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Jean-Claude Paye, sociologue, auteur de

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Les choses se corsent en Egypte. Après des manifestations menées depuis plus de trois semaines par les partisans de Mohamed Morsi, émaillées ces derniers jours de provocations à la violence, le chef de l’armée, le général Adel Fattah Al-Sissi, appelle les Egyptiens à sortir vendredi dans la rue pour donner « à l’armée et à la police mandat pour faire face à la violence et au terrorisme éventuel ».
Le général Al-Sissi déclare la guerre aux Frères : L’Egypte sur un mauvais trip
Il n’y a pas de lecture juridique à faire dans cet appel qui confirme que l’armée est le centre névralgique du pouvoir. On est toujours dans le bras de fer politique où la rue sert de moyens de pression et d’alibi. Le message du général Al-Sissi est net : il n’est pas question de revenir sur la destitution de Mohamed Morsi dont il s’est abstenu de citer le nom. Lunettes et casquette, le général Al-Sissi était dans la posture du Caudillo qui n’a pas le droit comme référence, mais « le peuple ». Et face à une contestation, dans la rue, menée par les islamistes, il décide de solliciter la « rue » pour… en finir. Car, le ministre de la Défense n’a pas, en théorie, besoin d’un « mandat » du peuple qui s’exprime dans la rue pour exercer les missions ordinaires de préservation de l’ordre public et de lutte contre la violence.
Ce que demande Al-Sissi est donc une légitimation d’un traitement violent de la contestation menée par les Frères musulmans et dont l’ampleur a visiblement dépassé les prévisions. La perte des médias et l’arrestation d’une partie de leurs dirigeants n’ont pas empêché les islamistes d’organiser une riposte, dans la rue, qui empêche la « normalisation » décidée par l’armée. On peut s’attendre à ce que tous les moyens de l’Etat, qui ont manqué à Morsi quand il exerçait le pouvoir, vont être mobilisés pour qu’il y ait de la foule, vendredi prochain. Le général Al-Sissi a choisi délibérément cette journée où les islamistes avaient prévu d’organiser une nouvelle « journée millionième » de protestation contre le coup d’Etat et pour le retour à la légitimité.
Il a délibérément pris le risque, devenu de plus en plus évident avec l’entrée en lice ces derniers temps de nervis (baltaguas) manipulés par la police pour pousser à la violence.
L’armée égyptienne – et le gouvernement civil mis en place n’y change rien – a déjà tous les pouvoirs. Ce que demande Al-Sissi est une légitimation préalable pour des actions contre un
« terrorisme éventuel ». Mais l’Egypte ne fait pas l’objet d’une menace extérieure – malgré l’abjecte propagande des médias égyptiens contre les Palestiniens et les Syriens -, elle connait une crise interne.
Une partie de la population égyptienne considère que l’armée a commis un coup d’Etat et elle l’exprime, quand il n’y a pas de provocations, de manière pacifique. L’armée qui porte au pinacle la rue du « 30 juin » ne supporte pas la rue de l’après 30 juin. L’appel du général Sissi est une déclaration de guerre en bonne et due forme qui veut se prévaloir de la rue érigée en peuple. Il ne sortira rien de bon de cette volonté de faire taire la rue qui conteste la destitution de Morsi.
On ne peut se prévaloir de la rue et contester à ses adversaires le droit d’y recourir. On est clairement dans une escalade de plus contre les voies de l’expression pacifique.
Dans une réaction à chaud sur Facebook, Essam El Arian, vice-président du parti de la liberté et de la justice, a écrit : « Le général Al-Sissi a donné son point de vue et raconté sa version. Il est du droit du peuple d’entendre l’autre point de vue et de la même tribune. N’y a-t-il personne de raisonnable pour lui conseiller de permettre au président légitime qui a eu la majorité des voix dans des élections libres de dire son mot? Des millions vont sortir effectivement pour dire aux chefs putschistes, comme ils le disent depuis le 28 juin dernier, qu’ils sont contre le coup d’Etat et pour la légitimité… ». Il ajouté que la « menace » d’Al-Sissi n’empêchera pas « les millions de se mobiliser » contre ceux
« qui tuent les femmes, les enfants et les gens en prosternation durant la prière… ». L’Egypte est sur un mauvais chemin. La démocratie, elle, a déjà perdu la partie.


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