Moyen-orient

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Un pêcheur s'entretient avec des migrants depuis un bateau avant de descendre d'un dériveur sur la plage

MIGRATION - Ce 4 avril, El Diario a dévoilé les nouveaux accords qui devraient être passés entre l’Espagne et le Maroc pour gérer le flux migratoire. Selon le journal espagnol, le pays voisin pourrait fournir au royaume du Maroc “des navires, des formation aux opérations de sauvetage, des supports informatiques et des moyens de communication, afin d’empêcher l’arrivée de migrants en Espagne”. Dans le pays européen, des voix se sont élevées à l’annonce de la nouvelle. La CGT et des associations ont dénoncé la volonté de l’Espagne de déléguer le sauvetage des migrants aux autorités marocaines. 

Pour la Confédération Générale du Travail espagnol, “le Maroc n’est pas un pays capable de garantir le respect des droits de l’Homme les plus fondamentaux”, écrit-elle dans un communiqué publié aujourd’hui.Les organisations espagnoles de défense des droits de l’Homme (l’Association des droits de l’homme d’Andalousie (APDHA), Irídia et l’Union des journalistes de l’Andalousie (SPA)), affirment de leur côté que le Maroc ne doit “en aucun cas être considéré comme un havre de paix permettant le débarquement des personnes sauvées, autant par sauvetage maritime que par la Guardia Civil”.

“Différents rapports émanant d’entités aussi solvables que l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH) et Amnesty International s’interrogent sur le fait que le Maroc est un ‘havre de paix’ et décrivent des violations flagrantes des droits des migrants qui transitent ou partent du Maroc”, souligne le communiqué rappelant les “violences injustifiées, agressions de toutes sortes, mauvais traitements par les forces de sécurité marocaines, perquisitions, arrestations et expulsions sans garantie ni respect des droits des personnes touchées, y compris les femmes et les mineurs, détention illégale, acceptation des expulsions à chaud sans aucune garantie pour les personnes qui souhaitent demander une protection internationale ou encore violation des droits des enfants de migrants”. Les associations rappellent également que la Commission espagnole pour l’aide aux réfugiés (CEAR) affirme que “le Maroc n’est pas un port sûr”.

Elles ordonnent ainsi “la fin des accords avec le Maroc, un pays qui viole systématiquement les droits de l’homme des migrants. Au contraire, la coordination avec le Maroc doit avoir pour principe de respecter les droits de l’homme de tous et de veiller à ce que personne ne meurt pour avoir tenté de migrer”, ajoute le communiqué.

 

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ENVIRONNEMENT - Ce 4 avril, la Bibliothèque nationale du royaume du Maroc (BNRM) a inauguré une centrale solaire photovoltaïque. Elle lui permettra de couvrir jusqu’à 40% de ses besoins en énergie et ainsi concrétiser son engagement en faveur de la transition énergétique.

Le projet est le fruit d’un partenariat entre la BNRM et la Fondation BMCE-Bank pour l’éducation et l’environnement. Il a été intégralement financé par la Fondation, pour un montant de plus de 2,6 MDH qui comprend la fourniture de 600 panneaux solaires de puissance unitaire de 320 Wc couvrant une surface de 2.400 m2, l’installation d’onduleurs solaires, d’un tableau solaire et d’une boite de jonction DC, ainsi que la mise en place d’un système de monitoring à distance.

S’exprimant à la cérémonie d’inauguration officielle de cette centrale solaire, le ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Laaraj, a salué ce partenariat stratégique scellé avec la Fondation BMCE Bank, qui œuvre en faveur de la culture marocaine et qui contribue à la réalisation d’importants projets dans le domaine culturel, éducatif et environnemental. Ce partenariat public-privé traduit concrètement les actions menées par la Fondation et le ministère en faveur de la préservation de l’environnement et de l’énergie et la promotion des espaces culturels, a-t-il souligné.

De son côté, la présidente de la Fondation BMCE Bank pour l’éducation et l’environnement, Leila Meziane Benjelloun, a souligné que cette initiative permettra à la BNRM de produire sa propre électricité de manière écologique et couvrir jusqu’à 40% de ses besoins énergétiques. “Il s’agit d’un partenariat d’intelligence qui a été scellé, reflétant les valeurs et les objectifs communs que les deux institutions partagent”, a-t-elle affirmé.

Pour sa part, le directeur de la BNRM, Mohamed El Ferrane a indiqué que le projet de la centrale solaire vise, entre autres, la rationalisation de la consommation énergétique de la bibliothèque et l’optimisation de ses ressources. Ce projet permettra à la BNRM de s’approvisionner en énergie et de fonctionner normalement tout en respectant l’environnement, s’est-il réjoui, notant que grâce à cette action, cet établissement a franchi un pas géant vers la bibliothèque verte, inscrite et impliquée dans la stratégie de développement durable. 

 

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