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Les discours extrémistes français ou la guerre totale.
Ceux qui n'ont que le mot guerre à la bouche, doivent avoir l’honnêteté de penser le mécanisme dans sa globalité. Pour saisir afin que les actes de guerre sont divers et variés. Condamner
Quand la République frappe, mutile et tue ses propres enfants
C’est fait, l’Assemblée nationale a modifié les règles de l’élection présidentielle, les petits candidats sont « out »
C’est cela qu’ils appellent la démocratie? Dans les changements, non seulement les candidats n’ont plus l’obligation de rendre public les 500 signatures, et le temps de parole équitable ent
Dons à Tsahal : Une baisse d’impôts pour le contribuable français
Elle avait souligné qu'il s'agissait là «d'une niche fiscale payée par le contribuable français au profit d'une armée étrangère».
Faire un don à l'armée israélienne permettrait
France : installation d’un Etat policier (partie 1).
France : installation d’un Etat policier (partie 1).
Procédure d’exception sans état d’urgence.
Jean-Claude Paye, sociologue, auteur de

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Il n’a qu’à aller faire une omra ou une hadja et rentrer chez lui au lieu de se cramponner au pouvoir !» s’indigne Omar, la quarantaine, gérant d’un magasin à la rue Larbi Ben M’hidi. Et de renchérir : « C’est indécent ! On dirait qu’il n’y a pas d’hommes capables d’assurer la relève dans ce pays. Le peuple algérien est conscient. On a des hommes compétents.» Omar fustige ceux qui louent le bilan du Président : «On nous dit qu’il a construit des routes, qu’il a fait-ci, qu’il a fait-ça. Mais c’est avec l’argent du peuple qu’il l’a fait ! Il ne l’a pas payé de sa poche. Et puis, il faut voir la facture salée qu’il nous a laissée, quand vous voyez tous ces milliards bouffés par le projet de l’autoroute. Wech dar, il n’a rien fait, même avant sa maladie.» Son cogérant enchaîne : «Ils sont capables de tout pour le maintenir au pouvoir. Je ne serai pas étonné qu’il fasse une campagne électorale. De même qu’ils ont fait cette mise en scène du café (avec Sellal et Gaïd Salah, ndlr), ils sont capables de lui concocter une campagne. Ils ne reculent devant rien. Avec ces gens-là, tout est possible. En Tunisie, Bourguiba a bien continué à gouverner alors qu’il portait des couches !» Notre interlocuteur avertit : «S’il fait ça pour protéger son frère, qu’ils aillent se réfugier à l’étranger et qu’ils arrêtent de prendre le pays tout entier en otage !» Cette femme au foyer, septuagénaire au visage lumineux, confie avoir toujours voté Bouteflika. Sur une pointe de fatalisme béat, elle explique pourquoi elle aime le «raïs» : «C’est Bouteflika qui a ramené la paix et stabilisé le pays. Moi, je veux qu’il reste. Lui au moins, on le connaît. Et puis, s’il s’est servi, comme on dit, eh bien, comme ça, au moins, il ne se servira plus. Si on ramène quelqu’un d’autre, il ne peut pas faire mieux que ce qu’il a fait, et il va lui aussi se servir, et le pays va être saigné.» Keltoum, étudiante en sciences politiques, se dit, quant à elle, viscéralement contre le quatrième mandat. «Ce n’est pas tant à cause de sa maladie, mais plutôt à cause de sa gestion», explique-t-elle, avant d’ajouter : «Nous voulons un Président qui veille sur notre avenir, pas un Président que nous traînerons comme un boulet.» Keltoum en est persuadée : «Le problème est que ce n’est même pas lui qui gère. Même les changements qu’il a soi-disant opérés (au sein de l’armée et du DRS, ndlr), il y a des gens qui sont derrière.» La jeune politologue estime que «depuis Boussouf, c’est le même régime qui est aux commandes. Nous avons affaire au même système de gouvernance».   «Il y a une vie après Boutef !» Keltoum pointe, dans la foulée, le «manque de culture politique au niveau du peuple. Les gens vous disent : c’est Bouteflika qui a fait, c’est Bouteflika qui est l’initiateur de telles réalisations. On ne peut pas imaginer notre vie sans Bouteflika. Pourtant, combien ont perdu leurs parents et y ont survécu. Il y a une vie après Boutef !» Commentant les bruits sur la révision de la Constitution, elle y décèle d’emblée une régression : «On parle de prolonger le mandat présidentiel à 7 ans dans la nouvelle mouture. Il faut savoir que dans la Constitution de 1976, le mandat du président de la République était de 7 ans, et c’est la Constitution de 1989 qui l’a ramené à 5 ans. Donc, si on revient au mandat à 7 ans, cela veut dire qu’on va marquer une régression. On est en train de reculer sur tous les plans. On se dirige tout droit vers une monarchie et vers l’anarchie.» Khaled, 27 ans, un chapeau de paille sur la tête, est vendeur de thé «typiquement saharien» à quelques encablures de la Grande-Poste où un important dispositif de police a pris position, dès le matin, pour mater le mouvement de protestation initié par la Coordination nationale des chômeurs. Khaled est originaire de Djanet. Comme Amara Benyounès, notre ami clame urbi et orbi sa fidélité électorale au Président grabataire. « Moi, je suis à fond avec notre Président. Bouteflika khdem leblad. Le fait qu’il soit malade ne l’empêchera pas de rempiler. Ce n’est pas avec ses mains qu’il va diriger le pays mais avec son cerveau. Et puis, il a Sellal avec lui pour l’épauler. Si Bouteflika quittait le pouvoir, le pays pourrait basculer dans la guerre civile comme cela s’est passé dans les pays arabes.» Ce n’est pas l’avis de ses amis, tous originaires de la wilaya d’Illizi, comme lui, et qui nous conteront par le menu les ratages de la gestion présidentielle dans le Grand-Sud. «Moi je suis avec Bouteflika, mais là, il se trouve qu’il est malade. Il faut qu’il cède la place et qu’il consacre le principe de l’alternance au pouvoir qui est le fondement de la démocratie», lâche un élu RND de la commune de Djanet qui a requis l’anonymat, en sirotant un thé. «Edawla la tazoulou bi zawali erridjal (l’Etat ne disparaît pas avec la disparition des hommes)», poursuit-il....

Un demi-siècle de résistance Le parti revendique l’instauration d’un Etat démocratique garantissant la pluralité et le respect des droits de l’homme. Face à la répression et aux crises internes, le parti a résisté. Aujourd’hui, avec le départ d’Aït Ahmed, il amorce une nouvelle étape. Le 29 septembre 1963, le plus vieux parti de l’opposition algérienne naissait. L’accouchement s’est fait dans la douleur. Le Front des forces socialistes est créé par des moudjahidine qui ont combattu la colonisation française et donné le meilleur d’eux-mêmes pour l’indépendance, comme une riposte au «coup de force constitutionnel» opéré par l’alliance militaro-apparatchiks incarnée par Boumediène et Ben Bella. Cinquante années se sont écoulées depuis ce fameux discours de Hocine Aït Ahmed à Tizi Ouzou et l’appel lancé par Lakhdar Bouragaa dans la Mitidja annonçant la naissance du parti. «La résistance du peuple algérien au coup de force constitutionnel a acculé le régime à découvrir son véritable visage. Les tenants du pouvoir ont recouru aux méthodes coloniales de corruption et de menaces les plus basses et les plus odieuses afin de bâillonner et de truquer la volonté populaire», est-il souligné dans la proclamation du FFS du 29 septembre 1963. Le parti revendique l’instauration d’un Etat démocratique garantissant la pluralité et le respect des droits de l’homme, en totale adéquation avec les principes fondateurs de la révolution algérienne. Mais le pouvoir dictateur choisira la force comme réponse. Il investira la Kabylie avec son armée, qui n’hésitera pas à tirer sur ces valeureux moudjahidine qui ont combattu la France et tombèrent en martyrs de la démocratie sous des balles algériennes. Près de 500 militants font le sacrifice suprême et pas moins de 3000 subissent la torture dans les locaux de la Sécurité militaire. Cinquante années se sont écoulées et le sigle demeure comme une victoire du combat démocratique sur la répression féroce. Les rounds de combat ne s’arrêteront pas là. Il y eut bien des confrontations, alors que le FFS les voulait politiques et pacifiques, le pouvoir choisissait la voie de la force. Activant dans la clandestinité, des militants du FFS sont arrêtés. Le 20 avril 1980, des militants (11 sur 24) parmi les principaux animateurs du mouvement sont arrêtés et présentés devant la Cour de sûreté de l’Etat. «Le Printemps berbère est né de ce travail de conscientisation qu’a fait le FFS deux années avant avec l’impulsion de Ali Mecili sous la direction de Hocine Aït Ahmed», note Rachid Halet, un des principaux animateurs de ce mouvement et actuellement membre de l’instance présidentielle du parti. L’idée de création d’une ligue de défense des droits de l’homme a été lancée par le parti une année plus tard. «Le FFS n’a pas fait le choix des armes en 1963» La flamme de 1963 est entretenue grâce à l’aura de son leader, Hocine Aït Ahmed, mais aussi à ses militants à l’étranger et à l’intérieur du pays qui, malgré les persécutions de la police politique, ont continué à militer politiquement et pacifiquement. «Le FFS ne serait pas ce qu’il est, c’est-à-dire le plus vieux et le plus solide parti de l’opposition démocratique, s’il n’avait su, tout au long de ces années, serrer les dents durant les épreuves, renforcer les liens entre les militants les plus sincères, faire corps avec sa base et remonter, victorieux, à contre-courant de tous les traquenards», note Hocine Aït Ahmed dans son dernier message en tant que président du parti. Les militants morts pour le FFS sont nombreux, comme Ali Mecili qui n’a pas été raté par la police politique qui l’assassina le 7 avril 1987 alors qu’il avait organisé la rencontre de l’opposition algérienne à l’étranger. L’arrivée du multipartisme n’a pas été accompagnée de l’idéal démocratique souhaité et le FFS fit savoir son rejet de toute forme d’usurpation de la volonté populaire et d’atteinte aux droits des Algériens. Des militants sont la cible d’assassinats. Le parti a tenu, il a résisté, il a aujourd’hui 50 ans, l’âge de l’Algérie indépendante, de l’Algérie en quête de liberté, de l’Algérie qui cherche sa part de paix et de démocratie. Tout le programme du FFS, disent ses partisans. «Ce qui fait le secret de la longévité du parti est d’abord le fait qu’il soit né de l’histoire du pays mais aussi de l’histoire d’une région même si paradoxalement il a toujours eu une vocation nationale. Durant la clandestinité, des noyaux germinatifs ont toujours existé au sein de l’émigration, et en Kabylie. Le compagnonnage avec la revendication culturelle a aussi joué.» Mais au-delà, il y a le personnage central qui est Hocine Aït Ahmed. A noter aussi l’originalité du parti, sa différence même quand il s’est structuré dans la clandestinité. «Le génie de Ali Mecili c’est d’avoir cru en des petits noyaux qui ont répondu présents, on avait fait le printemps kabyle avant le Printemps arabe», note Rachid Halet. Notre interlocuteur insiste sur le fait que la création du FFS en 1963 n’a jamais été un appel à l’action armée, mais pour «éviter la guerre civile et éviter les affrontements». «Le FFS n’a pas fait le choix des armes, l’instruction qui était donnée aux militants était d’éviter les affrontements, il y a eu des actions de légitime défense. C’était une lutte de résistance qui s’est toujours voulue pacifique et politique. Le FFS milite pour des valeurs intemporelles, universelles, c’est peut-être ce qui permet de reprendre le combat quelles que soient les épreuves. Mais indéniablement, il était difficile de séparer l’homme, Hocine Aït Ahmed, du parti.» Les différentes crises liées au leadership Pour Ali Laskri, membre de l’instance présidentielle, «le FFS est avant tout une école de formation de cadres politiques. C’est ce qui fait sa force». Pourtant, le parti a été secoué par des crises, souvent accompagnées du départ de cadres dirigeants. «Il y a eu des luttes de leadership, mais aucune n’a remis en cause les fondamentaux du parti», estime Rachid Halet. Et à A. Laskri de souligner qu’il y a eu des tentatives de neutralisation du parti «car le FFS est un parti qui dérange par son autonomie. Nous avons perdu des cadres, mais le FFS a toujours su se redresser». La lutte pour le leadership se posait, explique Halet, sur «qui prendra la place du n°2. Il ne faut pas oublier aussi que le parti, dans ces différentes crises, évoluait dans un contexte difficile, certes il aurait gagné à avoir plus de stabilité, mais le problème est culturel, les cadres sont des Algériens comme les autres et la lutte pour le leadership a été réelle». Rachid Hammoudi, militant du parti et non membre de l’actuelle direction, nous livre sa vision décalée sur la question. «Le FFS a vécu et vit encore car il a une place… Il y a une demande sociale réelle pour un espace d’expression et un minimum d’organisation politique autour d’un idéal démocratique. Et puis il a vécu aussi grâce à la grandeur, la conviction et la détermination de celles et ceux qui le font, de ses fondateurs, de son chef historique et de tous les anonymes qui font que ses idées sont encore portées», déclare-t-il. «La survie d’un parti politique autonome dans un pays où il n’y a pas de politique relève du miracle, ceux qui s’en approchent ont de la chance car le parti est une école. Et la crédibilité et la légitimité du chef a déjoué, contourné ou fait dépasser les impasses, comme le dit si bien Hocine Aït Ahmed, ‘‘les peuples passent à leurs maturations à l’abri de la dictature’’. Aït Ahmed a été à l’origine du rapport de Zeddine, de la création de l’OS, du GPRA, de l’opposition démocratique, au premier rang du contrat national, il a refusé de cautionner les fraudes… Ce que je veux dire par là c’est que dans l’histoire d’un homme, il est rare d’être témoin, encore moins acteur ou initiateur de tant d’initiatives politiques. Lorsqu’un tel homme appelle à l’humilité et à la pédagogie, la société ne peut pas prêter du crédit aux agitateurs d’un jour au détriment d’un militant charismatique», souligne M. Hammoudi, en notant, avec le recul sur la question des crises, que chacune d’elles est un gâchis de plus ou de trop pour l’Algérie : «Le turn-over n’est pas toujours bénéfique, mais dans un parti qui lutte pour sa survie, il n’y a pas de marges à construire une politique de gestion des ambitions, de cooptation ou de recrutement des compétences.»  ...

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