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Comme nous l’écrivions le 21 décembre 2012, à un autre propos, “[i]l y a des années-lumière de cela, c’était fin novembre 2012”… Cette fois, il s’agit du Iron Dome israélien et non du chimique syrien. L’analogie est dans la fulgurante rapidité de la transformation à volonté de la “vérité officielle”, sous quelque forme que se signale cette “vérité”.
Iron Dome, “doctrine Dahiyeh” et “présomption de mensonge”
Donc… “Il y a des années-lumière de cela, c’était fin novembre 2012”, on ne tarissait officiellement pas le moindre éloge sur le Iron Dome, ou “dôme de la victoire”. Israël avait trouvé l’arme absolue contre les roquettes palestiniennes ou autres, c’est-à-dire cette arme qui semblerait si spécifique et si accrochée à l’obsession (israélienne) qu’on en parlerait comme d’une catégorie spécifique d’arme, – la “roquette anti-israélienne”. Quant au Iron Dome, nous avions et nous avons nos doutes (voir le 22 novembre 2012 et le 6 décembre 2012), qui subsistent et s’amplifient diablement, – mais bon, on peut accepter l’idée qu’une évaluation, quel que soit l’aspect faussaire de nombre d’arguments, “ça se discute”. Mais soudain, tout change… Voilà qu’un article du Jerusalem Post, à partir d’informations venues de chefs militaires, ainsi que d’autres indications, tout cela repris dans une dépêche AFP (Spacewar.com) du 20 décembre 2012, remet implicitement en question la célébration officielle de l’efficacité absolue du “dôme”, ce qui était considéré officiellement comme le seul succès assuré d’Israël dans cette affaire de l’opération “Pilier de défense” réalisée pendant une semaine, durant le mois de novembre, contre les Palestiniens. (Si nous insistons sur le terme, sinon sur le concept d’“officiel”, c’est bien parce que nous assistons en réalité à une bataille contestatrice et à une guerre d’influence entre des tendances, des centres de pouvoir “officiels”, sans le moindre souci de la protection de la vraisemblance, sans parler de la légitimité certes, de l’information officielle. Il est vrai que cela rejoint, en qualité, en caractère, en “façon de faire”, la pirouette déjà signalée, le 21 décembre 2012, du ministre turc Davutoglu, concernant l’armement chimique syrien.)

Quoi qu’il soit, nous apprenons selon l’article cité, ceci : «Israel's air force, the Jewish state's strike arm, was reported Thursday to be planning massive, pulverizing strikes against foes who bombard the country with missiles. That means switching from the recent focus on passive defense with anti-missile systems developed at great cost and hefty U.S. funding, to Israel's long-held military doctrine of large-scale offensive operations, taking the fight to the enemy.»

L’article s’attache essentiellement à la question du Hezbollah, considéré évidemment comme un adversaire infiniment plus coriace que le Hamas et les Palestiniens, et décidément l’objectif prioritaire des militaires qui ont une revanche à prendre de leur humiliation de 2006, – où l’on voit que la passion n’est nullement absente de l’argumentation, car la blessure d’amour-propre de l’armée israélienne, depuis l’été 2006, reste à vif. (A noter, en passant, un dysfonctionnement de plus, – mais on n’en est plus à un près, – en ce que les militaires pensent très différemment du pouvoir civil réduit à l’obsession-Netanyahou, qui, lui, ne pense qu’à l’Iran.) L’article cité rapporte que les militaires israéliens estiment l’arsenal du Hezbollah à 43.000 roquettes et missiles, dont certains jugés hors de portée des capacité d’une défense antimissiles. (On pourrait rajouter les drones à l’arsenal du Hezbollah, qui inquiètent particulièrement les militaires israéliens.) La doctrine désormais mise en avant par l’armée de l’air israélienne est celle de l’attaque aérienne préventive massive, et continue tout au long du conflit, contre les emplacements de tir, les réserves, les stocks, les centres de commandement, de contrôle et de communication du Hezbollah. Cette doctrine est nommée “doctrine Dahiyeh”, du nom du quartier Sud de Beyrouth où le Hezbollah, suppose-t-on ou bien en est-on assuré par le renseignement qu’on sait imparable, dispose de tous ses organes de commandement, de contrôle et de communication. C’est ce quartier qui fut impitoyablement pilonné par l’armée de l’air israélienne en 2006, pour éliminer les capacités du Hezbollah, avec l’insuccès total qu’on sait puisque cette guerre de 2006 fut un désastre pour Israël. (Étrange choix que de nommer la doctrine de la revanche du nom de “doctrine Dahiyeh”, du nom de la défaite ; étrange choix, indeed, comme si la marine française baptisait sa doctrine “doctrine Trafalgar”, et l’armée de terre, “doctrine Sedan-1940” ; étrange choix, qui montre bien la passion qui affleure, le besoin de soigner cet amour-propre, cette vanité blessés, de la puissance militaire israélienne si cruellement mise en échec en 2006.)

Jugeant qu’effectivement on ne remplace surtout pas une doctrine qui a montré sa si complète inefficacité, et après avoir proclamé que le Iron Dome avait prouvé qu’il était l’arme absolue d’Israël contre les multiples méchants qui ne rêvent que de son élimination, les militaires ressortent la même doctrine de l’échec de 2006 sous ce nom flambant neuf. Le reste de l’article, rapportant celui du Jerusalem Post, vaut citation . On y dit pêle-mêle que l’offensive aérienne israélienne de 2006 fut un échec ; que la prochaine offensive, la même, sera donc un succès (il est vrai qu’entretemps, des armes miracles sont arrivés) ; que Iron Dome fut indeed un succès retentissant, mais que l’application de cette doctrine aérienne offensive contre la bande de Gaza fut un succès plus grand encore, donc que Iron Dome est complètement dépassé et obsolète parce que, sans doute, c’est un succès retentissant ; donc que la nouvelle doctrine, ayant ainsi démontré son efficacité théorique à partir des racines profondes de son inefficacité, doit être suivie plus que jamais, notamment pour rejoindre le sentiment des Pères Fondateurs d’Israël, Ben Gourion en tête, tandis que Iron Dome, ayant montré son efficacité officielle, ne doit plus faire l’objet de la priorité dont il a bénéficié. Cette extraordinaire chevauchée de la logique déchaînée pour suivre une plaidoirie qui développe absolument tous les arguments jusqu’aux plus contradictoires, et absolument le contraire de tout cela, est contenue, à notre sens, dans ces quelques paragraphes.

«The Jerusalem Post reported Thursday that the Israeli air force, the most powerful in the Middle East, “is pushing ahead with its strategic assumption that offense, rather than defense, will be the decisive factor in the next confrontation, in which Hezbollah and its considerable arsenal of rockets may well be involved.” […] The officer closely identified with this plan, Maj. Gen. Gadi Eizenkot, a veteran of the 2006 war who became commander of Israel's northern front, was named deputy Chief of Staff Monday.

»During the 2006 war, despite intense Israeli airstrikes, Hezbollah fired nearly 4,000 rockets and missiles into northern Israel in an unprecedented barrage that was sustained right up to the U.N.-brokered cease-fire that halted hostilities. Next time around, with Hezbollah owning four times as many missiles and immensely greater destructive potential, Israeli planners fear cities and towns could be bombarded non-stop for weeks, with casualties infinitely higher than the couple of dozen killed by rockets in 2006.

»Israeli air power was unleashed again in November during an eight-day battle with Palestinian militants in the Gaza Strip, who fired some 1,400 rockets at Israel. Airstrikes reportedly knocked out several hundred on the ground in a ferocious blitz in which 1,500 targets were hit, using precision-guided weapons not available in 2006. The strikes reportedly destroyed more missiles than were shot down by the air force's five batteries of the Iron Dome system, a unique system developed by Israel to counter the short-range rocket menace. Iron Dome notched an impressive 84.6 percent kill rate for the rockets it engaged.

»Many Israelis say the focus on Iron Dome, and other counter-missile systems, since 2006 has diverted precious funds and military doctrine away from more strategic offensive systems – and David Ben Gurion's seminal directive of taking the fight to the enemy to wage short, sharp wars on his turf, not Israel's. Now, wrote Post Defense Correspondent Yaakov Lappin, the air force's strike capabilities are so great it could have hit the 1,500 targets it blasted Nov. 14-21 “in 24 hours” had it chosen to do so. “Technological upgrades to weapons systems in fighter jets are creating new operational capabilities, which would have been seen as bordering on fantasy just 15 years ago,” Lappin observed.»

Ainsi cette argumentation chaotique estime-t-elle avoir rempli sa mission de communication (ne parlons pas d’information, n’est-ce pas), en ayant réussi à montrer que, si les attaques se concentrent contre les Palestiniens et les projets stratégiques contre l’Iran, c’est le Hezbollah qui compte et qu’il faut éliminer ; que si Iron Dome et le principe de la défensive plutôt que l’offensive furent un succès retentissant et décisif, selon la “parole officielle”, c’est donc l’offensive qu’il faut privilégier ; que si la doctrine offensive employée contre le Hezbollah en 2006 fut un échec retentissant, c’est donc qu’elle sera un succès retentissant la prochaine fois… Voilà où se situe la démarche de la raison et de l’intelligence dans cette foire pathétique où seuls comptent les intérêts partisans. Pour le reste, au plus ils disent que tout est un succès triomphal, au plus on peut presque juger comme vérité du monde assurée que tout est et sera un échec, Iron Dome et “doctrine Dahiyeh”. Quoi qu’il en soit, la seule certitude c’est que la victime d'ores et déjà exécutée et enterrée de tout ce tintamarre honteux par rapport à la loyauté de l’esprit et la rigueur des principes, c’est bien entendu l’“information officielle”…

Nous écrivions plus haut, en respectant les termes, à propos du “concept ‘officiel’”, comme si l’idée de ce qui est “officiel”, et donc venant de l’autorité politique qui devrait être légitime et ainsi régalienne et principielle, se réduisait, en changeant absolument de nature, à un “concept” selon le jargon publicitaire, des relations publiques et de tout ce qui est le showbiz de l’information comme instruments de communication permettant sa manipulation. Cela implique, certes, une extrême et remarquable souplesse dans le chef de ces responsables de haut niveau et donc en charge de la “légitimité” officielle, fût-ce un ministre turc ou général israélien, pour pouvoir dire, à une ou deux semaines d’intervalle, le contraire exactement de ce qui était dit et proclamé in fine une ou deux semaine auparavant, sur les faits les plus importants. Ainsi sont portés les coups les plus rudes et sans doute décisifs à ce qu’il subsiste de crédit de la “vérité officielle” dans les derniers lambeaux épars de la chose. La “vérité officielle” n'est plus désormais qu'un “produit” dévalorisé, déclassé, dont on ne voudrait même pas pour les soldes– idem pour la légitimité, qui, in illo tempore, allait avec. Peu importe, et l’on sent bien que, littéralement, tout le monde s’en fout. Ce phénomène ressemble à un processus d’individualisation (dans le sens de l’individualisme) de l’information, dans le cadre du système de la communication qui fait croire à ses esprits courts, fût-ce celui d’un Davutoglu, qu’on peut absolument tout se permettre, comme si l’information, et la vérité éventuellement, étaient de la sorte dont on fait les chewing gum (de la gomme à mâcher, pour que nul n’en ignore). Alors, on se permet tout, sans distinguer qu’il ne reste plus, dissolution accomplie, que poussières de la “vérité officielle”, – et, d’ailleurs, on s’en fout (suite)… Par conséquent, lorsqu’un pouvoir “légitime” affirme quelque chose dépassant de tant soit peu l’information basique du type “il pleut, puisque le trottoir est mouillé par la pluie qui tombe sous nos yeux”, – il existe la nécessité complètement impérative, proche d’être absolue, de la “présomption de mensonge”.


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