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Les discours extrémistes français ou la guerre totale.
Ceux qui n'ont que le mot guerre à la bouche, doivent avoir l’honnêteté de penser le mécanisme dans sa globalité. Pour saisir afin que les actes de guerre sont divers et variés. Condamner
Quand la République frappe, mutile et tue ses propres enfants
C’est fait, l’Assemblée nationale a modifié les règles de l’élection présidentielle, les petits candidats sont « out »
C’est cela qu’ils appellent la démocratie? Dans les changements, non seulement les candidats n’ont plus l’obligation de rendre public les 500 signatures, et le temps de parole équitable ent
Dons à Tsahal : Une baisse d’impôts pour le contribuable français
Elle avait souligné qu'il s'agissait là «d'une niche fiscale payée par le contribuable français au profit d'une armée étrangère».
Faire un don à l'armée israélienne permettrait
France : installation d’un Etat policier (partie 1).
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Procédure d’exception sans état d’urgence.
Jean-Claude Paye, sociologue, auteur de

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En marchant entre des tentes, le sable de terre battue plein les chaussures, la poussière sur les habits, et le regard lointain, interrogatif et autant se faire le plus discret possible. Des Syriens et leurs familles assis devant les tentes  ou visibles à travers des portes entrouvertes nous lancent avec la sage-femme qui m’accompagne un regard et puis un Salam. Avec notre panoplie de casquettes et/ou lunettes, gilets multi-poches et badges, on est vite repérés,  appartenant à cette multitude d’ONG et d’agences onusiennes qui sillonnent le camp. Et comme dans tout temps de crises, l’objectif, la pertinence et l’efficacité des unes et des autres sont variables, voire critiquables.
Quand je salue les  familles, me présentant, présentant ma collègue sage-femme et le but de notre tournée, les visages sont moins interrogatifs, l’accès aux femmes est simplifiée et les invitations fusent à entrer dans la tente ou à partager un café ou un thé. C’est risible quand on sait que les réfugiés n’ont pas le droit d’allumer le feu par crainte d’incendie des tentes, mais on ne peut rien contre la nature humaine qui s’adapte aux endroits les plus divers et les moins accueillants.
 Il arrive qu’on me demande un avis concernant la santé des femmes ou les enfants et parfois, on m’interroge sur des éléments au-delà de mes capacités comme la composition de la nourriture, l’octroi des caravanes ou les permis de sortir du camp.
Si on a tout perdu, maison, travail, membres de sa famille et même son pays, il ne reste plus qu’un peu de dignité à préserver. Arrivés de gré ou de circonstance dans un camp au milieu de nulle part en Jordanie, poussières pleins les yeux,  cheveux hirsutes mêmes lavés et vêtements inchangés, tel est l’état des réfugiés.
Zaa’tari, le camp est situé à 15 km de la frontière sud de la Syrie. C’est dans cette zone au climat désertique qu’a été installé  un campement pour les réfugiés  qui fuient les combats, l’arbitraire et les troubles qui secouent le pays depuis mars 2011. Un ‘’printemps’’ pour les uns, une nuit sans fin pour d’autres réfugiés.
Une jeune femme, la vingtaine, enceinte, une fillette d’un an et demi environ sur le bras, marche avec dignité sur un terrain sablonneux, des rafales de vent et de poussière sur des vêtements portés vraisemblablement depuis plusieurs jours. Nous la croisons dans une venelle du camp. Notre regard interpellé par sa grossesse, on l’approche, nous nous présentons comme ONG qui s’occupe des femmes, nous l’invitons à venir nous voir dans l’unité de consultation et d’accueil que nous sommes en train de mettre en place dans le camp. On apprend que le père de la petite est décédé et qu’elle a dû marcher plus de dix kilomètres en compagnie de sa famille dans une vallée afin d’arriver vers la frontière pour être prise en charge par l’armée jordanienne et l’emmener au camp.
En attendant son arrivée dans notre unité, c’est une maman de cinq enfants qui arrive pour accoucher de son sixième enfant. Ça sera une fille qu’elle nommera Yousra. Le père est resté en Syrie, sans nouvelles depuis plusieurs jours. Au dernier contact, il ne pouvait dire où il se trouvait… Deux jours plus tard, la petite Yousra rejoindra la tente familiale octroyée par l’UNHCR et qui leur sert d’abri. Chaude la journée et peu protectrice du froid la nuit !
Les premiers arrivés lors de l’ouverture du camp ont été installés en urgence dans des tentes dressées à même la terre battue. C’est le côté ouest.  Ceux qui arrivent dans  le côté est sont plus ‘’chanceux’’ puisqu’ils ont du gravier autour de leurs tentes, ce qui permet aux enfants de ne pas nager dans le sable toute la journée. Les mères n’étant pas habituées à cette situation, passent la journée à laver leurs enfants et se battre contre la poussière. Ainsi va la vie dans le camp…
Les camions qui s’activent pour mettre en place cette ville en construction animent un ballet incessant, de nuit comme de jour. Notre installation près de la porte principale du camp fait qu’on est au cœur de la vie du camp. Et la principale animation quotidienne c’est la manifestation des jeunes. Il y en a une presque tous les jours. Et pour diverses raisons, cela va de la composition de la nourriture aux protestations contre le régime de Bachar, ou encore contre le film insultant des musulmans.
Ce camp refuge est en même temps un frein de liberté pour des milliers de Syriens en souffrance. N’étant pas habitués à vivre dans de telles conditions, ils ont du mal et essayent par tous les moyens, invitations de parents ou amis jordaniens voire des passe-droits de trouver un endroit plus accueillant pour eux et pour leurs enfants.
Difficile d’imaginer des femmes a priori de moyenne classe souvent éduquées, ou d’autres qui vivaient au milieu de leurs terres fertiles se retrouver sans avoir eu le temps ni le loisir sans maison ni toit, violentées par une guerre qu’elles étaient loin d’imaginer. Victimes de conflits qui les dépassent et qui les touchent dans leur intimité et malmènent leur dignité.
La femme est la victime par excellence des guerres. Même sans  violence sexuelle, elle est violentée par le déplacement. Elle a  dû  quitter son domicile, ses affaires, ses habitudes. Obligée de survivre sous une tente avec ou sans mari avec juste une ou deux tenues de rechange, et tentant malgré tout cela de garder une dignité et une propreté.
Tous les jours, les ‘’touristes’’ de l’humanitaire et les curieux viennent voir le camp. Souvent dans des 4X4 climatisées, on vient visiter le camp. Cela va des politiques aux stars en passant par les responsables de l’aide et ici des donateurs des pays du Golfe. Il fait bon se faire  prendre en  photo avec en arrière-plan des tentes, du sable et un brin de désolation ! Quelques distributions anarchiques ne manquent pas de  provoquer des bousculades, des mécontents et parfois des ressentiments !
Au fil des années, je me suis habitué aux profiteurs de la misère humaine. Rien à faire, ils se font toujours une place moyennant finance et mensonges. Un matin, on m’a annoncé que la star Angelina Jolie allait venir dans le camp, j’avais vu ses photos avec les femmes afghanes, des enfants africains mal nourris et même en Syrie au début du conflit. Les crédules parlent du grand cœur des stars, ça m’a toujours interloqué et cette occasion a été bonne pour me faire une idée.  Effectivement, la star ne  s’est pas  attardée dans le camp, le temps d’une visite éclair et d’une photo pour la presse. Elle n’a même pas fait semblant.  Du glamour à une situation humaine amère! Ainsi va notre monde…
Dans les salons, on discute de la légitimité d’un régime, de la liberté et de la démocratie. Au camp, les réfugiés se remémorent les attaques des blindés, les bruits sifflants des missiles, les cris et pleurs de leurs enfants. Les perturbations de sommeil. Les sentiments entremêlés entre la haine d’un dictateur ou d’un régime (haine cumulée depuis des décennies) et une acceptation du destin. Ce qui invite certains à une introspection et d’autres, plus nombreux, à un transfert des responsabilités.
Une révolte ? Certainement. Une révolution ? Ils ne  savent plus : pas de ligne directrice, pas de leaders. Certes  un régime à bannir mais que faire après ? Demain ? Entre optimisme et incertitudes, pleines de questions restent en suspens  pour des Syriens qui commencent à prendre un peu de distance même si cette dernière est courte que cela soit dans le temps ou dans l’espace !

 * (Gynécologie Sans Frontières)
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Un temps pour méditer ! C’est ce que devrait traduire la célébration de la Journée nationale de la femme marocaine, le 10 octobre de chaque année. Cette date coïncide avec l’annonce de la réforme du Code de la famille en 2003. Un tournant décisif dans l’histoire du pays. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. D’autres lois ont été promulguées notamment la nouvelle Constitution que tout le monde appelait de ses vœux et  qui prône l’égalité entre les sexes. Dans la même lignée, le gouvernement marocain a décidé de lever l’ensemble des réserves émises à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW). Une bouffée d’air, en somme. L’ensemble de ces réformes ont suscité une vague d’enthousiasme. Tout devrait aller donc pour le mieux dans le meilleur des mondes. Il n’en est rien en fait. Sans verser dans le pessimisme et refuser de voir la moitié pleine du verre, force est de constater que les droits des femmes sont encore loin d’être respectés. Certes les lois sont là, mais elles peinent toujours à être appliquées. Le bilan est somme toute mitigé et tout un monde sépare la théorie de la réalité du terrain. Deux présences, celle d’un gouvernement qui essaie tant bien que mal de mener sa barque et celle de la société civile, des partis politiques voire des syndicats qui veillent à la bonne mise en œuvre des diverses lois.
Le nouveau gouvernement de par sa composition a déjà annoncé la couleur. Avec une représentativité quasi nulle, les femmes se considèrent marginalisées et crient au complot. Et ce n’est pas  l’affaire Amina Filali qui changera la donne et, par là même, permettra au gouvernement de redorer son blason. Cette adolescente mineure qui s’est suicidée après avoir été obligée d’épouser son violeur, a provoqué l’ire de toutes les composantes de la société marocaine notamment face aux déclarations, ô combien contradictoires des responsables du gouvernement. Aucune volonté réelle de revoir les dispositions de la loi pénale à ce sujet. Autre revers mis à l’index par les associations, c’est l’approche adoptée par la ministre de la Femme, de la Solidarité, de la Famille et du Développement social, Bassima Hakkaoui,  visant à ne pas les impliquer dans les prises de décision.
C’est faire table rase de tous les efforts que les ONG auraient déployés et elles déplorent de ce fait cette mise à l’écart.  Cela a été avéré lorsqu’il s’est agi de prendre des mesures à même de lutter contre la violence, ce fléau qui ronge la société et qui se développe dans le giron des femmes pauvres. Une nouvelle loi est en préparation.
Qu’à cela ne tienne. Certes le parcours vers la justice sociale est encore long, jonché de difficultés  et il y a encore beaucoup à accomplir, mais les organisations féminines continuent leur action avec la même conviction et le même engagement. Elles finiront par atteindre leur but et s’assureront ainsi que les générations futures seront à même de jouir de leurs droits, quel que soit leur sexe.
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