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Le match nul (2-2) concédé par l'Italie contre la Bulgarie vendredi à Sofia lors des qualifications pour le Mondial-2014 a fait redescendre sur terre le vice-champion d'Europe, incapable de proposer à nouveau le football si séduisant qu'elle avait développé lors de l'Euro 2012.
Pire, si le résultat final s'apparente à une contre-performance, l'Italie peut s'estimer heureuse d'être repartie de Sofia avec le point du match nul. A plusieurs moments, la Nazionale est apparue dépassée par les évènements.
"La Bulgarie s'est plus comportée comme une équipe que nous. Lors de l'Euro-2012, on récupérait la balle et on repartait. Il nous a manqué cela ce soir", a déploré le sélectionneur Cesare Prandelli.
"Ils nous ont pressés, nous avons tout simplement subi leur jeu", a commenté au micro de Rai 1 le défenseur Andrea Barzagli.
Au coup d'envoi, Prandelli avait opté pour un schéma en 3-5-2. Or, la ligne de trois défenseurs, composée de Barzagli, Bonucci, et Ogbonna n'a pas présenté de solides garanties, laissant par moment des boulevards à l'attaque bulgare, comme sur l'égalisation de Milanov, laissé seul aux onze mètres.
Lors des dix matches comptant pour les qualifications à l'Euro 2012, l'Italie n'avait encaissé que deux buts, un compte déjà atteint après 90 minutes contre la Bulgarie...
Forcément insatisfait, Prandelli a d'ailleurs changé de module en cours de match, terminant la rencontre avec un 4-3-1-2.
Outre son option tactique, d'autres choix de l'ancien coach de la Fiorentina peuvent d'ailleurs prêter à discussion: les trois remplacements effectués en l'espace de dix minutes n'ont pas été décisifs, et la blessure de De Rossi en fin de match a contraint les Azzurri à terminer la rencontre à dix.
Remise en question
En attaque, le duo inédit composé de Giovinco et Osvaldo ne s'est pas illustré par sa complicité. Si Osvaldo a été la grande satisfaction de la soirée, ses deux buts ne doivent rien à son partenaire d'un soir. Car la "Fourmi atomique", qui joue à la Juventus, a été décevante, laissant sa place à Destro, plus vif, à quinze minutes de la fin.
"Giovinco m'a plu, et nous avons besoin de joueurs comme Osvaldo. Ce n'est que le début", a toutefois défendu le Mister. Cette déclaration d'après-match n'a pas suffi à faire oublier les absences de Balotelli, opéré d'un oeil cette semaine, et de Cassano, encore à 50%.
Difficile pour autant de blâmer deux joueurs auteurs d'un excellent début de saison avec leur club respectif, d'autant que hormis Osvaldo, l'essentiel du onze italien a été un ton en-dessous par rapport à ses standards habituels.
Buffon, d'habitude irréprochable, n'est ainsi pas exempt de tout reproche sur le premier but bulgare. Et Pirlo, coutumier des performances extraordinaires, s'est contenté d'une partie correcte, entachée de quelques petites imprécisions.
Mardi contre Malte, l'Italie devra retrouver l'esprit qui l'animait il y a deux ans, lorsque Prandelli avait pris ses fonctions. La Nazionale sortait alors du fiasco sud-africain, repartait de zéro et affichait une grande humilité. Vendredi soir, elle revêtait le costume de finaliste, certes surprise, du dernier Euro, et a sans doute, consciemment ou non, pris son adversaire de haut.
Revoilà l'Italie obligée de se remettre en question pour repartir de l'avant et retrouver l'identité de jeu qu'elle s'est trouvée l'été dernier. Un mal pour un bien: les deux dernières années ont montré que les hommes de Prandelli vivaient mieux de doutes que de certitudes.



La confiance des Allemands

Après seulement le premier match des qualifications, le manageur de l'équipe d'Allemagne Oliver Bierhoff a déclaré qu'il se rendrait en fin d'année au Brésil pour rechercher le site le plus propice pour un camp de base durant le Mondial-2014, samedi au quotidien Bild.
"On s'envolera fin novembre ou début décembre, au Brésil. On visitera trois régions différentes: Sao Paulo, Rio de Janeiro et Salvador," a indiqué Bierhoff après la victoire sur les Iles Féroé (3-0) vendredi soir à Hanovre.
La Fédération allemande (DFB) a déjà écarté la région de Porto Alegre, estimée trop froide et humide durant le Mondial-2014, qui doit débuter le 12 juin, soit pendant la période hivernale dans l'hémisphère Sud.
La DFB poursuit une tradition allemande de s'assurer un camp de base très en avance par rapport à la majorité des autres nations. Elle avait ainsi retenu un hôtel de luxe à Gdansk (Pologne) une année avant l'Euro-2012.
Placée dans le groupe C, l'Allemagne se déplace à Vienne pour y affronter mardi l'Autriche. La Suède, l'Eire et le Kazakhstan sont les trois autres adversaires de la poule.

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