Mon compte

La connexion est en cours ...
×
Inscription

Articles

Tunisie

Cinéma : La Pirogue du Sénégalais Moussa Touré couronné à Carthage

Vote utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
Cinéma : La Pirogue du Sénégalais Moussa Touré couronné à Carthage Les acteurs sénégalais Babacar Oualy (2e D) et Laity Fall (G). © AFP

"La Pirogue" du Sénégalais Moussa Touré a remporté le Tanit d'or, récompense suprême des Journées cinématographiques de Carthage (JCC), dont la 24e édition a été clôturées samedi soir à Tunis.

Le Tanit d'or a été attribué à ce film "pour son histoire touchante et pour l'interprétation extraordinaire de chaque personnage", a annoncé le président du grand jury, le poète et dramaturge tunisien Ali Touati. "La Pirogue relate l'histoire d'une vingtaine de passagers clandestins partis de Dakar pour atteindre les îles Canaries au terme d'une traversée souvent meurtrière. Ce long métrage a obtenu aussi le prix du public.

Le Tanit d'argent a été décerné au film "Mort à vendre" du Marocain Faouzi Bensaïdi qui décrit la vie de trois voyous dans une ville portuaire au Maroc. Le Tanit de bronze est revenu au long-métrage "Sortir du jour" de la réalisatrice égyptienne Hala Lotfi relatant l'histoire de deux femmes qui prennent soin de leur homme malade. Le Prix spécial du jury a été attribué au film sénégalais "Aujourd'hui" d'Alain Gomis.

Le prix d'interprétation masculine est revenu au Jordanien Ali Suleiman pour son rôle dans "Le dernier vendredi", alors que Ciomara Morais était sacrée meilleure actrice pour son rôle dans "Tout va bien ici" de l'Angolais Pocas Pascoal. Les JCC, la plus ancienne manifestation de cinéma au sud créé il ya 44 ans, mettait en compétition cette semaine 42 oeuvres représentant 12 pays arabes et africains.

...

Lire la suite : Cinéma : La Pirogue du Sénégalais Moussa Touré couronné à Carthage

Cinéma : Bousculades , un court-métrage qui rend hommage à l'autre soulèvement tunisien

Vote utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
Cinéma : Bousculades , un court-métrage qui rend hommage à l'autre soulèvement tunisien Une histoire brève et violente servie par des actrices tout en subtilité. © AFP

En 1938, des prostituées participent à la révolte des Tunisois contre les autorités coloniales. "Bousculades" leur rend hommage.

Le 9 avril 1938, 10 000 hommes convergent vers le centre de Tunis pour réclamer des réformes et un Parlement tunisien. La manifestation s'achève dans un bain de sang. La Tunisie, sous protectorat français, compte ses premiers martyrs.

En quinze minutes magistrales, Bousculades installe cette tragédie dans l'atmosphère intimiste et orientaliste d'une maison close. Le court-métrage contourne la thématique banale du féminisme en mettant en scène l'implication de milliers de femmes anonymes, dont celle des filles de joie, dans la lutte pour l'indépendance. « Les années 1920-1930 m'intriguent, confie la coréalisatrice Saoussen Saya. Le rôle essentiel des marginaux a été occulté par l'histoire officielle. Réhabiliter ces femmes et ces hommes est une nécessité. »

Interpellés par l'histoire et obsédés par l'image, Saoussen Saya (26 ans) et Tarek Khalladi (34 ans) ont choisi de porter un regard croisé sur ces événements, déterminants pour la lutte pour la libération nationale. Après des études de cinéma et un premier court-métrage chacun, ils présentent Bousculades lors des Journées cinématographiques de Carthage (lire encadré). « Saoussen, auteure du scénario, est plus dans le fond et moi dans l'esthétique », explique Tarek Khalladi qui avoue, comme Saoussen, avoir été troublé par les similitudes entre le passé et le présent. « En avril 1938, on exigeait aussi des libertés et une dignité nationale. La révolution de 2011 montre que l'histoire se répète », ajoute-t-il.

Résistance

Les femmes de l'ombre sont les héroïnes de cette journée particulière qui débute dans l'indolence et l'insouciance, oscille entre la délation et la résistance pour se conclure par un massacre des militaires français venus chercher, auprès des filles de joie, le repos du guerrier après les combats.

Une image superbe enchâsse cette histoire brève et violente servie par des actrices tout en subtilité. La maison close est une caisse de résonance où le passé réveille le présent. « Dans un contexte de troubles, l'esthétique ne sert pas à produire du beau ; c'est une mise en valeur du discours », précise Tarek Khalladi. 

...

Lire la suite : Cinéma : Bousculades , un court-métrage qui rend hommage à l'autre soulèvement tunisien

Tunisie : deux salafistes en grève de la faim transférés à l'hôpital de Tunis

Vote utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
Tunisie : deux salafistes en grève de la faim transférés à l'hôpital de Tunis Hassen Brik, en détention suite à l'attentat contre l'ambassade américaine à Tunis, le 14 septem © DR

Le ministère tunisien de la Justice a annoncé, mercredi 21 novembre, qu’il avait transféré à l’hôpital de Tunis deux islamistes placés en détention provisoire depuis l’attaque de l’ambassade américaine le 14 septembre. Ceux-ci étaient en grève de la faim.

Le ministère tunisien de la Justice a décidé de ne pas prendre de risques. Il a transféré à l’hôpital de Tunis, mercredi 21 novembre, deux salafistes, Hassen Ben Brik et Ali Trabelsi, accusés d’avoir participé à l’attaque de l’ambassade américaine de Tunisie le 14 septembre.

Placés en détention depuis lors, les deux hommes ont semble-t-il été convaincu, par un représentant de la Justice, de suspendre la grève de la faim qu’ils avaient entamée, après un long entretien.

Mortelles grèves de la faim

La semaine dernière, deux autres salafistes en grève de la faim, Mohamed Bakhti et Béchir Gholl, accusés d’être impliqués dans la même attaque, avaient quant à eux trouvé la mort en détention. Ils étaient en grève de la faim depuis deux mois afin de protester contre leur arrestation et dénoncer leurs conditions de détention.

Mohamed Bakhti était considéré comme une figure de la mouvance jihadiste, proche d’Abou Iyadh, organisateur présumé de l’attaque contre l’ambassade américaine qui a fait quatre morts. Il avait été condamné à douze ans de prison en 2007, après des affrontements avec l’armée à Soliman, mais avait bénéficié en 2011de l’amnistie décrétée à la suite de la révolution.

(Avec AFP)

...

Lire la suite : Tunisie : deux salafistes en grève de la faim transférés à l'hôpital de Tunis

Tunisie : avec les JCC, Tunis fait son cinéma

Vote utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
Tunisie : avec les JCC, Tunis fait son cinéma Le Franco-Marocain Nabil Ayouch a créé la sensation aux JCC avec les "Chevaux de Dieu". © DR

Du 16 au 24 novembre, Tunis vit au rythme de la 24e édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC).

Tunis sort de sa torpeur culturelle. Le long de l’avenue Bourguiba, les cafés sont pleins malgré l’heure tardive et, d’une table à l’autre, on s’échange les titres des films à ne pas rater au cours de cette 24e édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC), du 16 au 24 novembre. Pour l’occasion, l’axe central de la capitale rend hommage au cinéma : une exposition de photographies extraites de films primés lors de précédentes éditions épate les badauds, de même qu’une projection de vieux courts-métrages muets restaurés. Nul doute que la scène aurait ému le cinéaste Tahar Cheriaa, initiateur en 1996 du premier festival de cinéma africain et arabe.

C’est la première édition des JCC depuis la révolution tunisienne. Et malgré un contexte socio-économique difficile et de nombreuses difficultés pour boucler un budget déjà serré, le festival a su préserver son indépendance. Si le ministère de la Culture a apporté son soutien logistique, il n’a pas fait ingérence dans la programmation. Un vent de liberté souffle sur les écrans de Tunis, ce qui n’empêche pas quelques couacs.

Bénévoles

Ainsi, après une soirée d’ouverture en demi-teinte, le film en compétition Beautés voilées, du cinéaste tunisien Nouri Bouzid, n’a pu, par deux fois, être projeté pour des raisons techniques. L’organisation, qui fait appel à des bénévoles faute de financement, est très approximative, si bien que le public a tôt fait de rebaptiser les JCC… « journées catastrophiques de Carthage ». « Mais au fond, cela n’est pas important », affirme la réalisatrice angolaise Pocas Pascoal, qui présente son premier long-métrage, Por Aqui Tudo Bem (« Ici Tout va bien »).

L’essentiel, ce sont les 19 longs-métrages, 23 courts-métrages et 16 documentaires en compétition, la projection de nombreux autres films tunisiens et étrangers, ainsi que l’hommage, très attendu, au cinéma algérien.

Au cours des deux premières journées de ces JCC, c’est le long-métrage du réalisateur franco-marocain Nabil Ayouch, Les Chevaux de Dieu, qui a attiré les foules. « Avec ce que nous vivons en Tunisie mais aussi dans le monde arabe, ce film, inspiré du quotidien de jeunes kamikazes avant les attentats terroristes de mai 2003 à Casablanca, nous interpelle forcément », affirme Zeineb, une cinéphile d’origine syrienne.

________

Par Frida Dahmani, à Tunis
 

...

Lire la suite : Tunisie : avec les JCC, Tunis fait son cinéma

Ligue des champions d'Afrique : les Égyptiens d'Al-Ahly au septième ciel

Vote utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
Ligue des champions d'Afrique : les Égyptiens d'Al-Ahly au septième ciel Le joueur d'al-Ahly Waleed Soliman (à droite) avec Wajdi Bouazzi de l'Espérance de Tunis. © AFP

Le club égyptien d'Al-Ahly s'est offert un septième sacre en Ligue des champions d'Afrique samedi soir en venant à bout de l'Espérance sportive de Tunis (EST) 2-1 lors de la finale retour dans la capitale tunisienne.

A l'aller, les deux équipes avaient fait match nul (1-1) à Borg al-Arab (nord de l'Egypte), il y a deux semaines.

Samedi, la première mi-temps a été à sens unique, les Egyptiens dominant une équipe tunisienne peu inspirée devant son public et malgré la présence de sa star, Youssef Msakni, longtemps incertain après avoir subi il y a quinze jours une opération de l'appendicite.

Le gardien de l'EST, Ben Cherifa devait multiplier les parades (9, 25, 26) pour préserver ses cages. Il finissait par céder à la 43e minute sur un tir de Mohamed Nagy, dit +Geddo+, bien servi au point de penalty.

Au retour des vestiaires, les Espérantistes relevaient leur niveau de jeu. Le Camerounais Ndjeng manquait d'égaliser (53), son tir du bout du pied rasant le poteau droit des Egyptiens.

La réaction d'Al Ahly ne se faisait pas attendre. Soliman, recevant une belle passe des 40 mètres, lobait le dernier défenseur avant de tirer du gauche pour inscrire le but du break (62). Le buteur était cependant contraint de quitter le terrain quelques instants plus tard, blessé.

Les Tunisois tentaient de réagir et c'est Ndjeng qui se montrait encore une fois le plus dangereux et le plus inspiré, trouvant le poteau deux minutes plus tard. C'est aussi lui qui parvenait à redonner l'espoir à l'EST en marquant d'un tir aux 6 mètres (84).

Les Espérantistes ne réussissaient toutefois pas à arracher la prolongation et l'addition aurait pu être encore plus lourde si le gardien Ben Cherifa n'avait pas arrêté un penalty (90), puis un tir à bout portant (90+5).

Match sous surveillance

Le match qui se déroulait au stade de Radès, près de Tunis, était entouré de mesures de sécurité spécifiques, des violences ayant opposé à plusieurs reprises des supporteurs tunisiens ces derniers mois.

Seuls 31.000 spectateurs (30.000 Tunisiens, 1.000 Egyptiens) âgés de plus de vingt ans ont été autorisés, sur présentation d'une pièce d'identité, à prendre place dans l'enceinte pouvant accueillir 60.000 personnes.

Aucun incident n'avait été signalé une heure après la fin du match.

...

Lire la suite : Ligue des champions d'Afrique : les Égyptiens d'Al-Ahly au septième ciel