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Les rencontres autour de la révision du statut particulier des travailleurs de l’éducation ont repris, hier, entre le ministère de l’Education nationale et les représentants des syndicats du secteur. Un groupe mixte de travail a été installé au début de l’année en cours pour définir les principales révisions à introduire dans le texte régissant le secteur depuis 2012, jugé «injuste et discriminatoire envers certaines catégories de travailleurs». C’est la grève menée par plusieurs syndicats au début de l’année qui a poussé la tutelle à envisager la révision «prudente» de ce texte pour éviter le pourrissement, après plusieurs refus. Les rencontres ont repris donc hier pour «dégager» les propositions des membres de la commission et l’élaboration d’un nouveau texte amendant le statut en vigueur avant la fin de l’année scolaire, explique-t-on au niveau de la commission mixte. L’amendement du statut particulier des travailleurs du secteur constitue l’élément principal de discorde avec la tutelle et a motivé la montée au créneau des fonctionnaires à maintes reprises depuis sa signature et sa mise en vigueur en 2012. Les syndicats qui se sont plusieurs fois exprimés sur ce texte y voient l’exclusion de plusieurs catégories de fonctionnaires des avantages de la promotion et du régime indemnitaire. Plusieurs «anomalies» ont été relevées dans la gestion des promotions des enseignants et des fonctionnaires de l’administration, tel le fait que des enseignants promus se retrouvent au même grade que les directeurs des établissements, alors qu’ils n’ont pas les mêmes tâches professionnelles. Les inspecteurs, économes, adjoints de l’éducation ont également exprimé leur mécontentement. La tutelle est également interpellée concernant les 50% de postes ouverts à la promotion au moment où les enseignants du secondaire exigent la révision des modalités de promotion sans condition dans l’échelon et dans le grade accessibles. Les enseignants critiquent également les dispositions relatives à la classification des professeurs du secondaire dans la catégorie 13 et proposent à ce qu’ils soient dans la 14. Le texte élaboré au temps de Benbouzid est considéré par un bon nombre de travailleurs comme «favorisant les nouveaux recrutés au détriment des plus anciens». Les enseignants du technique se voient eux aussi pénalisés par ledit texte et espèrent le rétablissement de l’équité avec sa révision en cours. A souligner que la révision de ce statut pourrait être considérée comme le début de la concrétisation du pacte auquel tient la ministre de l’Education nationale. Des réunions, pour rappel, sont prévues à la mi-octobre entre le ministère et 10 syndicats pour des négociations qui devraient aboutir à la signature du pacte de l’éthique et de la stabilité dans le secteur, afin de limiter les mouvements de protestation et d’éviter de perturber le déroulement de l’année scolaire.
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