Vous devez vous connecter.

en attente ...
×
S'enregistrer

Note utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
 
Au programme, un subtil mélange de pièces de musique universelle empruntées à Schubert, Smetana et Bizet et des morceaux de musique académique algérienne.   Une soirée exceptionnelle, un grand et beau spectacle, que celui offert jeudi par l’Orchestre symphonique national dans l’auditorium de l’université d’El Tarf qui s’est parfaitement prêté, malgré quelques craintes pour l’acoustique, à ces toutes premières notes de musique philharmonique jetées sur le pays des lacs. A l’heure exacte, les premières notes du concert fusent et transportent avec enchantement la salle pleine d’étudiants. Les notes très entraînantes de l’ouverture de Guillaume Tell de Rossini. Le ton est donné ; Allégro. Le programme, manifestement étudié pour un public profane, va se poursuivre avec un subtil mélange de pièces de musique universelle empruntées à Schubert, Smetana et Bizet,  et  des morceaux de musique académique algérienne dont Mosaïque du Maestro Rachid Saouli qui dirige l’orchestre et Ballade une suite symphonique algérienne de Belli. Un ravissement pour les oreilles mais aussi pour les yeux qui, malheureusement, ne durera qu’une heure et demie. On aurait voulu plus. Rachid Souali, agréablement surpris par l’intérêt du public d’El Tarf, promet de revenir. L’OSN, composé d’une soixantaine de musiciens professionnels, ne s’est produit qu’avec la moitié de son effectif à El Tarf, il n’hésite pas, depuis sa création en 2001, à se déplacer dans les wilayas pour se produire et faire découvrir les joies de la musique universelle et académique, comme il participe également à toutes les grandes manifestations culturelles nationales. L’orchestre a été invité par la direction de la culture de la wilaya, et ce, pour la seconde fois cette année, qui se distingue de manière très louable, après le Festival de musique chaâbie qui a vu défiler, cet été à El Kala, les maîtres actuels de la chanson populaire. La formation  symphonique a littéralement emporté les spectateurs qui ne regrettent pas d’avoir fait le déplacement, nous ont avoué certains d’entre eux, malgré quelques appréhensions au départ. Il faudrait multiplier à l’infini ce genre de spectacles car «la musique adoucit les mœurs», et on en a bien besoin en ce moment, commentera un élu de la wilaya. Un souhait que promet d’exaucer Ali Taïbi, le tout nouveau directeur de la culture. Si la majorité du public a fait l’effort civilisé de fermer les téléphones portables, quelques énergumènes n’ont pas pu s’empêcher de répondre, à voix haute, à leurs appels. Les musiciens n’ont pas non plus caché leur contrariété devant le bruit de fond de ceux qui ne pouvaient s’empêcher de bavarder. Et puis, les projecteurs dirigés vers la salle et non vers la scène ont incommodé les spectateurs.                          ...
Colors