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Un autre clou dans le cercueil des employés de la Lydec et d’Amendis, titulaires de diplômes de l’enseignement supérieur et classés dans des catégories inférieures à celles où ils devraient être ! Ainsi après le refus de leurs directions respectives d’exécuter la décision conjointe des ministères de l’Intérieur et des Finances n° 683 fixant les modalités de reclassement des agents en fonction dans les Régies autonomes de distribution et datée du 15 décembre 2011, c’est  au tour de la Direction des régies et des services concédés relevant du ministère de l’Intérieur de les exclure de tout reclassement.
Selon une note interne n° 121 datée du 30 mai 2013, cette Direction a appelé les directeurs généraux de la RAMSA, de la RADEET, de la  RADEEF, de la RAK, de la RADEEL, de la RADEEMA, de la RADEM, de la RADEES, de la RADEEC et de la RADEETA à régulariser définitivement leurs agents soumis aux conditions de reclassement dans le cadre de la décision conjointe n°683 du 15/12/2011. Mais qu’en est-il des sociétés délégataires à Casablanca et à Tétouan, à savoir la Lydec et Amendis ? C’est silence radio. Contactés par nos soins, les responsables du ministère de l’Intérieur ont refusé tout commentaire.
De son côté, Abdelmoutalib Harmache, porte-parole du comité  des employés d’Amendis, titulaires de diplômes de l’enseignement supérieur, a souligné que cette question est truffée de contrevérités alimentées par un flou juridique. D’après lui, le ministère de l’Intérieur a toujours considéré la Lydec et Amendis comme sociétés relevant du secteur privé alors qu’il s’agit, selon lui, de sociétés délégataires de services publics. «Cette position du ministère de l’Intérieur est aberrante  puisque plusieurs éléments réfutent cette version », nous a-t-il précisé.
D’abord, le statut juridique de ces sociétés correspond bien à celui des régies. « Jusqu’à présent, on est soumis aux mêmes lois et réglementations appliquées dans les régies », a-t-il expliqué. 
Ensuite, les diverses circulaires du ministère concernant les indemnités des cadres et l’application de l’augmentation des salaires de 600 DH. « Si on est considéré comme des salariés du privé, pourquoi l’Etat a-t-il  exigé l’augmentation de nos salaires de 600 DH à l’instar de  l’ensemble des fonctionnaires de l’Etat? De même que pour les indemnités des cadres », s’est-il interrogé.
Autre détail et non des moindres, l’existence de  Comités de suivi de la gestion déléguée au sein de ces deux sociétés et qui sont composées de représentants de l’Autorité, du ministère de l’Intérieur et de la Lydec. «Comment se fait-il qu’une société privée soit suivie  dans son travail par les services de l’Etat alors qu’elle relève du droit privé?», s’est demandée notre source.
Abdelmoutalib Harmache estime que le nœud du problème réside dans le refus de l’Etat et des sociétés délégataires de mettre la main à la poche. « L’Etat ne veut pas qu’on touche à ces recettes émanant de la gestion déléguée. De même pour  les deux sociétés délégataires. Une attitude qui  constitue, en clair, une violation de la nouvelle Constitution qui édicte l’égalité entre tous et une atteinte au contrat de la gestion déléguée stipulant l’engagement du délégataire à appliquer toute amélioration décidée par l’administration marocaine   », nous a-t-il confié.  
Pourtant,  les employés en colère ne semblent pas être prêts à rester les bras croisés.  Ils enchaînent les protestations et les sit-in comme c’est le cas pour les employés de Tanger et de Tétouan qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour réclamer leur droit d’être intégrés à l’échelle 10 en entamant une série de sit-in devant les services concernés de la ville de Tétouan avant un prochain  sit-in devant le ministère de l’Intérieur. Pour eux, le temps presse notamment pour les troisièmes et les dernières promotions de salariés dont la fin de la période impartie au reclassement approche à grands pas.
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