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Slogans ou Messages ? Le style du Moyen-Orient
Photo : Le Guide Suprême iranien l’Ayatollah Ali Khamenei avec le Président turc Recep Tayyip Erdogan à Téhéran le 7 avril 2015

L’auteur pose, à la fin du texte, l’une des grandes questions sur la guerre du Yémen : « pourquoi une armée avec un budget qui dépasse le budget de défense de la Russie se démène pour chercher des alliés et quémander de l’aide ? » Outre la réponse qu’il propose, il semble qu’il y ait d’autres pistes à explorer.

La confrontation chiites contre sunnites est une fable pour attardés mentaux, démentie sur le terrain partout dans le Moyen-Orient. D’autre part, l’Arabie Saoudite n’a nullement besoin du Yémen et, si quand bien même cela serait, elle a ce qu’il faut en armements, en finances, en soutiens logistique, technique et de renseignement de la part d’Israël et des Etats-Unis qui sont déjà militairement présents dans le pays. Le conflit au Yémen pourrait alors être perçu comme simple prétexte (et uniquement cela) pour créer une grande Armée Musulmane incluant la Turquie (membre de l’OTAN) et le Pakistan nucléaire (bientôt membre de l’OCS). Ce qui voudrait dire que des yéménites sont en train de mourir dans une guerre artificielle, sans objectifs les concernant directement.

***
Par Ghassan KADI (Liban)

Hassan-Nasrallah100x100Le 4 Avril 2015, à la suite de l’attaque de la coalition menée par l’Arabie contre les Houthis au Yémen, le Secrétaire général du Hezbollah Hasan Nasrallah a prononcé un discours sans précédent dans lequel il attaquait ouvertement l’Arabie Saoudite et prédisait sa défaite au Yémen.

Dans ses précédentes interventions publiques, Nasrallah avait vivement critiqué ses adversaires locaux et régionaux, mais avait veillé à prendre de la hauteur et avait transformé sa stratégie en un slogan, rappelant que son premier et seul objectif était la « résistance » et protéger la résistance (contre Israël).

Nasrallah a toujours reflété la voix et les stratégies du guide suprême de l’Iran, et dans ce contexte, l’Iran avait ouvertement critiqué la politique de son voisin saoudien, mais avec un ton de réconciliation diplomatique. Ce ne fut que près d’une semaine après le dernier discours de Nasrallah, que le chef suprême de l’Iran a annoncé que « les Saoudiens allaient plonger leur nez dans la boue ».

Le prédécesseur de Khamenei, Khomeiny, n’avait pas tardé à créer des slogans anti-américains tels que « Mort à l’Amérique » et décrit les Etats-Unis comme le Grand Satan. Mais ces termes sont censés être destinés à la consommation. Il semble que les observateurs et les médias occidentaux ne discernent pas la différence subtile qu’il y a entre ces slogans et les vrais messages.

Un coup d’œil à l’est de l’Iran montre clairement la différence. Les dirigeants pakistanais proclament qu’ils protégeront toujours l’Arabie Saoudite et la terre sainte musulmane. Ça c’est le slogan. Mais quand il s’est agi de transformer le discours en actes, à la consternation et au grand désespoir de l’Arabie Saoudite et des Emirats Arabes Unis, le Parlement pakistanais a voté contre l’intervention au Yémen.

Erdogan, l’autre puissant leader sunnite que les Saoudiens espéraient rallier, est même allé un peu plus loin et a visité l’Iran au plus fort des tensions irano-saoudiennes, snobant les Saoudiens de la pire manière et au pire moment.

Seul Sisi a répondu à l’appel du devoir sunnite, pour une poignée de dollars. Maintenant que personne d’autre ne se propose, il peut partir pour quelques dollars de plus, jouant le rôle du truand, Erdogan étant la brute et le Pakistan le bon. (Ndt : Référence au film de Sergio Leone)

Un résultat positif de l’évolution récente, c’est que jusqu’à présent les Saoudiens n’ont pas réussi à constituer une armée d’un bloc sunnite pour lutter contre les « infidèles » chiites. Les pakistanais et les Turcs comprennent très bien ce que seraient les conséquences d’une telle alliance, et ils ne sont pas dupes comme les Saoudiens.

L’Arabie Saoudite se retrouve désormais seule et s’apprête à faire face à un dilemme. Les frappes aériennes n’atteignent pas leur objectif, et même si elles le faisaient, ce n’est que l’action sur le terrain qui sera déterminante. L’armée saoudienne a deux options ; battre en retraite ou lancer une invasion terrestre.

S’ils se retirent, les Saoudiens devront faire face à de graves conséquences. Ils ont agité un nid de frelons et les représailles suivront à l’intérieur de l’Arabie Saoudite mais aussi à ses frontières.

S’ils lancent un offensive terrestre, il n’y a que l’Egypte qui les soutiendra, à contrecœur. Mais la grande question est la suivante, pourquoi une armée avec un budget qui dépasse le budget de défense de la Russie se démène pour chercher des alliés et quémander de l’aide ? La réponse simple à cette question est que l’armée saoudienne est un tigre édenté, formée de Bédouins et de mercenaires.

Une autre question, encore plus importante, est la suivante. Avec ses critiques et menaces ouvertes contre la famille royale saoudienne, jusqu’où la direction de l’Iran soutiendra-t-elle les Houthis au Yémen?

Ghassan Kadi est un commentateur politique libanais et blogueur. Il fait actuellement son doctorat en sociologie du Moyen-Orient sur les connaissances locales et la compréhension de la culture, la mentalité et la politique du Levant.



Traduction Avic – Réseau International

Source : http://orientalreview.org/2015/04/15/slogans-vs-messages-middle-east-style/

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