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La filiale algérienne du cimentier français Lafarge prévoit d’investir 400 millions d’euros durant les deux prochaines années afin d’augmenter, entre autres, ses capacités de production de ciment et de béton, a annoncé, hier à Alger, Serge Dubois, directeur des affaires publiques et communication de Lafarge Algérie. «Notre objectif est d’investir dans toutes les activités et en particulier dans le béton. On a cette chance d’avoir le ciment blanc qui est une denrée rare, avec la meilleure qualité en termes de résistance. Donc, on va promouvoir de plus en plus nos solutions constructives avec le béton blanc», a-t-il expliqué en marge de la seconde édition du séminaire sur les technologies du béton blanc, organisée à l’hôtel Hilton. L’enjeu pour Lafarge, l’un des plus gros investisseurs privés hors hydrocarbures en Algérie, est de passer du statut de producteur et de vendeur de ciment à celui de fournisseur de solutions en béton, a-t-il précisé. Grâce à ces futurs investissements, les capacités de production de béton de l’entreprise passeront de 1,5 million de mètres cubes à 3 millions de mètres cubes en 2018 avec l’entrée en service de nouvelles centrales à béton. Le groupe dispose actuellement de près de 30 centres de production de béton, avec une flotte de plus de 150 camions malaxeurs. Sa part de marché est d’environ 7%, mais l’entreprise entend bien «grossir» dans ce segment, selon les termes de Serge Dubois. La nouvelle usine de Biskra du groupe Lafarge, fruit d’un partenariat avec l’homme d’affaires algérien Souakri, sera opérationnelle en juillet 2016 avec une capacité de production de 2,7 millions de tonnes/an. Cette nouvelle usine, créée conformément à la règle en vigueur régissant les investissements étrangers, s’ajoute aux deux autres du groupe implantées à M’sila et à Mascara (Oggaz), totalisant une capacité de production de 8,6 millions de tonnes/an.