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Les discours extrémistes français ou la guerre totale.
Ceux qui n'ont que le mot guerre à la bouche, doivent avoir l’honnêteté de penser le mécanisme dans sa globalité. Pour saisir afin que les actes de guerre sont divers et variés. Condamner
Quand la République frappe, mutile et tue ses propres enfants
C’est fait, l’Assemblée nationale a modifié les règles de l’élection présidentielle, les petits candidats sont « out »
C’est cela qu’ils appellent la démocratie? Dans les changements, non seulement les candidats n’ont plus l’obligation de rendre public les 500 signatures, et le temps de parole équitable ent
Dons à Tsahal : Une baisse d’impôts pour le contribuable français
Elle avait souligné qu'il s'agissait là «d'une niche fiscale payée par le contribuable français au profit d'une armée étrangère».
Faire un don à l'armée israélienne permettrait
France : installation d’un Etat policier (partie 1).
France : installation d’un Etat policier (partie 1).
Procédure d’exception sans état d’urgence.
Jean-Claude Paye, sociologue, auteur de

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L’exercice de communication d’Abdelilah Benkirane mérite analyse et les communicants y ont trouvé matière à décryptage. Ce n’est jamais le chef de gouvernement qui fait des sorties médiatiques en multipliant petites phrases ou saillies mais le secrétaire général du parti. Dans la posture de chef de gouvernement, son propos diffère de celui prononcé en leader du PJD. Autant que le ton d’ailleurs. Vendredi, face aux militants du secrétariat régional du PJD à Rabat, A. Benkirane a accusé le président du pôle public, Fayssal Laaraichi, de tronquer ses propos et de manipuler son image dans des activités officielles. « La couverture des activités du gouvernement est animée par des intentions autres que la simple information», a-t-il  en effet déclaré devant ses troupes r’baties. « Ce qu’il faut ici remarquer c’est que la communication du chef de gouvernement se fait, quand elle est clairement offensive, depuis les structures du PJD. Quand M. Benkirane veut attaquer, menacer ou mettre en cause, il le fait non pas en tant que chef de gouvernement à la tête d’une coalition gouvernementale mais en tant que secrétaire général du PJD agissant dans le cadre d’une activité partisane. C’est assez nouveau comme exercice, mais c’est un exercice plutôt dangereux qui cultive le mélange des genres. M. Benkirane est-il Premier ministre ou leader d’un parti ? Et pourquoi ses dénonciations ne se font-elles pas dans le cadre de ses fonctions ? », se demande ce spécialiste en communication politique.
     L’accusation est grave. Le pdg de la SNRT et de 2M est clairement désigné par le leader islamiste comme une poche de résistance à la réforme et ce, en essayant  de discréditer l’image du chef de gouvernement. Pour ce journaliste de 2M, la confusion est à son paroxysme. « M. Benkirane ne doit pas confondre service public et service de presse. La télévision n’est pas l’attaché de presse de la Primature ou du gouvernement.  A l’évidence, il faut procéder à la publication d’un guide du traitement de l’image du chef de gouvernement pour que les télévisions publiques ne se fassent accuser ni de censure ni d’atteinte à l’image de M. Benkirane », ironise-t-il avant de relever que « les nouveaux cahiers des charges élaborés par El Khalfi prévoient la diffusion intégrale des conférences et activités du Premier ministre ».

Surfer sur la vague de la victimisation

Selon nos informations, le chef de gouvernement n’a pas pour l’heure de service de presse qui servirait d’interface avec les journalistes et les télévisions, M. Benkirane ayant choisi de faire lui-même sa propre communication. « Ce qui est en train de  lui jouer des tours. Le chef de gouvernement doit savoir qu’il ne peut pas contrôler lui-même son image et demander la diffusion de telle prise de vue au lieu de telle autre. Il y a des spécialistes pour ce faire », fait remarquer un attaché de presse, passé il y a quelques années par la Primature.
L’exercice de communication d’Abdelilah Benkirane mérite analyse et les communicants y ont trouvé matière à décryptage. Ce n’est jamais le chef de gouvernement qui fait des sorties médiatiques en multipliant petites phrases ou saillies mais le secrétaire général du parti. Dans la posture de chef de gouvernement son propos diffère de celui prononcé en leader du PJD. Autant que le ton d’ailleurs. Vendredi, face aux militants du secrétariat régional du PJD à Rabat, A Benkirane a accusé le président du pole public, Fayssal Laaraichi de tronquer ses propos et de manipuler son image dans des activités officielles. « La couverture des activités du gouvernement est animée par des intentions autres que la simple information ,»a-t-il  en effet déclaré devant ses troupes r’baties. « Ce qu’il faut ici remarquer c’est que la communication du chef du gouvernement se fait, quand elle est clairement offensive, depuis les structures du PJD. Quand M. Benkirane veut attaquer, menacer ou mettre en cause, il le fait non pas en tant que chef de gouvernement à la tête d’une coalition gouvernementale mais en tant que secrétaire général du PJD agissant dans le cadre d’une activité partisane. C’est assez nouveau comme exercice, mais c’est un exercice plutôt dangereux qui cultive le mélange des genres. M. Benkirane est-il premier ministre ou leader d’un parti ? Et pourquoi ses dénonciations ne se font-elles pas dans le cadre de ses fonctions ? » se demande ce spécialiste en communication politique.
L’accusation est grave. Le pdg de la SNRT et de 2M est clairement désigné par le leader islamiste comme une poche de résistance à la réforme et ce en essayant  de discréditer l’image du chef de gouvernement. Pour ce journaliste de 2M, la confusion est à son paroxysme. « M. Benkirane ne doit pas confondre service public et service de presse. La télévision n’est pas l’attaché de presse de la primature ou du gouvernement.  A l’évidence, il faut procéder à la publication d’un guide du traitement de l’image du chef de gouvernement pour que les télévisions publiques ne se fassent accuser ni de censure ni d’atteinte à l’image de M. Benkirane », ironise-t-il avant de relever que « les nouveaux cahiers des charges élaborés par El Khalfi prévoient la diffusion intégrale des conférences et activités du premier ministre ».

Surfer sur la vague de la victimisation

Selon nos informations, le chef de gouvernement n’a pas pour l’heure de service de presse qui servirait d’interface avec les journalistes et les télévisions, M. Benkirane ayant choisi de faire lui-même sa propre communication. « Ce qui est en train de  lui jouer des tours. Le chef de gouvernement doit savoir qu’il ne peut pas contrôler lui-même son image et demander la diffusion de telle prise de vue au lieu de telle autre. Il y a des spécialistes pour ce faire », fait remarquer un attaché de presse, passé il y a quelques années par la primature.
En devenant le principal sujet du débat sur les médias publics –« je suis maltraité par les télévisions  qui veulent nuire à mon image » - M. Benkirane tente visiblement  de faire diversion, les vrais termes du débat sur l’audiovisuel étant le respect du pluralisme et l’indépendance des médias publics du pouvoir politique. «En investissant la polémique, en choisissant de la circonscrire aux fameuses poches de résistance qui auraient peur du changement, le chef de gouvernement veut faire l’économie d’un vrai débat de fond qui interpelle et intéresse toute la société. La mission de service public de la télévision ne saurait se réduire aux propos rapportés ou pas de celui qui est à la tête du gouvernement ou à une caméra qui le montre en train de sourire. En criant au détournement d’image, en mettant directement en cause le Pdg du pôle audiovisuel public, Abdelilah Benkirane fait deux choses. D’abord il surfe sur une vague en s’érigeant en victime des télévisions. Ensuite, et c’est le plus grave, il veut forcer la main au  chef de l’Etat, responsable des nominations des patrons des chaînes de télévisions en lui faisant parvenir le message suivant : les responsables des télévisions publiques nuisent à mon action et à celle de mon gouvernement. Comment pouvez-vous les maintenir en place à moins que vous n’encouragiez les poches de résistance ? La tactique est dangereuse et montre que M. Benkirane vient en renfort de son ministre de la communication qui n’a toujours  pas accepté que ses cahiers des charges retournent à la case amendement », commente ce député de l’Union socialiste des forces populaires avant d’affirmer « qu’il est temps aujourd’hui de poser la question de savoir si un chef de gouvernement ne doit pas céder son fauteuil de secrétaire général de parti, à l’image de ce qui se fait dans les démocraties ».
Un nouveau bras de fer est-il en train de s’esquisser ? La bataille du contrôle des télévisions ne fait visiblement que commencer.
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