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Dons à Tsahal : Une baisse d’impôts pour le contribuable français
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France : installation d’un Etat policier (partie 1).
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Procédure d’exception sans état d’urgence.
Jean-Claude Paye, sociologue, auteur de

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Benkirane et ses ministres dans la tourmente ? En tout cas, la rentrée politique a bel et bien commencé et n'a pas attendu l'ouverture du Parlement dans sa deuxième année législative. C'est l'élection de Hamid Chabat, au poste de secrétaire général de l'Istiqlal qui a, à coup sûr, précipité le mouvement. Le syndicaliste trublion, patron en partance de l'UGTM, est devenu un leader  qui n'a toujours pas la langue dans sa poche.  Le chef du gouvernement et ses partenaires de la coalition gouvernementale craignaient son élection à la tête du plus vieux parti marocain. Et ils ont raison. Le successeur d'Abbas El Fassi -qui n'était pas exactement un amateur de vagues et autres sensations fortes- multiplie les déclarations qui font trembler derrière les maroquins et dans les cabinets ministériels. Hamid Chabat dont le parti est la deuxième force du gouvernement place la barre haut et confronte le chef de l'Exécutif -et pas seulement lui !- à l'hypothèse d'un remaniement gouvernemental « de fond et non pas de forme ».  Alors que la chronique médiatico-politique n'évoquait qu'un éventuel changement de ministres istiqlaliens, Chabat crée la surprise et donne un grand coup de pied dans la fourmilière en appelant à la formation d'un gouvernement d'union nationale «pour sauver le Maroc de la crise économique». Le nouveau chef de parti, au nouveau destin de poil à gratter de la majorité,  va jusqu'à fixer les délais: l'installation du nouvel Exécutif devrait se faire au plus tard au mois de janvier 2013.  
Abdelilah Benkirane l'a-t-il entendu de cette oreille ? Alors que des leaders politiques, membres du gouvernement, essaient à l'image de Nabil Benabdallah, le patron du PPS, de dédramatiser en présentant la question du remaniement comme une revendication «légitime» mais qui ne dépend pas de la seule volonté de M. Chabat, la température monte dans les états-majors du PJD, le parti des islamistes au pouvoir. Hasard du calendrier politique, toutes ces déclarations d'un SG de l'Istiqlal très en verve et surtout très remonté contre la torpeur de l'Exécutif tombent en pleine campagne électorale de législatives anticipées qui se déroulent à Tanger et à Marrakech et dont les résultats avaient été annulés par la Cour constitutionnelle. Un scrutin test pour la majorité gouvernementale et surtout  pour le parti d'Abdelilah Benkirane dont la liste conduite par le ministre Boulif à Tanger a été invalidée qui va ici prendre la mesure de sa popularité.« C’est bien pour cela que le chef du gouvernement himself et tous les ministres islamistes de l’Exécutif ont battu la campagne en organisant des meetings de campagne à Tanger, Asilah et Marrakech et dans un mélange des genres absolument dangereux pour la démocratie. Oubliée la crise économique! Au gouvernement, il n’y avait presque plus personne», s’indigne ce député de l’Union socialiste des forces populaires. Les ministres Abdelaziz Rabbah, Mostafa Ramid, Driss Azami Idrissi sont venus en renfort pour prêter main forte aux candidats PJD en lice dans les deux circonscriptions de Tanger et de Marrakech, alors que lundi, à Marrakech, Abdelilah Benkirane tenait meeting à Bab Doukkala après s’être rendu, le week-end dans la capitale du Détroit. «Sur un plan éthique, est-il normal qu’un chef de gouvernement se fasse uniquement et exclusivement secrétaire général de parti ? N’est-il pas nécessaire en même temps de faire pression car les citoyens électeurs peuvent ne voir en lui que le chef du gouvernement ? N’est-ce pas là une manière de faire usage non pas des moyens de l’Etat qu’interdit  mais de l’aura et de l’influence du poste qu’il occupe?», se demande ce cacique du Parti authenticité et modernité.  
En attendant une réponse à ces questions, l’accueil fait au chef du gouvernement et leader du parti de la Lampe ainsi qu’à ses ouailles, n’a pas toujours été triomphal tant à Tanger qu’à Marrakech. Plusieurs centaines de diplômés chômeurs se sont, en effet, bruyamment  invités à la campagne. Les électeurs des deux circonscriptions sur lesquels tous les regards politiques sont braqués feront leur choix demain jeudi   4 octobre.  Et il y a fort à parier que ce jour de vote est vécu comme une première épreuve de vérité pour la majorité gouvernementale et le parti islamiste qui la conduit.  
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