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Ceux qui n'ont que le mot guerre à la bouche, doivent avoir l’honnêteté de penser le mécanisme dans sa globalité. Pour saisir afin que les actes de guerre sont divers et variés. Condamner
Quand la République frappe, mutile et tue ses propres enfants
C’est fait, l’Assemblée nationale a modifié les règles de l’élection présidentielle, les petits candidats sont « out »
C’est cela qu’ils appellent la démocratie? Dans les changements, non seulement les candidats n’ont plus l’obligation de rendre public les 500 signatures, et le temps de parole équitable ent
Dons à Tsahal : Une baisse d’impôts pour le contribuable français
Elle avait souligné qu'il s'agissait là «d'une niche fiscale payée par le contribuable français au profit d'une armée étrangère».
Faire un don à l'armée israélienne permettrait
France : installation d’un Etat policier (partie 1).
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Procédure d’exception sans état d’urgence.
Jean-Claude Paye, sociologue, auteur de

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La police turque a repris mardi matin le contrôle de la place Taksim d'Istanbul aux manifestants qui exigent depuis douze jours la démission du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, à la veille de sa rencontre annoncée avec des représentants de la contestation.
Les forces de l'ordre en tenue antiémeute ont repris le contrôle manu militari de la place emblématique du centre de la mégapole turque, repoussant quelques dizaines de protestataires qui y avaient passé la nuit en tirant plusieurs salves de grenades lacrymogènes et en utilisant des canons à eau.
Immédiatement, des dizaines de jeunes gens casqués et équipés de masques à gaz ont refait leur apparition derrière les barricades érigées dans les rues environnantes et ont riposté par des jets de pierre et de cocktails Molotov.
La police s'est jusque-là contentée d'occuper Taksim mais n'est pas intervenue dans le parc, où les centaines de militants qui l'occupent ont été réveillés, incrédules, par l'intervention des forces de l'ordre.     
Les forces de l'ordre avaient quitté la place Taksim le 1er juin, après vingt-quatre heures presque ininterrompues d'affrontements violents avec des centaines de manifestants, ameutés par les réseaux sociaux pour dénoncer la brutalité avec laquelle la police avait évacué le parc Gezi à l'aube du 31 mai.
Plusieurs centaines de militants associatifs l'occupaient depuis plusieurs jours pour dénoncer l'arrachage des 600 arbres du parc dans le cadre d'un projet contesté d'aménagement de la place Taksim.
Depuis ce retrait de la police, la place Taksim avait accueilli tous les soirs des milliers de personnes, certains jours des dizaines de milliers, qui exigeaint la démission du chef du gouvernement islamo-conservateur, accusé de dérive autoritaire et de vouloir "islamiser" la société turque.
La reprise, symbolique, de la place Taksim intervient au lendemain de l'annonce d'une rencontre, prévue mercredi, entre M. Erdogan et des représentants de la contestation, qu'il a présentés à longueur de discours comme des "pillards" ou des "extrémistes".
Le vice-Premier ministre, pour sa part, avait déclaré que "les manifestations illégales ne (seraient) plus tolérées en Turquie", ouvrant ainsi la porte à l'intervention de mardi matin.
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Fervente militante du
rapprochement et du
dialogue entre les cultures, Lucile Bernard vit au Maroc depuis plus d’une décennie.
Un pays qui visiblement l’inspire beaucoup au point de lui consacrer 7 des 17 nouvelles
qu’elle a réuniesdans un merveilleux recueil intitulé «Dernières
nouvelles avant le jour» (L’harmattan). Entretien.


Libé : Pourriez-vous nous présenter l’ouvrage « Dernières nouvelles avant le jour » ?

Lucile Bernard: C’est un recueil de dix-sept nouvelles, paru en France aux éditions de l’Harmattan à Paris, en novembre 2012, dont sept nouvelles se passent au Maroc. Dans ce livre, j’ai voulu avant tout donner la voix aux voix du silence, celles des petites gens, des laissés-pour-compte, jetés dans la misère,  ceux qu’on n’entend pas ou bien plus, la voix de ces femmes, ces hommes, ces enfants…
Dans ce recueil, la vie, la mort, l’amour se croisent, se font et se défont ; ils sont étroitement mêlés. Mais l’espoir est là, salvateur ; il souffle d’un bout à l’autre du livre malgré tout. C’est aussi un hymne à l’espoir, à toute la beauté du monde, cette beauté qui m’émeut profondément et m’émerveille à chaque fois.

Vous avez consacré une bonne partie au Maroc. Pouvez-vous préciser ?

Je vis ici, au Maroc, depuis plus de douze ans. J’ai été très sensible à cette terre de lumière, à la beauté de ce pays, au devenir des gens, ce devenir stigmatisé parfois  par des problèmes de société, à savoir la misère, les problèmes que rencontrent les jeunes, l’éducation… Je me suis sentie très concernée par tout cela. On ne peut pas être insensible  à ce qu’on voit tout autour de soi. Il faut garder les yeux ouverts, des yeux d’hommes et de femmes engagés. C’est la raison pour laquelle, je me sens très proche d’Albert Camus, cet écrivain que j’admire profondément, un de mes maîtres d’écriture ; cet homme révolté, cette voix des petits, des fils du peuple d’Algérie, avec ce lien magnifique, quasi charnel qu’il avait pour la nature. Lorsqu’on lit « Les noces à Tipasa », tout est là. Tout est réuni dans son œuvre. De même, je me sens très proche  de Stephane Hessel, cet homme de grande tolérance, plein d’humanisme, qui n’a eu de cesse de  réveiller les consciences notamment au travers de ce petit livre « Indignez-vous ». Que dire aussi des tableaux quasi rocambolesques que j’ai pu rencontrer? Où j’hésitais entre rire et incrédulité, tableaux  qui ont donné naissance à quelques nouvelles pleines de tendresse et d’humour pour ce pays.

Vous êtes au Maroc depuis plus de douze ans. Est-ce que votre vie dans ce pays a influencé vos écrits ?

Cela va de soi, il ne peut en être autrement. Je vis, je le répète, dans ce pays au milieu de cette société avec ses joies, ses peines, ses questionnements, sa beauté, sa misère. Sa révolte aussi mêlée de résignation parfois. Je suis partie prenante avec elle. J’ai été dans la joie, en colère ou révoltée, par l’insoutenable  que j’ai  croisé parfois. J’ai écrit ce livre comme portée par une urgence, mettre des mots sur le silence, ces non-dits.

Etes-vous satisfaite du parcours du livre ?

Oui, il y a eu de très bons retours dans la presse écrite : Tel Quel, Maroc Hebdo, la Tribune, Al Bayane, Femme du Maroc, Francopolis, Le Dauphiné (en France) ; la France où le livre a eu le coup de cœur des libraires chez  Decitre dès sa parution, à la radio où j’ai eu  récemment un entretien passionnant avec Abil El Machrafi, journaliste culturel sur Rabat Chaine Inter. Egalement, beaucoup de rencontres signatures : en France à Paris, puis à Annecy, au Maroc au Salon international du livre  de Tanger, au Salon international du livre  de Casablanca, à l’Institut français de Marrakech, au Musée de la Palmeraie Art et Nature à Marrakech.

Avez-vous le sentiment que les lecteurs apprécient votre livre ?

 Oui. Et c’est ce qui m’émeut et me surprend à la fois. Ils sont touchés, bousculés. Ils ne ressortent pas tout à fait indemnes car « Dernières nouvelles avant le jour » est un livre « dérangeant » qui nous met face aux questions essentielles.  Il y a un véritable amour des lecteurs pour ce livre et j’en suis moi-même très étonnée.  Il arrive aussi parfois que le lecteur ne puisse pas lire, car c’est un livre parfois très dur où l’insupportable côtoie l’espérance et la beauté ; cette beauté, véhiculée par une poésie omniprésente, malgré la honte, le dégoût  ou l’horreur collée aux trousses.  

Quel message aimeriez-vous faire passer au lecteur ?

J’aime à penser ainsi que le disait Antoine de Saint-Exupéry : « Il faut tisser des liens entre les hommes ».
Aller ensemble vers un monde meilleur, un monde de fraternité, de tolérance, d’humanisme, je ne pense pas que cela soit une utopie. J’y crois. Et nous sommes tous partie prenante  du devenir de ce  monde. Il  appartient à chacun de choisir et  de s’engager.
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