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Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, ira jusqu’à confier la fermeture prochaine de nombreuses cliniques privées. Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, a ouvert, hier, à partir du complexe les Andalouses, à l’ouest d’Oran, la rencontre régionale d’évaluation sur la santé sur un ton menaçant envers les récalcitrants à la réforme du secteur. «La réforme, ce n’est pas uniquement promulguer des lois, pour qu’ensuite personne ne les applique ; mars 2016 est l’ultimatum que j’ai fixé pour adopter un nouveau mode de gestion  !» En effet, le discours empreint de sévérité du ministre devant un parterre de médecins, spécialistes, gestionnaires d’établissement hospitalier de différentes wilayas de l’Ouest algérien, laisse deviner le malaise qui sévit dans ce secteur. Pour le ministre, la défaillance et la gestion obsolète sont constatées dans toutes les wilayas. M. Boudiaf ira jusqu’à confier la fermeture prochaine de nombre de cliniques privées, notamment à Oran, lesquelles auraient fait preuve «d’un manque flagrant de morale envers les patients et la profession». Afin d’illustrer l’état d’esprit qui a longtemps prévalu au sein de la corporation médicale et paramédicale, le ministre prendra l’exemple de la question de l’informatisation des services. «Je suis totalement offusqué et indigné par l’incroyable résistance manifestée par les chefs de service et responsables des structures sanitaires du pays. Cela fait deux années que j’essaie de les convaincre d’utiliser cet outil de gestion, et fort d’un budget de 3 milliards de dinars, je n’ai pas réussi à l’imposer.» Revenant aux décisions retenues par le gouvernement dans le cadre de la réforme de la santé, le ministre insistera sur la qualité de l’offre des soins aux citoyens, les soins à domicile, la formation et la santé de proximité. La réduction des frais d’importation des produits médicamenteux, rapportée à moins de 40%, constitue l’autre cheval de bataille du gouvernement. Il propose la rentabilisation de la gestion des services médicaux, qui peut être rendue possible «par un système d’hospitalisation du jour». Par ailleurs, il informe les concernés du secteur que l’évaluation de l’impact des opérations et de l’application des décisions sera réellement effective en mars, signalant au passage qu’à l’heure actuelle près de 40% des objectifs fixés sont atteints. Citant les dossiers retenus pour la mise en place de cette réforme, le ministre cite, entre autres, la revalorisation du secrétariat médical, le respect du cahier des charges par le secteur privé fort de ses 34 000 cabinets, le réseau d’informatisation, la coordination entre les spécialistes et les généralistes par rapport au traitement des patients touchés par le cancer, la vulgarisation de l’imagerie médicale et du scanner, et l’encouragement de l’industrie médicale algérienne.              
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