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Ceux qui n'ont que le mot guerre à la bouche, doivent avoir l’honnêteté de penser le mécanisme dans sa globalité. Pour saisir afin que les actes de guerre sont divers et variés. Condamner
Quand la République frappe, mutile et tue ses propres enfants
C’est fait, l’Assemblée nationale a modifié les règles de l’élection présidentielle, les petits candidats sont « out »
C’est cela qu’ils appellent la démocratie? Dans les changements, non seulement les candidats n’ont plus l’obligation de rendre public les 500 signatures, et le temps de parole équitable ent
Dons à Tsahal : Une baisse d’impôts pour le contribuable français
Elle avait souligné qu'il s'agissait là «d'une niche fiscale payée par le contribuable français au profit d'une armée étrangère».
Faire un don à l'armée israélienne permettrait
France : installation d’un Etat policier (partie 1).
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Procédure d’exception sans état d’urgence.
Jean-Claude Paye, sociologue, auteur de

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Avec la montée des courants islamistes, hostiles à la démocratie mais accédant au pouvoir grâce à elle, se pose la question de l’avenir de la démocratie après le Printemps arabe en Tunisie et en Égypte.
Le sujet est ardu. Il faut éviter ici de tomber dans le premier piège de poser la démocratie occidentale comme modèle et vouloir un copier-coller. D’abord, parce que tout « transplant institutionnel » ne peut fonctionner que si les nouvelles institutions sont au minimum complémentaire avec les institutions locales. Ensuite en raison de la qualité de la démocratie occidentale, largement «dysfonctionnelle». Le deuxième piège serait un relativisme consistant à soutenir une démocratie même si elle est «illibérale» pour reprendre l’expression de Fareed Zakaria. De ce point de vue, la démocratie doit être considérée comme un moyen pour atteindre plusieurs fins, dont la protection de l’Etat de droit et des libertés. Il faut éviter une version « despotique » de la démocratie légitimant de manière absolue la volonté de la majorité.

La démocratie contre
l’arbitraire du pouvoir


La démocratie doit être un moyen de protéger les populations contre le pouvoir arbitraire. L’idée est qu’on ne passe pas, dans les cas qui nous intéressent aujourd’hui, de la tyrannie d’une minorité à la tyrannie de la majorité – sous couvert de démocratie. Pour protéger la liberté, la démocratie doit fournir un cadre d’Etat de droit ou de «gouvernement par la loi». Pourtant, ne dit-on pas souvent que la démocratie c’est le « gouvernement par les hommes » ? Prise dogmatiquement, cette position peut ouvrir la voie au despotisme de la majorité et de la législation arbitraire.
Ceux qui prônent le «gouvernement par la loi » devraient-ils accueillir la charia comme une bonne nouvelle puisqu’elle est « un gouvernement par la loi» ? La réponse est doublement négative. Premièrement, la loi dont parlent les démocrates libéraux n’a pas comme caractéristique essentielle d’être d’origine religieuse mais de protéger les droits individuels contre l’arbitraire du pouvoir ou des majorités. Elle émane bien sûr de principes découverts par la raison humaine – elle est ainsi d’une certaine manière « loi des hommes », mais de façon structurelle et principielle, et non conjoncturelle, au gré des majorités. Deuxièmement, si l’on suit d’ailleurs l’analyse de Mustafa Akyol, contrairement au Coran, la charia n’est pas d’essence divine, mais humaine puisqu’elle a été le produit d’interprétations.
Cette absence de séparation entre le religieux et le politique est évidemment problématique du point de vue des démocrates libéraux. Pour Bernard Lewis, la chrétienté instaure la séparation de la religion et de l’Etat dès lors que Jésus demande de rendre à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu. De ce point de vue, l’Occident chrétien a pu évoluer vers la démocratie. Mahomet fonde en revanche à la fois une religion et un Etat islamique…

Des éléments
de compatibilité ?


Pour autant, n’y a-t-il pas des éléments dans la tradition islamique qui peuvent se rapprocher de la démocratie libérale ? Selon Lewis encore, les autoritarismes n’étaient pas des dictatures dans les sultanats ou califats. On acceptait l’autocratie et l’autoritarisme mais en suivant certaines règles et avec un processus de consultation (non populaire), la shura, et de formation d’un consensus, l’ijma’. On trouve ainsi l’idée que le dirigeant n’était pas au-dessus des lois et devait régner selon une sorte de contrat le bay’a (une forme d’Etat de droit ?), et qu’il y avait un processus - il est vrai tacite et obscur - d’élection des dirigeants.
L’Islam a pu respecter les minorités, définies d’ailleurs selon leur religion, avec leurs règles ou encore leurs écoles. (Dans l’empire ottoman les chrétiens et les juifs pouvaient produire, vendre et consommer de l’alcool). L’Islam a, par ailleurs, dû s’adapter à différentes sociétés, ce qui a permis un certain pluralisme, valeur essentielle de la démocratie. L’ijtihad, jugement interprétatif indépendant, a été une valeur centrale de l’Islam à son apogée.
Pour Mustafa Akyol, l’Islam a libéré l’individu du collectivisme de la tribu, et le Coran met l’accent sur le rôle de la foi et des actes de l’individu dans son rapport à Dieu : une vision du monde en fait plus individualiste qu’on le pense.
Le message originel du Coran a été selon lui obscurci par le travail post-coranique. Même s’il n’y a pas de concept de droits de l’Homme à proprement parler (seul Dieu a des droits), le dirigeant a des devoirs envers son peuple qui peuvent être interprétés comme une forme de droits. Akyol prône un Islam modernisé, qui n’a pas perdu son essence, bien au contraire, et compatible avec démocratie et liberté. Mais ceux qui sont aujourd’hui au pouvoir en Egypte et en Tunisie ont-ils la même interprétation ?

Liberté économique et
démocratie fonctionnelle


Une cause fondamentale du Printemps arabe a été omise par les observateurs : le manque de liberté économique. L’économiste péruvien Hernando de Soto a pu qualifier cette situation, dans le cas de l’Égypte, d’« apartheid économique ». Au vu de l’état de pauvreté et de sous-développement d’une majorité de la population consécutif à cette oppression économique, la démocratie doit permettre de libérer économiquement ces nations, en changeant les incitations des acteurs en faveur de l’entreprise, de l’échange, et de la prospérité (qui permet elle-même une démocratie plus vivace).
Ce but ne peut être atteint que si la démocratie est fonctionnelle : un parlement faisant son travail de contrôle de la dépense, une administration au service des citoyens et facilitant le climat entrepreneurial, une démocratie locale responsable, de la transparence à tous les niveaux, et une société civile active. Or, les bureaucraties pléthoriques n’ont-elles pas créé un « lobby » contre les réformes ? La corruption pourra-t-elle réellement y disparaître en faveur de la transparence, comme l’affichent les islamistes? Le copinage dans les affaires pourra-t-il s’effacer pour séparer le politique de l’économique ? La société civile étouffée et affaiblie durant des décennies pourra-t-elle émerger sans peine ? On imagine ici le défi.

* Analyste sur
www.unmondelibre.org
...

«La Constitution et les autres lois protègent la liberté de religion, mais en pratique, le gouvernement restreint cette liberté dans certains cas ». C’est en somme la conclusion du rapport annuel du Département d’Etat américain sur la liberté religieuse au Maroc.
Selon le Département d’Etat, le Maroc continue de respecter le droit de la majorité des citoyens de pratiquer leur religion. Ce respect pour tous les cultes au Maroc, se matérialise, au niveau des lois et de la nouvelle Constitution qui stipule que l’Islam est la religion officielle de l’Etat et que le Roi est le Commandeur des croyants et le garant du libre exercice du culte.
Ledit rapport loue la tolérance envers les juifs et les chrétiens au Maroc qui peuvent pratiquer leur culte en toute liberté et sans aucune restriction.
« Les juifs marocains pratiquent ouvertement leur foi et vivent en sécurité à travers le pays. Les musulmans étudient dans les écoles chrétiennes et juives et les étudiants musulmans constituent la majorité dans les écoles juives à Casablanca, et un hôpital géré par la communauté juive procure les soins aux citoyens nécessiteux quelle que soit leur religion », explique le rapport qui a été publié lundi à Washington. Il évoque également le fait que le patrimoine culturel, artistique, scientifique et littéraire juif est enseigné dans certaines universités marocaines, citant à titre d’exemple l’enseignement de l’hébreu et des études religieuses comparatives au département des études islamiques de l’Université de Rabat. En outre, les membres de la communauté juive sont représentés à des hauts niveaux de responsabilité.
Les chrétiens (protestants, Russes orthodoxes, Grecs orthodoxes, catholiques) pratiquent leur culte également en toute liberté. Mais si  des « leaders chrétiens estiment qu’il y a probablement 8.000 chrétiens marocains à travers le pays, plusieurs d’entre eux rapportent qu’ils ne peuvent se rencontrer régulièrement par peur de la surveillance du gouvernement ou la persécution sociale », précise le rapport.
Le rapport estime également qu’il y a 3.000 à 8.000 (dont quelques Marocains) chiites du Liban ou de l’Iraq, ainsi que 300 à 400 Bahaïs au Maroc. En mars dernier, le gouvernement a toléré les funérailles du membre du clergé chiite Abdellah Dadou qui a été tué en Belgique. « C’étaient les premières funérailles chiites publiques dans le pays depuis des années », affirme le rapport, ce qui marque un développement « positif » pour le respect de la liberté religieuse.  
Concernant la lutte contre l’extrémisme et le fanatisme, le rapport évoque les efforts du gouvernement en matière de prévention des “rhétoriques religieuses diffamatoires ou extrémistes”, et de contrôle de la vente des livres, des vidéos et DVD qui prêchent l’extrémisme.
Tout n’est pas rose cependant. Le rapport annuel du Département d’Etat américain évoque quelques cas d’« abus » commis par le gouvernement.  C’est le cas par exemple des membres de la « Jamaa Mahdawiya » qui ont été arrêtés en mars dernier. La justice a condamné le leader de cette secte, Boumediene Khaouar, à trois ans de prison, un membre à un an de prison, trois autres à payer une amende, tandis que  trois membres ont été acquittés.
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