Valérie Pécresse rompt le jeûne à la Mosquée de Paris
Lefigaro, 08/09/2008
Source :
www.lefigaro.fr/actualites/2008/09/08/01...e-mam-sur-l-ump-.php
À l'invitation du recteur Dalil Boubakeur, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement et de la Recherche, se rendra lundi soir à la Mosquée de Paris pour rompre le jeûne. En présence notamment de Bernard Debré, député apparenté UMP de Paris, et de Rachid Kaci, conseiller de Nicolas Sarkozy, Valérie Pécresse, candidate à la primaire UMP dans la perspective des élections régionales, en profitera pour dialoguer avec les associations musulmanes d'Ile-de-France.
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Quand le maire se félicite d'avoir menti…
Le Parisien, E.B. | 06.09.2008
Source :
www.leparisien.fr/abo-seine-saint-denis/...6-09-2008-201427.php
«OUI, je vous ai volontairement caché que ce serait une mosquée. Je voulais montrer la normalité d'un tel projet. Et aujourd'hui, tout prouve que j'avais raison de le faire. Contrairement à tous ces maires qui annoncent dans les médias qu'ils veulent une mosquée, moi, je l'ai. » Le député-maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, a enfin tombé le masque jeudi soir.
La nouvelle salle polyvalente du quartier de l'Avenir, derrière l'hypermarché Carrefour, a toujours été dans son esprit construite pour accueillir le lieu de prière de la communauté musulmane comme nous l'avions annoncé dans notre édition en mars 2007. « Je n'ai pas voulu l'annoncer à la population car cela aurait forcément créé des tensions, avoue-t-il. De cette façon, son ouverture il y a sept mois n'a fait peur à personne. Et aujourd'hui, tout montre que c'est une réussite. » L'imam, Hassen Choulghami, accueille 200 à 300 croyants par jour, avec des pointes à 1 500 pendant le ramadan, et 260 enfants pour l'enseignement religieux et le soutien scolaire. « La mosquée n'est aux mains d'aucune communauté, assure l'élu. Maghrébins, Pakistanais et Egyptiens, tous prient ensemble. Juifs et chrétiens sont les bienvenus. Nous louons la salle à la communauté et savons que ce sont les fidèles qui payent le loyer. Comme nous le voulions, c'est un lieu d'intégration et d'ouverture. »
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Quand un député maire se félicite d'avoir volontairement menti
Par Roger Heurtebise, lundi 8 septembre 2008
La mairie de Drancy a construit une mosquée municipale d'1,8 millions d'euros… en cachette, pourtant sur le site web du député maire de Drancy Jean-Christophe Lagarde on peut lire sur la page d'accueil « Lorsque vous m'avez élu pour porter votre voix à l'assemblé nationale, je m'étais engagé à vous informer régulièrement des positions que je prendrai et à relayer vos demandes, c'est ce que je m'efforce à faire depuis 2002 »
Force est de constater que les promesses en politique n'engagent que ceux qui les reçoivent.
Il se dit souvent que des élus ou des politiciens prennent les citoyens français pour des crétins. Mais alors, quels mots faudrait-il utiliser pour qualifier la politique du député-maire Nouveau Centre de Drancy (Seine-Saint-Denis) ? En effet, par trois fois, il a méprisé ses administrés en alliant le mensonge, la tromperie, et le mépris.
Et il reconnaît deux de ces « qualités », et même il les revendique, comme le révèle un entrefilet du quotidien Le Parisien le 6 septembre dernier : « Oui, je vous ai volontairement caché que ce serait une mosquée. Je voulais montrer la normalité d'un tel projet. Et aujourd'hui, tout prouve que j'avais raison de le faire. Contrairement à tous ces maires qui annoncent dans les médias qu'ils veulent une mosquée, moi, je l'ai. »
De quoi s'agit-il ? Selon l'Express du 8 janvier, la commune de Drancy aurait tout simplement financé en totalité la construction d'une mosquée… pour la somme de 1,8 millions d'euros, évidemment payée par le contribuable ! Cette somme serait ensuite remboursée par la location du bâtiment aux « fidèles ». Le loyer se monte à 4000 euros mensuels. Cela démontre donc un autre mensonge de Jean-Christophe LAGARDE, qui prétend que les 1,8 millions d'euros que cette mosquée a coûté serait un prêt remboursé par ce loyer. En effet, cela donne un loyer annuel de 48.000 euros, soit 2,67% de 1.800.000 euros. Ce qui est est un taux inférieur à l'inflation, aux intérêts du Livret A ou de n'importe quel prêt commercial immobilier actuelle. Autrement dit, le loyer ne paie même pas les intérêts de la dette, et par conséquent, le capital d'1,8 millions d'euros « prêté » par la mairie ne sera JAMAIS remboursés d'un seul centime. C'est un dol manifeste pour les Drancéens, un dol de près de 2 millions d'euros, et c'est la preuve définitive que la mairie de Drancy finance à 100% un culte privé. Et depuis quand les communes laïques de France doivent avoir « leur » mosquée ? Car il s'agit bien, et c'est une première en France (ou du moins la première fois que le pot aux roses est révélé), d'une mosquée municipale.
Une mosquée municipale, évidemment, si ça se savait, ça aurait fait réagir les Drancéens et causé quelques soucis à son maire. Il faut donc leur cacher la vérité, comme l'avoue Jean-Christophe LAGARDE : « Je n'ai pas voulu l'annoncer à la population car cela aurait forcément créé des tensions ». Eh oui, officiellement, ce maire et les autres élus de la commune n'ont pas financé une mosquée au frais du contribuable, mais… une « salle polyvalente », comme le révèle un blog d'opposition. Tellement « polyvalente », qu'elle est louée exclusivement à une association musulmane comme « centre culturel » pour masquer le fait qu'il s'agit d'un lieu de culte. Naturellement, tout cela n'est ni d'« intérêt général », ni de « service public » comme doit l'être, selon la loi française, tout bail accordé par une collectivité locale.
Bref, on ne saurait mieux déguiser une subvention publique à un culte privé, ce qui est interdit par les lois laïques de la République.
Le procédé n'est pas nouveau, et les tribunaux administratifs ont déjà annulé de nombreuses subventions illégales. Mais dans la plupart des affaires, les maires ne cachaient pas leur intention d'aider le culte musulman, tandis que Jean-Christophe LAGARDE a sciemment trompé ses administrés, comme il le reconnaît. Et la tromperie est de taille, puisqu'il leur a caché la véritable destination de 1,8 millions d'euros !
Ainsi, outre l'atteinte aux lois et aux principes de la République sur la laïcité, Jean-Christophe LAGARDE a pris trois fois les Drancéens pour des imbéciles.
1. Il leur ment sur la destination d'une décision municipale qui engage quasiment deux millions d'euros. C'est une véritable falsification qui est inadmissible, puisque cela ouvre la porte à tous les abus. Les élus pourraient ainsi financer ce qui leur chante avec l'argent des contribuables, et dire qu'il a servi à tout autre chose. Evidemment, c'est un déni total de démocratie.
2. Il considère que les Drancéens qui l'ont élu sont trop stupides pour qu'on leur dise la vérité sur ce qu'on fait en leur nom (ou plutôt, qu'on leur cache !) Ce n'est même plus le fait du prince, c'est là encore l'antithèse de la démocratie et de la République, c'est le retour de la royauté. Louis XIV disait « L'Etat, c'est moi ». Désormais, « Drancy, c'est Jean-Christophe LAGARDE ».
3. Non seulement il ment et il trompe ses administrés, mais il le revendique et il en est fier. Non seulement il les prend pour des mal-comprenants incapables de discernement et dénués d'intelligence, mais il leur dit qu'il a raison d'agir ainsi.
Et il enfonce le clou, car selon Le Parisien, le maire de Drancy explique que l'« ouverture [de la mosquée] il y a sept mois n'a fait peur à personne ». Evidemment, puisqu'il a tout fait pour nier qu'il s'agissait d'une mosquée, et que par conséquent les drancéens ne le savaient pas ! Là encore, c'est vraiment prendre les gens pour des imbéciles.
Devant une telle attitude de mensonge, de tromperie et de mépris des citoyens, on peut se poser la question de savoir si Jean-Christophe LAGARDE est bien à sa place de maire, de député, de représentant de la Nation et de la République dans sa commune, et d'officier de police judiciaire. Les autorités judiciaires et la préfecture devront également étudier la légalité d'une décision et d'une action municipale insincères, basées sur une tromperie volontaire, et évidemment contraires à la laïcité républicaine française.