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La Tunisie appelle à arrêter l'agression isréaélienne contre Gaza

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La Tunisie appelle à arrêter l'agression isréaélienne contre Gaza Rafik Abdessalem (g) s'entretient avec membre du Hamas à Gaza, le 17 novembre 2012. © AFP

Le ministre tunisien des Affaires étrangères Rafik Abdessalem a appelé la communauté internationale samedi à "arrêter l'agression israélienne flagrante" contre Gaza, lors d'une visite de solidarité dans le territoire palestinien gouverné par le Hamas.

M. Abdessalem, membre du parti islamiste Ennahda qui gouverne la Tunisie, est le deuxième haut responsable arabe en deux jours à se rendre à Gaza, au lendemain de la visite du Premier ministre égyptien Hicham Qandil, dont le pays est dirigé par les Frères musulmans.

"Notre message à la communauté internationale est que l'agression israélienne flagrante contre notre peuple à Gaza doit cesser", a déclaré le chef de la diplomatie tunisienne à l'AFP, sur le site du siège du gouvernement du Hamas, détruit samedi matin par les bombardements israéliens.

"Cette agression n'est plus acceptable ni légale, selon quelque norme que ce soit", a-t-il ajouté, appelant la Ligue arabe, qui doit tenir samedi une réunion d'urgence au Caire, à agir.

Des responsables avait affirmé que le chef du gouvernement du Hamas, Ismaïl Haniyeh, devait recevoir M. Abdessalem après avoir accueilli la veille M. Qandil, sans préciser où ni quand, alors que les dirigeants du mouvement islamiste adoptaient des consignes de prudence face aux frappes israéliennes.

Le ministre tunisien est arrivé vers 10H00 (08H00) GMT par le terminal de Rafah, à la frontière avec l'Egypte.

Huit Palestiniens ont été tués samedi matin par des frappes israéliennes à Gaza, ce qui porte le bilan des hostilités entre Israël et les groupes armés de Gaza à 41 morts, 38 Palestiniens et trois Israéliens, depuis le lancement mercredi de l'opération "Pilier de défense", avec l'assassinat d'Ahmad Jaabari, chef des opérations militaires du Hamas.

"Solidarité de la Tunisie"

La présidence tunisienne avait annoncé vendredi la visite de M. Abdessalem.

"Une délégation officielle de haut niveau présidée par le ministre des Affaires étrangères et en présence du directeur de cabinet de la présidence sera envoyée demain (samedi) à Gaza", selon le communiqué de la présidence.

Le président de la République Moncef Marzouki s'est entretenu avec M. Haniyeh, et a exprimé la "solidarité de la Tunisie avec la lutte du peuple palestinien" avant de dénoncer "une agression barbare de l'aviation israélienne".

M. Marzouki a aussi réclamé une "réunion d'urgence du Conseil de sécurité" de l'ONU et l'adoption de "sanctions nécessaires contre Israël".

Ennahda, qui dirige la coalition au pouvoir en Tunisie, avait appelé à manifester vendredi en soutien à Gaza.

La Tunisie entretient des relations étroites avec les Palestiniens et a accueilli notamment de 1982 à 1994 le quartier général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

 

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Tunisie : après deux mois de grève de la faim, décès du jihadiste Mohamed Bakhti

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Tunisie : après deux mois de grève de la faim, décès du jihadiste Mohamed Bakhti Mohamed Bakhti était le leader du mouvement d’Ansar al chaaria. © AFP

Après Bechir Gholli, c'est un second jihadiste détenu à Tunis,  Mohamed Bakhti, qui est décédé des suites d'une longue grève de la faim. Les deux hommes, soupçonnés d'avoir participé à l'attaque de l'ambassade américaine à Tunis le 14 septembre, contestaient leur culpabilité et protestaient contre leurs conditions de détention.

Mise à jour le 17 novembre, à 10:45

La Tunisie n'aura pas eu à retenir son souffle très longtemps. La frange extrémiste du mouvement salafiste a un nouveau martyr. Mohamed Bakhti,  28 ans, leader du mouvement d’Ansar al chaaria à l’origine du blocage de la faculté de la Manouba, fin 2011, avait arrêté pour avoir participé à l'attaque de l'ambassade américaine à Tunis le 14 septembre. En grève de la faim pour protester contre son inculpation et les conditions de sa détention, il avait été hospitalisé dans un état jugé très critique.

Un nouveau décès qui intervient deux jours après celui de Bechir Gholli, 23 ans, arrêté pour les mêmes raison, décédé d’un arrêt cardiaque, conséquence d’une grève de la faim entamée depuis 58 jours, à la prison de la Mornaguia. Son avocat, Maître Ben Mbarek, avait rappellé que son client entendait ainsi protester contre une détention injustifiée.

"On aurait voulu les pousser au suicide que l’on n’aurait pas agi autrement"

Suite au décès du premier jihadiste, les défenseurs des droits de l’homme se sont insurgés. S’ils se sont élevés contre les violences politiques et l’attaque de l’ambassade américaine, ils se sont également indigné du traitement des détenus dans les prisons tunisiennes.

« Autant laisser aux détenus leurs ceintures et leurs lacets. On aurait voulu les pousser au suicide que l’on n’aurait pas agi autrement », a assèné l’avocat Mehdi Bouaouaja.

Même son de cloche chez les députés de l’Assemblée nationale constituante (ANC). Pour Ameur Laarayedh, élu pour le parti islamiste d’Ennahdha qui gère le pays, et frère du ministre de l’Intérieur, « ceux, qui ont appelé auparavant à juger ces personnes et qui ont nui à l’image de la Tunisie dans le monde, doivent avoir un peu de pudeur et ne pas prétendre être désolés de la mort d’une personne après l’avoir tuée.»

Dans un contexte social et politique confus, le ministère de la Justice, dont les dysfonctionnements deviennent patents, se fait encore une fois épingler. Mais c’est aussi le cas des partis de l’opposition qui avaient désigné Bakhti et Golli parmi les responsables du 14 septembre alors qu’aucune preuve de leur présence n’a pu être apportée. Boucs émissaires, les deux jeunes jihadistes, pourraient devenir les nouveaux Sacco et Vanzetti d’une cause qui  vénère ses martyrs.

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Frida Dahmani, à Tunis






 

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Tunisie : décès d'un détenu suspecté d'avoir participé à l'attaque de l'ambassade américaine

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Tunisie : décès d'un détenu suspecté d'avoir participé à l'attaque de l'ambassade américaine Un manifestant lors de la manifestation contre l'ambassade américaine à Tunis, le 14 septembre. © AFP

Placé en détention provisoire dans le cadre de l'enquête sur l'attaque, le 14 septembre, de l'ambassade des États-Unis à Tunis, un jeune Tunisien est mort jeudi 15 novembre après deux mois de grève de la faim. Il protestait contre la violence policière et ses conditions de détention.

Bechir Gholli refusait de s'alimenter depuis 57 jours. Jeudi, ce jeune Tunisien de 23 ans, placé en détention provisoire dans le cadre de l'enquête sur l'attaque contre l'ambassade américaine à Tunis en septembre, est mort après deux mois de grève de la faim.

« Bechir Gholli, en grève de la faim depuis 57 jours, avait été transféré (de sa cellule) à l'hôpital le 13 novembre et il est mort aujourd'hui (jeudi) d'un arrêt cardiaque », a déclaré son avocat Abdelbasset Ben Mbarek.

Ce décès intervient à la vieille de la grande prière hebdomadaire du vendredi, jour que les islamistes ont par le passé choisi pour des manifestations qui parfois dégénèrent en violences.

Bechir Gholli était le père d'un enfant de six mois, a précisé l'avocat. Il était soupçonné d'avoir participé à l'attaque contre l'ambassade américaine à Tunis le 14 septembre. Selon les autorités, cet assaut - qui a fait quatre morts parmi les assaillants - avait été orchestré par la mouvance salafiste jihadiste. « Il était innocent, il a fait la grève de la faim pour se défendre », a déclaré l'avocat, assurant que son client n'était pas un salafiste.

Attaque contre l'ambassade

Une quarantaine de proches du défunt étaient réunis vers 21h30 devant l'hôpital Charles Nicolle de Tunis pour réclamer le corps, a indiqué l'avocat. D'après lui, un second suspect en grève de la faim, Mohamed Bakhti, 28 ans, est « dans un état critique ».

Le ministère de la Justice n'a pas souhaité commenter cette information. Une source judiciaire a néanmoins indiqué à l'AFP que deux suspects, arrêtés pour leur rôle dans l'attaque contre l'ambassade américaine, étaient hospitalisés jeudi matin dans un état critique.

Gholli et Mbarek avaient débuté leur grève de la faim le 26 septembre, après avoir « été frappés par la police » lors de leur arrestation. Ils dénonçaient aussi leur placement avec neuf autres détenus « dans une cellule de 1,5 mètre sur deux » à la suite d'une bagarre avec des prisonniers de droit commun. L'avocat avait alors brocardé « des conditions de détention inhumaines » et estimé qu'il n'y avait « pas de preuve de leur implication » dans les violences.

Des centaines de militants tunisiens, salafistes pour la plupart, avaient attaqué l'ambassade américaine à Tunis le 14 septembre. Ils l'avaient partiellement incendiée, protestant contre la diffusion sur internet d'un film islamophobe produit aux États-Unis. Plus d'une centaine de personnes ont été arrêtées dans le cadre de l'enquête. De son côté, la mouvance salafiste jihadiste a dénoncé une répression injustifiée à son encontre.

Abou Iyadh toujours en fuite

Les flambées de violences salafistes interviennent régulièrement en Tunisie depuis la révolution de janvier 2011. Fin octobre, deux militants de cette mouvance sunnite rigoriste sont morts dans la banlieue de Tunis lors d'attaques contre deux postes de la garde nationale.

Mohamed Bakhti est connu comme appartenant à un mouvement jihadiste tunisien proche d'Abou Iyadh, l'organisateur présumé de l'attaque contre l'ambassade des États-Unis qui échappe toujours à la police.

M. Bakhti avait été condamné en 2007 à douze ans de prison après des affrontements sanglants entre l'armée et des islamistes à Soliman, près de Tunis, sous le régime de l'ex-président Zine El Abidine Ben Ali. Il a bénéficié de l'amnistie décrétée après la révolution de 2011. Abou Iyadh, libéré lui aussi à la faveur de cette amnistie, est pour sa part considéré comme l'un des dirigeants du groupe de Tunisiens accusés d'avoir organisé l'attentat ayant tué le commandant Massoud le 9 septembre 2001 en Afghanistan. L'attaque suicide avait été commis par deux Tunisiens s'étant fait passer pour des journalistes.

(Avec AFP)

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Ligue des Champions : l'Espérance de Tunis tremble face à la jurisprudence Al-Ahly

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Ligue des Champions : l'Espérance de Tunis tremble face à la jurisprudence Al-Ahly Lors du match aller, au Caire, le 4 novembre 2006. © DR

Après son match nul en Égypte le 4 novembre (1-1), l’Espérance de Tunis semble la mieux placée pour remporter la Ligue des champions face aux Cairotes de Al-Ahly. Mais ces derniers ont déjà retourné une situation identique, pas plus tard qu'en 2006 face à une autre équipe tunisienne, Sfax. J.A. prend la température à quelques heures d'un grand moment de football.

Nabil Maaloul n’a pas oublié la « jurisprudence » Al-Ahly. Le 11 novembre 2006, dans les tribunes, celui qui allait devenir l’entraîneur de l’Espérance de Tunis imaginait bien Sfax remporter sa première Ligue des Champions de football après le match nul obtenu quinze jours plus tôt au Caire, face au meilleur club égyptien.

« Au retour, Sfax n’avait besoin que d’un 0-0. Pendant quatre-vingt douze minutes, on y a cru. Et Al-Ahly a marqué… », se souvient Maaloul. Le ciel de Radès, ou se jouera la finale samedi, est donc déjà tombé une fois sur la tête des Sfaxiens. Et le buteur, à l’époque, s’appelait Mohamed Aboutreika, la star d’Al-Ahly que les Espérantistes croiseront ce samedi 17 novembre.

"Marquer et gagner"

« Tous les matches de foot ne se ressemblent pas, mais il faudra se souvenir de cet épisode », glisse Maaloul. La solution pour gagner ? Ne pas rester attentiste en défendant trop, « ce serait dangereux, prévient le capitaine, Khalil Chammam. Il faudra pénétrer sur la pelouse en se disant que cette finale se joue sur un match, qu’il faut marquer et gagner. »

D’autant que les Sang et Or seront privés samedi de Afful et Dramani (suspendus) et de Youssef Msakni, opéré de l’appendicite le 1er novembre dernier. Mais ils ont peut-être plus de « rythme » que les Égyptiens.

« Les joueurs d’Al-Ahly sont privés de championnat depuis plusieurs mois, et ils n’ont que des matches de Ligue des Champions amicaux à disputer, et éventuellement ceux de l’équipe nationale pour les internationaux. Ce n’est pas beaucoup, et je pense que nous avons un peu plus de rythme qu’eux. Cela pourrait être un avantage en fin de rencontre », avance le capitaine tunisien.

Excès

Dernier avantage : samedi, l’Espérance pourra accueillir 30 000 personnes à Radès, et seuls 1 000 supporteurs d’Al-Ahly ont été autorisés. « L’appui de notre public sera primordial », reprend Chammam, guère étonné par la passion, et même l’excès, qui entourent cette finale retour. « Tout le monde ne parle que de ça ici. J’espère juste que tout se passera bien. Moi, j’approuve les mesures de sécurité qui ont été prises [l’accès au stade, très contrôlé, sera réservé aux supporteurs de plus de 20 ans, et les forces de l’ordre seront massivement déployées », NDLR]… »

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Pourquoi les salafistes s'attaquent aux mausolées

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Cheikh Khaled Bentounes est membre de la Fraternité soufie alawiyya, et président honoraire de l'association internationale Les amis de l'islam.

Après avoir secoué le joug des dictatures et des pouvoirs autoritaires qui les gouvernaient sous l'oeil complaisant de l'Occident, les peuples arabo-musulmans se retrouvent confrontés à une prise en main par le courant néowahhabite qui fait de la religion islamique une idéologie servant à conquérir et à asseoir son pouvoir sur la société en la privant de sa liberté, chèrement acquise à la faveur du Printemps arabe.

Nous constatons aujourd'hui que, pour atteindre son but, le mouvement mondial de ce courant encourage, éduque et finance des groupuscules dits « salafistes », « jihadistes », etc. Pour réislamiser la société selon cette doctrine, ils utilisent la violence, la peur et la culpabilité au prétexte de lutter contre les innovations « archaïques » et « blasphématoires ». Le salafisme n'est en vérité que le cheval de Troie d'une pensée sur laquelle reposent les bases de régimes conservateurs qui craignent les effets d'une société démocratique garantissant les libertés fondamentales à ses citoyens, y compris la liberté des minorités, les droits de la femme et les convictions religieuses individuelles incompatibles avec leur credo.

La destruction des mausolées n'est que le prélude à une mise en condition pour enrégimenter la société et la priver de sa dignité et de ses droits fondamentaux.

La destruction des mausolées des saints au Mali, en Libye et en Tunisie, lieux d'enseignement, de recueillement et de mémoire respectés depuis des siècles, n'est que le prélude à une mise en condition pour enrégimenter la société et la priver de sa dignité et de ses droits fondamentaux afin de la ramener à « l'islam des origines ».

Quant aux accusations contre le soufisme, coupable à leurs yeux de magie et de charlatanisme, elles existent depuis le début de l'islam, colportées par ceux dont l'horizon borné se limite à leur propre chapelle ou par des théologiens au service d'écoles hostiles à cette pensée. Ainsi, du fait même de cet « affrontement », il s'est produit, dans le cadre de l'évolution de l'Histoire, une détérioration progressive du caractère universel et spirituel de l'islam. Cette détérioration ne touche pas bien sûr la Révélation en elle-même, mais ses formes d'expression religieuses.

Cette hostilité a par essence un caractère archaïque, dogmatique et obscurantiste, puisqu'elle pense réduire le message mohammedien à un conditionnement du croyant en fonction d'une logique sectaire et d'une pratique précaire vidée de la spiritualité, de la tolérance, de l'amour, de la raison qui contribuent à l'épanouissement d'une société. La Vérité ne peut être manipulée, tout simplement parce qu'elle englobe le tout, y compris sa propre manipulation. Autrefois, les débats entre écoles théologiques à Bagdad ou en Andalousie étaient libres et respectueux des points de vue différents, y compris celui des non-musulmans.

Adopter avec les néowahhabites une pédagogie fondée sur le dialogue est vain. Que les dirigeants prennent leurs responsabilités et fassent respecter l'État de droit.

Ceux qui détruisent les symboles rappelant la mémoire de saints et de sages ayant oeuvré toute leur vie à enseigner aux êtres la paix, l'amour et l'unité de la communauté doivent méditer ce verset qui cite ces saints en exemples : « Non, vraiment, les Awliyâ [« amis »] de Dieu n'éprouveront plus aucune crainte, ils ne seront pas affligés. » (Coran X, 62). Quant aux responsables des États concernés par ces courants connus pour leur violence et leur ignorance des règles fondamentales de l'islam, ils doivent méditer cet autre verset : « Nulle contrainte en religion ! » (Coran II, 256). Mais adopter avec les néowahhabites une pédagogie fondée sur le dialogue et l'apprentissage de la tolérance est vain. Que les dirigeants prennent leurs responsabilités et fassent respecter l'État de droit en protégeant leurs concitoyens, quelles que soient leurs convictions. Que les organismes internationaux, islamiques ou non, ainsi que les intellectuels et les religieux honnêtes dénoncent cette profanation des lieux saints et la volonté délibérée de certains États de cautionner les « fatwas » appelant à leur destruction et au meurtre de ceux et celles qui ne partagent pas leur avis.

Quant à la société civile, qui semble tétanisée par ce phénomène, il lui appartient plus que jamais de démontrer aux siens comme au reste du monde que l'islam humaniste, spirituel et sociétal est compatible avec la modernité et les droits de l'homme. Étant entendu que l'humanité ne connaîtra ni paix ni stabilité sans la participation des musulmans à la construction d'un avenir meilleur pour tous. « Voici quels sont les serviteurs du Miséricordieux : ceux qui marchent humblement sur la terre et qui disent "Paix" aux ignorants qui s'adressent à eux. » (Coran XXV, 63). 

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