturés, les espaces de stockage de Fertial seront ainsi soulagés, suite à cette décision, pour recevoir de nouveau les quantités d’ammoniac, générées par la nouvelle production. La joie a gagné le personnel de cette entreprise mixte, née en 2005, entre l’espagnol Grupo Villar Mir qui détient 66% des actifs et 34% par le groupe public Asmidal. La veille, plusieurs centaines d’ouvriers ont été redéployés pour effectuer des tâches de maintenance avant qu’ils ne soient mis en chômage technique. Sur le plan économique, l’entreprise a évité, suite à l’aval du ministère de l’Industrie et des Mines, de subir durant toute la période d’arrêt un manque à gagner de 50 millions de dinars par jour, tel que déploré par le partenaire social, sachant que le chiffre d’affaires de Fertial est de l’ordre de 300 millions de dollars, dont 75% sont réalisés à l’exportation. Du côté de la seconde unité implantée à Arzew (Oran), qui a repris la production après un arrêt de plusieurs jours, l’inquiétude de subir le même sort que l’unité de Annaba s’est dissipée. En effet, le 25 janvier dernier, cette unité a fermé ses portes en mettant ses installations de production d’ammoniac à l’arrêt pour des raisons similaires. L’autorisation d’exporter 60 000 tonnes a permis sa réouverture.

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«Ce projet pourrait être dupliqué dans d’autres régions»

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Quelles sont les grandes lignes du projet et quel est l’apport de la FAO ? Il s’agit d’un projet de développement intégré rural du massif des Bibans et ceci à la demande du gouvernement algérien, précisément, le ministère des Ressources en eau et de l’Environnement, à travers le ministère des Affaires étrangères, qui ont sollicité l’appui de la FAO qui, rappelons-le, est une organisation des Nations unies mandatée pour l’éradication de la faim, la lutte contre la pauvreté et la préservation des ressources. La FAO ayant l’avantage comparatif, dans ce genre de projet de développement intégré en milieu rural, a répondu favorablement à cette requête et depuis il y a eu une formulation et une ébauche  prévoyant de mettre en place un projet de développement intégré dans deux communes pilotes qui ont été sélectionnées par le ministère, à savoir Ighil Ali, dans la wilaya de Béjaïa, et Theniet Enasr, dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj. Depuis, en coordination avec le ministère des Ressources en eau et de l’Environnement, nous avons préparé notre document ainsi que les termes de référence pour le recrutement des consultants. Le montage du projet est comme suit : nous avons une consultante internationale spécialisée en matière de développement rural et de préservation des ressources naturelles ainsi que quatre consultants nationaux qui ont fait une étude de diagnostic dans la région sur les problématiques liées à l’environnement, à l’agriculture, aux forêts, à l’écotourisme, aux zones de montagne et au développement. Ils ont mené des missions dans les deux wilayas, rencontré les walis et tous les services concernés. Depuis, il y a eu des rapports développés par ces experts. Aujourd’hui, nous sommes là pour débattre et valider ces propositions qui feront l’objet de la préparation d’un document de projet. Nous sommes donc dans une étape préparatoire pour traiter un programme de développement intégré pour les zones choisies. Ce projet de développement intégré sera-t-il réalisé à moyen ou à long terme ? Il y a eu plusieurs recommandations pour un meilleur développement intégré dans la région et pour accompagner les programmes de développement. Donc, il y a toujours de nouvelles idées et expériences innovantes et il y a lieu de mettre ensemble tous les acteurs de développement qui sont actuellement parmi nous avec les experts consultants. Aujourd’hui, on va valider les grands axes, il y aura un programme qui sera développé, ficelé et mis en œuvre. Il s’agit d’un projet financé grâce au Fonds pour l’environnement mondial et il y a bien sûr des cofinancements. Dans ce genre de projet, il y a des composantes bien définies qui sont la biodiversité, les changements climatiques, la gestion durable des terres, des forêts. Donc, si tout va bien, la formulation du projet prendra quelques mois et, d’ici une année, celui-ci peut devenir opérationnel. Si l’expérience que vous menez dans le massif des Bibans s’avère concluante, est-ce que vous envisagerez de la reproduire ailleurs ? Effectivement, je peux vous confirmer qu’il s’agit d’une proposition d’activité dans deux wilayas pilotes et ce pack de développement pourrait être dupliqué dans d’autres régions du pays. Il suffit juste de l’adapter au contexte. C’est pour cela que les experts sont venus pour réaliser leurs enquêtes socioéconomiques et se sont concertés avec tout le monde pour que les activités proposées répondent aux attentes de la population d’une manière spécifique. Ces experts essaient de faire une sorte de mainstreaming des programmes du gouvernement algérien pour le développement dans la région qui sont en cours et créer une synergie entre tous ces programmes pour faire un développement rural intégré mais qui soit inclusif aussi.  

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