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Il n’y a pas de père : les adolescents palestiniens, tête haute pour la libération Il n’y a pas de père : les adolescents palestiniens, tête haute pour la libération
Samah Jabr – Middle East Eye – 19 octobre 2015
 
La violence des actes de la résistance contre l’occupation chez les jeunes 
est un symptôme de la désorganisation de la société dans laquelle ils luttent pour survivre.



Un jeune Palestinien en aide un autre à mettre son keffieh, lors d’affrontements avec les soldats israéliens près de la colonie juive illégale de Bet El, dans Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 4 octobre 2015. (AFP)

La participation auto-inspirée et improvisée d'adolescents qui n’ont aucune affiliation politique est un phénomène marquant dans le soulèvement actuel. Ils sont des mineurs nés après les Accords d’Oslo et qui ont observé à distance les trois guerres contre Gaza, ils ont assisté à la sauvagerie croissante des colons contre nos villageois en Cisjordanie, et aujourd'hui, ils voient clairement comment l’expansion israélienne s’accapare tout ce qui est palestinien dans Jérusalem.
Ces garçons ne sont ni désespérés ni suicidaires, et pas davantage des délinquants et des contrevenants à la morale. Au contraire, les biographies de beaucoup d’entre eux révèlent une recherche ambitieuse pour l’excellence et la réussite. Ils se perçoivent eux-mêmes comme capables, altruistes et protégeant le peuple palestinien – ils sont prêts à endurer le sacrifice extrême pour réaliser ces objectifs.
Ahmad Manasra, 13 ans, a été blessé par les Israéliens et a été laissé baignant dans son sang sur la ligne du tramway, accompagné des cris obscènes des passagers israéliens demandant « qu’on lui mette une balle dans la tête », en représailles d'accusations selon lesquelles il aurait poignardé un jeune Israélien. Ce jeune était étudiant à Al Nayzak, inscrit à un programme parascolaire pour étudiants talentueux en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques.
Mustafa Al Khatib, 17 ans, était un étudiant apprécié et éminent de l’École Al Ibrahimeyeh. Mais les enfances de ces jeunes sont complètement non reconnues par les Israéliens, dont l’article de presse le lendemain de l’évènement était intitulé : « Un terroriste de 13 ans poignarde un garçon de 13 ans ».
Je ne cherche pas à encourager la violence, mais je suis conduite à en comprendre et à en expliquer les origines, et à demander qu’il y soit donné une réponse d’adulte. L’adolescence est une phase de développement normalement caractérisée par l’impulsivité, la vulnérabilité émotionnelle et une recherche d’identité. Cependant, nos adolescents ne traversent pas cette phase de façon paisible.
« Nous allons t’emmener à la salle Numéro Quatre. Sais-tu ce que c’est ? Tu y entres sur tes deux jambes, mais tu en ressors à quatre pattes ». Ce témoignage a été fréquemment rapporté après que des mineurs ont été interrogés par les Israéliens dans le complexe russe de Jérusalem au cours des dernières années – bien avant les affrontements actuels. Tel est l’objectif stratégique des Israéliens pour les Palestiniens qui vivent sous l’occupation : les objectiver et les exploiter comme des animaux à quatre pattes, contemplant le sol, n’osant pas se relever pour leurs droits. « Le seul bon Arabe est un Arabe mort », ce slogan souvent répété par les Israéliens exprime leur sentiment majoritaire envers les Palestiniens.
 Aujourd’hui, nous voyons ces « Arabes morts » et ces « Palestiniens à quatre pattes » se relever contre la violation et l’intimidation constantes de leur peuple, nous les voyons agresser leur oppresseur avec des armes primitives. Ce faisant, ils réaffirment, sous une forme extrême, qu’ils ont volonté et subjectivité, qu’ils sont capables de décider des choix, et qu’ils sont prêts à risquer une mort probable en se relevant contre l’ennemi. Mais ce qu’ils ne sont pas prêts à faire, c’est de vivre « à quatre pattes ».
Des pères désemparés
Au fil des années, l’occupation a sapé la structure de la famille palestinienne et désorganisé la communauté. Les pères palestiniens sont affaiblis, incapables de subvenir aux besoins de leur famille ou de la protéger contre les dommages. Quatre-vingts pour cent des habitants de Jérusalem vivent en dessous du seuil de pauvreté, dans un logement inadéquat et insalubre, avec un statut de « résident temporaire » qui peut leur être retiré pour la moindre marque perçue d’un défi de l’occupant. La toxicomanie est un problème croissant. Il existe des divergences terriblement visibles dans le mode de vie et les opportunités, entre l’est et l’ouest de Jérusalem. Plus ils respirent librement à Jérusalem-Ouest, plus ils nous étouffent à Jérusalem-Est.
De nombreux pères palestiniens ont été tués ou rendus psychologiquement absents par l’emprisonnement ou le traumatisme de la torture ; un tiers de tous les hommes palestiniens ont connu la détention israélienne à un moment ou à un autre depuis 1967. Beaucoup de ces pères, libérés après de longues années en prison, sont devenus l’ombre de ce qu’ils étaient auparavant. Ces pères voient bien que leurs fils aînés, bien qu’encore de simples adolescents, sont devenus « le père », à leur place.
Nos enfants font souvent l’expérience de ce qu’est une arrestation d’enfants dans leur maison. Ils ont vu leur père rester désemparé alors que des soldats masqués d’Israël faisaient irruption avec leurs chiens militaires, criant sur la famille en hébreu, alors qu’un petit frère était arraché de son lit. Dans certains cas, le père est même contraint de remettre ses enfants aux soldats, ravalant ses larmes. Ils ont vu leur mère frappée, humiliée et déshabillée quand elle avait trop tenté de défendre ses enfants, et ils ont vu leur père paralysé, incapable de les protéger. Falah Abu Maria, de Beit Ummar, a été tué alors qu’il tentait de défendre son fils contre les soldats, en juillet.
En outre, ces enfants ont fait l’expérience d’une direction palestinienne répressive et inefficace. Après les élections législatives palestiniennes de 2006, le Président palestinien en a justifié le rejet des résultats en déclarant « Si nous avons à choisir entre le pain et la démocratie, nous choisissons le pain ». Juste avant la dernière guerre de l’été 2014 contre Gaza, ce même Président a informé les Palestiniens que « la coordination avec Israël en matière de sécurité était sacrée ». Et récemment, à l’ouverture d’une session parlementaire au Conseil national palestinien, il a fait cette déclaration scandaleuse : « Nous n’avons rien à voir avec Jérusalem, le Prophète a quitté La Mecque ». La direction palestinienne a autorisé le siège étouffant de la bande de Gaza et elle a agi en coordination avec l’Égypte et Israël pour en inonder les tunnels. Tout récemment, la direction palestinienne arrêtait tout Palestinien qui recelait le potentiel de se lever contre les colons en Cisjordanie, et elle a brutalement réprimé les manifestations pacifiques qui s’opposaient aux agressions israéliennes contre la mosquée Al Aqsa.
Israël a délibérément attaqué et discrédité quiconque pourrait incarner le rôle d’un vrai père aux yeux des Palestiniens. Beaucoup de dirigeants palestiniens ont été purement et simplement assassinés par les forces israéliennes ; le ministre palestinien Zeyad Abu Ein est mort lors d’un affrontement violent avec les soldats ; un juge palestinien a été tué sur le pont Allenby dans des circonstances controversées, et la direction palestinienne avec citoyenneté israélienne tout entière subit des pressions et est menacée d’expulsion. Israël a arrêté des dizaines de membres du Conseil législatif palestinien et il est allé jusqu’à proposer une fouille corporelle des membres arabes de la Knesset avant qu’ils ne pénètrent dans la Knesset, afin de rabaisser encore davantage l’image de la direction palestinienne.
Les adolescents palestiniens savent très bien que leur avenir personnel est extrêmement limité sous l’occupation, avec son imposition forcée de conditions désespérées, économiques, politiques et sociales. Mais c’est la promesse de « l’avenir » qui aide les enfants et les jeunes dans leur développement et reporte à plus tard leur impulsivité naturelle et les aide à accepter les conseils de leurs parents. Ne prévoyant rien et leur potentiel étant gaspillé à l’avance, les adolescents palestiniens n’ont plus l’envie de maîtriser la témérité et l’impulsivité propres à leur âge. Ressentant eux-mêmes qu’ils n’ont rien à perdre et personne sur qui prendre modèle, ils sont sans défense face à une identification concrète avec le traumatisme massif, la violence, le deuil et la mort tout autour d’eux.
L’occupation avec ses rêves brisés magnifie et masque à la fois toutes les autres formes de l’aspiration de l’adolescent et de la souffrance de l’adolescent. L’implication violente dans la résistance contre l’occupation chez ces jeunes est un symptôme de la désorganisation de la société dans laquelle ils luttent pour survivre. Et les adultes palestiniens, ayant souvent succombé à l’humiliation, à la peur et à une impuissance inculquée, ont échoué à répondre à ces enfants sans peur, mais aussi sans père car nous n'avons pas fait la moitié du chemin vers eux ; nous avons laissé un vide par notre incapacité à relever le défi de nos responsabilités.

La confrontation entre l’occupé et l’occupant est le résultat naturel de la réalité palestinienne – bien plus que la fausse soumission officielle typique aux Israéliens ponctuée par des crises occasionnelles contre eux. Notre direction n’a pas été capable de fixer un agenda et une stratégie nationale pour la libération ; elle a évité et craint le processus de sensibilisation des Palestiniens, et elle a interdit de mettre au point tant un discours authentique que la fourniture d’outils véritables pour la libération.
Notre direction a échoué dans la promotion de l’éducation comme véhicule de notre dignité, et elle a négligé le travail de guérison du traumatisme de l’humiliation. Au lieu de cela, nos dirigeants ont encouragé le chauvinisme factionnel, la polarisation, la corruption et le népotisme, et ils ont distribué leurs faveurs sur la base de la docilité et de l’affiliation politique.
Les actes de nos jeunes expriment un désir ardent de liberté et de dignité, mais ce désir a besoin de notre soutien et qu’on l’entretienne. Nous devons protéger notre jeunesse contre son intrépidité qui peut faire avorter leur vie et leur objectif – et tel ce sera le cas en l’absence de frontières formelles, d’instauration de limites, et des valeurs sociales auxquelles une direction paternelle pourvoie.
La réaction spontanée de nos enfants face à l’occupation doit être un avertissement de la nécessité d’une réforme politique fondamentale en Palestine, elle doit nous alerter sur la nécessité de survivre en tant qu’individus et de faire prospérer une nation. Leurs actions doivent être une sonnette d’alarme pour nous les adultes, un catalyseur pour organiser un projet significatif véritable pour mettre fin à l’occupation.
 
 
 
 
Samah Jabr est Jérusalémite, elle est une psychiatre et une psychothérapeute qui s’intéresse au bien-être de sa communauté, bien au-delà des questions de santé mentale.  
 
http://www.middleeasteye.net/columns/there-no-father-palestinian-adolescents-stand-tall-liberation-577522527
Traduction : JPP pour Les Amis de Jayyous
 
 

Alter Info l'Information Alternative
Le calvaire palestinien : La révolte d'un peuple désespéré Le calvaire palestinien :
La révolte d'un peuple désespéré
 
«The old will die and the young will forget» «Les vieux mourront et les jeunes oublieront.»
 
Sentence attribuée à Ben-Gourion à propos  de la spoliation de la Terre des Palestiniens 
 
 
  Encore une fois, depuis une centaine d'années le conflit de l'usurpation de la Palestine par un Etat sioniste dit d'Israël créé le 14 avril 1948 à une voix près. Le ministère palestinien de la Santé déclarait lundi que le nombre de Palestiniens, tués par des tirs israéliens depuis le début du mois d'octobre, a atteint le chiffre de 45, dont 10 enfants.
 
  Pour rappel le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations unies adopte la résolution 181 qui prévoit le partage de la Palestine en un État juif et un État arabe. Dès le départ les Palestiniens se trouvent dépossédés de plus de 50% des terres. En fait tout commença avec la fameuse déclaration de Balfour où l'on promit une seconde fois après Dieu une Terre à des hommes et des femmes disséminés dans le monde. Il est vrai que le Congrès Juif refusa l'Ouganda.
«Le 30 novembre 1947, lit-on sur l'Encyclopédie Wikipédia, la guerre voit s'affronter les communautés juive et arabe. (...) Les forces et la société palestiniennes s'effondrent. Le 14 mai, dernier jour du mandat britannique, l'indépendance de l'État d'Israël est proclamée en tant «qu'État juif dans le pays d'Israël». Le lendemain 15 mai, les États arabes voisins, opposés au partage, interviennent. En théorie alliés, ceux-ci ambitionnent des objectifs différents et combattront leur adversaire de manière désorganisée et désunie.(...) Les forces israéliennes vainquent militairement sur tous les fronts. La ligne d'armistice partage Jérusalem, laissant la vieille ville du côté arabe. En gagnant la guerre de 1948, Israël conquiert 26% de territoires supplémentaires par rapport au plan de partage et prend le contrôle de 81% de la Palestine de 1947. La guerre s'accompagne de bouleversements démographiques. Entre novembre 1947 et juillet 1949, environ 720.000 Arabes de Palestine fuient ou sont expulsés des territoires qui formeront Israël» Ce sera la fameuse Nekba. Parallèlement, la loi du retour permet à tout juif de par le monde de venir en Israël et il sera interdit aux réfugiés de revenir.» (1)
Ce qui a fait dire au regretté Mahmoud Darwich «Celui qui m'a transformé en réfugié m'a transformé en bombe.» Arthur Ruppin, planificateur du sionisme s'adressant à l'Agence juive dans un meeting en 1938: «Je ne crois pas au transfert de Palestiniens d'une façon individuelle mais par villages entiers.» Pour rappel, la première intifada eut lieu le 9 décembre 1987. Le 28 septembre 2000 débute la seconde Intifada ou Intifada al-Aqsa. Si la plupart des observateurs lient le déclenchement de l'intifada à la visite au Mont du Temple ou Esplanade des Mosquées par Ariel Sharon considérée comme une provocation par les Palestiniens. Il y eut ensuite l'opération Rempart qui démolit Jénine, la construction du mur de séparation jugé illégal par la Cour internationale de justice.
La révolte du désespoir et de la dignité humaine
 
Où en sommes-nous? Le dernier carnage remonte à juillet 2014. En bombardant Ghaza durant cinquante jours, les Israéliens ont provoqué des dégâts sans équivalent depuis 1967, avec plus de deux mille morts, dont cinq cents enfants. Dans le même temps Abbas censé défendre les Palestiniens maintient sa coopération sécuritaire avec l'armée d'occupation et proteste mollement en laissant faire.
 
Veut -on un exemple du ras-le-bol ce que les médias désignent par 3e intifada est une révolte du désespoir, une révolte pour la dignité? Olivier Pironet, journaliste au Monde diplomatique après avoir visité, ces jours-ci, le goulag palestinien, immense prison à ciel ouvert, écrit: «(..)Parmi les chebab descendus dans la rue pour exprimer leur colère, certains sont issus du camp de réfugiés de Balata. (...) Construit en 1950 pour accueillir des villageois expulsés de la région de Jaffa, près de Tel-Aviv, Balata se trouve en zone A, l'aire administrative délimitant les secteurs de la Cisjordanie «gouvernés» par l'Autorité palestinienne,mais où l'armée israélienne opère à sa guise, en dépit des accords d'Oslo. Le camp offre un condensé des problèmes qui affectent les réfugiés palestiniens. Ici, la pauvreté (55% des habitants), le chômage (53%, dont 65% sont de jeunes diplômés), la promiscuité et l'insalubrité touchent presque tous les foyers. Près de vingt-huit mille habitants, dont 60% ont moins de 25 ans, s'entassent sur un kilomètre carré. (...) Connu pour son engagement contre l'occupation dès 1976, qualifié par les Israéliens de «bastion terroriste» et très surveillé, le camp a payé un lourd tribut ces dernières années: «Environ quatre cents morts depuis le déclenchement de la deuxième Intifada [2000-2005],et des milliers de blessés. Près de trois cents résidents du camp sont actuellement incarcérés en Israël», nous indique M.Arafat, qui a lui-même été emprisonné à plusieurs reprises. L'armée israélienne envahit régulièrement Balata pour «arrêter ceux qui ont participé à des manifestations ou sont recherchés pour leur activisme politique, ou bien encore pour ´´sécuriser´´ le quartier, du fait de la proximité du tombeau de Youssouf» - un mausolée vénéré par les juifs comme par les musulmans»(2).
 
«Harcelés par l'armée d'occupation et par les colons, les habitants sont «à bout», lâche M.Arafat. «Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. Quand les Israéliens surgissent pour perquisitionner ou capturer des militants politiques, nous tentons de nous interposer, mais nous sommes impuissants. Il y a encore des armes ici, mais les gens ne les utilisent plus. La police palestinienne devrait nous protéger des colons - très nombreux autour de Naplouse, et parmi les plus agressifs -, mais elle ne fait rien.» En vertu des accords sécuritaires israélo-palestiniens, élaborés en 1993, la police de l'Autorité palestinienne n'a pas le droit d'utiliser la force contre les colons en cas d'attaque, mais doit s'en remettre aux autorités israéliennes. Elle est aussi tenue de coopérer pour cibler et interpeller les militants palestiniens constituant un «danger potentiel» vis-à-vis d'Israël (...)» (2)
 
Curieusement, on fabrique un nouveau concept: l'intifada des couteaux. Je serai curieux de connaître qui est derrière cette mise sur le marché des médias mains tream pour souligner le couteau barbare. Pourquoi ne parle-t-on pas de la répression des cailloux par la mitraillette Uzzi? Du côté de l'Eglise, c'est le minimum syndical. Le pape, dit-on, suit avec une «grande inquiétude» les tensions en Terre sainte. Il appelle ceux qui sont pris par la violence en Terre sainte d'avoir le «courage et la force morale de dire non à la haine». Jérusalem a connu mardi 13 octobre sa journée la plus sanglante depuis le début de l'escalade des violences entre Israéliens et Palestiniens, il y a un mois. vendredi 16 octobre, le patriarcat latin a dénoncé «avec fermeté» l'incendie du tombeau de Jospeh (Youssef) comme «un acte insensé et d'une extrême gravité».
 
Tout autre son de cloche celui des Palestiniens chrétiens à demeure en la personne de Monseigneur Atallah Hanna archevêque de Jérusalem, il déclare: «J'ai dit, et maintes fois répété, que le sionisme et Daesh sont les deux faces d'une même monnaie, et quand je dis Daesh cela signifie toutes les organisations terroristes barbares et sanguinaires dont nous sommes convaincus qu'elles sont une fabrication américano-israélienne par excellence, dans le but essentiel de détruire la patrie arabe au profit d'Israël. Ils veulent détruire tout ce qui s'y trouve comme civilisation, humanité et beauté. Qui profite de tous ces massacres et déplacements de population? (...) Israël tente aujourd'hui d'accomplir tout ce qu'il n'a pu faire depuis 1967, en essayant de mettre la main sur la mosquée d'Al-Aqsa, d'avaler Jérusalem et ses Lieux saints et de chasser ses vrais habitants arabes palestiniens.»(3)
 
«Vous remarquerez poursuit le patriarche  que nous n'avons entendu aucune déclaration officielle ou officieuse de la part des États arabes, (...) On ne peut demander aux Palestiniens de rester les bras croisés devant un tel complot contre sa cause et sa terre. (...) La jeunesse palestinienne est sortie pour dire: «Nous ne nous soumettrons pas à Israël quels que soient les complots et aussi fortes soient les pressions. Quoi qu'ils tentent pour liquider notre cause, elle restera celle d'un peuple amoureux de la liberté et de la dignité». (...) Je ne suis pas de ceux qui pensent que l'Intifada ait jamais cessé en Palestine. C'est un état d'esprit permanent qui se manifeste de manières différentes. La Résistance sera toujours là tant que l'occupation et le racisme seront là. La Résistance ne s'arrêtera pas et c'est notre droit de Palestiniens de lutter pour libérer nos lieux sacrés et Jérusalem. Nous ne céderons pas à Israël.(...) Israël pense que les répressions et oppressions de plus en plus sauvages terroriseront le peuple palestinien. C'est l'inverse qui est vrai, car la jeunesse palestinienne en est arrivée à la conviction qu'elle ne peut compter que sur elle-même.» (3)
 
Même Gandhi aurait compris la violence des Palestiniens
 
Pour Daniel Vanhove, Israël doit être mis au ban de nos sociétés. Il écrit: «En Terre que l'on dit trois fois «sainte» - pour le judaïsme, le christianisme et l'islam - voici le résultat des collusions incessantes de nos gouvernements avec Israël: les Palestiniens peuvent endurer toutes les souffrances; leurs enfants, quel que soit leur âge, peuvent être abattus comme des chiens, agonisant dans leur sang, voire brûlés vifs sans que leurs assassins connus de la justice israélienne ne soient inquiétés; les femmes enceintes, les personnes âgées et les malades ne sont en aucun cas épargnés; les écoles, les hôpitaux et les lieux de culte sont régulièrement bombardés; leurs terres sont spoliées depuis des années par des extrémistes de la pire sorte, qu'il conviendrait assurément d'enfermer; quand elles ne sont pas volées par des colons, ou qu'ils n'en sont pas expulsés au moindre prétexte, leurs maisons sont détruites pour un oui ou un non; des barrages incessants les privent de toute possibilité de déplacement normal. Y compris les ambulances et leurs blessés qui souvent meurent lors de trajets rendus ainsi interminables; un mur de 9 mètres de haut sur des centaines de kilomètres les enferme dans ce qui s'apparente à des réserves à l'indienne. Et cette situation dure depuis des décennies... Nos médias ignorent la situation. Et la descente aux enfers de la population palestinienne se poursuit dans une indifférence qui depuis longtemps en est par cela devenue complice.» (4)
 
Il se trouve  heureusement, pour la dignité humaine, des Israéliens admirables qui prennent la defense de ses épaves que sont les Palestiniens. Gidéon Levy et Amira Hass écrivent dans le quotidien de gauche Haaretz des textes courageux dont nous reproduisons quelques extraits Gedéon Levy écrit que même Gandhi apôtre de la non-violence aurait compris les raisons de la violence des Palestiniens: «À travers le brouillard d'autosatisfaction, de propagande médiatique, d'incitation, de diversion, de lavage de cerveau et de victimisation de ces derniers jours, cette simple question revient avec force: qui a raison? (...) Il ne reste plus d'arguments fondés dans l'arsenal israélien, du genre qu'une personne honnête pourrait accepter. (...) En tant que vieille militante palestinienne, Hanan Ashraoui, a écrit récemment que les Palestiniens sont le seul peuple sur cette terre à qui on demande d'assurer la sécurité de l'occupant, tandis qu'Israël est le seul pays qui exige de ses victimes sa propre protection. Et comment pouvons-nous répondre? Aux 100 ans de dépossession et aux 50 ans d'oppression, nous pouvons ajouter ces quelques dernières années, marquées par l'intolérable arrogance israélienne qui nous explose une fois de plus au visage. (...) Nous sommes fatigués. Nous n'avons pas dit un mot de l'injustice de 1948, qui aurait dû s'arrêter alors et ne pas se poursuivre avec encore plus de force en 1967 et continuer sans aucune fin en perspective.» (5)
 
«Les Palestiniens écrit Amira Hass, se battent pour leur vie, Israël se bat pour l'occupation.» Jeudi 15 octobre 2015: la guerre n'a pas commencé jeudi dernier, elle ne commence pas avec les victimes juives, et elle ne prend pas fin quand plus aucun juif n'est assassiné. Les Palestiniens se battent pour leur vie, dans le plein sens du terme. Nous, juifs israéliens, nous nous battons pour notre privilège en tant que nation de maîtres, dans la pleine laideur du terme.
Les jeunes Palestiniens ne vont pas se mettre à assassiner des juifs parce qu'ils sont juifs, mais parce que nous sommes leurs occupants, leurs tortionnaires, leurs geôliers, les voleurs de leur terre et de leur eau, les démolisseurs de leurs maisons, ceux qui les ont exilés, qui leur bloquent leur horizon. Les jeunes Palestiniens, vengeurs et désespérés, sont prêts à donner leur vie et à causer à leur famille une énorme douleur, parce que l'ennemi auquel ils font face leur prouve chaque jour que sa méchanceté n'a pas de limites. (...) Même le langage est malveillant. Les juifs sont assassinés, mais les Palestiniens sont tués et meurent. Est-ce vrai» (6)?
 Les dérapages calculés du Premier Ministre israélien
 
 Quand on écoute le Premier Ministre israélien, à court d’arguments, invoquer l’argument suprême celui de la shoah sacrée avec un scoop : Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs sa faiblesse est d’avoir écouté le Muphti de Jérusalem ! Rien que çà ! Hitler n’a pas tenu compte de l’atmosphère qui prévalait depuis deux mille ans en Occident faisant des Juifs les déicides.  Il n’a entendu des pogroms que tous les pays mettaient en œuvre pour persécuter les Juifs qui n’avaient même pas le droit d’enterrer leur mort intra-muros à Paris la capitale  d’une France des droits de l’homme blanc. Il n’a prêté aucun attention aux idéologues des races supérieures tels que les Renan, les Arthur de Gobineau, les Joseph Chamberlain. Il s’inscrit en faux contre ce qu’écrivent les historiens à savoir que  c’est l’Europe du XIXe siècle qui a fait le lit du nazisme. Il n’a pas entendu  parler du racisme anti-juif et de l’antisémitisme à l’endroit des Juifs  des Arabes comme  Husseini le muphti  de Jérusalem, qui dans une posture, apparemment, masochiste,  supplie Hitler d’exterminer les sémites comme lui .  Franchement, il vaut mieux entendre cela que d’être sourd ! Les Arabes responsables au premier degré des massacres de masse à l’endroit des Juifs ; Angela Merkel qui recevait  Benyamin Netanyahu  ne fut pas dupe. Elle assuma –en le martelant dans sa réponse – la responsabilité de l’Allemagne  vis-à-vis du massacre de masse des Juifs.
 
Ceci dit Cette provocation est calculée,  Israêl va encore une fois de plus faire actionner la pompe a finance allemande au nom de la faute originelle. Après moult réparations, après les sous marins nucléaires gratuits, l’Industrie de l’Holocauste selon le bon mot de Norman Finkieltein va être actionnée dans tous les pays et chaque jacquerie des Palestiniens, se concrétise par des dons à Israël.
 
Le deuxième résultat de la provocation de Netanyahu  est aussi  de faire diversion, elle sera relayée par les inconditionnels dans tous les pays européens et américains qui seront une fois de plus par ce discours au point de ne prendre aucune résolution si ce n’est des vœux pieux comme vient de nous le prouver Ban Ki Moon qui appelle l’Armée la plus morale du monde et les terroristes au canif à faire preuve de retenue. Netanyahou ne parle jamais pour rien.  Comme lu sur le site  Réseau International : « Si BHL, et d’autres petits lieutenants comme lui, ont souvent pour rôle d’accompagner ou d’assurer le service après-vente d’un processus en cours, l’échelon supérieur représenté par les Fabius, Netanyahou et quelques autres, sont principalement utilisés pour initier ce processus. Leurs déclarations sont toujours annonciatrices d’un vaste programme »
  
La vraie vérité est qu’Israël veut faire glisser le conflit vers un conflit religieux. Pour le député palestinien Mustapha Barghouti: «Ce qui se passe n'est pas un conflit religieux. C'est bien plus que Jérusalem ou l'esplanade des Mosquées: c'est la lutte d'un peuple pour sa liberté, alors qu'il a vécu l'occupation la plus longue de l'histoire moderne.» Où sont les «Arabes» censés les aider dans leur juste combat? Où est la Ligue arabe qui a permis la destruction de la Libye en 2011. Ce n'est sûrement pas l'Arabie Saoudite qui va le faire, elle qui compte sur Israël pour mater le peuple yéménite.
 
Les Palestiniens sont bien seuls, mais ils n'oublieront pas malgré l'injonction de Ben Gourion, ni les jeunes ni les vieux. Pour les Occidentaux, le drame actuel est une question de terminologie: est-ce une intifada? Peu importe que les Palestiniens soient au désespoir, il faut un continment ( endiguement)  pour éviter l'intifada. Ce qui se passe est un cri de douleur. Les Palestiniens veulent vivre en paix. Peut-être qu'il faille dans cette dynamique de reshaping du Moyen-Orient un siècle après Balfour un siècle après Sykes-Picot; penser à restituer aux Palestiniens leurs dignité et leur donner des raisons de vivre dignement sur les 18% qui restent de la Palestine originelle (7).
1. La création de l'Etat d'Israël: Encyclopédie Wikipédia
 
2. Olivier Pironet: http://www.monde-diplomatique.fr/2014/10/PIRONET/50880
 
3.Monseigneur Atallah Hanna Interview Rana Ismaïl   Transcription et traduction par Mouna Alno-Nakhal
 
4. http://www.mondialisation.ca/israel-doit-etre-mis-au-ban-de-nos-societes/5482482
5. Gidéon Lévy     http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.679268?date=14450305 25480
 
6.Amira Hass:  http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.679129
 
7. Chems Eddine Chitour : Le calvaire palestinien.  Préface de Ismaël Hamdani, ancien chef de gouvernement algérien.  600 pages. Editions Casbah 2014. Alger
 
Article de référence : http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_ chitour/227951-la-revolte-d-un-peuple-desespere.html
 
 
Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz
 
 
 

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