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Les discours extrémistes français ou la guerre totale.
Ceux qui n'ont que le mot guerre à la bouche, doivent avoir l’honnêteté de penser le mécanisme dans sa globalité. Pour saisir afin que les actes de guerre sont divers et variés. Condamner
Quand la République frappe, mutile et tue ses propres enfants
C’est fait, l’Assemblée nationale a modifié les règles de l’élection présidentielle, les petits candidats sont « out »
C’est cela qu’ils appellent la démocratie? Dans les changements, non seulement les candidats n’ont plus l’obligation de rendre public les 500 signatures, et le temps de parole équitable ent
Dons à Tsahal : Une baisse d’impôts pour le contribuable français
Elle avait souligné qu'il s'agissait là «d'une niche fiscale payée par le contribuable français au profit d'une armée étrangère».
Faire un don à l'armée israélienne permettrait
France : installation d’un Etat policier (partie 1).
France : installation d’un Etat policier (partie 1).
Procédure d’exception sans état d’urgence.
Jean-Claude Paye, sociologue, auteur de

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Premier test pour l’équipe gouvernementale, la célébration du 1er Mai s’est plutôt bien passée. Les doléances et slogans scandés ont été puisés dans le registre des revendications des travailleurs. Rien de grave ni de menaçant. Augmentation des salaires, travail pour tous, garantie du droit de grève : les marches organisées à travers les principales villes du pays ont dans l’ensemble respecté la tradition du 1er Mai : une fête du travail, dans une ambiance bon enfant faisant presque  oublier les tensions sociales.
Après ses 100 jours aux commandes du pouvoir, le gouvernement Benkirane surfe sur la vague de la popularité. Le  déficit social et la crise économique n’ont pas encore rattrapé l’Exécutif. L’adoption par la Chambre basse d’une loi de Finances décevante, n’a pas (encore) altéré le moral des ménages. Le chef de gouvernement et ses troupes  du PJD sont au cœur des discussions, dans les chaumières et les cafés.  «Parce que Benkirane et les siens savent entretenir ce lien avec les citoyens qui sont à leurs yeux des électeurs d’abord et avant tout. Un tel lien, tout le monde l’aura remarqué, est fondé sur le populisme dans ses expressions les plus criardes », fait remarquer un cacique de l’Union socialiste des forces populaires. Le discours prononcé, mardi 1er mai, à Casablanca, par celui qui conduit l’Exécutif est à ce titre révélateur d’une manière de faire. Face aux masses ouvrières, Abdelilah Benkirane a, comme il sait bien le faire, harangué les foules. Non, il ne sera pas question d’amélioration des conditions de vie des Marocains. Il ne sera pas question non plus d’augmentation de salaires, d’emploi pour les diplômés chômeurs, pas même la garantie du droit de grève comme dernier recours dans le processus de revendication. Ce 1er Mai, à Casablanca, sur l’avenue Bouchaib Doukkali, le chef de gouvernement, en guest star de la centrale syndicale islamiste, a longuement parlé du «complot contre le gouvernement et le PJD», de ces poches de résistance qui se dressent contre le changement et la réforme et  de ces «adversaires qui veulent parasiter les rapports de Benkirane avec le Roi». «Vous m’avez élu. Je suis là parce que vous m’avez choisi», a lancé Abdelilah Benkirane, comme un lendemain de victoire électorale, devant des syndicalistes encartés PJD en délire.

Discours fondé sur la morale et le panier de la ménagère

Surfant plus que jamais sur la vague du complot et des ennemis de la réforme, le PJD agit à l’évidence comme un parti de l’opposition et non pas comme un parti au pouvoir. «Le chef de gouvernement et ses ministres islamistes sont dans le discours de la morale et de la vertu. Aucune solution n’est proposée pour sortir le Maroc de la crise et les Marocains de la précarité. Il n’y a même pas de déclarations de bonnes intentions, mais du discours construit sur les ennemis de la lutte contre al fassad.
Ceux qui critiquent l’action gouvernementale qui se réduit pour l’heure à un show politique, ceux qui s’élèvent contre les sorties des ministres islamistes, tous ceux-là prennent le risque de se voir accusés d’être contre le changement, à la solde de sphères alimentant la résistance contre le gouvernement et son action. Bref, le message du PJD est clair : pas de place pour les voix dissonantes, pas de place pour le débat contradictoire», explique cette  figure de la société civile.
Mais un tel discours peut-il se substituer au panier de la ménagère? Peut-il contribuer à l’amélioration du climat des affaires? Suscitera-t-il la relance économique? Avec  ce discours  construit quasi exclusivement sur la morale, le gouvernement conservateur  mettra-t-il un terme à l’enclavement, à la précarité, à l’inégalité dans l’accès aux soins ou à un habitat décent? «Abdelilah  Benkirane sait bien que non. Et c’est bien pour cette raison qu’ils préfèrent lui et les siens appartenant au gouvernement mobiliser les foules sur des thématiques pour le moment encore porteuses mais qui, à terme, ne vont plus faire recette. Passé le temps de la dénonciation, de l’accusation et de la victimisation, les citoyens qui ne manquent pas d’intelligence vont réclamer du concret et surtout une vie meilleure», répond cette députée de l’opposition.
En 100 jours de gouvernement, les réformes annoncées tambour battant par certains ministres de l’Exécutif qui ont la particularité d’être tous du PJD, relèvent plus de l’effet d’annonce que d’une politique de réforme structurelle.  Les partis de la coalition gouvernementale, notamment le PPS et l’Istiqlal,  ont été les premiers à s’en inquiéter et à  appeler à un recadrage de l’action gouvernementale. «Des dossiers urgents attendent des réponses : l’emploi, l’habitat, la santé, la relance économique. Le gouvernement doit s’y atteler», avait fait d’ailleurs savoir le PPS à travers un communiqué de son bureau politique
«Sur les questions économiques de fond et les grandes réformes emblématiques comme celle de la Caisse de compensation ou encore celle des retraites, ce gouvernement botte en touche, comme incapable de prendre le taureau par les cornes et s’engouffrer dans des réformes nécessaires mais qui risquent d’être impopulaires. Les islamistes du gouvernement n’ont pas encore compris que la réforme ne rime pas forcément avec popularité. On ne peut pas gouverner et plaire à la rue à la fois», conclut cet économiste dont le cœur bat à gauche.
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La Lituanie, où les fleurs de lin bleues étaient autrefois si abondantes qu’elles étaient célébrées dans les poèmes et chants traditionnels, doit aujourd’hui importer la matière première des textiles qu’elle fabrique et exporte, car cette plante ne pousse plus sur son sol.
Une balade dans les rues du vieux Vilnius permet de voir immédiatement le mot «linas», lin en lituanien, qui s’affiche en grandes lettres sur les devantures de nombreux magasins. Cette culture traditionnelle a d’ailleurs inspiré un prénom très populaire dans le pays: Linas pour les hommes et Lina pour les femmes.
Vénérées dans de nombreux chants lituaniens, les fleurs bleues délicates du lin n’illuminent pourtant plus les champs au début de l’été. Selon les statistiques officielles, il ne restait pas en 2010 un seul hectare de lin planté pour produire des fibres textile, alors que vingt ans plus tôt, le lin fleurissait sur 21.500 hectares.
L’Union européenne est montrée du doigt comme responsable de cette situation.
«Les aides publiques sont désormais limitées à 675 litas (195 euros) par hectare», déplore Beruta Vasiliauskiene qui dirige Jubarko linu verslas, l’une des dernières entreprises agricoles à encore cultiver le lin ces dernières années.
Mais les 50 hectares ensemencés se sont petit à petit réduits comme une peau de chagrin et cette année, rien ne sera planté.
Avant l’entrée de ce pays balte dans l’UE en 2004, les aides publiques étaient presque trois fois plus élevées. «Plus personne ne cultive le lin, cela n’est plus rentable», regrette Mme Vasiliauskiene.
Les seuls à en planter sont les scientifiques de la station d’essais agronomiques d’Upyte, dans le centre de la Lituanie.
«Le lin lituanien pourrait être amené à disparaître si nous cessons notre activité. Chaque année, nous plantons entre 300 et 500 semences différentes afin de les renouveler», note l’agronome Zofija Jankauskiene.
La production de textiles en lin est néanmoins florissante en Lituanie. Linas, la plus vieille fabrique de textile de cette fibre située à Panevezys, dans le nord du pays, fête cette année son 55ème anniversaire. Elle a produit l’an dernier 2,5 millions de mètres de tissus, mais pour le fabriquer, elle importe depuis trois ans du fil du Bélarus voisin.
«Nous avions un atelier pour filer le lin, mais cela est devenu finalement plus rentable d’importer les bobines de fil», explique Jurgita Senulyte, designer à Linas.
«Cultiver le lin et le travailler étaient des activités traditionnelles, c’est pour ça qu’aujourd’hui, nous avons tant d’entreprises travaillant le lin. Il existe un véritable savoir-faire», affirme Vidas Vaitkus, à la tête d’une société produisant des tissus et des articles en lin depuis 2002. Même si la culture de cette plante herbacée a quasiment disparu, la Lituanie demeure pour lui le pays du lin.
«A l’occasion de chaque foire à laquelle nous participons, nous devons répondre aux questions: le produit est-il tissé en Lituanie, cousu en Lituanie?», raconte M. Vaitkus.
«Made in Lithuania reste un signe de qualité», affirme-t-il. A l’instar de ses concurrents, il écoule sa production, tissus et linge de maison, vers la France, l’Italie ou le Japon.
Mais les étrangers restent pourtant les seuls à succomber au charme du lin lituanien. Chez Linas, moins de 5% de la production reste en Lituanie. Et de manière générale, elle est destinée aux touristes.
«Acheter du lin revient cher pour les Lituaniens», relève Mme Senulyte. Les cours de la matière première sont à la hausse, mais le coût relativement bas de la main d’oeuvre en Lituanie rend les produits en lin lituanien compétitifs sur le marché étranger, explique-t-elle.
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