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Quand la République frappe, mutile et tue ses propres enfants
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Dons à Tsahal : Une baisse d’impôts pour le contribuable français
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Procédure d’exception sans état d’urgence.
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Egypte, l’armée du coté des vaincus
Samuel Adams, l’un des pères fondateurs des Etats-Unis, écrivait en 1776, à propos de l’armée: « Il faut une armée, mais l’armée met toujours en péril les libertés du peuple. Les militaires ont tendance à se considérer comme un corps à part des autres citoyens ».
Cette assertion énoncée dans un contexte historique particulier, l’émergence de la constitution des Etats-Unis, et qui peut être aisément démentie par le rôle que certains armées ont joué dans l’émancipation de leurs propres peuples comme au Portugal  où en 1975 un groupe d’officier a fait jonction avec la rue pour mettre un terme à la plus ancienne dictature d’Europe, est cependant validée par la tragédie que vit actuellement l’Egypte
 
Dans les pays les plus développés, l’armée se refuse et ne peut confisquer ses libertés au peuple et ses prérogatives au pouvoir civil, issu de la volonté populaire, qu’elle soutient, défend et devant lequel elle se soumet. Elle exerce ses missions conformément à la constitution et concentre ses efforts à protéger la nation des agressions extérieures et à faire face à toute menace susceptible de porter atteinte à l’intégrité du territoire et à la sécurité nationale, adopte une attitude réservée vis-à-vis de la vie politique et ne s’ingère pas dans le débat d’idées ni dans la confrontation des projets politiques.
 
Dans les pays en développement, l’armée ne peut, dans la majorité des cas, encore et pour diverses raisons accéder à ce standard, ni se développer et se moderniser et est souvent bridée par son implication dans des opérations de police et de répression, le dévoiement de ses missions et par son insertion dans des processus politiques qui sollicitent des compétences qu’elle ne détient pas et qui l’affaiblissent.
 
En Egypte, des membres influents du complexe  militaro-industriel ont ainsi décidé de commettre l’irréparable et  d’user des moyens et de la puissance de feu dont ils disposent pour mettre aux arrêts un Président, démocratiquement élu en juin 2012 et soutenu par les principaux pays de la planète,  et l’assigner à résidence. Il s’agit bien d’un coup d’état militaire qui se produit traditionnellement lorsqu’une armée retourne ses armes contre le pouvoir, prend les commandes du pays et installe une personnalité de son choix.


L’ère des putschs et coups d’état militaires que l’on croyait à jamais révolue ou du moins endiguée par les changements en cours dans cette région du monde et par cette quête partagée par l’humanité toute entière d’un monde de liberté et de prospérité, semble se refonder et renaître comme le phénix de ses cendres.
 
Qui pourra dire un jour comment et surtout pourquoi une frange de l’armée égyptienne a décidé de destituer un président démocratiquement élu, l’arrêter, l’emprisonner, le juger peut-être demain, sans doute encore une fois pour «haute trahison et atteinte à la sécurité nationale» et prendre le risque d’enclencher un processus insurrectionnel, peut-être armé, porteur de tous les dangers ? Certains évoquent des raisons purement mercantiles et d’autres un agenda précis lié à la sécurité d’Israël vis-à-vis de laquelle les auteurs du coup de force en cours en Egypte semblent déjà apporter des garanties notamment en imposant des restrictions draconiennes à l’accès à la bande de Ghaza.
 
 
 
L’accueil mitigé, l’embarras voire l’opposition suscitée dans les grandes capitales du monde par cette incursion violente du bruit des bottes dans un pays qui semblait, malgré le poids des difficultés économiques et les grandes attentes de sa population,  engagé dans un processus démocratique qui pouvait réussir et entraîner dans son sillage l’ensemble des pays de la région, ne signifie pas pour autant une désapprobation de leur part notamment de certaines grandes capitales occidentales. Ces dernières qui ne  défendent en réalité que leurs propres intérêts stratégiques et qui savent prodiguer « la thérapie démocratique » à un monde arabe malade de ses gouvernants ne s’embarrassent pas de remords ni de scrupules lorsque les droits fondamentaux qu’elles prétendent promouvoir sont empiétés et bafoués de surcroit dans le sang.
Une répression sanglante a eu lieu devant le siège de la garde république au Caire. Des  dizaines d’Egyptiens sont morts. Cet épisode tragique confirme que la confrontation entre le droit et la force est engagée en Egypte et que ce pays pourrait s’installer dans une dangereuse instabilité que pourrait catalyser une conjoncture économique interne plutôt difficile. Les ingrédients de la guerre civile sont ainsi réunis et le retour à la légalité et à la légitimité serait sans doute la meilleure chose qui puisse arriver dans ce pays. Et les insuffisances et les dépassements supposés, dénoncées par les adversaires du Prédisent légitime de l’Egypte, ne pourraient servir de prétexte au retour aux années de plomb, ni au viol du choix librement exprimé par le peuple égyptien.
 
De nombreux enjeux vitaux pour les peuples de la région semblent, en réalité, avoir induit la crise égyptienne. Le premier enjeu dépasse de loin les frontières de ce pays. Il oppose  partisans et adversaires d’une nouvelle donne géopolitique au Proche-Orient qui peut  permettre de concrétiser l’aspiration légitime du peuple palestinien à un état ainsi qu’au retour de millions de réfugiés disséminés à travers le monde. Le second est la lutte féroce qui oppose partisans et adversaires d’une transition démocratique pacifique dans cette région du monde. L’élection de Morsy à la tête de l’Egypte a constitué comme une promesse pour les peuples de  la région puisqu’un président civil pouvait désormais être démocratiquement élu et se substituer aux régimes militaires qui ont toujours régné sans partage.  Le troisième enjeu fondamental est que la réussite de Morsy en Egypte pouvait démontrer qu’une élite peut diriger un pays musulman ou majoritairement musulman en s’inspirant de l’Islam, en affrontant les défis induits par la complexité du monde, en composant avec la nécessité de l’apaisement des relations internationales et en respectant les libertés des individus et les droits des minorités religieuses. Cette réussite ne devait pas se produire ni ce saut éminemment qualitatif, déjà abouti en Turquie et également en Iran. D’autres en Egypte mais surtout ailleurs en auront décidé autrement.

Par Salim METREF

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