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Procédure d’exception sans état d’urgence.
Jean-Claude Paye, sociologue, auteur de

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Et c’est reparti pour un tour…de vis. Les clameurs de Mawazine ont provoqué, sans surprise, la colère des islamistes du PJD résolument hostiles à ce festival dédié aux rythmes du monde. Les déclarations incendiaires  des députés pjdistes se multiplient toujours sur le mode de «il faut supprimer ce festival décadent qui fait du mal à nos enfants et à notre jeunesse». Abdelaziz Aftati, le député islamiste d’Oujda qui est volontiers présenté comme l’un des faucons du parti de la lampe, a très dégainé, brandissant l’arme de la morale et la vertu. Sa cible, la chanteuse britannique, Jessie J, et sa tenue vestimentaire, samedi dernier sur la scène de l’OLM. Sur la thématique de «cachez-moi ces cuisses que je ne saurai voir», Aftati en a profité pour rajouter une couche. «Il faut poursuivre  en justice les télévisions publiques parce qu’elles soutiennent Mawazine et diffusent ses concerts qui, eux, sont une insulte à l’intelligence marocaine», a affirmé  à un journal de la place ce député qui avait désespérément essayé, mais  en vain,  d’arrêter la diffusion du film américain «Spiderman» à bord d’un avion égyptien.
Dans une sorte de parfaite distribution des rôles, la parlementaire islamiste Bouchra Berrajjal s’en est prise, elle, au financement de «Mawazine». Sur les ondes d’une radio privée, la députée voilée a soutenu avec un rare aplomb que «les fonds alloués à ce festival  devraient aller aux personnes démunies». Entre morale et populisme, les islamistes du PJD sont fidèles à leur marque de fabrique : intolérance, établissement d’un nouvel ordre moral et  refus absolu de l’ouverture au monde. «Le festival s’auto-finance, ne reçoit  aucune subvention de l’Etat », répètent à l’envi les organisateurs, las de polémiques aussi  stériles que «cheap».
Le PJD est en campagne. Ses lieutenants ont sonné le tocsin de la mobilisation contre le Festival Mawazine qu’accueille Rabat jusqu’à samedi. Les déclarations de figures du parti islamiste au pouvoir sont accompagnées d’éditoriaux publiés quotidiennement sur les colonnes d’Attajdid, le journal porte-parole du Mouvement unicité et réforme, le bras religieux du PJD. «le droit de critiquer Mawazine», titre l’éditorialiste d’Attajdid dans l’édition d’hier, mardi 28 mai. «Un festival qui choque les Marocains, porte atteinte à leur pudeur, et jouit en plus d’argent public qui échappe à tout contrôle. Il est de notre devoir de critiquer Mawazine», écrit à la «Une» le journal des islamistes qui annonce dans la foulée un sit-in contre ce festival. «A croire qu’il n’y a pas de crise politique, que la majorité se porte pour le mieux dans le meilleur des mondes! Le parti qui conduit le gouvernement et la majorité n’a d’autres priorités que de s’attaquer à un festival qui fait vibrer Rabat et qui a désormais une visibilité mondiale! On a l’impression que ce gouvernement croit avoir réglé tous les problèmes politiques, économiques et sociaux !», s’exclame cet homme de culture dont le cœur bat à gauche. «Les Marocains ont raison d’avoir des inquiétudes quant à l’avenir de ce pays avec un parti majoritaire qui n’a d’autres priorités que Mawazine, un festival à abattre», renchérit ce député de l’opposition.

Mawazine en rempart contre l’obscurantisme

Si les ouailles d’Abdelilah Benkirane sont reparties une fois de plus en guerre contre le festival de Rabat, le ministre de la Culture, lui, avoue « étudier avec beaucoup de soin l’organisation de Mawazine et son modèle économique». «Au ministère de la Culture, nous étudions ce que fait ce festival et nous essayons de nous en inspirer pour la vingtaine de festivals qu’organise à travers le Maroc mon département», a déclaré à «Libération» Amine Sbihi, le ministre PPS en charge de la Culture. Celui-là même qui appartient au gouvernement Benkirane ne tarit pas d’éloge sur Mawazine, «moment fort de la saison des festivals au Maroc».  «Cette 12ème édition  s’est installée comme un modèle économique intéressant. Un large public suit ce festival. En 2012, Mawazine a eu deux millions de spectateurs. A cela, il convient d’ajouter que cette manifestation culturelle d’envergure a un impact sur le tourisme national et international. J’ajouterai enfin que ce festival exprime la diversité artistique à travers ses différentes scènes : musiques marocaine, africaine, arabe, musiques du monde. Et c’est bien cela qui est porteur de l’ouverture du Maroc», soutient le ministre de la Culture avant de préciser que «200 festivals sont organisés tous les ans en terre marocaine».
Mawazine qui s’est taillé une solide réputation à l’international joue désormais dans la cour des grands.  Des tournées mondiales de légendes musicales commencent à Rabat. Les managers de célébrités inscrivent l’étape Mawazine  comme un grand rendez-vous musical.
Aujourd’hui plus que jamais, le festival de Rabat, une capitale qui vibre aux rythmes du monde,  est aussi et surtout un rempart contre l’obscurantisme et toutes les formes de conservatisme. Sur les scènes de cette manifestation artistique s’affiche grandeur nature le projet de société qui est celui du Maroc : ouverture, tolérance, liberté. «Et c’est  exactement cela qui dérange les islamistes du PJD. Les polémiques vaines, stériles et profondément intolérantes, car puisées dans la haine de l’Autre, en témoignent largement », commente cette artiste souvent dans la ligne de mire des conservateurs. «Si Mawazine dérange autant, c’est bien parce que le Maroc que nous voulons et que veulent ces  milliers de personnes qui viennent tous les soirs applaudir les stars d’ici et d’ailleurs fait peur aux islamistes qui nous gouvernent et qui sont dans l’incapacité de comprendre ce Maroc qui prie et qui fait la fête», conclut-elle.
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