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Audience TV en Tunisie : Al Watanya 1 et Hannibal TV ex-aequo en 2012

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Audience TV en Tunisie : Al Watanya 1 et Hannibal TV ex-aequo en 2012 Record d'audience pour l’interview de Béji Caïd Essebsi sur Hannibal TV. © Capture d'écran YouTube

En exclusivité sur Jeune Afrique, découvrez les résultats des mesures moyennes d’audience des chaînes de télévisions tunisiennes réalisées par le bureau d’études Sigma Conseil sur les dix premiers mois de 2012.

Plus de proximité, plus de politique : la configuration du paysage audiovisuel tunisien en 2012 rejoint une tendance générale observée dans le monde arabe et sur le continent, où les enquêtes font apparaître un intérêt accru pour les émissions locales, au détriment des diffusions régionales et internationales. « En quinze ans d'existence, c’est la première fois que Sigma Conseil mesure cinq chaînes locales au Top 5 des audiences », souligne le patron de l’agence, Hassen Zargouni.

Top 5 des taux d’audience quotidienne des chaînes tunisiennes, moyenne 2012 :

1. Al Watanya 1 : 23,3%

2. Hannibal TV : 23,3%

3. Ettounsiya : 22,7%

4. Nessma : 8,5%

5. Al Watanya 2 : 3,4%.

L’an dernier, les résultats donnés par la même agence pour l’année 2011 plaçaient en première position Al Watanya 1 (38,1%) loin devant Hannibal TV (18,5%), Al Jazira (qatarie 10,7%), MBC4 (saoudienne, 8%) et Nessma (7,8%). L’objectif maintenant tourné vers le Moyen-Orient de la chaîne qatarie et les préoccupations, voire les angoisses de la société tunisienne sur son devenir immédiat se sont conjugués pour expulser Al Jazira et MBC du classement.

Ettounsiya, qui accaparait plus de la moitié de l’audience (53%) pendant la deuxième semaine de Ramadan cet été, occupe sur le long terme la troisième place : la période du jeûne privilégiait les divertissements (Altemseh, Caméra cachée, série Maktoub 3, émissions vedettes du ramadan sur Ettounsiya), mais l’intérêt pour l’actualité politique immédiate se confirme.

Top 5 des taux d’audience des émissions télévisées tunisiennes en 2012 :

1. Hannibal TV - Entretien avec Beji Caïd Essebsi : 18,7%

2. Al Watanya 1 - Journal télévisé de 20h : 17,3%

3. Ettounsiya - Klem Enness : 17,1%

4. Hannibal TV - Al Moussameh Karim : 17%

5. Ettounsiya - Aandi Manqollek : 16,9%.

Le JT de Al Watanya en recul

Al Hannibal TV, l’ancien challenger privé de la chaîne publique TV7, dédiée à la grandeur de Ben Ali avant d’être rebaptisée Al Watanya 1 à la révolution, a rattrapé sa rivale dont le JT de 20 heures est en recul… « Parce qu’il commence à ressembler à ce qu’on voyait avant le 14 janvier 2011 ? » s’interroge le président de Sigma Conseil.

Dans le contexte incertain de la transition postrévolutionnaire, la politique et l’actualité locales focalisent l’attention, et l’opposition fait un carton avec la première place des audiences des émissions remportée par l’interview, sur Hannibal TV en octobre, du chef de Nida Tounes, Beji Caïd  Essebsi.

Top 10 année 2011, par Sigma Conseil, selon l'étude « Bilan 2011 et perspectives 2012 médias et publicités en Tunisie » :

Audience TV en Tunisie : Al Watanya 1 et Hannibal TV ex-aequo en 2012

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Tunisie : un imam salafiste appelle au jihad contre le gouvernement

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Tunisie : un imam salafiste appelle au jihad contre le gouvernement Nasreddine Aloui tenant des propos d'incitation au merutre sur Ettounsiya, jeudi 1er novembre. © DR

L'émotion est vive en Tunisie, où la violence est encore montée d'un cran, jeudi 1er novembre au soir. Sur la chaîne Ettounsiya, l’imam salafiste de la mosquée Ennour, dans la banlieue de la Manouba à Tunis, Nasreddine Aloui, a appelé la jeunesse à mourir en martyr pour lutter contre le gouvernement.

En Tunisie, c’est un choc. Jeudi 1er novembre au soir, au cours d’une émission télévisée de la chaine Ettounsiya et devant deux ministres, l’imam salafiste Nasreddine Aloui n’a pas hésité à appeler les jeunes tunisiens à se préparer à mourir pour lutter contre le pouvoir. « J'ai préparé mon linceul après la mort de deux martyrs et j'appelle les jeunes du réveil islamique à faire de même car le mouvement Ennahdha et d'autres partis politiques veulent des élections sur les ruines et les cadavres du mouvement salafiste », a lancé le nouvel imam de la mosquée Ennour, dans la banlieue de la Manouba, à Tunis, en brandissant un drap blanc à la caméra.

Son prédécesseur est l'un des deux militants salafistes tués par les forces de l'ordre mardi, en riposte à une attaque contre deux postes de la garde nationale. « Je vais faire la guerre à ces gens là, a-t-il poursuivi, car le ministre de l'Intérieur et les dirigeants d'Ennahdha ont choisi les États-Unis comme leur bon dieu, ce sont [les Américains, NDLR] qui écrivent les lois et préparent la nouvelle Constitution », a-t-il martelé, toujours lors de son passage en direct à l'antenne.

"Des mots comme des balles"

« Ce genre de discours est en partie responsable du sang versé, tu ne réalises pas que tes mots sont comme des balles. Je suis surpris de ton refus de l'autre », a riposté Ali Larayedh, le ministre tunisien de l'Intérieur. Également présent sur le plateau, Samir Dilou, ministre tunisien des droits de l'Homme, a  surenchéri : « Tu n’es pas digne d'être un imam, ce discours est de l'incitation à la haine ».

Le porte-parole d’« Ansar al-charia », dont le leader est recherché pour avoir appelé à prendre d’assaut l’ambassade américaine, le 14 septembre dernier, a cependant essayé d’éteindre l’incendie provoqué par les paroles de l’imam Alaoui. « La Tunisie est une terre de prédication et non de jihad », a déclaré Abou Iyed, sur l’antenne d’Express-FM. Et de souligner que, selon lui, « le mouvement salafiste est victime d'une répression systématique. (…) On doit prendre en compte la situation psychologique de nos frères [comme l'imam de la mosquée Ennour, NDLR] parce qu'ils ont eu deux martyrs », a-t-il essayé de relativiser.

Selon le ministre des Affaires religieuses, Noureddine El Khadmi, une centaine de mosquées tunisiennes sont sous le contrôle d'islamistes radicaux. Il a rejeté l’appel à la violence de Nasreddine Aloui, tout en soulignant l’irresponsabilité de ce dernier, dont la nomination n’a pas relevé de son ministère, a-t-il souligné. Une enquête a été ouverte par les autorités tunisiennes contre l'imam de la mosquée Ennour pour incitation à la haine.

(Avec AFP)

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Des policiers tunisiens manifestent pour demander plus de moyens contre les salafistes

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Des policiers tunisiens manifestent pour demander plus de moyens contre les salafistes La police tunisienne souffre aussi du manque de reconnaissance de la population. © Fethi Belaid/AFP

Plusieurs centaines de policiers tunisiens ont brièvement manifesté, jeudi 1er novembre au matin, devant le ministère de l'Intérieur. Ils réclament plus de moyens et dénoncent les agressions dont ils sont victimes, notamment de la part d'islamistes radicaux.

Pris entre l’inertie – voire le laxisme – du gouvernement et la violence des islamistes radicaux, les policiers tunisiens se sentent souvent démunis et abandonnés par leur hiérarchie. Quelques centaines d’entre eux ont manifesté pendant une heure devant le ministère de l'Intérieur, jeudi 1er novembre au matin, pour dénoncer cette situation.

La grogne a été déclenchée par l'attaque au hachoir d'un officier de la garde nationale, samedi dernier, dans la banlieue de Tunis par un militant salafiste. L'arrestation de suspects dans le cadre de cette affaire a déclenché mardi des violences dans le même quartier. Deux postes de la garde ont été attaqués, deux assaillants ont été tués et deux agents blessés, selon le dernier bilan officiel annoncé jeudi. L'état d'urgence a été prolongé de trois mois dans le pays.

Policiers, agents de la garde nationale, de la protection civile et même de la garde se sont donc rassemblés pour réclamer en particulier des équipements supplémentaires et des instructions leur permettant d'user de tous les moyens nécessaires pour assurer leur sécurité lorsqu'ils sont victimes d’agression.

"Familles menacées"

« Nous dénonçons les violences contre les agents et demandons au gouvernement de prendre les mesures nécessaires très rapidement pour protéger les agents et leurs familles qui sont menacés », a déclaré Sami Gnaoui, un responsable du Syndicat général de la garde nationale. Le manque de reconnaissance de la population tunisienne est également un problème pour les forces de l’ordre, qui restent assimilées au régime de l’ancien président déchu Zine el-Abidine Ben Ali.

« Depuis la chute du régime, la police a perdu son prestige. Elle n'est pas respectée par le peuple ce qui accroît les risques d'agressions. Lorsqu'un agent de police perd son prestige, c'est tout l'État qui perd son prestige », estime Moez Dababi, du Syndicat de la protection civile.

Radhia Nasraoui bousculée

Mais les manifestants n’ont pas contribué à redresser leur image en prenant à partie une célèbre militante des droits de l'Homme venue pour apporter son soutien, Radhia Nasraoui. Celle-ci a été bousculée et insultée. « Elle n'arrête pas de nous insulter et elle vient à un rassemblement des forces de sécurité », s'est emporté un policier.

Radhia Nasraoui ne fait pourtant que recenser depuis des années les violences policières commises en Tunisie, dénonçant notamment la persistance des mauvais traitements dans les commissariats depuis la révolution de 2011.

(Avec AFP)

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Tunisie : l'état d'urgence prolongé de trois mois

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Tunisie : l'état d'urgence prolongé de trois mois Des policiers tunisiens dans une rue de La Manouba, en banlieue de Tunis, le 31 octobre 2012. © Fethi Belaid/AFP

Le président Moncef Marzouki a décidé, mercredi 31 octobre, de prolonger de trois mois l'état d'urgence en Tunisie. Une décision qui fait suite aux violences exceptionnelles déclenchées par des salafistes en banlieue de Tunis.

Conséquence directe de l’escalade de la violence en Tunisie, le président Moncef Marzouki n’a pas hésité à prolonger de trois mois, « à compter du 1er novembre 2012 », l’état d’urgence dans le pays, qui s’étend désormais jusqu’en janvier 2013. Et qui permet aux forces de l’ordre de bénéficier de pouvoirs d’intervention accrus.

Depuis juillet, il n'avait été prolongé que par tranche d'un mois, pour permettre une amélioration de la situation sécuritaire en Tunisie. Mais c’est l’inverse qui s'est produit. Quand ce ne sont pas les policiers qui sont accusés de violer les droits humains, ce sont les islamistes radicaux qui prennent d’assaut l’ambassade américaine ou agressent de simples citoyens et les forces de l’ordre, comme récemment dans le quartier de La Manouba, en banlieue de Tunis.

Lors de ces dernières violences, qui ont commencé le 28 octobre, le bilan officiel fait état d’un islamiste tué par balles et de deux agents blessés, mais selon nos informations, confirmées par une source policière interrogée par l'AFP, au moins deux radicaux auraient été tués. Alors qu’il faisait preuve jusque là de laxisme, le gouvernement dominé par Ennahdha a affirmé sa volonté de lutter contre les violences salafistes avec « tous les outils permis par la loi ».

Tunisie : l'état d'urgence prolongé de trois mois

Un char de l'armée à La Manouba, en banlieue de Tunis, le 31 octobre 2012.

© Fethi Belaid/AFP

Vastes renforts

De vastes renforts ont ainsi été déployés dans le quartier de Douar Hicher, où les violences ont eu lieu mardi. Mais dans la réalité, en plein cœur de ce quartier populaire, ce sont les islamistes qui font régner leur ordre moral par la terreur, armés de couteaux, de sabres ou de hachoirs. « On ne va pas laisser le meurtre d'hier sans réaction », a affirmé l'un d'eux. Un autre, âgé d'une vingtaine d'années, a reconnu que les violences avaient été déclenchées par l'interpellation de plusieurs salafistes, estimant « que ce n'est pas une raison pour tirer dans la tête d'un Tunisien ».

Les islamistes avaient cependant été les premiers à agresser un vendeur ambulant d’alcool, lui coupant trois doigts, et blessant grièvement à la tête avec un hachoir un garde national. Le parti Ennahdha a, quant à lui, alterné entre fermeté et appels « au calme », affirmant que « l'État a le droit de faire face à toute menace à la paix sociale » tout en disant « prier » pour « le citoyen tunisien » mort dans l'attaque des postes de police.

(Avec AFP)

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Escalade de la violence en Tunisie

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Escalade de la violence en Tunisie Des manifestants salafistes à La Manouba, près de Tunis, en novembre 2011. © AFP

Stupeur en Tunisie. Malgré la trêve de l’Aïd el-Kébir, les salafistes n'hésitent pas à recourir à l'ultra-violence pour faire régner leur ordre moral à Douar Hicher, en banlieue de Tunis. Pendant ce temps, les tensions entre partis politiques se font plus vives que jamais, sur fond de première lecture à l'Assemblée du projet de Constitution.

Les habitants de Douar Hicher, quartier populaire en périphérie de Tunis, sont abasourdis. Depuis mardi 30 octobre au soir, leur quartier est bouclé par les salafistes qui ont perdu au moins deux des leurs dans des affrontements avec les forces de l’ordre. Tirs à balles réelles et gaz lacrymogène de la police répondent aux cocktails Molotov et aux assauts à l’arme blanche des jihadistes.

Tout a commencé le second jour de l’Aïd el-Kébir, quand les partisans d’Abou Iyadh s’en sont pris à des débiteurs clandestins d’alcool. Dans un déchaînement de violence barbare, inattendue et inhabituelle en Tunisie, ils ont coupé trois doigts à un vendeur et gravement blessé un agent de la garde nationale. Depuis, les tensions se sont exacerbées et la surenchère dans la violence semble sans limites.

Les salafistes n’ont pas de revendications précises. Avec un argumentaire confus, ils accusent le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, ancien parti au pouvoir, dissous) ainsi que la formation Nidaa Tounes de Beji Caïd Essebsi de vouloir semer le trouble. Mais ils s’en prennent aussi au gouvernement. Il faut dire que la situation leur profite : ils gagnent en visibilité dans les médias et les prêches en leur faveur abondent dans les mosquées qui sont sous leur coupe.

Divisions

Qui obéit à qui ? C’est la question qui est sur toutes les lèvres en Tunisie face à la montée en puissance de la violence islamiste.

Les radicaux revendiquent les événements comme de hauts faits d’armes et se font menaçants envers tous ceux qui leur barreraient la route vers l’instauration d’un nouvel ordre moral conforme à la charia. Ils ont décrétés la fermeture des écoles du quartier, des services publics mais aussi celles de nombreux ateliers. Effrayée et inquiète, la population obéit. Mais sa préoccupation principale est toujours de joindre les deux bouts.

Le ministère de l’Intérieur, jusqu’ici assez  laxiste envers les extrémistes, est divisé sur la conduite à tenir. Les syndicats des forces de l’ordre réagissent contre leur hiérarchie, exigent d’avoir des instructions claires, et demandent « qui obéit à qui ? » C’est la question qui est sur toutes les lèvres en Tunisie face à la montée en puissance de la violence islamiste, en toute impunité.

À cette confusion s’ajoute l’intervention, un peu partout dans le pays, de la Ligue de défense des objectifs de la révolution, une association proche des salafistes qui revendique, au nom de la révolution, le droit d’avoir recours à la violence pour empêcher les réunions des formations politiques qu’elle estime être organisées par des transfuges du RCD ou par des opposants de Ennahdha.

Ses membres ont notamment bloqué toute l’activité des îles Kerkennah dont les habitants manifestaient leur mécontentement face à un nouveau conseil municipal composé de militants islamistes. Et au prétexte qu’elle bénéficie là d’un cadre politique légal, la ligue annonce qu’elle entend faire sa propre justice.

Cousue de fil blanc, la manœuvre semble être aussi une diversion. Car l’essentiel de ce qui se joue en Tunisie n’est pas dans la rue, il est à l’Assemblée nationale constituante.

Complot

L’ennemi commun désigné par les salafistes de tous poils est le parti fondé par l’ancien Premier ministre Béji Caïd Essebsi, qui grimpe en flèche dans les sondages. Les radicaux forcent le trait, font volontairement l’amalgame entre militants de Nidaa Tounes et RCD, ressortent même du fond des tiroirs du ministère public une affaire de complot contre la sûreté de l’État qui impliquerait aussi bien d’anciens proches de Ben Ali, dont Kamel Letaief, que des proches de Essebsi et de son parti.

Cousue de fil blanc, la manœuvre semble être aussi une diversion. Car l’essentiel de ce qui se joue en Tunisie n’est pas dans la rue, il est à l’Assemblée nationale constituante. Une première lecture de la Constitution est en cours. Le projet présenté est très controversé. Il ne mentionne pas le caractère civil de l’État, donne trop de place à la famille et fait référence aux valeurs du sacré sans tenir compte des référentiels universels. Une mouture sans créativité et liberticide, bien en deçà de ce qui était attendu après une révolution.

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Par Frida Dahmani, à Tunis

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