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Des centaines de vétérinaires seront mobilisés durant la fête de l’Aid El Adha, afin de contrôler les quelque 3 millions d’ovins qui seront sacrifiés de par le territoire national. «Nous allons déployer 2000 vétérinaires afin d’inspecter les carcasses dans les différents lieux d’abattage», et ce, en sus des libéraux qui œuvrent de concert avec les fonctionnaires afin d’assurer une couverture sanitaire optimum durant cette fête, a ainsi affirmé, hier sur les ondes de la Chaîne 3, le docteur Ali Abda, sous-directeur des services vétérinaires au ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche. Ces vétérinaires seront déployés dans chaque commune, mais aussi dans les villages les plus reculés. «Les contrôles de carcasses se feront à tous les niveaux et dans toutes les structures, mais aussi en fonction de la demande de la population. Il y a, de même des brigades mobiles de vétérinaires qui se déplacent dans les bourgades et procèdent à ces vérifications. Certaines APC ont mis en place un numéro vert à la disposition des citoyens qui ont des doutes quant à la santé de leur mouton», ajoute le Dr Abda. Le dispositif de veille de l’année dernière a ainsi été reconduit. Au total, il a été effectué la mise en place de 8139 lieux d’abattage, dont 497 zones d’abattage, 90 abattoirs ainsi que d’autres lieux de rassemblement. Le docteur Abda a d’ailleurs émis un appel à l’ensemble des présidents d’APC afin qu’ils désignent un lieu commun où les citoyens pourront procéder à l’immolation de leurs moutons dans les meilleures conditions, et aussi faciliter les contrôles vétérinaires. Pour ce qui est de la santé du cheptel ovin, le Dr Abda se veut rassurant : «Notre cheptel est de très bonne qualité et se porte bien. Sur les 22 millions de têtes qu’il compte, 19 millions sont vaccinés, ce qui entre largement dans les normes mondiales qui sont d’une vaccination de 70% du cheptel.» «Il peut être affecté par quelques maladies non contagieuses, telle que des abcès, des bronchopneumonies et autres traumatismes, et ce, pour diverses raisons, dont les changements d’environnement ou encore le transport», a ajouté le Dr Abda. Ce dernier affirme d’ailleurs que le bien-être des animaux est «un grand dossier» et que les transporteurs d’animaux «doivent se mettre aux normes que l’on commence à exiger». Concernant les prix très élevés auxquels se sont vendus cette année les bêtes à sacrifier, le Dr Abda estime que plusieurs facteurs expliquent cette hausse, qui, ces derniers jours, tend à baisser de par «l’arrivée des éleveurs qui vendent directement leurs bêtes, sans intermédiaire». De même, il évoque l’augmentation des cours mondiaux des aliments de bétail ou encore celle de la viande ovine. «Il devient toutefois urgent de réorganiser cette activité, où ce sont les intermédiaires qui engrangent le plus de bénéfices, et restructurer le marché en amont, et ce, par exemple, avec une refonte du comité interprofessionnel des éleveurs», plaide-t-il.  
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