Maroc

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Première cause de mortalité par insuffisance rénale,  première cause de morbidité et mortalité par maladie cardiovasculaire, première cause de cécité, première cause d’amputation des membres inférieurs, triste palmarès que celui du diabète. Cette épidémie galopante aux multiples complications (cardiovasculaires, rénales, oculaires et neurologiques) qui surviennent en l’absence d’une prise en charge adéquate et aux coûts élevés engendrés en termes de dépenses, mais aussi en morbidité et mortalité. Un problème de santé publique qui a amené la Ligue marocaine de lutte contre le diabète avec le soutien du ministère de la Santé, du Conseil national de l’Ordre national des médecins, des sociétés savantes nationales et des associations de diabète de la région Mena, membres de la Fédération internationale du diabète à organiser un colloque international à Rabat. Cette rencontre scientifique sur le diabète et la nutrition, a été  non seulement une occasion pour débattre des récentes acquisitions en matière de prévention et de traitement de cette pathologie, mais aussi pour discuter des stratégies engagées dans la région MENA et  particulièrement dans notre pays afin de lutter contre cette épidémie.
Dr Jamal Belkhadir, président de l’Association de lutte contre le diabète a été on ne peut plus clair. «Au Maroc, la situation  est particulièrement  préoccupante et les dernières estimations montrent une prévalence de 10%. L’enquête Maremar dont les résultats sont annoncés durant le Colloque montre des chiffres qui dépassent 13%», a-t-il souligné. Et d’abonder dans ce sens en précisant  qu’en l’absence de dépistage systématique, plus de 50% des diabétiques s’ignorent. Ainsi,  la maladie ne sera découverte que fortuitement ou à l’occasion de complications. Il est donc urgent, selon lui,  qu’une politique de prévention du diabète et des maladies non transmissibles à large échelle soit mise en place. Dans ce cadre, Dr Belkhadir estime qu’une politique nationale de prévention du diabète engendrera nombre de défis, notamment la nécessité de mieux comprendre les facteurs sociétaux et environnementaux qui régissent ce que l’on a qualifié d’épidémie du 21ème siècle. Pour ce faire, il faudra évaluer scientifiquement les choix de style de vie et les changements dans l’environnement qui ne dépendent pas des personnes sur le plan individuel. Il faudra sensibiliser davantage l’opinion à la prévention du diabète de type 2, la lutte contre l’obésité et à la responsabilité des personnes et des familles quant à leur choix de style de vie.
Pour éclairer les décideurs en la matière, rien de mieux que d’effectuer des enquêtes afin de disposer d’informations scientifiquement valides. C’est le cas de l’enquête Maremar, la plus large au niveau du continent africain et du monde arabe, sur la prévalence et les facteurs de risques de la maladie rénale chronique au Maroc. Les résultats en ont été présentés par Pr Mohammed Benghanem Gharbi, président de la Société marocaine d’hypertension artérielle. Il en ressort ainsi que le diabète est classé en tête de liste des principales causes de cette maladie avec (32,8%) suivi de l’hypertension artérielle (28,2%) et la lithiase urinaire (9,2%).
Quid du plan d’action mondial?
Le diabète constitue une crise sanitaire, mais c’est également une catastrophe sociétale mondiale. Aux quatre coins de la planète, les gouvernements luttent pour faire face aux coûts des soins liés au diabète. Face à ce fléau, la Fédération internationale du diabète a mis en place un plan mondial contre cette maladie 2011-2021. Objectif principal : la mise en œuvre des programmes nationaux contre le diabète.
A cet égard, des modèles dont l’efficacité est avérée sont d’ores et déjà en place dans certains pays, comme le souligne la fédération qui tire la sonnette d’alarme : «Aujourd’hui, 366 millions de personnes souffrent du diabète et 280 millions courent un risque élevé de le développer. Si rien n’est fait, ces chiffres devraient respectivement passer à 552 millions et 398 millions d’ici 2030».
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Accueillie avec prudence par les Suédois, l’ouverture aux acteurs privés de la gestion d’établissements scolaires est sous le coup de nombreuses critiques nourries par les résultats chancelants des élèves dans les évaluations internationales.
Depuis 1992, le royaume scandinave autorise les entreprises à gérer les écoles libres. Ces établissements, sous contrat d’association et financés par l’Etat mais à but lucratif, suivent un programme similaire à celui des écoles publiques.
Ils ont plus de liberté pour développer certaines disciplines, répondre à des préoccupations de groupes religieux ou d’origines nationales divers, suivre des approches pédagogiques différentes, tels Montessori ou Waldorf.
Les défenseurs du système estiment qu’il propose une plus grande diversité de choix aux parents et aux élèves. Pour ses détracteurs, il accentue les disparités et la palette des cours proposée est loin d’être adaptée aux besoins du marché du travail.
En témoigne la popularité des filières coiffures. Avant le lancement des écoles libres, la concurrence était rude pour entrer dans un lycée préparant au diplôme de coiffeur et les élèves trouvaient un emploi à leur sortie. Depuis, chaque ville possède au moins un établissement préparant au diplôme. Résultat, en 2012, 2.700 coiffeurs ont été diplômés pour seulement 700 postes disponibles.
«Bien que nous ayons dit aux écoles qu’il n’y avait pas assez de demande, ils ont augmenté le nombre de leurs étudiants», regrette une représentante syndicale, Linda Palmetzhofer, représentante de Handels, un syndicat des cols bleus, précisant toutefois que la situation s’améliorait depuis deux, trois ans.
En outre, l’enquête internationale PISA (Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves), réalisée par l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), montre que les résultats des adolescents suédois de 15 ans en compréhension de l’écrit ont chuté de plus de vingt points entre 2000 et 2009.
Assez pour faire porter le chapeau aux écoles libres et enflammer plus d’un dîner en ville. D’autant que des études ont montré que ces écoles emploient, en moyenne, moins de personnel et ont un pourcentage plus élevé de professeurs non diplômés.
«Les dépenses qu’on peut réduire le plus, ce sont les salaires des prof», déplore Rossana Dinamarca, une députée de la Gauche, un allié traditionnel des sociaux-démocrates qui ont gouverné la Suède 69 des 100 dernières années.
Si les Suédois restent favorables au système, ils sont de plus en plus hostiles à la possibilité qu’il offre aux entreprises de réaliser un profit alors qu’elles bénéficient de l’argent public. Et ce malgré les difficultés qu’éprouvent certains acteurs privés. Ainsi, l’une des plus grandes chaînes d’école libres JB Education a déposé le bilan en juin.
Il n’y a aucun frais de scolarité pour entrer dans ces établissements. Chacun reçoit une enveloppe selon le nombre d’inscrits. Dès lors, tous les moyens sont bons pour attirer le chaland: des ordinateurs portables gratuits à la distribution de bonnes notes, les écoles libres sont accusées de négliger la qualité des cours.
Des accusations balayées d’un revers de manche par les professionnels qui estiment que si l’enseignement dispensé était de mauvaise qualité, leurs bancs seraient vides.
Pourtant, pour Gabriel Sahlgren, directeur de recherches à l’Institute of Economic Affairs, un think tank londonien, «les écoles sont plus encouragées à faire gonfler les notes qu’à améliorer la qualité de l’éducation». Et c’est sur ce point que le système doit être amélioré.
Selon lui, l’augmentation du nombre des écoles libres n’est pas responsable des mauvais résultats des élèves. C’est la nouvelle méthode d’enseignement qui privilégie l’autonomie des enfants sur un apprentissage traditionnel par l’enseignant qu’il faut pointer du doigt.
Ainsi, les résultats des jeunes Norvégiens ont également reculé dans les enquêtes internationales d’évaluation, le pays ayant également plébiscité des méthodes d’enseignement similaires, sans toutefois avoir le même système d’écoles libres que la Suède, relève-t-il.
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