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Les discours extrémistes français ou la guerre totale.
Ceux qui n'ont que le mot guerre à la bouche, doivent avoir l’honnêteté de penser le mécanisme dans sa globalité. Pour saisir afin que les actes de guerre sont divers et variés. Condamner
Quand la République frappe, mutile et tue ses propres enfants
C’est fait, l’Assemblée nationale a modifié les règles de l’élection présidentielle, les petits candidats sont « out »
C’est cela qu’ils appellent la démocratie? Dans les changements, non seulement les candidats n’ont plus l’obligation de rendre public les 500 signatures, et le temps de parole équitable ent
Dons à Tsahal : Une baisse d’impôts pour le contribuable français
Elle avait souligné qu'il s'agissait là «d'une niche fiscale payée par le contribuable français au profit d'une armée étrangère».
Faire un don à l'armée israélienne permettrait
France : installation d’un Etat policier (partie 1).
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Procédure d’exception sans état d’urgence.
Jean-Claude Paye, sociologue, auteur de

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«La réforme du Code de la presse et la relation entre le pouvoir judiciaire et la presse». C’est le thème choisi pour la journée d’étude organisée à l’initiative des ministères de la Justice et des Libertés et du ministère de la Communication. Le Syndicat national de la presse marocaine et la Fédération marocaine des éditeurs de journaux étaient également conviés. Une façon de célébrer la Journée mondiale de la liberté de la presse. Il est temps que la relation de désamour entre la presse et le pouvoir judiciaire cesse. Le changement qui se produit partout devrait leur bénéficier. Il suffit de trouver des points de convergences. Ce à quoi s’attèleront tous les intervenants lors de cette journée d’étude.
Chercher une vision partagée et rapprocher les divers points de vue autour de la liberté et de la responsabilité des professionnels de la presse. C’est sous cet angle que Mustafa Ramid, ministre de la Justice et des Libertés, a entamé son intervention. Il  exhorte les journalistes et les responsables du pouvoir judiciaire à établir un dialogue empreint de maturité.                     
Selon lui, on ne peut parler de liberté et de  responsabilité sans évoquer les droits et obligations. Evoquant les réformes entreprises par le pays, le ministre indique que  «nous disposons de la nouvelle Constitution qui nous permet d’encadrer la liberté en posant des limites». La presse  tend parfois à verser dans l’exagération en appelant à une liberté absolue. Il faut avouer que certains journalistes font fi de la loi et ne tiennent pas compte des préjudices causés par leurs allégations à la personne objet de diffamation, ajoute-t-il.
M. Ramid va plus loin dans son exposé en se posant bon nombre de questions à même d’aboutir à une  réforme adéquate. Que faire pour une bonne réglementation ? Est-il possible d’élaborer un Code de la presse qui ne comporte pas des peines privatives de liberté ? Ou bien peut-on aboutir à une loi qui, tout en garantissant la liberté de la presse, préserve les droits des citoyens et des institutions? Le Code de la presse doit-il constituer le seul cadre pour le jugement des journalistes? Quels sont les critères à adopter pour établir des indemnisations justes et équitables? Comment imposer le respect de la déontologie de la profession et quelle est l’instance qui sera apte à y veiller? «Nous nous emploierons à trouver bon nombre de réponses lors de cette journée d’étude», conclut M. Ramid.
Mustafa El Khalfi, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, ne cache pas sa préoccupation : «La situation du Maroc par rapport à la liberté de la presse est loin d’être honorable. Il ne fait que dégringoler dans le classement des ONG». Et d’ajouter :«Il ne peut en être autrement en l’absence d’un cadre juridique qui régit la profession. Avec les dispositions de la nouvelle Constitution, le climat se prête mieux à une réforme du Code de la presse. D’autres projets ont déjà été initiés par le passé mais aucun d’eux n’a abouti ».
Il semblerait bien que cette fois-ci serait la bonne et le ministre est décidé à faire avancer les choses. Pour preuve, il sera procédé incessamment à la formation d’une commission nationale, constituée de professionnels et d’académiciens qui sera habilitée à recevoir les mémorandums et les propositions émanant de toutes les parties intéressées et à les étudier. Selon lui, les travaux de cette commission seront prêts pour la session parlementaire d’octobre prochain. Les préoccupations du ministre concernent également la presse électronique qui gagnerait à être réglementée et  à la déontologie de la profession. Quant au Conseil national de la presse, tant attendu, le projet est presque achevé, assure-t-il. Et de conclure :«Tout doit être fait afin que la presse soit un outil de contrôle de tous les intervenants dans la gestion de la chose publique».
Pour Younès Moujahid, président du Syndicat national de la presse marocaine, l’histoire du Code de la presse est intimement liée à l’histoire politique du royaume avec tout ce que cela a engendré comme procès politiques et  disparitions de certaines publications. Il rappelle à son tour que tous les projets de réforme ont avorté faute de volonté politique. De son côté, le corps professionnel devrait s’organiser, ne manque-t-il pas de préciser. Pour lui, la relation entre la presse et le pouvoir judiciaire est très importante et devrait donc exister en bonne intelligence, car quelle que soit la loi, elle est d’abord interprétée par le juge. Pour ce, il appelle à surmonter les entraves du passé et à adopter une nouvelle vision qui ouvre d’autres horizons plus démocratiques.
Noureddine Miftah, président de la Fédération marocaine des éditeurs de journaux, estime, quant à lui, que ce changement que connaît le pays devrait profiter aux professionnels de la presse. «La réforme a toutes les chances d’aboutir». Et de préciser :«Nous ne sommes pas pour  l’impunité, tout un chacun devrait rendre des comptes mais dans un cadre juridique et loin de toute répression. Pour ce faire, l’indépendance du pouvoir judiciaire est une condition sine qua non. Il faudra également que les juges accèdent à des formations spécialisées dans le domaine de la presse.
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En  France, près de 18 millions de téléspectateurs ont regardé, mercredi 2 mai, le duel François Hollande/Nicolas Sarkozy, diffusé par 7 chaînes de télévisions françaises. De l’autre côté de la Méditerranée, chez nous, le face-à-face des deux candidats à la présidentielle française dont le deuxième tour aura lieu dimanche 6 mai, a également été suivi. Médi 1 TV, la télévision tangéroise,  a d’ailleurs  diffusé en direct ce débat qui a duré 2 heures et 50 mn.
« J’ai eu l’impression que ce mercredi soir, les rues de Rabat étaient moins remplies que d’habitude, et qu’il y avait du monde dans les cafés. Comme un soir de Clasico », sourit cette journaliste de télévision, une passionnée des émissions de débat.  Dans sa tête, les questions se bousculent.  Les Marocains aiment-ils le débat politique ? La télévision est-elle à même d’organiser de tels face-à-face ? Et le personnel politique est-il suffisamment outillé pour se lancer dans l’aventure des débats cathodiques ?
Ahmed Zaïdi, le président du Groupe parlementaire socialiste à la Chambre des députés, est formel : oui, de tels débats politiques peuvent avoir lieu, à la télévision chez nous. Le député de gauche sait de quoi il parle. Dans une autre vie, il a été  homme de télévision durant plus de 20 ans. « Oui, nous pouvons avoir ces débats politiques sur les télévisions publiques  mais pas avec les cahiers des charges actuels élaborés par le ministre de la Communication. Ce sont des cahiers des charges qui consacrent la mainmise du gouvernement sur l’audiovisuel public. Chez nous, les médias audiovisuels publics n’ont jamais été libres. Ils étaient sous le contrôle d’administratifs qui prenaient leurs ordres je ne sais où. Aujourd’hui, la situation n’est guère meilleure. Avec ces nouveaux cahiers des charges qui prévoient la diffusion intégrale des discours et conférences du chef de gouvernement, c’est tout simplement le gouvernement qui veut contrôler les médias publics en dictant aux journalistes ce qu’ils doivent faire. Ceci est d’autant plus  dangereux  que ces cahiers des charges sont le fait d’un chef de gouvernement et de son ministre de la Communication qui défendent une vision idéologique très claire ».

«Se réapproprier
les règles du débat»

Les nouveaux cahiers des charges, ceux-là mêmes qui ont soulevé un vif débat dans la société - les députés de la Chambre basse ont sommé Mostafa El Khalfi, le ministre de la Communication, de s’expliquer devant la commission parlementaire de l’information et de la culture-  prévoient l’organisation de six débats politiques hebdomadaires, diffusés par Al Oula et 2M.  Pour Fatiha Layadi, députée battant pavillon PAM, ce sera mission impossible ou presque. « Nous allons avoir un gros problème. D’abord, et il faut bien le dire, les hommes et les femmes n’aiment pas aller à la télévision. Ensuite, il convient de se demander de quel débat politique nous parlons. Toutes les thématiques seront-elles abordées ? le personnel politique et les télévisions peuvent-ils aller jusqu’au bout ? Est-ce qu’au contraire les télévisions continueront d’aborder que certains sujets?», s’interroge celle qui a conduit la liste nationale du parti du tracteur. Pas question pour cette ancienne journaliste ayant fait carrière à la fois dans la presse écrite et à la télévision –elle a été rédacteur en chef du JT de 2M- de se voiler la face. «Nous n’avons plus la culture du débat. Nous avons perdu le sens de l’écoute de l’Autre.  Il est essentiel aujourd’hui pour nous de se réapproprier les règles du débat avant d’y aller ».
La culture du débat se cultive. Telle est la conviction d’Ismaïl Alaoui, l’ancien secrétaire général du PPS, aujourd’hui à la tête du conseil de la présidence de cette formation politique. « Nous n’avons pas, nous autres hommes et femmes politiques, de culture du débat. Une telle culture ne tombe pas du ciel, elle se cultive. Mais de la même manière, on ne s’improvise pas animateur télé de débat politique. C’est un métier », fait remarquer M. Alaoui.

«Un  champ des libertés
audiovisuelles menacé»

En ces temps de changement (agité), la télévision peut-elle jouer un rôle dans la réhabilitation de l’action politique ? « C’est un formidable outil. Mais attention, c’est un outil capable du meilleur comme du pire. Mais je ne ferais jamais des journalistes des boucs émissaires ou des apprentis sorciers » déclare celui qui a été le leader du parti des anciens communistes.
L’Usfpéiste Ahmed Zaidi est loin de partager cet optimisme. Pour ce membre du Bureau politique du parti de la Rose, débat politique et télévision ne font pas bon ménage. « J’en veux pour preuve tous ces journalistes marocains qui font carrière à la télévision sous d’autres cieux et qui brillent par leur compétence. Evidemment nos télévisions peuvent mieux faire. Mais dans l’atmosphère actuelle, les choses se compliquent davantage. Avec ce gouvernement, le champ des libertés audiovisuelles est dans une situation difficile. Il est urgent de rectifier le tir de ces nouveaux cahiers des charges qui sont en totale  contraction avec toute réforme audiovisuelle allant dans le sens de la liberté, de l’indépendance et du professionnalisme ».
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