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Les discours extrémistes français ou la guerre totale.
Ceux qui n'ont que le mot guerre à la bouche, doivent avoir l’honnêteté de penser le mécanisme dans sa globalité. Pour saisir afin que les actes de guerre sont divers et variés. Condamner
Quand la République frappe, mutile et tue ses propres enfants
C’est fait, l’Assemblée nationale a modifié les règles de l’élection présidentielle, les petits candidats sont « out »
C’est cela qu’ils appellent la démocratie? Dans les changements, non seulement les candidats n’ont plus l’obligation de rendre public les 500 signatures, et le temps de parole équitable ent
Dons à Tsahal : Une baisse d’impôts pour le contribuable français
Elle avait souligné qu'il s'agissait là «d'une niche fiscale payée par le contribuable français au profit d'une armée étrangère».
Faire un don à l'armée israélienne permettrait
France : installation d’un Etat policier (partie 1).
France : installation d’un Etat policier (partie 1).
Procédure d’exception sans état d’urgence.
Jean-Claude Paye, sociologue, auteur de

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Carburant : lutte contre la contrebande fait flamber les pots-de-vin Des heures à attendre aux stations-service, de la discrimination envers les propriétaires de grosses voitures et des trafiquants qui s’enrichissent... Les premières victimes de la lutte contre la contrebande du carburant, ce ne sont pas les barons, mais les riverains des frontières. Frontière marocaine de notre envoyé «C’est faux de dire que le trafic a disparu ! Regardez ces chaînes interminables de véhicules à l’entrée des stations-service. Les hallabas ont simplement changé d’habits.» A l’évocation des mesures prises, fin juillet, par le Premier ministre pour lutter contre la contrebande, et aupravant, celles prises par le wali, Ahmed Belkheïr, président d’une association de protection de l’environnement, à Maghnia, près de la frontière marocaine, s’emporte. Selon lui, les trafiquants ont changé leurs véhicules «suspects» (Renault 21, 25, Expert, Mercedes, Peugeot 405, etc.) par des voitures de type Hyunday Accent, Renault Logan, Clio. «Soit tous les autres modèles, même ceux acquis grâce au dispositif de l’emploi de jeunes (Ansej)», poursuit-il. Grâce à des complicités à tous les niveaux, un trafiquant gagne aujourd’hui 1500 DA net sur un jerrican de 30 litres. Trois fois plus qu’avant l’arrêté du wali, selon lequel les stations ne doivent plus être livrées tous les jours, mais tous les… trois jours. «Avant, je donnais 200 DA de pot-de-vin à chacun de mes passages à un barrage de la douane, de la gendarmerie ou des gardes-frontières, témoigne un hallab. Aujourd’hui, cet impôt a doublé !» Selon Ahmed Belkheïr, les mesures prises, cet été par le Premier ministre, ont  étranglé les habitants. Il y a à peu près trois mois, le dépôt 138 de Naftal de Remchi (20 km de Tlemcen) approvisionnait les stations-service de la wilaya de Tlemcen à raison de 2 millions de litres de carburant par jour, avant que cette quantité soit réduite à un million de litres, pour aujourd’hui chuter à 700 000 litres/jour. Vieille 405 La fermeture de sept stations-service sur la bande frontalière ouest, dont cinq par le wali pour, selon ses services, non-respect de son arrêté, a aussi aggravé la crise. Le gérant d’une station-service confie : «Auparavant, on recevait 27 000 litres un jour sur deux. Aujourd’hui, on nous approvisionne à raison de 14 000 litres une fois tous les trois jours. Une station au sud de la wilaya ne reçoit que 27 000 litres une fois par semaine. Les quantités ont drastiquement baissé, alors que le parc automobile est resté le même, c’est impensable. On a voulu punir les hallabas, mais en vérité, on sanctionne tous les automobilistes.» Plus grave : dans cette région frontalière, tout automobiliste est potentiellement considéré  comme un trafiquant. Il y a une semaine, un médecin d’une wilaya de l’intérieur du pays, ignorant le contexte dans l’extrême  ouest du pays, a fait son plein d’essence dans une wilaya limitrophe pour aller à la plage. Il a été arrêté à Maghnia et déféré au parquet pour trafic de carburant. Son crime ? Ne pas avoir respecté les consignes du wali selon lesquelles chaque véhicule n’a droit qu’à 500 DA de carburant. Les camions ont, quant à eux, droit à 2000 DA. Au quotidien, les dépassements sont fréquents. Pour les «pères de famille», propriétaires de vieille 405 ou de Mercedes, voitures classées «voitures de contrebande», entrer dans une station-service est une provocation. «Pour éviter les problèmes, on les prie de quitter la chaîne et aller ailleurs chercher leur carburant. Ce n’est pas légal, mais il vaudrait mieux que j’expulse de ma station un automobiliste que de voir ma station fermée sans préavis, ni notification», reconnaît le gérant d’une station-service. Tranchées Une quarantaine d’associations de Maghnia, Nedroma et Ghazaouet, se sont élevées contre ces abus. «Nous sommes entièrement d’accord avec les mesures. Qu’elles mettent fin à ce trafic qui nuit depuis si longtemps à notre économie nationale. Cependant, malgré toutes ces mesures, nous constatons que le trafic persiste, tout comme les tensions sur l’essence et le gasoil. Nos revendications sont claires : que toutes les forces actives s’impliquent pour venir concrètement à bout de ce fléau. Nous souhaitons que l’armée surveille les frontières. C’est bien beau de creuser des tranchées, encore faudrait-il que ceux qui sont censés surveiller les frontières jouent le jeu, et c’est loin d’être le cas.» Il y a une semaine, la douane relevant de la direction régionale de Tlemcen a saisi 3900 litres de carburant dans différents endroits frontaliers de la wilaya, et en un mois, 126 contrebandiers ont été arrêtés, 350 000 litres d’essence et de gasoil saisis et 50 véhicules mis en fourrière. Fellahs L’arrêté du wali rationnant le carburant sur la bande frontalière ouest a aussi touché les agriculteurs de cette sanction. «Nous sommes des fellahs, nos terres se trouvent en zone rurale, il n’en fallait pas plus pour que nous soyons à notre tour considérés comme des contrebandiers par les pouvoirs publics, témoigne l’un d’eux. Sinon comment expliquer que depuis le mois de mai dernier, nous n’avons pas été approvisionnés en gasoil ? Pour ne pas cesser notre activité, nous sommes contraints de nous rabattre sur les vrais trafiquants qui stockent le carburant dans des dépôts, au su et au vu de tous. Nous sommes obligés d’acheter un jerrycan de 30 litres à 2000 DA, alors que son vrai prix dans les stations-service est de 360 DA, c’est de la pure hogra. On ne pourra plus continuer à travailler à perte et avec le risque de se faire arrêter et accuser de faire le trafic de carburant !»...

Vu de Tunisie : pourquoi Boutef’ joue les pacificateurs Dépoussiérée l’histoire commune de l’Algérie et de la Tunisie. Réactivés les accords bilatéraux endormis. La sécurité à la frontière justifie tous les moyens. Regards tunisiens sur une médiation algérienne. 1-Parce ce que la situation à la frontière est préoccupante La crise intérieure en Tunisie ne doit pas être dissociée de la situation sécuritaire à la frontière. Comme le rappelle Fayçal Shérif, historien et spécialiste des questions militaires et stratégiques à l’université de la Manouba à Tunis, «la situation politique a des répercussions directes sur la sécurité à la frontière avec l’Algérie mais aussi avec la Libye». L’Algérie, qui mobilise ses hommes sur 1400 km de frontière avec le Mali, 1000 avec le Niger, 600 avec la Mauritanie, et a toutes les peines à trouver un interlocuteur en Libye pour enrayer le trafic d’armes et organiser la lutte antiterroriste sur 1000 autres kilomètres, a tout intérêt à entretenir de bonnes relations avec la Tunisie, «le seul pays de la région, finalement, avec qui elle s’entend le mieux», poursuit l’historien. Voilà pourquoi les accords sécuritaires et économiques bilatéraux, endormis depuis des années, ont été réactivés. L’ambassadeur algérien à Tunis, Abdelkader Hadjar, l’a dit dans El Khabar en début de semaine : «Nous ne cherchons pas à nous ingérer dans les affaires internes de la Tunisie, mais notre intérêt tient au fait que c’est un pays voisin et que nous avons en commun un problème de sécurité à la frontière.» La journaliste tunisienne Assia Akrouf reconnaît : «Nous avons beaucoup à apprendre de l’expérience algérienne en matière de lutte contre le terrorisme», tout en modérant : «Mais la solution à la crise que nous traversons ne peut venir que de la Tunisie et des Tunisiens. Elle ne viendra ni du Qatar, ni des Etats-Unis, ni de l’Algérie.» 2-Parce ce qu’il connaît bien BCE et Ghannouchi «Les deux pays, d’abord, ont des liens historiques. L’Algérie n’oubliera jamais la position tunisienne pendant la Révolution et même avant, ni pendant la décennie noire, rappelle Faysal Shérif. Il existe, ensuite, une relation particulière entre Béji Caïd Essebsi et Abdelaziz Bouteflika, qui sont quasiment de la même génération (le premier a 87 ans, le second, 76, ndlr). En mars 2011, le chef de l’Etat algérien avait donné à celui qui était à l’époque Premier ministre du Gouvernement provisoire tunisien, un chèque de 100 millions de dollars. Quelles qu’aient été les sympathies de Ghannouchi avec le FIS, Bouteflika connaît aussi le leader d’Ennahdha depuis longtemps, quand il était en exil à Londres.» Pour l’historien, il ne faut pas sous-estimer la dimension affective de la relation entre Bouteflika et la Tunisie. Le porte-parole de Nidaâ Tounes, Lazher Akremi, parle d’ailleurs de «l’Algérie grande sœur, qui peut rapprocher les positions des uns et des autres».  «Il a longtemps vécu dans notre pays et il a du crédit auprès des Tunisiens.» «Il est clair que si Ghannouchi est venu pour ‘‘rassurer’’ Bouteflika, Essebsi est venu auprès de lui chercher un appui», note pour sa part Sana Farha. C’est en partie pour cette raison que la classe politique tunisienne, «qui pensait réellement que Bouteflika pouvait être le garant d’un accord entre les deux parties, a été deçue de voir qu’il s’agissait davantage d’une visite de courtoisie que d’une véritable tentative de conciliation», note Mourad Sellami, notre correspondant à Tunis. 3-Parce ce que l’Algérie joue une carte diplomatique importante Si en Tunisie, il est connu que ce n’est pas la Présidence qui gère le dossier sécuritaire mais le DRS, la classe politique se prête «au jeu diplomatique». «Car il faut bien que cette coopération soit incarnée par des hommes», analyse Faysal Shérif. Selon les observateurs tunisiens, l’Algérie sait aussi très bien quel est l’enjeu géostratégique de cette médiation et son intérêt à occuper la place pour ne pas en laisser au Qatar. Abdelkader Hadjar mène sur place d’intenses discussions avec des dirigeants de plusieurs partis politiques tunisiens ainsi qu’avec des représentants d’organisations de la société civile. «Je ne pense pas que le Qatar sera amené à jouer un rôle déterminant au Maghreb dans les années à venir, nuance Alaya Allani, spécialiste de la question islamiste au Maghreb. En revanche, l’Algérie et la Tunisie, en renforçant leur coopération militaire, apparaissent comme des partenaires privilégiés pour contrôler les mouvements djihadistes, surtout face au maillon faible qu’est la Libye.» Mohamed Bouebdelli, président du Parti républicain maghrébin, ajoute : «La Tunisie a beaucoup perdu de ce qu’elle a construit pendant soixante ans et pour nous, un sursaut national s’impose. Un dialogue national, voire international, doit s’ouvrir et je suis ravi que le président Bouteflika soit un intermédiaire. Nous ne voudrions pas que la Tunisie connaisse ce que l’Algérie a subi pendant la décennie noire.» Pour Sana Farhat, militante, «on peut dire que cette médiation a été bien accueillie avec des réserves qui ne sont pas liées à l’Algérie. Déjà, nous n’avions pas apprécié que la première rencontre entre Essebsi et Ghannouchi se tienne à Paris cet été.»...

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