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Jean-Claude Paye, sociologue, auteur de

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La junte militaire en Egypte, soutenue par les Etats-Unis, a poursuivi sa violente répression pendant le week-end contre toute opposition à son régime dictatorial.
La junte égyptienne intensifie la répression
Dimanche soir, l’armée a érigé des barricades et posté des tireurs d’élite sur les toits pour empêcher que les manifestants opposés à son coup d’Etat ne convergent vers la Cour suprême constitutionnelle depuis six points de départ différents dans la capitale égyptienne.

Dans un communiqué publié dimanche soir, le dirigeant du coup d’Etat et dictateur de fait, le général Abdel Fattah al-Sissi, a déclaré : « Notre retenue ne durera pas. Nous n’accepterons plus aucune attaque. Nous riposterons avec un maximum de force. Les assaillants veulent détruire l’Egypte. »

Samedi, la police et les forces armées ont pris d’assaut la mosquée al-Fath, place Ramsès, au Caire où 1.500 partisans du président islamiste déchu, Mohamed Morsi, étaient assiégés depuis vendredi.

Une séquence video diffusée par le réseau social Bambuser a enregistré les scènes de terreur et de panique qui ont eu lieu à l’intérieur de la mosquée. Alors que les protestataires terrorisés, dont certains portaient des masques à gaz, apportaient des chaises et des meubles pour barricader l’entrée, des grenades assourdissantes et des salves de gaz lacrymogènes secouaient le bâtiment. Vers la fin, la vidéo a été coupée et l’on entend le bruit incessant d’une fusillade au milieu des hurlements des gens pris au piège à l’intérieur.

Le gouvernement n’a pas confirmé le nombre de personnes tuées au cours de l’opération mais a annoncé que 79 personnes avaient été tuées et 549 blessées samedi dans un prétendu « combat contre le terrorisme ». La junte a tenté de justifier le meurtre des manifestants, la restauration de la tristement célèbre loi d’urgence de l’ère Moubarak et une dictature militaire au moyen de la fausse prétention que tous les protestataires anti-armée étaient des terroristes armés.

C’est sur la base de cette propagande que, depuis sa prise de pouvoir le 3 juillet par un coup d’Etat militaire, le régime a assassiné, blessé et arrêté des milliers de manifestants. Selon les chiffres fournis par le gouvernement, la violence de vendredi a fait au moins 173 morts, dont 95 au Caire et 25 à Alexandrie. Depuis mercredi dernier, plus de 850 personnes ont été tuées selon le décompte fait par le régime ; les Frères musulmans (FM) ont évalué le bilan des morts à plusieurs milliers.

Parmi les tués de vendredi figurait un fils du guide suprême des FM, Mohamed Badie. Selon les articles de presse, plus d’un millier de membres des FM, dont la moitié de leurs hauts responsables, ont été arrêtés.

Le gouvernement égyptien discute entre-temps d’un projet présenté par le premier ministre nommé par l’armée, Hazem al-Beblawi, pour interdire complètement les FM. Une telle décision obligerait la plus importante organisation islamiste d’Egypte à retourner dans la clandestinité, et les ramènerait à l’époque de la dictature de Moubarak où elle était officiellement interdite et où des milliers de leurs membres étaient emprisonnés.

Beblawi, un membre fondateur du Parti social-démocrate égyptien, a dit aux journalistes « Il n’y aura pas de réconciliation avec ceux qui ont les mains tachées de sang et qui ont tourné leurs armes contre l’Etat et ses institutions. »

Dimanche, les FM ont réduit le nombre des défilés qu’ils avaient initialement prévu dans le cadre d’une semaine de protestations à l’échelle nationale contre le coup d’Etat. Le journal Egyptian Independent a suggéré que « le changement de tactique pourrait être une tentative de réduire les pertes humaines après la mort il y a deux jours de centaines de personnes lors des affrontements avec les forces de sécurité. »

Alors que ceci joue certainement un rôle, les FM craignent avant tout de risquer de perdre le contrôle des protestations au moment où des couches plus vastes de la population rejettent un retour au régime Moubarak et une nouvelle dictature.

Gehad el-Haddad a lancé jeudi une mise en garde en disant : « C’est maintenant incontrôlable. Il y avait toujours eu ce souci. Avec chaque massacre, cela augmente. Le danger véritable surgit lorsque des groupes de gens furieux par la perte de leurs proches commencent à se mobiliser sur le terrain. »

Sa crainte qu’une répression continue puisse déclencher une nouvelle recrudescence de luttes de masse de la classe ouvrière est partagée par les puissances impérialistes.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, avait averti samedi lors de sa rencontre avec son homologue du Qatar, Mohammad Al Attiyah, que la situation en Egypte pourrait se transformer en une guerre civile et exigea instamment une solution politique.

Westerwelle a dit: « Dans sa manière de traiter avec l’opposition, le gouvernement égyptien doit maintenant être prudent et trouver une solution pour désamorcer la situation. Il n’y a pas d’alternative à des pourparlers bilatéraux. »

L’Union européenne tiendra une réunion d’urgence à Bruxelles le 19 août. Certains Etats européens ont réclamé la suppression de l’aide d’un montant d’un milliard d’euros à l’Egypte.

Le magazine The Economist a résumé les craintes et les motivations des puissances impérialistes : « La question est de savoir si la suppression est maintenant le meilleur moyen de gérer la question des Frères musulmans ou si ceci ne ferait qu’aggraver la pagaille. » Le magazine poursuit : « La pire erreur du général est toutefois d’ignorer la leçon la plus importante du printemps arabe. A savoir que les gens ordinaires aspirent à la dignité. Ils détestent être menés à la baguette par des responsables subalternes et dirigés par des autocrates corrompus. Ils rejettent l’appareil d’Etat policier. Au lieu de cela ils veulent une meilleure vie, des emplois décents et un certain nombre de libertés fondamentales. »

Une lutte en faveur des droits sociaux et démocratiques et contre la dictature ne viserait pas simplement la junte et ses partisans internationaux mais aussi l’affluent milieu libéral et de la pseudo-gauche en Egypte qui continue de glorifier la répression de l’armée et de la police.

Des groupes de la classe moyenne comme les Socialistes révolutionnaires (SR) et le Front de salut national (NSF) ont soutenu le complot droitier de Tamarod pour canaliser l’opposition de masse populaire contre Morsi derrière le coup d’Etat militaire du 3 juillet.

Le dirigeant de Tamarod Mohamed Badr a déclaré au cours du week-end : « Ce que l’Egypte traverse actuellement c’est le prix à payer, un prix élevé, pour se débarrasser de l’organisation fasciste des Frères musulmans avant qu’ils ne prennent contrôle de tout et nous chassent tous. » Il a ensuite déclaré un soutien inconditionnel à la répression militaire : « Je n’ai rien vu de mal de la part de l’armée. Elle ne s’est pas immiscée dans la politique et je peux en témoigner. J’appuie ses décisions de mon propre chef et sans recevoir d’instructions car je pense qu’elles sont bonnes et nous mènent là où nous voulons parvenir. »

Après deux ans de luttes révolutionnaires farouches, les couches de la classe moyenne affluente exigent la fin de toutes les protestations et de toutes les grèves qui menacent de plus en plus leurs fortunes et leurs privilèges. Ces couches ont tellement viré à droite que leur politique contre-révolutionnaire ressemble étonnamment à la tactique de la terreur de l’ancien régime Moubarak qui, dans la « Bataille des chameaux » avait déchaîné ses nervis pour attaquer les travailleurs et les jeunes qui protestaient sur la place Tahrir.

Jeudi, avec le soutien du NSF, Tamarod a appelé à la formation de « comités de quartier dans toutes les villes et tous les villages pour nous protéger ainsi que notre pays, nos biens publics et privés, nos mosquées et nos églises. » Des voyous armés ont ultérieurement assisté les forces de sécurité dans la répression des protestataires anti-coup d’Etat.

Ce virement très net vers la droite ainsi que les appels à une dictature de la part des élites dirigeantes et de leurs partisans soi-disant de gauche ou libéraux est un phénomène international. Vendredi, le New York Times a publié une rubrique intitulée « La démocratie peut attendre en Egypte » rédigée par Charles Kupchan, un professeur de relations internationales à l’université de Georgetown et ancien responsable du Conseil de la sécurité nationale du gouvernement Clinton.

En commentant « la répression sanglante par l’armée égyptienne, » Kupchan remarque : « Cette réalité requiert une correction modérée du cap de la politique américaine. Plutôt que de considérer la fin du monopole de l’autocratie comme le moment venu pour propager la démocratie dans la région, Washington devrait réduire son ambition et collaborer avec les gouvernements de transition pour établir les fondements d’un régime responsable, même s’il n’est pas démocratique. »

De la même manière, Leslie Gelb, un ancien secrétaire adjoint du gouvernement Carter et jadis chef du Conseil des Affaires étrangères américain, a écrit le 17 août dans le Daily Beast une rubrique identique intitulée « Il est temps de se pincer le nez et de soutenir l’armée égyptienne. »

« [M]ême si c’est triste à dire, » écrit Gelb, « l’armée [égyptienne] fait ce que des quantités de gouvernements dans le monde feraient dans les mêmes conditions. »


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