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Les discours extrémistes français ou la guerre totale.
Ceux qui n'ont que le mot guerre à la bouche, doivent avoir l’honnêteté de penser le mécanisme dans sa globalité. Pour saisir afin que les actes de guerre sont divers et variés. Condamner
Quand la République frappe, mutile et tue ses propres enfants
C’est fait, l’Assemblée nationale a modifié les règles de l’élection présidentielle, les petits candidats sont « out »
C’est cela qu’ils appellent la démocratie? Dans les changements, non seulement les candidats n’ont plus l’obligation de rendre public les 500 signatures, et le temps de parole équitable ent
Dons à Tsahal : Une baisse d’impôts pour le contribuable français
Elle avait souligné qu'il s'agissait là «d'une niche fiscale payée par le contribuable français au profit d'une armée étrangère».
Faire un don à l'armée israélienne permettrait
France : installation d’un Etat policier (partie 1).
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Procédure d’exception sans état d’urgence.
Jean-Claude Paye, sociologue, auteur de

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«Le FFS est pris en otage» Saïd Khelil, homme politique «atypique», a intégré les rangs du FFS en 1979. Cadre dirigeant du parti pendant plusieurs années, il finira par le quitter en 1996. Dans l’entretien qu’il a accordé à El Watan, il apporte son analyse sur le fonctionnement du premier parti d’opposition. - Le FFS célèbre le cinquantenaire de sa création. Quel commentaire cela vous inspire-t-il ?   Je dois faire remarquer qu’en termes de célébration, nous n’avons encore rien vu. C’est une célébration silencieuse. Il faut dire que 50 ans c’est long, c’est une longue histoire post-indépendance. En ce cinquantenaire, il y aura peut-être chacun dans son coin, en train de faire son propre bilan, et en filigrane, celui du pays dans son ensemble. Pour ce qui me concerne, ainsi que beaucoup de militants politiques et cadres du parti, nous sommes restés sur un sentiment d’inachevé. Un gros ratage, en somme.   - Aujourd’hui, le FFS semble délaisser son rôle de parti d’opposition. Quel est votre avis ?   J’estime que pour faire de l’opposition, il faut d’abord en avoir les moyens, surtout en termes de mobilisation militante, d’encadrement politique et de projets de société. Il est à constater, et je l’ai déjà fait remarquer, que ce parti est gagné par l’essoufflement et l’épuisement, comme d’ailleurs tout le reste de la classe politique. Mon appréciation est simple : ce sont des Algériens comme tous les autres qui ont fini par être broyés.   - Un changement de la ligne politique aussi, peut-être ?   Effectivement. Cet épuisement a mené à des renoncements. C’est un changement radical de la ligne du parti. Le FFS n’est plus porté par une base militante engagée et déterminée, comme il y a quelques années. On semble oublier que les militants sont surtout des gens qui réfléchissent et qui analysent. Le constat est alors dressé ; il n’y pas de ligne politique claire et assumée, il n’y a pas d’objectifs déterminés par rapport au pouvoir en place. Dès lors, ils quittent la scène et cessent d’activer.   - Est-ce pour cette raison que le FFS est resté silencieux sur nombre de questions d’actualité nationale, comme la maladie du Président, les remaniements dans le gouvernement et dans l’armée, le projet de révision de la Constitution ?   De mon point de vue, je note deux aspects. Le premier est en relation avec le retrait de Hocine Aït Ahmed, qui a rendu le parti aphone. En fait, un présidium à cinq, ce n’est rien d’autre qu’une neutralisation. Le parti fonctionne sans porte-parole, sans leader qui incarne la ligne du parti ou ses options. C’est une forme de stérilisation. Ceci d’une part. D’autre part, puisque le parti s’est engagé dans le processus électoral et dans un certain nombre d’options, il ne peut plus élever la voix.   - Vous venez de dire que le militant de base cesse d’activer en raison des reniements de la direction du parti. Est-ce la même raison qui pousse les cadres du FFS à le quitter, dont vous-même, il y a 17 ans ?   Un parti est une institution qui vit, qui bouge et, par conséquent, qui doit se renouveler. On ne peut pas rester dans une structure figée. Le cadre se retrouve dans l’impasse, il ne peut pas se projeter vers l’avenir, car il ne sait pas comment il va évoluer, et avec lui la dynamique du parti, forcément il cède. Et, je crois que c’est parce que le parti a été pris en otage par l’immensité du personnage de son chef, qui a un ancrage historique. Il est difficile à remplacer. Et, cette situation a empêché toute émergence de nouvelles têtes, de leaders qui ont du charisme. A mon sens, c’est l’impasse. Ce parti représente un héritage du mouvement national, d’une mentalité, d’une façon de faire de la politique, d’une culture; la page est en effet tournée. On aurait aimé hériter d’une institution qui va continuer à jouer son rôle de locomotive de l’opposition, de laboratoire d’idées, de lieu de vie militante. Malheureusement, comme tout le reste, aucun dirigeant du mouvement national ne laissera les structures vivantes pour ce pays....

Aujourd’hui qu’Aït Ahmed s’est retiré de la présidence du parti, le FFS semble amorcer une nouvelle étape de sa vie de formation politique. «C’est en quelque sorte un nouveau parti qui est en train de naître, pas en termes de valeurs, il a toujours la même ligne politique, mais sans aucun doute il y aura des moments où le parti sera obligé d’adopter des positions et des stratégies et il ne sera pas là. Si l’Hocine est une garantie formidable pour les militants de s’aguerrir et d’apprendre le métier, c’est aussi un formidable professeur. Il y a une école FFS mais le coach principal c’est lui, il est irremplaçable. Cette appréhension de son absence, on la vit depuis des années», estime Rachid Halet. Interrogé sur les accusations des observateurs contre le FFS d’avoir changé de ligne politique, M. Halet répond que «les gens qui ont introduit le doute, dont d’anciens membres du parti, veulent bien faire croire à cela, car politiquement ça les arrange. Pour oser dire cela, il faut au moins avoir des critères de base. Je vous renvoie à la déclaration de Hocine Aït Ahmed sur la conférence nationale d’évaluation, où il a attiré l’attention sur une menace sur l’unité et la cohésion nationales et que l’absence de gouvernants légitimes est le facteur principal de l’instabilité du pays. C’est de là qu’est partie l’essence de notre participation tactique aux dernières législatives. La stratégie actuelle a été adoptée il y a déjà deux ans. Cette stratégie est en totale cohérence avec une participation tactique et nos positions, mais les gens ne cherchent pas vraiment à comprendre. Dans le texte envoyé à la conférence, Aït Ahmed disait que le boycott n’est pas une fin en soi. Nous avons annoncé que la participation était liée au contexte régional, à ce qui se passe en Libye, en Egypte, au Mali ou au Mont Chaambi, qui n’est pas une fiction. La pression étrangère agit là où l’Etat a été faible, non pas le pouvoir. Au FFS, on distingue entre l’Etat et le pouvoir. Deuxième raison de la participation : la remobilisation du parti et il est indéniable que les résultats sont là et sont bien visibles mais on n’en parle pas dans les journaux. Nous avons resocialiser le parti. Quant au troisième point, il s’agit de la remobilisation de la société, et nous y travaillons». Le premier secrétaire du FFS, Ahmed Betatache, estime lui aussi que «le parti est aujourd’hui présent sur le territoire national, nous avons des fédérations très actives à Oran, Oum El Bouaghi (Constantine). A Tamanrasset, c’est notre tête de liste qui a pu faire cesser le conflit entre les Barabiches et les Touareg. Nous avons organisé une université d’été avec 48 wilayas représentées. De grands pas ont été accomplis, il faut tout de même le souligner». Dans sa déclaration de boycott de l’ouverture de la session parlementaire actuelle, le groupe parlementaire du FFS a noté que «la participation du parti aux élections législatives de mai 2012 était dictée par le contexte régional instable. Elle visait à remobiliser le parti et la société mais aussi à consolider l’Etat algérien et en aucune façon le régime». Et de préciser que «lors de leur entrée au Parlement, les députés et les sénateurs du FFS ont insisté sur la nécessité de sortir du statu quo tant au niveau du pays qu’à l’intérieur des assemblées. Ceci impliquait de nouvelles règles de fonctionnement et l’abandon de la dictature d’une majorité supposée». Et de rappeler l’appel du dernier congrès du parti pour une refondation d’un consensus national : «Aujourd’hui, la situation de notre pays est préoccupante. Les différents pouvoirs ne fonctionnent pas normalement. Les pressions sécuritaires à ses frontières se renforcent. Pour faire face au danger immédiat et construire ensemble l’avenir, il est de l’intérêt national de ne pas se résoudre à une transition réglée dans la continuité du régime actuel et de s’atteler à la reconstruction d’un consensus national pour une alternative démocratique. Ce consensus s’articulerait fondamentalement sur l’Etat de droit.» Rachid Halet affirme : «Le parti est né d’une réalité politique de sacrifices et d’une histoire, on refuse d’être placés dans l’urgence.»...

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