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Les discours extrémistes français ou la guerre totale.
Ceux qui n'ont que le mot guerre à la bouche, doivent avoir l’honnêteté de penser le mécanisme dans sa globalité. Pour saisir afin que les actes de guerre sont divers et variés. Condamner
Quand la République frappe, mutile et tue ses propres enfants
C’est fait, l’Assemblée nationale a modifié les règles de l’élection présidentielle, les petits candidats sont « out »
C’est cela qu’ils appellent la démocratie? Dans les changements, non seulement les candidats n’ont plus l’obligation de rendre public les 500 signatures, et le temps de parole équitable ent
Dons à Tsahal : Une baisse d’impôts pour le contribuable français
Elle avait souligné qu'il s'agissait là «d'une niche fiscale payée par le contribuable français au profit d'une armée étrangère».
Faire un don à l'armée israélienne permettrait
France : installation d’un Etat policier (partie 1).
France : installation d’un Etat policier (partie 1).
Procédure d’exception sans état d’urgence.
Jean-Claude Paye, sociologue, auteur de

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Dae’ch, stade suprême de la mondialisation…
Et si l’on faisait complètement fausse route en ce qui concerne l’ « Etat islamique » (Dae’ch) ? Les débats récurrents sur l’Islam dévoyé nous égarent. Faudrait-il commencer par rappeler comment dès le milieu des années 50, les services américains ont instrumentalisé l’Islam radical, notamment le wahhabisme et les Frères musulmans, pour lutter contre les différentes variantes d’un nationalisme arabe, souvent allié de l’Union soviétique…
Cette instrumentalisation a culminé durant la décennie 1979/89 en Afghanistan où Ben Laden et ses affiliés ont bénéficié du soutien logistique des services américains et pakistanais ainsi que de la manne financière de l’Arabie saoudite et de ses satellites. Cette politique a perduré au-delà des attentats du 11 septembre 2001 dont l’ancien conseiller du président Carter – Zbigniew Brzezinski – affirmait qu’ils ne furent qu’un simple dysfonctionnement au regard de la victoire américaine sur l’empire communiste… De la fin de la Guerre froide jusqu’aux mal nommées « révolutions arabes », Washington n’a cessé de considérer les Frères musulmans et leurs sous-produits comme des alliés objectifs des choix économiques et stratégiques de leur conception de la mondialisation.
En mai 2011, lorsqu’ils décident de supprimer Oussama Ben Laden dont ils connaissent les conditions de villégiature au Pakistan depuis plus de quatre ans, les services américains décident – à la demande expresse d’Obama – de tourner la page Al-Qaïda devenue un obstacle à leur reconfiguration du Grand-Moyen-Orient. A cette époque, la Maison Blanche est persuadée que les Frères musulmans peuvent incarner « la révolution thermidorienne » dans l’ensemble du monde arabe, incarnant des alternatives conformes à leurs intérêts, non seulement en Tunisie et en Egypte, mais aussi en Libye, au Yémen et en Syrie. Malheureusement pour eux, après un an de pouvoir du président Morsi en Egypte, c’est le fiasco : les caisses sont vides, les étalages des boutiques et les pompes à essence aussi… Des millions d’Egyptiens descendent dans la rue et lèvent l’hypothèque des émules d’Hassan al-Banna. Même débâcle en Tunisie ainsi qu’en Libye où les islamistes s’affrontent pour la maîtrise du gâteau pétrolier, faisant sombrer le pays dans l’implosion mafieuse et criminelle. Un scénario identique se produit au Yémen pour le contrôle des ressources gazières.
En Syrie, la résistance du régime baathiste met fin à la contagion « frériste ». La guerre civile, qui déborde en Irak et au Liban, aboutit au grand schisme, sinon à la fin d’Al-Qaïda. Des « jihadistes locaux » contestent l’emprise des « jihadistes globaux » de la Qaïda pour revendiquer un territoire remettant en cause les vieilles frontières des accords Sykes-Picot. Le 9 juin 2014, ils prennent Mossoul, la deuxième ville d’Irak, avec la complicité des services turcs et de leurs bailleurs de fonds saoudiens, et revendiquent la proclamation d’un « Etat islamique » (Dae’ch), à cheval sur les zones pétrolières de la Syrie, de l’ouest et du nord de l’Irak. Une fois encore, en ne réagissant que très mollement à leur avancée, la Maison blanche fait fausse route et pense que ces jihadistes d’un nouveau type peuvent servir leurs intérêts. Il faudra attendre le 29 juin et la proclamation du Califat pour que les princes saoudiens prennent peur et demandent à leurs alliés de bombarder les positions avancées de cet « Etat » qui menace la Jordanie, le Liban et l’ensemble des monarchies pétrolières… Les décapitations de journalistes britanniques et américains, diffusées sur internet, rendent désormais insupportable cette « nouvelle barbarie » qu’il faut officiellement éradiquer.
Les Nations unies adoptent plusieurs résolutions afin d’assécher les ressources de Dae’ch. Une foultitude d’experts nous explique alors que les « nouveaux barbares » s’appuient sur cinq sources de financement : ressources pétrolières, fiscalité communautaire, dons, rançons et vente de biens archéologiques. Le message générique consiste à nous persuader que Dae’ch s’ « autofinance », permettant ainsi de blanchir les monarchies pétrolières dont plusieurs services de renseignement s’obstinent pourtant à dire qu’elles demeurent les bailleurs de fonds principaux des jihadistes. Les mêmes sources font plusieurs constats judicieux : les premiers bombardements de la Coalition internationale ont ciblé avec raison les puits pétroliers aux mains de Dae’ch ; l’impôt islamiste qui frappe des populations très démunies ne rentre pas ; les coffres des banques de Mossoul et le montant des rançons d’otages ne sont pas inépuisables ; les filières de trafics d’antiquité ont largement été démantelées.
Reste les « dons »… en provenance de pays pourtant membres à part entière de la Coalition. Place-forte bancaire traditionnelle pour les pays du Golfe, le Koweït fonctionne toujours comme plaque tournante pour les fonds de riches donateurs des pétromonarchies qui soutiennent les factions rebelles en Syrie dont beaucoup se sont ralliées à Dae’ch. La nébuleuse jihadiste ne manque pas de partisans ni de sympathisants dans la péninsule arabique, mais aussi dans l’ensemble du monde arabe et jusqu’en Occident. Les pays du Golfe, via leurs dirigeants et leurs appareils d’Etat ou par l’intermédiaire de fortunes privées, soutiennent depuis le début l’insurrection contre Bachar al Assad. Si les occidentaux ont pris fait et cause pour d’improbables groupes dits « laïcs et modérés », les rebelles islamistes continuent à recevoir de l’argent venant du Qatar, des Emirats arabes unis, d’Oman, d’Arabie saoudite et du Koweït. C’est d’ailleurs souvent par ce pays, place-forte bancaire, que transitent les fonds, comme l’expliquait récemment Michael Stephens, directeur du Royal United Service Institute au Qatar au micro de la BBC. Certains des groupes bénéficiaires se sont alliés à Dae’ch. Ils constituent les façades de l’ « Etat islamique » et peuvent recevoir des fonds de mécènes du Golfe sans que ceux-ci ne soient menacés de représailles par leurs gouvernements ou les pays occidentaux qui, souvent, sont parfaitement au courant…
La financiarisation de l’économie globale a démultiplié le poids et l’influence structurelle des capitaux des pays du Golfe. Les Etats-Unis, la Grande Bretagne, l’Allemagne et la France dépendent plus que jamais de leurs liquidités, de leurs investissements et de leurs acquisitions en matière de défense, d’aéronautique, d’immobilier, etc. Dans ces conditions, on voit mal comment ces partenaires complices décideraient de sévir sur le chapitre des financements de Dae’ch… allié objectif d’une mondialisation devenue folle, morbide mais rentable !
Dans l’un de ses livres les plus fameux – La part maudite -, Georges Bataille explique que toute expansion économique nécessite une part de « consummation », de gaspillage organiquement nécessaire à la fuite en avant du capital. A l’ « instabilité constructive » et ses débouchés innombrables en matière d’armements et de systèmes de sécurité, le terrorisme offre l’opportunité d’ajustements diplomatiques, sociaux, sinon culturels ne serait ce qu’en matière de restrictions des libertés civiles et politiques. Dans cette perspective, les « nouveaux barbares » de Dae’ch ne s’imposeraient-ils pas comme les alliés inespérés des bourses de Londres et New York ?
Lénine affirmait que « l’impérialisme est le stade suprême du capitalisme ». Dans notre monde globalisé, il se pourrait bien que le terrorisme actuel incarne à son tour le sommet de cette évolution paroxystique d’une course effrénée à l’argent…
Richard Labévière
http://prochetmoyen-orient.ch/lenvers-des-cartes-du-16-mars-2015/

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