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Les discours extrémistes français ou la guerre totale.
Ceux qui n'ont que le mot guerre à la bouche, doivent avoir l’honnêteté de penser le mécanisme dans sa globalité. Pour saisir afin que les actes de guerre sont divers et variés. Condamner
Quand la République frappe, mutile et tue ses propres enfants
C’est fait, l’Assemblée nationale a modifié les règles de l’élection présidentielle, les petits candidats sont « out »
C’est cela qu’ils appellent la démocratie? Dans les changements, non seulement les candidats n’ont plus l’obligation de rendre public les 500 signatures, et le temps de parole équitable ent
Dons à Tsahal : Une baisse d’impôts pour le contribuable français
Elle avait souligné qu'il s'agissait là «d'une niche fiscale payée par le contribuable français au profit d'une armée étrangère».
Faire un don à l'armée israélienne permettrait
France : installation d’un Etat policier (partie 1).
France : installation d’un Etat policier (partie 1).
Procédure d’exception sans état d’urgence.
Jean-Claude Paye, sociologue, auteur de

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A l’heure où le clan présidentiel fourbit ses armes et mène une offensive tous azimuts pour jouer les prolongations et assurer à l’impotent locataire d’El Mouradia un quatrième mandat, ou, à tout le moins, une «prorogation» de sa mandature jusqu’à 2016, des voix s’élèvent afin d’empêcher un tel scénario. Pour dispersées qu’elles soient, ces positions n’en constituent pas moins les prémices d’un éveil de l’opposition et le début d’une contre-campagne pour «arrêter le massacre» et empêcher le triumvirat Boutef-Saïd-Toufik de mettre l’Algérie sur une chaise roulante. Qu’elles soient le fait de formations partisanes ou de personnalités indépendantes, ces (pro)positions méritent d’être capitalisées. Florilège.   AHMED BENBITOUR : «Changer le système de gouvernance» - L’un des rares candidats ouvertement déclarés à la présidentielle de 2014 s’est fendu récemment, rappelons-le, d’une déclaration publique où il a appelé les Algériens à se mobiliser pour «changer le système de gouvernance». «Aujourd’hui, l’Etat algérien répond à tous les critères scientifiques de défaillance. Il est bien installé dans la dérive et la déliquescence», constate l’ancien Premier ministre. «Le pays persistera, alors, dans la situation de non-gouvernance avec la forte probabilité de vivre en même temps la violence sociale et la violence terroriste. C’est alors la trappe de misère permanente, la porte ouverte à la dislocation de l’unité nationale et le danger sur l’unité du territoire» prévient-il. Benbitour recommande de faire de l’élection de 2014 «la porte ouverte pour le changement du système de gouvernance». Cette dynamique, juge-t-il, ne peut porter ses fruits sans une implication de l’armée, qui est appelée à «jouer un rôle de partenaire avec la société pour avancer ensemble vers la modernité et la sécurité institutionnelle. Sa mission dans cette phase cruciale n’est pas de reproduire le passé et consacrer le statu quo, mais plutôt de ‘démilitariser’ les esprits et contribuer avec d’autres acteurs politiques, économiques, intellectuels ainsi que les médias, à un engagement irréversible du pays dans la voie démocratique qui, à chaque avancée de la société civile, permettra à l’institution militaire de réoccuper ses espaces naturels et constitutionnels». Benbitour appelle, lui aussi, à une forte mobilisation citoyenne pour faire aboutir le projet démocratique : «Toutes les Algériennes et tous les Algériens légitimement inquiets pour l’avenir de notre pays doivent se mobiliser, écrit-il, pour qu’en quelques mois le souhaitable changement du système de gouvernance devienne possible.» ABDELAZIZ RAHABI : «Prendre un café avec Sellal ou Gaïd Salah n’est pas une activité» - Invité le 16 septembre dernier au forum de Liberté, Abdelaziz Rahabi a su trouver les mots justes pour dire la perfidie du plan qui se mijote dans la marmite présidentielle. L’ancien ministre de la Communication fera d’emblée remarquer que le stratagème en question ne date pas d’aujourd’hui. «Le chef de l’Etat a fait son coup de force lorsqu’il a changé la Constitution, en 2008, pour briguer un troisième mandat. Et la tentation totalitaire n’a pas manqué de suivre», a-t-il souligné (lire le compte-rendu de Saïd Rabia, «Bouteflika va prolonger son mandat de deux ans», in El Watan du 17 septembre 2013). Le «patient» d’El Mouradia, touchant dans sa robe de chambre, ne devrait pas nous faire oublier le monstre politique qu’il est, avertit Rahabi. «Celui qui a bénéficié de la compassion en tant que malade ne la mérite plus», assène-t-il. Cependant, la paralysie de l’activité présidentielle et, avec elle, tout l’appareil d’Etat, est un fait avéré, insiste l’invité de Liberté. «Depuis mai 2012, le président Bouteflika n’a pas parlé aux Algériens, le Conseil des ministres n’a pas été tenu depuis très longtemps. 300 décisions attendent toujours dans les tiroirs de la Présidence, 60 projets de loi sont bloqués», détaille le conférencier, avant de lâcher sur une pointe d’ironie : «Prendre un café avec Sellal ou Gaïd Salah n’est pas une activité.» Abdelaziz Rahabi écarte le scénario d’un quatrième mandat et prévoit plutôt une prolongationdu mandat en cours. L’orateur est obligé de constater que l’Algérie vit une terrible régression qui nous ramène, dit-il, à «l’Egypte de Moubarak, à la Tunisie de Ben Ali et à la Libye d’El Gueddafi». Il estime que nous sommes en train de vivre un scénario proprement «bourguibéen», à ceci près que «Saïd a remplacé Saïda», allusion à Saïda Sassi, la nièce de Bourguiba qui, au crépuscule de son règne, était devenue la vraie maîtresse du palais de Carthage. «Le Président a réuni tous les pouvoirs et les a transférés à ses proches. Et le pouvoir réel est, désormais, entre les mains de Saïd Bouteflika, qui n’a même pas besoin de présenter sa candidature», analyse Rahabi. ABDERRAZAK MAKRI : Pour un «candidat du consensus de l’opposition» - Abderrazak Makri, figure de proue du MSP, en fait son leitmotiv sur son compte facebook : une «charte de réforme politique» pour laquelle il fait ardemment campagne. C’est la proposition-clé du MSP que le parti islamiste a soumise à l’ensemble de l’opposition et de certains présidentiables putatifs (Hamrouche, Benbitour et Ali Benflis notamment). Le plan Makri prévoit de créer «un large consensus autour d’une candidature unique» à la présidentielle de 2014, une sorte de «candidat du consensus de l’opposition». C’est ce que le chef du MSP s’est évertué à expliquer dans une conférence de presse tenue mercredi dernier. Pour lui, c’est le seul moyen de faire contrepoids à une éventuelle candidature d’Abdelaziz Bouteflika. Après avoir apporté un soutien inconditionnel aux trois premières «ouhdate» du Président, le MSP fait donc mine d’être scandalisé  aujourd’hui à l’idée que Boutef puisse briguer un quatrième mandat : «Je ne veux même pas imaginer cette éventualité !», s’émeut Abderrazak Makri (in Liberté du 19 septembre). «On ne veut vraiment pas imaginer que l’Algérie arrive à cette scène ubuesque», a-t-il renchéri. Vous l’aurez compris : le parti islamiste cherche évidemment à se refaire une virginité après avoir joué à fond la carte de l’entrisme. SOUFIANE DJILALI : «Annulez carrément les élections !» - «Je dis à Bouteflika qu’à ce stade-là, autant prolonger pour 20 ans !», lance le président de Jil Jadid du haut de la tribune de la salle El Feth, à Oran, où il s’est réuni avec des cadres de son parti, ce samedi. Et de poursuivre : «Annulez carrément l’élection présidentielle en Algérie et restez président à l’infini !»  «Bouteflika veut son royaume, entouré de ses proches.» (voir Le Soir d’Algérie d’hier). Mais cela fait des mois que Soufiane Djilali bataille pour faire barrage à un quatrième mandat. Dans un communiqué  daté du 2 septembre 2013, publié sur le site internet du parti sous le titre «Coup d’Etat», Soufiane Djilali écrit : «Depuis la déclaration de la maladie du président de la République, l’Algérie glisse insensiblement vers un état de chaos et de désordre (…). La maladie du Président pèse de tout son poids sur le pays. Monsieur Bouteflika ayant concentré l’ensemble des pouvoirs, ceux-ci sont désormais annihilés par son lourd handicap. Un homme responsable, un chef d’Etat pensant au bien de son pays et de son peuple, aurait vite fait de déclarer son incapacité en démissionnant humblement et en libérant le pays. Malheureusement, le clan de la prédation, nourri et entretenu depuis plusieurs années, ne l’entend pas ainsi. Manipulant jusqu’au bout l’addiction au pouvoir du Président, son entourage et son clan ont entamé la mise à sac du semblant d’Etat de droit, menant ainsi le pays vers d’autres gravissimes dérapages. Il est clair, aujourd’hui, qu’un coup d’Etat rampant est mis à l’œuvre.» Soufiane Djilali conclut par cette harangue : «L’Algérie est face à elle-même. Elle doit relever la tête, refuser l’iniquité et se remettre en marche. Ses enfants, ceux qui portent encore en eux le sens de l’honneur, n’assisteront pas impuissants à la fin d’un rêve qu’auront porté avant eux les Ben M’hidi, Ben Boulaïd, Abane et tant d’autres (paix à leur âme). Ô hommes de la génération de Novembre, vous les vivants, les anciens compagnons, les braves, allons-nous enfin honorer dignement l’héritage des martyrs de l’Algérie ? Nous ne les laisserons pas faire !» MOHCINE BELABBAS : «Un large rassemblement pour un consensus républicain» - Bien avant l’évacuation du président de la République au Val-de-Grâce en avril dernier pour un AVC aigu, le RCD avait appelé à la destitution du chef de l’Etat. «Son état de santé, qui n’est pas pour l’excuser, le rend incapable de gouverner et sa destitution, en vertu de l’article 88 de la Constitution, est une urgence si on veut freiner la précipitation et l’aggravation de la crise institutionnelle et politique», martelait Mohcine Belabbas lors d’une réunion du conseil national du RCD en décembre dernier (Voir Liberté du 20 décembre 2012). Le président du RCD est revenu à la charge ce week-end, à l’occasion de la tenue d’un autre conseil national du parti, en accablant avec véhémence les manigances du clan présidentiel : «L’Algérie, Etat, nation et société, est maintenant en péril. La faillite structurelle de l’État se dévoile dans des comportements tribaux grotesques, voraces et opaques depuis une année. Autant de réactions qui déshonorent la nation, insultent le sacrifice de notre peuple et hypothèquent l’avenir du pays», entonne Mohcine Belabbas (in Liberté du 21 septembre 2013). Et de proposer un large rassemblement pour faire échec à la dérive autoritaire qui se trame : «Si on veut faire de l’élection présidentielle d’avril 2014 une solution politique au désastre algérien, le rassemblement le plus large possible doit être organisé pour parvenir à un consensus républicain qui garantisse la paix civile et les libertés du citoyen». Estimant que «la fraude électorale en Algérie a un caractère systémique», le RCD préconise de dessaisir le ministère de l’Intérieur de l’aspect organisationnel du scrutin et de confier cette mission à deux entités indépendantes : une commission nationale chargée de la gestion des élections (CNCGE) et un observatoire national des élections (ONE)....

Est-ce une bonne chose pour l’Algérie ? Sept janvier 2012. Ahmed Ouyahia, alors Premier ministre et secrétaire général du RND, ose jeter une pierre dans le jardin fleuri de courtisans du président Bouteflika. A une question des journalistes sur son soutien à un éventuel 4e mandat, Ouyahia dégaine : «Pensez-vous qu’un quatrième mandat rendra service à l’Algérie ?» Lancée à la cantonade, cette interrogation d’Ouyahia avait une réponse claire à ses yeux. Non. Ce n’est pas une bonne chose pour l’Algérie que Bouteflika rempile pour un 4e mandat. Cette déclaration de guerre de celui qu’on aime à présenter – à tort ou à raison – comme le «poulain des services» n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Le divorce entre lui et Bouteflika sera consommé quelques mois après, en septembre précisément. Ombrageux, Bouteflika lui fera payer son outrecuidance en le faisant débarquer même du secrétariat général du RND, où il sortait pourtant d’un score plutôt honorable lors des législatives de mai 2012. Mais Ouyahia semble avoir commis l’irréparable aux yeux d’un Président qui se voit ainsi présenté au mieux comme inutile, au pire comme dangereux pour l’avenir de son pays. Il est vrai qu’Ouyahia avait signé, ce jour-là, une déclaration tonitruante, mais ô combien réaliste sur l’avenir de l’Algérie si, d’aventure, Bouteflika éprouvait encore le besoin de rallonger son séjour au palais, même sur un fauteuil roulant… Ironie de l’histoire, cette interrogation teintée d’inquiétude d’Ouyahia est d’une brûlante actualité.  Un 4e mandat est-il une bonne chose pour l’Algérie ? C’est peut-être la seule question qui vaille d’être posée en l’état actuel de l’Algérie dans ses déclinaisons politiques, sociales, économiques et géopolitiques. Un grabataire dans la peau d’un «sauveur» A l’heure où les thuriféraires du régime et les partisans du statu quo mortel redoublent d’activisme pour nous expliquer, à coup d’arguments qui défient les sciences politiques, qu’il est encore le «sauveur», n’est-il pas plus judicieux de s’appesantir sur ce qui en coûterait au pays de lier encore son sort à Bouteflika ?   Parce que, au-delà des intérêts politiques et matériels immédiats de ses alliés et ses ralliés, se pose la lancinante question de l’avenir du pays. Et à voir les «hommes» qu’il a choisis pour se relancer à l’assaut du 4e mandat, beaucoup d’Algériens se tiennent la tête. Avec Tayeb Louh à la Justice, Tayeb Belaïz à l’Intérieur, Mourad Medelci au Conseil constitutionnel et surtout Amar Saadani à la tête du FLN, il y a de quoi s’inquiéter. Ces personnages, pour ne pas en citer d’autres, résument à eux seuls l’échec de Bouteflika dans leurs secteurs respectifs. Mais tout le monde aura compris que le bilan d’un ministre ne se juge pas à l’aune de ses réalisations comptables. Le dernier casting gouvernemental aura édifié les plus hésitants que Bouteflika a fait honneur à sa tribu et à ses soutiens. Lui qui se plaignait du manque d’hommes d’Etat au début de son premier mandat en vient à nommer du tout-venant… Comme s’il fallait juste remplir une liste de ministres pour former un attelage gouvernemental, peu importent leur CV, leur background et leur talent. Quant aux convictions, Bouteflika sait que le personnel politique algérien adopte des convictions qu’il peut en fonction de la direction du vent. C’est dire que, abstraction faite de l’idée qu’on se fait de Bouteflika, il vient d’amorcer un faux départ pou un 4e mandat. Jamais peut-être l’Algérie n’a été aussi mal en point et dans tous les domaines. Recommencer l’échec Pourquoi alors accorder une rallonge de vie à Bouteflika à la Présidence alors qu’il a échoué à tirer le pays vers le haut malgré les incroyables ressources à sa disposition ? Plus grave encore, Bouteflika a échoué dans sa mission en étant plus ou moins en bonne santé (encore que…). Serait-il politiquement judicieux de lui confier le destin du pays alors que ses activités se limitent à prendre un café «télévisé» chaque semaine avec son Premier ministre ? Il est à se demander s’il est raisonnable, pour un Président qui n’arrive pas à supporter une réunion du Conseil des ministres, de vouloir s’offrir un autre mandat. A fortiori avec ses trois bilans qui sont aussi ses boulets, malgré les opérations cosmétiques de ses courtisans.  Passons sur l’économie nationale, plombée par l’immobilisme et l’affairisme. Quant aux libertés et aux droits de l’homme, la gestion policière de la société sous Bouteflika aura fait de l’Algérie l’un pays les plus arriérés au monde. Mais c’est sur le terrain diplomatique qu’un éventuel 4e mandat pour Bouteflika risque d’être un vrai désastre. Ayant déjà fait l’impasse sur ses voyages à l’étranger mis à part pour se refaire une santé, Bouteflika a réduit l’Algérie à un simple spectateur des convulsions du monde. Tout au plus, ce pays qui a fait une formidable révolution hérite du statut peu glorieux de «champion de la lutte antiterroriste» que distillent Paris, Londres et Washington. Une sorte de sous-traitant régional des Occidentaux façon Pakistan. La figuration qu’a dû faire Abdelmalek Sellal jeudi dernier à Bamako, à l’investiture du nouveau président malien, donne la pleine mesure du retrait diplomatique de l’Algérie, y compris sur la scène régionale. Un 4e mandat est-il, in fine, «une bonne chose pour l’Algérie» ? La réponse paraît presque évidente. Pour Bouteflika et son clan, la réponse ne l’est pas moins.      ...

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